Arrêtez tout ce que vous êtes en train de faire : Rédemption va déménager d'ici peu. Plus d'infos ?

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The Beauty and the Dark Lord

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Alaric Stark
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MessageSujet: The Beauty and the Dark Lord Dim 23 Déc - 18:07



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Au commencement il n'y avait rien. Le vide complet et absolu. Le Néant. Puis, de ce Néant naquit une petite lueur. Cette lueur, mû par une force inconnue, grandit et grandit, jusqu'à devenir un esprit. L'esprit prit conscience de son environnement et d'innombrables questions virent le jour en son sein. Qui suis-je ? Où suis-je ? Pourquoi suis-je ? Ces questions amenèrent l'esprit à réfléchir afin de trouver des réponses et c'est exactement ce qui arriva. Je suis moi. Je suis dans le Néant. Je suis pour être. Mais chacune des réponses qu'il trouvait soulevait à son tour son lot de questions. C'est ainsi que, le cercle éternel du questionnement entamé, le jeune esprit continua de grandir et grandir jusqu'à devenir un être de chair et de sang. Un murmure se répandit dans le Néant et l'esprit, maintenant doté d'oreilles, entendit.

« Humain »
C'était un mot. Un mot qui désigne les êtres comme lui. L'esprit était donc un ... Humain. Quel étrange mot se dit-il. Mais "Humain" était général, utiliser pour désigner un groupe. L'esprit lui n'était pas un groupe. Il était lui. Il partageait peut-être le même corps que d'autre de ces ... Humains, mais il ne voulait pas être défini par cela. Il lui fallait donc quelque chose pour se démarquer des autres, quelque chose pour montrer qu'il était lui et non pas quelqu'un d'autre. Un nom. Il lui fallait un nom. Quelque chose lui appartenant à lui et à lui seul. Mais comment choisir ? Et d'ailleurs comment avait-il trouver des noms pour toutes ces choses auparavant ? Il avait juste ... su. Tout était déjà là, il n'avait pas découvert mais c'était seulement ... rappelé. Avait-il donc déjà un nom ? Pouvait-il se le rappeler également ? Le Néant s'agita autour de lui mais l'Esprit était trop concentré sur lui-même, cherchant dans les tréfonds de son être un nom. Son nom.

« Alaric »
Il ouvrit les yeux. Des couleurs. Le bleu du papier-peint et le noir des ombres. Des formes. Le plafond et le contour de la pièce. Puis soudainement, il entend. Un bourdonnement. Les criquets chantant les champs. Une bruissement. De légers pas sur le parquet. Ce fut au tour de son odorat de refaire son apparition. Lessive à la lavande ainsi qu'une faible odeur féminine. Lorsque le toucher lui revint, ce fut un véritable raz-de-marée de sensation qui l'assaillit de toute part. Le doux toucher du tissu de ses vêtements. La délicatesse de ses draps. Quant à son sens du goût ... hé bien il n'y avait pas grand-chose à dire là-dessus. La fraîcheur de la menthe mêlée à un soupçon d'orange ?

Quel étrange rêve il venait de vivre. Si cela avait bien été qu'un simple rêve. Tout avait paru si ... réel ... Mais en même temps la sensation que tout cela n'avait été en effet qu'une illusion, une projection de son subconscient, persistait. Il s'apprêta à plonger dans ses pensées afin de sonder son esprit à la recherche d'une réponse, mais quelque chose le ramena à la réalité.Un autre de ses sens venait de se réveiller. Un sens qui n'avait rien de comparable avec les autres. Celui là ne venait pas d'une partie de son corps comme ses yeux ou ses oreilles. Il venait du plus profond de son esprit et s'étendait loin, au-delà des limitations humaines. Il était conscient de chaque parcelle d'ombre qui l'entourait, de la petite pénombre au coin d'une pièce éclairée aux ténèbres total au sein de la forêt dense, et cela sur des kilomètres à la ronde. Il sentait les insomniaques parcourant les rues de Birdsall, les oiseaux de nuits volant dans le ciel et les rongeurs s'affairant dans les sous-terrains. C'était comme si un tout nouveau monde venait de s'ouvrir à lui en même-temps que ce sens et il se réjouit dans l'intense plaisir que lui procurait ce sens comme il le faisait chaque soir.

Ce n'est qu'alors qu'il la remarqua. La jeune femme qui se tenait dans sa chambre. Ses contours lui apparaissait à l'esprit aussi clairement que s'il s'était tenu devant elle en pleine journée. Elles étaient familières. Mais d'où ? Alaric se redressa d'un coup sur son lit et posa ses yeux sur la jeune femme. Avant même qu'il ne s'en rende compte, il se trouvait plié en deux, la tête entre les mains tandis qu'une douleur intense lui traversait la tête. Des souvenirs lui revenant à l'esprit.

Le sang, les cris et le plaisir de sentir sa main traversant la chair humaine aussi facilement qu'un couteau dans du beurre. Skorya, sous sa forme de Dragon, dévorant les corps. Lui, observant une tête décapitée se trouvant dans sa main et riant aux éclats. Il était entouré d'ombres, mais pas comme d'habitude. Elles avaient comme fusionnées avec lui. Ses doigts avaient laissés place à des lames d'ombre acérées. Les pans d'une cape de ténèbres flottait tout autour de lui dans cette nuit dénué de vent. Sa peau même était faite de ténèbres. Et cette rage. Cet intense désir à vouloir détruire tout ce qui se trouvait autour de lui, à vouloir sentir le sang d'un autre lui glisser sur les doigts tandis que la vie désertait son corps. Voilà tout ce qui l'habitait. Et elle ne se tarirait jamais, car sous toutes ces pulsions macabres une mer de haine et de colère pure envers le monde entier venait la raviver. Il aurait continué à détruire, tuer et y prendre plaisir sans que rien ne l'arrête si ce n'est la mort elle-même.

Pourtant il était toujours vivant et il n'était plus habité par cette rage. Pourquoi ? Les souvenirs continuèrent d'affluer à son esprit et il revit la scène. La jeune femme se tenait là. Il l'avait attaqué. Avait voulu plonger sa main dans son torse pour lui retirer son coeur encore battant et le voir éclater sous la pression de ses doigts. Mais quelque chose l'avait arrêté. Une ... intrusion ... dans son esprit suivi d'une douleur. Comme si on était en train de lui étreindre le cerveau et que ses veines étaient en feux. Puis plus rien.

La douleur s'estompa en même temps que le flux de souvenir. Alaric releva la tête doucement vers la jeune femme. Il n'y avait aucune lumière dans la pièce. Non pas qu'elle était éteinte, il n'y en avait simplement pas. C'était la chambre d'Alaric après tout. L'obscurité ne lui avait jamais posé aucun problème pour voir. Il observa donc la belle blonde aux yeux bleus qu'il ne reconnaissait de nulle part, que ce soit du pensionnat ou du village. Peu importait. Qui qu'elle soit, elle lui avait sans aucun doute sauver la vie. Alaric se leva du lit et s'approcha de la jeune femme. Il attrapa délicatement sa main droite et l'approcha de son visage tout en se penchant afin d'y déposer un léger baiser. Il se redressa, un léger sourire aux lèvres et entama les présentations d'une voix calme et élégante, comme à son habitude. Noblesse Oblige.

« Lord Alaric Aegis Gwolou Stark, pour vous servir. Mais appelez-moi Alaric. C'est bien la moindre des choses après ce que vous avez fait pour moi ce soir. »

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Dernière édition par Alaric Stark le Mer 26 Déc - 12:29, édité 1 fois
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Alexie Ryan
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MessageSujet: Re: The Beauty and the Dark Lord Dim 23 Déc - 20:13

Un voyage que très peu ordinaire dans ma vie quelque peu monotone. Une lettre, une simple lettre de la part d'un destinataire inconnu me contraignait en quelque sorte à venir dans ce village, dans cette ville encore inconnue au bataillon pourtant dieu seul sait à quel point j'étais douée en géographie et cette ville, ce nom me restait inconnu. Poussé par une étrange curiosité presque maladive je m'étais dirigée vers cet endroit entouré de mystère au moins autant que mon don. Les yeux clos au moment où j'avais terminé de lire la lettre j'avais pris ma décision, je n'avais pas tergiverser pendant des lustres sur le pourquoi du comment, il fallait absolument d'une manière ou d'une autre que je me dirige vers cet endroit si attrayant.

J'avais donc fait ma valise emportant tout ce que je pouvais apporter avec moi et j'avais fuis ma ville natale, mon passé et tout ce qui me rattachait à cette vie monotone. Enfin j'étais arrivée dans cet endroit plus qu'étrange reconnaissons-le. Il faisait nuit noire et je n'aimais pas vraiment ça. En règle générale le noire ne me dérangeais pas plus que les phobie futiles que les êtres humains pouvaient avoir. J'inspirai profondément et j'allais m'enfoncer dans la gueule du loup et c'était peu dire. Je ne savais pas ce qui m'attendais mais j'avais toujours été curieuse alors je voulais savoir d'où pouvait provenir cette atmosphère si étrange qu'enveloppait ces ténèbres plus qu’inquiètant. Si j'avais su je n'aurai jamais suivit ce que ma curiosité pouvait me dicter.

Un bain de sang, cette odeur métallique qui me rendait malade, ces bouts de chairs étendues sur le sol, cette image, cette chose, cet homme. Alors qu'il faisait nuit noir et que je ne voyais strictement rien j'avais sans le vouloir attiré le regard si regard il y avait, plus aucune trace d'humanité se reflétait dans les pupilles de cet homme.

Poussée par l'instinct de survis j'avais fuit ou tout du moins essayé de fuir cet homme qui me faisais froid dans le dos et c'était peu dire, il me glaçait littéralement le sang. J'avais couru de manière effrénée et c'était sans compter sur cette chose qui ressemblait vaguement à un homme que je fus très vite rattrapée quelque mètre plus tard par une putain d'ombre à la con, une matière intouchable mais qui m'enserrait de toute part.

Cet homme n'avait plus rien d'humain, il en avait l'aspect c'était une certitude mais rien en lui n'était humain son âme était un doux rappel de l'enfer. J'allais mourir ce fut la seule chose qui me vint à l'esprit à ce moment précis. Je fermais les yeux trouvant que les secondes s'étaient transformées en heures. Sans comprendre ce qui avait bien pu se passer je me rendis compte que j'avais prit possession de son esprit. Légèrement paniquée j'avais oublié que je détenais cette force psychique qu'était mon don de manipulation. Croyez-le ou non c'est la première fois que je bénis le ciel de m'avoir donner ce pouvoir, parce que si je n'avais pas eu cette chose, j'crois bien que je serai morte à l'heure qu'il est.

Le ciel se jouait de moi alors que l'homme, si homme il était, était au sol et avait reprit une forme bien plus humaine et disons bien plus abordable que précédemment sauf que cette chose que je m'étais défendue de nommer ici était un dragon et au vu du regard qu'il me lançait j'allais passer à la casserole ou plutôt j'allais être avalé toute crue et j'allais être mâcher par ses canines plus qu'effrayantes. J'avalais ma salive quand la gueule du dragon se referma sur moi j'avais bien évidemment fermer les yeux sans doute pour ne pas souffrir le martyr ce qui en soi était complètement débile si j'me faisais bouffer par cette bestiole ou plutôt ce monstre j'allais quand même souffrir et ce même si j'avais les yeux fermés ou non.

Sauf qu'encore une fois les secondes semblaient être devenues des heures et j'attendais de mourir. Sauf que ça ne venait pas, c'était à la limite du foutage de gueule comme si on voulait jouer avec mes nerfs. J'te mords ou j'te mords pas?

C'est alors que je sentis comme des bras autour de moi. Dans quelle dimension étais-je tombée? Dites-moi où suis-je tombée! Je faisais un rêves c'est ça? Un vilain rêve ça ne pouvait être que ça. J'ouvris tout de même les yeux le coeur battant à tout rompre après avoir été persuader que j'allais mourir dans d’atroce souffrance je vis une ombre m'enlacer comme si j'étais quelque chose de précieux et j'entendis un mot, un simple mot qui me fit frissonner de tout mon être. "Merci" sceptique je vis l'ombre m'échapper totalement et se diriger vers l'homme qui avait été sur le point de m'arracher le coeur dans un rire sadique.

Je restais comme une conne devant le spectacle qui s'offrait à moi. Un rire nerveux franchit la barrière de mes lèvres et je demandais à voix haute quand allais-je sortir de ce cauchemar. J'étais folle à lié si j'racontais ça à quelqu'un on m'prendrait pour Jeanne d'arc et j'finirai sans doute sur le bûcher pour acte de sorcellerie ou une connerie du genre. L'ombre avait disparut dans la fumée et j'étais sur le point d'aller secourir l'homme qui reposait au sol quand je ne pu m'empêcher de dire "ça recommence".

Voilà qu'on me soulevait et que j'étais soulever par quoi? Par un putain de faucon toujours aussi noir que l'ombre qui m'avait enserrer et qui peu de temps après m'avait enlacer. Me demander pas dans quel monde je vivais je n'en savais pas plus que vous. Je me débattis plutôt sauvagement mais rien à faire les serres de cet oiseau de malheur se refermaient encore plus autour de mon corps quand j'esquissais le moindre geste. Quand vais-je me réveiller?

Je survolais les quartiers plein de sang et je vis un guépard d'ombre prendre l'homme à terre, manquait plus que ça! C'était de mieux en mieux dites donc! J'avais une imagination débordante! Sans comprendre ce qui m'arrivais j'fut projeté dans une pièce très sombre au moins autant que la ruelle que je venais de quitter et j'allais sauté par la fenêtre quand le guépard me surpris ce qui bien évidemment me fit tombé sur les fesses et ce guépard qui rappelons-le était aussi une putain d'ombre me dit de prendre soin de lui et il disparut et la fenêtre se ferma.

Encore sous le choc je mis quelques secondes avant de réagir rapidement je me levais essayais d'ouvrir la fenêtre qui était bien évidemment bloqué il fallait bien rajouter un peu d'angoisse à mon cauchemar sinon ce n'était pas drôle. La porte était bien évidemment fermer à clef et je ne pouvais pas la franchir. J'avalais une énième fois ma salive avant de me laisser tomber le long d'un mur essoufflée et je pris tout de même l'initiative d'aller allonger l'homme qui avait faillit me tuer dans son lit.

Heureusement pour moi les nuages noirs s'étaient dissipés et la lune éclairait la pièce dans laquelle j'étais. Je le recouvris d'un draps et retourna m'asseoir contre le mur guettant tant bien que mal cet inconnu. Les yeux clos j'essayais de ne pas m'endormir sauf que bien évidemment c'était sans compter sur mon don qui demandait une trop grande énergie que je sombrais dans les méandres de mon inconscience sans rêves.

Je fus alors réveillé par un bruissement non loin du lit ce qui me fit me lever à toute vitesse et je restais sur mes gardes. Sans comprendre je vis le jeune homme se lever et se présenter comme si de rien était. J'hallucinais n'est ce pas? Quand j'vous disais que j'étais en plein rêve ce n'était pas faux. Comment quelqu'un pouvait autant changer en l'espace de quelques heures? De nouveau un rire nerveux s'emparait de moi si quelqu'un me voyait il me trouverait folle. "Vous êtes sérieux là?" dis-je sur un ton très calme et sérieux.
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Alaric Stark
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MessageSujet: Re: The Beauty and the Dark Lord Mer 26 Déc - 12:32



« Vous êtes sérieux là ? »

« Je suis toujours très sérieux, mademoiselle. Lorsqu'on occupe un poste comme le miens, la plus anodine de blagues peux avoir de fâcheuses conséquences. Mais passons. Vous avez dû avoir une nuit assez mouvementé et une tasse de thé vous fera le plus grand bien. »

Le visage d'Alaric s'illumina de son célèbre sourire, celui qui, depuis son plus jeune âge, avais fait battre le coeur de tellement de femmes et cela quel que soit leur âge. Celui qui avait réussi à amadouer les personnages les plus strictes et austères de l'aristocratie britannique - pour dire, il avait eu son petit effet sur la Reine d'Angleterre en personne. C'était son sourire de noble. Son sourire de façade. Les doigts du jeune homme claquèrent et la pièce - alors vide si ce n'était pour le lit et les deux personnes qui s'y trouvaient - prit vie, répondant aux ordres de son seigneur et maître. Les ombres commencèrent à se mouvoir dans tous les sens et aux premiers abords on aurait pu croire que la chambre était proie à un ouragan obscure. Mais peu à peu un, semblant d'ordre fit son apparition au sein de toute cette mêlée de ténèbres et lorsque que le silence et l'inertie repris sa place, plus une once de chaos n'était présente, laissant derrière elle une symétrie absolue et sans la moindre faute.

Étagères, commodes, placards, équipements numériques en tout genre et même les décorations d'intérieurs, tout était apparu comme par magie et était placé à un emplacement qui lui donnait non seulement un usage optimal, mais aussi une beauté certaine. Au centre de la pièce trônait une table ronde sur laquelle était posée un plateau en argent contenant une théière, une coupole remplie de sucre, une petite assiette de biscuit au beurre ainsi qu'une seule et unique tasse assortis de sa cuillère. Bien sûr chaque meuble était de couleur noir, il n'y avait pas vraiment le choix lorsqu'ils étaient fait de ténèbres après tout, mais ils portaient également tous des gravures en argent qui brillaient à la pâle lumière lunaire passant au travers de la fenêtre. Alaric, comme à son habitude, ne perdit pas un seul instant et attrapa encore une fois la main de la jeune femme qui devait sans aucun doute encore être sous le coup de la surprise. A moins bien sûr que l'excès de surprise ne l'ai plongé dans la folie, c'était toujours une possibilité après tout. Il l'amena devant la table, près de l'un des deux fauteuils qui se trouvait au bout. Les fauteuils en question étaient inhabituelle - dépassant même la barre de "normalité" placé par les évènements de ces dernières minutes - de par leur consistance qui semblait quelque peu ... immatériel. Toutefois, au-delà de leur apparence, ils donnaient une impression, lorsqu'on s'asseyait sur eux, de se poser, métaphoriquement bien sûr, sur un nuage. Moelleux, mais sans trop l'être, les ténèbres épousant parfaitement les formes du corps. De l'avis d'Alaric c'était peut-être la chose la plus confortable au monde et il ne se privait pas d'en profiter quand il le pouvait. Le jeune Lord lui, semblant immunisé à la surprise, ce qui n'était pas étonnant étant donné qu'il était l'auteur de celles-ci - se plaça derrière le fauteuil et, tel le gentleman qu'il est, le décala légèrement en arrière, plaçant la femme aux cheveux d'or dessus en la "menant" par la main comme si de rien n'était - une technique acquise après de longues années passées dans des soirées mondaines - avant de prendre lui-même place dans le fauteuil opposé.

Après les évènements qui avaient précédés leur arrivée dans la chambre, prendre le thé dans une pièce meublée de ténèbres semblait être la dernière chose à faire. C'était en tout cas l'avis général. Pour Alaric, c'était au contraire, la chose la plus logique à faire. Comme son père le lui avait inculqué, une tasse de thé est la réponse à tout, surtout dans les moments où cela semble le moins approprié. Il commença donc à servir son invité, lui laissant tout de même le choix de sucré son breuvage à sa convenance, avant de faire de même pour lui. Il n'y avait pourtant qu'une seule tasse mais le Lord sortis de la poche intérieure de sa veste une petite boîte ronde en argent portant des gravures runiques, l'ouvrit et la déplia pour donner une tasse, équipé de son anse, le tout pliable et dépliable à volonté, qu'il utilisa pour se servir. Rajoutant trois cuillères de sucre à son infusion de Thé noir de Ceylan, son préféré, il plaça son doigt au-dessus de la tasse, sans la plonger à l'intérieur et la tourna. Le liquide, se mis en mouvement de lui-même, tournoyant sans aucun contact physique aucun avec quoi que ce soit. Alaric finis par humer l'odeur que dégageait son breuvage et souris d'un air satisfait, commençant à siroter sans bruit. Il reposa ensuite sa tasse et mordis à pleine dent dans l'un des biscuits au beurre, qui étaient aussi ses préférés.

« Ah ! Une bonne tasse de thé, des biscuits au beurre et le bonheur d'une charmante compagnie. Que demander de plus si ce n'est une ambiance sonore adéquate ? »


Les doigts d'Alaric claquèrent pour la deuxième fois et la chaîne hi-fi posé sur l'une des étagères fit entendre un petit son mécanique et s'illumina d'affichages numériques, signe de sa mise en marche. Les sept enceintes d'un système Dolby Surround 9.1, de la qualité Home-Cinéma en somme, commencèrent à entonner la douce mélodie d'Aqueous Transmission du groupe Incubus. Alaric avait laissé la lecture de sa playlist en aléatoire, mais le choix était parfait pour l'occasion alors il ne fit aucun changement et continua de profiter de son thé, fredonnant légèrement l'air de la musique.


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The Beauty and the Dark Lord

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