Arrêtez tout ce que vous êtes en train de faire : Rédemption va déménager d'ici peu. Plus d'infos ?

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I'm on my way •• PV.

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MessageSujet: I'm on my way •• PV. Sam 24 Nov - 13:16


I'm on my way



Elle était là, dans la forêt, à marcher entre les arbres comme elle le faisait souvent, silencieuse, cherchant les clapotis de l'eau qui se rapprochaient. C'était le lieu de rendez vous. Et à vrai dire, pas besoin de passer un coup de téléphone, si elle avait besoin de le voir, elle savait pertinemment qu'il serait là. Depuis qu'il avait développé cette faculté, elle s'efforçait de ne jamais en abuser, cependant, elle avait besoin de lui. Ils se voyaient de moins en moins souvent. Il fallait dire qu'elle se sentait redevable et que le seul moyen qu'elle avait trouvé de ne pas lui devoir plus c'était justement de ne plus interférer dans sa vie. Peut-être était-ce génial, peut-être totalement stupide. Surtout stupide.


Parfois. Elle avait cette envie de tout abandonner. De rentrer à la maison. De voir sa mère, son père, son frère, voir comme ils étaient tous heureux, de la voir rentrer. De voir comme tout allait bien. De reprendre une vie normale, des études, une vie où elle n'avait pas prit la décision de se marier et de protéger une ville qui passait son temps à la rejeter et la meurtrir. Mais elle savait que tout cela était un mensonge. Maman n'allait pas bien, Papa n'était pas revenu. Quant à Zachary... Elle mourrait d'envie d'aller le revoir, de le prendre dans ses bras, de lui crier qu'elle était en vie, et qu'elle l'aimait plus que tout au monde. Mais tout cela n'avait rien de possible. Alors oui, parfois elle était triste, elle était triste et marchait dans sa forêt sans but. Jusqu'à se rappeler que certaines présences humaines lui remontaient le moral d'une façon déconcertante. Kenny faisait partie de ces présences là.


Ça paraissait peut-être étrange de le voir comme ça, surtout que la dernière vision qu'elle avait eut de lui à Rédemption était associée à la mort, mais il était celui qui avait réussi à s'en sortir. Et d'une certaine façon, elle l'enviait tellement. D'autant plus qu'il était de bonne compagnie.


Et c'était la déchéance. Lui mieux que personne devait comprendre ce qu'elle ressentait. Cette façon très caractéristique d'avoir peur de soi même. De ne plus savoir qui on est. D'avoir des absences... ? Non ? Elle était persuadée que si. Et c'était de ça dont elle voulait parler. Cependant. Elle ignorait si elle aurait la force de tout dire. Le réveil avec le sang sur les mains. Les crises d'angoisses. Les cauchemars trop réels. Elle était perturbée. Mais était-elle réellement un monstre ? Lui ne l'avait pas été. Mais. C'était là que la différence se creusait. Plus large qu'une tombe, plus profonde qu'un gouffre. Leurs mondes étaient radicalement différents. Et pourtant. Elle s'obstinait à vouloir le voir et lui parler. En tant que survivants à l'apocalypse Rédienne qui avait tout détruit sur son passage. Amour, amitié, innocence, confiance..


Mais. Il y avait toujours eu une lumière au bout du tunnel. Il y avait toujours eu de l'espoir au milieu des massacres tous plus sanglants les uns que les autres. Elle s'assit sur un énorme rocher en observant l'eau et une grenouilles toute seule qui trainait là en guettant une énorme libellule. Manger les plus petits. Pourquoi fallait-ils que les humains se comportent comme des animaux ? Après tout, eux n'avaient pas besoin de ça pour survivre, c'était tellement simple de vivre tous ensemble, de s’apprécier, faire des alliances, des compromis... Non ? Bien sûr que si. C'était le principe même de la vie en communauté. Alors, il fallait vraiment que quelqu'un lui explique pourquoi à Birdsall, ça, c'était pas possible. Sûrement parce que les rapports de force étaient faussés. Enfin. Elle n'avait pas envie de penser à ça. Alors elle fit ce qu'elle faisait le plus souvent en ce moment lorsqu'elle voulait aller un peu mieux, elle posa ses yeux sur son annulaire gauche. Le métal froid était délicieux à observer. Peut-être aussi parce que les souvenirs qui lui étaient associés étaient tout aussi délicieux.


Il fallait aussi qu'elle annonce ça à Kenny. L'optique du mariage, même si ils ne savaient pas encore réellement comment ils feraient les choses, elle voulait le mieux pour Pan. Il fallait faire au mieux, oui, voilà. Peut-être pourrait-elle lui demander d'être son témoin ? Bah. Avec un peu de chance il prendrait la nouvelle d'une façon positive ! A vrai dire, si elle avait eut un peu de recul sur les évènements, elle aurait comprit qu'il n'y avait que très peu de chance que ça arrive, mais dans sa tête, tout lui semblait si beau à présent.


Naïve ? Heureuse plutôt.



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Kenny Pevers
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MessageSujet: Re: I'm on my way •• PV. Dim 25 Nov - 1:35





Regarde comme t'as changé Kenny. T'as l'air plus grand. Plus mature. T'as laissé ta gueule de gosse pleurnichard au placard ? C'est bien, je suis fier de toi. T'as plus rien à perdre, hein ? T'es sûr de ça ? Certain ? Mouais. Ça reste à voir, n'est-ce pas ? Mais au moins, t'as plus peur. T'as plus peur de te prendre des coups dans la face, ou même dans le dos. Car tu te dis que t'as plus le temps d'avoir peur, ni d'avoir mal. T'as plus le temps de te poser des questions sur ta vie, car ta vie, en ce moment, c'est tout et rien. Tu t'occupes des autres, sans vivre pour eux. T'avances et tu t'en fous du reste. Même, t'as arrêté de déprimer. T'as recommencé à dormir, la nuit. T'as plus de cauchemars, plus de frayeurs et crises de panique. Tu te contrôles. Kenny, tu vis enfin. C'est beau ça. Il a fallut tant de malheurs dans ta vie pour que cela se produise finalement. Ce déclic qui t'ouvre les yeux. A partir de maintenant, t'as de la détermination dans ton regard. Tu n'abandonneras pas, cette fois. Je l'espère. Sincèrement.

• • •
Kenny releva la tête, faisant face au miroir de la salle d'eau de l'épicerie. Il observa son reflet en silence, l'espace d'un instant. C'était vrai, ça, il avait l'air plus vieux. Plus mature. Incroyable. Il s'adressa un sourire à lui même, s'essuyant brièvement le visage de sa serviette. Les cernes avaient déserté depuis peu son visage. Même si il s'efforçait d'aider les autres, il trouvait le temps de dormir. C'était dingue, et agréable. Ses insomnies étaient loin derrière lui. Il avait enfin une santé correcte. Il était temps. Il soupira brièvement, en sortant de la pièce, en silence. La porte fermée derrière lui, il s'avança dans le magasin, dans la direction de la sortie. Puis, après un bref geste de la main adressé à son gérant, il s'en alla. En silence, le pas léger.

C'était presque une routine qui s'était installée dans sa vie. Un cycle, régulier et calculé. Calme et maîtrisé. Sans bains de sang. Sans craintes. C'était agréable, dans le fond. Reposant. Il n'avait plus cette foutue impression de mourir à petit feu. Non. Kenny vivait. Kenny était bien vivant. Même si tout n'était pas facile, il s'efforçait de vivre. Pour lui. Pour changer. Pour être finalement quelqu'un, et non pas un simple pantin baladé, et manipulé. Il n'y avait plus de manipulation, plus de douleurs. Des manques, mais rien de plus. Il avançait d'un pas rapide dans l'air frais de ce début d'après-midi, le regard en l'air, et le cœur léger. Il était enthousiaste. Jusqu'à un certain moment.

Il s'arrêta, en pleins milieu de la route. Le regard vide, et l'esprit ailleurs. Littéralement ailleurs. Sélène. Son image s’immisça dans son esprit. Comme par flash. Et bim. Sa légèreté redescendit aussitôt. Cet appel de Sélène... Lui rappelant quelques images qu'il avait surpris quelques jours auparavant. Ses brides d'événements, qui s'étaient glissé dans son esprit, bien malgré lui. Parce que si il faisait de gros efforts pour maîtriser cette nouvelle habilité, cette dernière était parfois hors de contrôle, lui offrant par moment des images indésirables. Alors il sortit de son état de statut, pour traverser la rue à toute vitesse, non sans provoquer l'exaspération d'un conducteur qui dû freiner au dernier moment et qui s'acharna sur son klaxon.

Une fois qu'il fut hors de vue, il se téléporta rapidement à ce lieu de rendez-vous que les deux amis s'étaient fixés. Près du ruisseau. Et Sélène était là. Il se dressa face à elle. Elle qui avait cet air heureux collé au visage. Cet air qui lui fit presque mal. Pourquoi était-elle si heureuse ?

« C'est insensé. »

Cela lui avait échappé, par exaspération. Il avait conscience qu'elle ne devait pas comprendre grand chose à ce qu'il se passait. Il n'était sûrement pas sensé savoir. Mais il s'en moquait. Elle ne pouvait pas faire ça. Qui c'était, ce type, d'abord ? Oui, parce qu'il les avait vu. Il avait vu des brides de leur entrevue. Elle et ce type, qu'il ne connaissait ni d’Ève ni d'Adam. Mais qui ne lui inspirait rien. Lui, qui l'avait demandé en mariage. Cela ne pouvait être qu'une blague.

« Non mais qu'est-ce que tu as en tête ? Un mariage ? Sérieusement ? »

Il soupira, hochant la tête à la négative. Toute sa légèreté était retombé dans une profonde frustration. De la lassitude plutôt que de la colère. Un brin de déception. Une dose d'incompréhension. Peut-être de l'inquiétude, aussi.

T'as peur qu'elle soit déçue, n'est-ce pas ? Toi, tu le sens que cela ne marchera pas. De toutes manières, au fond de toi, aucune relation amoureuse ne peut fonctionner. Encore moins dans la situation actuelle. L'amour t'as tellement dévoré que tu ne le souhaites même pas à tes proches. C'est triste, Kenny. Elle est donc là, la faille à ton espèce de bonheur ? Ton bonheur qui paraît tellement factice et hypocrite tiens. Qu'est-ce que tu peux être égoïste, au final.

« Je ne comprend pas, c'est tout. »

A qui tu parles, au final ? A toi même, ou à Sélène ? Aux deux, n'est-ce pas ?







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Hold my heart,
    it's beating for you anyway.
“What if I can't forget you?
I'll burn your name into my throat
I'll be the fire that'll catch you
What's so good about picking up the pieces?
What if I don't even want to ? ”

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