Arrêtez tout ce que vous êtes en train de faire : Rédemption va déménager d'ici peu. Plus d'infos ?

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Regarde-moi. [Dempsey D. & Eleonore L.]

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MessageSujet: Regarde-moi. [Dempsey D. & Eleonore L.] Ven 26 Oct - 22:00

Septembre.
Le mois parfait pour recommencer sa vie, changer son être, changer ses rêves. Qu’on le veuille ou non, septembre est le mois de tous les changements.

Il y a eu des drames, des pleurs, du sang. Il y a eu la mort et le changement. Étrange comme ces deux choses semblent à jamais liées. Les morts ont amenés le changement. Le changement amènera-t-il la mort ? Il y a eu des traumatismes et des nuits emplies de cauchemars. Il y a eu un été, plus sombre qu’une nuit d”hiver. Il y a eu peu de rires, et quelques larmes seulement.
Et à présent tout cela n'est plus que le passé. Ne pas regarder en arrière, continuer. Voilà ce qu’il faut faire. Ce qu’il faudrait faire, si seulement on en avait la force.

Eleonore n'en a pas la force. Oublier ? Jamais.
Jamais !
Tout ce changement l'a atteinte, elle aussi. Elle a toujours les mêmes yeux bleus, ceux-là même qui vous font peur et vous glacent le sang. Mais certaines personne ont réussi à y trouver de la bonté. Elle a toujours le même corps frêle, fragile, les traits graciles, et ses airs de petites filles modèles. Mais quelque chose dans son âme est devenu dur comme fer.
Elle sait à présent que ce qu’elle voit chez ses camarades de classes, ses professeurs, sa famille...Tout cela pourrait être bien pire. Certes, ils sont minables. Ils sont pathétiques. Ils sont stupides. Certes, elle les déteste. Mais au moins, quand elle les regarde, elle ne voit aucune folie. Pas de véritable raz-de-marée incroyable, de pensées illogiques et affreuses. Pas de meurtres, pas de sang. Et cela la rassure. Ce qu'elle haïssait il y a encore quelques mois de cela, est maintenant une source d'apaisement.
Etrange non ?

Oui, étrange. Mais c'est une jeune fille spéciale qu’est Eleonore. Bien différente de ses camarades de classes. Bien plus adulte, et bien plus enfantine à la fois. Ses grands yeux leur font peur, et leur sombres pensées l”exaspèrent. Eleonore est solitaire.
Toujours seule, elle essaie d'éviter les autres élèves de Rédemption le plus possible. Elle a beau l'accepter un peu plus à présent, il lui est tout de même pénible de tolérer toutes leurs pensées, leurs rêves sans intérêt, leur peurs qu’ils croient bien cachées et les regrets qui leur déchirent le cœur. Eleonore n'est pas du genre à s'infliger ce genre de souffrance quand elle peut l”éviter.

Pourtant...Pourtant aujourd’hui est un jour différent. Car aujourd’hui, Eleonore fuit la solitude, fuit la paix et se jette délibérément dans le flux des élèves qui parcourent les couloirs toujours aussi sombres de Rédemption. Il est 17 heures, l’heure d’affluence par excellence. L’heure du cauchemar pour Eleonore. Néanmoins, elle est là. Petite silhouette gracile, ombre silencieuse, regard fixé au sol. Elle se faufile entre les élèves, captant les paroles autant que les pensées, apercevant de temps en temps un morceau d’âme, un morceau d’esprit. Des images et des sensations parasites qui viennent lui parasiter l’esprit.
Un seul regard, un seul coup d’oeil. C’est tout ce qu’il lui faut pour connaître une personne par cœur.
Autant dire que, le temps de traverser le couloir, Eleonore connaît la moitié du pensionnat comme sa poche.

C’est un calvaire, mais un clavaire qui en vaut la peine, pense-t-elle. En effet, droit devant, à seulement quelques mètres de là, se trouve Dempsey.
Elle le connaît peu, malgré les heures qu’elle a déjà passé à le fixer, à l’observer. Quelque chose en lui bloque sa vision surnaturelle. Quelque chose en lui est plus fort que ce don horrible avec lequel elle doit vivre. Il lui a fallu plusieurs jours pour enfin découvrir ce qui l’empêchait de voir parfaitement à travers l’âme de ce jeune homme. Mais quand elle a enfin compris, un sourire est apparu sur son visage normalement si inexpressif.
Il est comme elle.

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MessageSujet: Re: Regarde-moi. [Dempsey D. & Eleonore L.] Sam 27 Oct - 13:27

Depuis la rentrée, Dempsey dormait énormément. Surtout entre les cours ou les heures de libres. Il n’était en réalité pas fatigué, du moins, pas par le manque de sommeil, plutôt à cause du fait de devoir vivre perpétuellement en ressentant les moindres émotions de tous les élèves de Redémption.

Un véritable calvaire ! Eventuellement, le fait d’aller à Birdsall ne lui faisait pas réellement de mal, puisque les sentiments des habitants y étaient, pas moins folles, plus mature, plus contrôlées et ce qui manquaient et qui manquera toujours au pensionnat. Les gens y sont fous, depuis leur plus tendre enfance. La cause étant souvent la découverte du don, ou encore la découverte de devoir vivre avec. Les deux solutions étant parfaitement indépendantes. D’autres élèves l’étaient devenus à cause de leur enfance triste voire dramatique. Dempsey se fit d’ailleurs la remarque que rares étaient les enfants et les jeunes de Rédemption à avoir connu un début de vie joyeux. Etait-ce une étape obligatoire pour posséder un don ? Ou alors un moyen d’équilibrer le jeu ? Le fait de donner quelque chose, le don dans le cas précis et d’en prendre autant en contrepartie, l’enfance donc, ou alors un proche. C’était à ce moment-là que Dédé -oui il aime à s’appeler ainsi- comprit que don était un mauvais terme, il fallait dire calvaire, cela allait mieux dans le contexte de chacun, dans le sien aussi.
Voilà pourquoi il aimait dormir, son esprit divaguait sans être gêné par les émotions des autres. Il pouvait sans mal utiliser son esprit intelligent et le faire aller et venir sur un problème, comme en 3D, pour essayer de comprendre tous les points existant. Dormir n’était pourtant pas la seule solution pour éviter tout contact empathique avec un élève quelconque, mais l’autre solution était de fermer son esprit, et si dormir demandait juste un effort physique, fermer un esprit demandait lui un effort autant physique que mental. Et suer, Dempsey n’en était guère un grand admirateur. Alors, il dormait. Cela était reposant et peu fatiguant, ne lui demandait guère de temps et surtout, il avait la paix ! Il n’était jamais embêté puisqu’il n’avait presque pas d’amis et donc pouvait faci…

Sa pensée soudainement balayée, il mit tous ses sens aux aguets, n’arrêtant pas de dormir pour autant. Danath n’avait pas rêvé, on venait bien de tenter d’entrer en contact avec lui. Il n’en était pas certain pour autant. Il n’avait presque rien ressenti, juste un simple toucher, comme une légère exhalaison sortant de nulle part, juste assez pour déranger un jeune homme dans ses pensées. Néanmoins, ce n’était pas le cas, le contact n’était ni physique ni mental. Non… Le toucher était plus spirituel, oui, on tentait de voir son âme.

Encore un coup. Cette fois-ci, Dempsey en était certain, on tentait bien de voir son âme, grossièrement parlant. Il n’y avait aucune violence pourtant dans les coups de l’inconnu, juste quelques légères tapes de la main, comme l’on ferait pour écarter un rideau qui gênerait un passage, ce n’était pas un coup de buttoir comme Dempsey en avait déjà connu. Non, c’était juste assez pour le ressentir, juste assez pour comprendre que c’était plus de la curiosité, comme si l’étranger vérifiait quelque chose. Bien entendu, le jeune homme avait été formé à résister à ce genre d’intrusion, comme il le faisait avec son autre pouvoir. Ce n’était pas bien grave, mais c’en fut tout de même assez pour irriter Danath, qui était plongé dans son sommeil. Sans pour autant ouvrir les yeux et signaler son réveil, il décida de ne pas effrayer l’inconnu. Dempsey décida d’ouvrir son esprit, juste assez pour capter l’« attaque » et de décider ensuite. Quand il brisa ses murailles mentales, une foule d’émotions et de sentiments le submergèrent instantanément, emporté par un fleuve de tristesse, d’angoisse et de paranoïa, la seule chose qui lui permettait de ne pas sombrer dans ces émotions et ainsi perdre son calme, chose à ne pas faire puisqu’il casserait immédiatement le lien qui le rattache à la personne qui avait tenté de voir son âme.

Le combat étant ardu, Danath referma son rempart mental, ne laissant qu’une légère brèche. En se faufilant par la, il n’avait aucun mal à ne discerner que la jeune fille. Oui jeune fille car à première vue, le seul profil qui était curieux, immobile, et le fixant était cette fille, une blonde. Une gamine. Que lui voulait-elle ?

Certain de la position de l’enfant, il ouvrit les yeux et scruta les lieux. Une foule de personnes s’entassaient et se poussaient, chacun d’entre eux, tentant de passer pour où aller nul ne sait où. Leur visage passait inaperçu pour la vue de Dempsey, point flou, tout comme leur vêtement et leur mouvement, tout allait comme au ralenti, soudain, il vit son problème. Elle était au milieu de cette marée humaine, à le regarder dans les yeux. Que faisait-elle, il l’ignorait, cependant il devinait que ce n’était pas qu’une simple observation. Ayant retrouvé son calme à la vue de la jeune enfant, il lui fit signe d’approcher, mâchoire serrée et yeux flamboyants. Il allait attendre qu’elle s’explique par elle-même et quelle était la raison de cette attaque.

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MessageSujet: Re: Regarde-moi. [Dempsey D. & Eleonore L.] Dim 4 Nov - 12:55

Eleonore Lloyd ne regarde personne. Ne parle à personne. Elle est ainsi et tout le monde le sait, personne ne s’en étonne. Simple timidité, pensent-ils. Après tout, elle est si jeune, si fragile. Pas étonnant qu’elle se sente perdue et intimité dans ce grand pensionnat.
C’est ce que la majorité des personnes pense. Et comme d’habitude, la majorité a tort.
Eleonore n’a pas peur de parler à des inconnus. Car après tout, personne n’est vraiment un inconnu pour elle. Elle n’a pas peur de dire ce qu’elle pense, pas peur de ce que les autres pourraient penser car, de toute façon, elle les méprisent quelque soit leur opinion. Elle n’a pas peur de leur réaction, sait exactement qui risque de s’énerver, qui la prendra pour une folle, qui lui rira au nez, qui se mettra à pleurer. Et franchement, elle s’en contrefiche de tout cela.
Il n’y a pas une once de timidité en elle.

Elle ne parle pas car le simple fait de regarder quelqu’un lui fait mal. Un seul regard, un seul contact, et tout en elle brûle. De peur, de haine, de dégoût. Ce n’est pas tant ce qu’elle voit qui l’énerve, c’est juste le fait de le voir. Et de ne pas pouvoir faire autrement. Ne pas avoir de contrôle sur cette chose qui lui dévore la vie.

Ainsi, personne, ou presque, n’entend jamais la voix d’Eleonore. Pourtant, c’est plutôt une jolie voix. Ce doit être la seule chose en elle qui a encore l’apparence d’une enfant. La seule chose qui n’a pas été forcée à grandir trop vite.
Oui, c’est une jolie voix, très douce. Très mélodieuse aussi.
Pourtant, ce qu’elle dit n’a rien de sympathique. C’est une enfant aux beaux yeux bleus, trop grands, une poupée au cheveux longs et lisses que Dempsey a devant lui. Toute fine, on aurait peur de la briser rien qu’en la touchant. Elle a cet air perdu sur le visage. Perdu et triste. Etonnée et soulagée aussi, de ne pas pouvoir lire en ce jeune homme. Mais ce ne sont que des apparences.
Car tandis qu’Eleonore s’approche de Dempsey, son beau visage prend un air décidé, presque furieux. Et si tôt qu’elle est à portée de voix, c’est d’un ton ferme et presque impoli que la jeune fille s’exprime :
«Tu es comme moi, c’est ça ? Tu peux voir en moi. Alors vas-y, regarde. Regarde-moi et dis-moi ce que tu vois.»

Eleonore ne voit pas grand chose en Dempsey. Quelques bribes de son passé, des noms, des mots sans contexte. Une ou deux sensations, un soupçon de tristesse dans son âme.
Et une chose, une seule autre chose : Il est comme elle. Ce ne sont pas des mots, ou des impressions qui le lui dise. C’est une certitude. Son pouvoir est perceptible partout sur son âme, sur son esprit. C’est ce qu’il est. Et c’est la première personne qu’elle rencontre qui est ainsi.
C’est peut-être sa seule chance. Il fallait qu’elle demande. C’est peut-être sa seule chance de savoir.
Qui elle est.

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