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Sometimes I wanna shout you I love you. | PV

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MessageSujet: Sometimes I wanna shout you I love you. | PV Dim 21 Oct - 13:56



Parfois, il est trop complexe de mettre un nom sur des sentiments. Parfois, on n’a pas envie, aussi. Mais parfois, on a tellement mal que notre cœur fini par devenir léger. C’est stupide. Peut-être un peu masochiste, mais c’était tout à fait ce que Sélène était actuellement en train de ressentir. Une sorte de mélodie qui chantait dans sa tête et qui l’éloignait de tout ce qu’il s’était pensé récemment. Mais où qu’elle aille, peu importait avec qui elle se trouvait, elle avait une pensée pour lui. Elle se disait qu’après ce qu’il lui avait dit, il avait abandonné l’idée d’être … Avec elle ? Et au fond, elle se disait qu’il aurait bien mieux fait de faire ça justement, mais lorsqu’elle avait trouvé le mot dans son carnet, elle n’avait pas pu douter. Ça aurait pu être n’importe qui, et surtout le fruit de son imagination, mais elle voulait y croire. C’était parfaitement stupide d’y croire encore, après ce qu’elle lui avait fait et qu’il avait si gentiment souligné. Elle savait qu’il était en colère, et qu’il ne pensait sans doute pas tout ce qu’il lui avait balancé au visage, mais elle se doutait qu’au fond de tout ça il restait une part de vérité. Et elle s’en voulait. Elle n’avait rien dit à personne. Quel intérêt, sérieusement ? A part celui de dévoiler ses points faibles, il n’y en avait pas. Personne ne pouvait l’aider parce qu’elle n’avait pas envie que quelqu’un s’en mêle. Tout ce qui était entre eux restait entre eux. C’était ce qu’elle avait convenu avec elle-même du moins.


Cela faisait quasiment deux heures qu’elle était assise sur le muret devant le Manoir, profitant de la brise et observant les dégâts du temps sur l’ancien jardin et la cour. La nature avait repris ses droits au fil des années. Et elle observait ça. Elle regardait le spectacle du temps comme s’il se déroulait en accéléré sous ses yeux, elle imaginait ce qu’avait été le lieu avant. Avant qu’elle y arrive. Avant qu’il se passe toutes ces choses horribles. Bien sûr, l’intérieur était toujours à l’abandon, elle n’avait pas le courage de faire quelque chose. Elle n’avait pas le courage de passer le costume de super bricoleuse, il fallait déjà qu’elle se répare elle. C’était bien assez dur. Elle observait l’extérieur en priant pour que la pluie reste loin, même si c’était loin de sembler possible, la toiture prenait l’eau et il fallait qu’elle règle ce problème. Bref ça l’aurait fortement arrangée, mais ça ne semblait pas être sa principale pensée. Parce que oui, son esprit était bien loin, avec lui. Lui et le dernier sourire qu’il lui avait lancé. Elle s’en souvenait comme si elle l’avait dessiné pendant des heures. Attendez… C’était le cas.


Plus la jeune femme y songeait, et plus elle avait de mal à respirer, comme si quelqu’un bloquait sa respiration dans le simple but de lui dire « bordel, arrête de sourire comme une niaise et réagit, c’est pas parce qu’il est venu une fois qu’il reviendra, alors bouge tes fesses et va le chercher, va lui crier, si t’en as autant envie, bordel mais tu m’écoutes ?! » A croire que non, elle n’écoutait pas. Après, à savoir si c’était volontaire ou non. Ecouter la voix de son cœur était terriblement douloureux, cependant, habituellement elle en faisait l’effort, pour savoir quoi faire, prenant en compte la raison et le cœur. Mais actuellement, elle ne pouvait simplement plus. Son cœur l’insultait de stupide petite fille égoïste et sa raison lui rappelait judicieusement que chaque personne qu’elle aimait l’avait tôt ou tard abandonnée et qu’il n’y avait aucune raison pour que cela ne recommence pas avec lui. Donc sincèrement, elle ne savait pas trop où elle devait se placer entre tout ça. Et elle faisait plus simple, elle ne se plaçait pas.


Et si il décidait de disparaître, de lui hurler qu’il la détestait, de partir loin d’ici… De mourir pour elle ? Mais comment quelqu’un de normalement constitué pouvait faire un truc pareil, sérieusement ? Quel intérêt ? Enfin. Il ne fallait pas qu’elle pense à cela, elle y avait songé, elle s’était assez attardée pour lui. Pour quelqu’un qui n’assumait pas ce qu’il ressentait.


Elle ferma les yeux et soupira profondément en ramenant ses genoux contre sa poitrine, sur le muret. Elle resta silencieuse, concentrant toute sa force sur le dôme comme elle avait appris à le faire. Surtout que depuis qu’elle s’était fait frapper de milliers de particules radioactives, ça avait encore un peu plus développé son pouvoir. Si elle voyait à présent très peu le futur, elle était capable de quasiment faire ce qu’elle désirait du premier. Mais ce qu’elle désirait ce n’était plus de protéger Birdsall. Ça allait au-delà de ça. Elle le voulait lui. Elle le voulait maintenant et pour elle. Son égoïsme interférait bien trop dans sa fonction, elle le savait, et c’était aussi la raison pour laquelle elle ne devait pas dévoiler ses secrets à quelqu’un d’autre. Quelqu’un qui l’aurait jugé trop vite pour lui dire qu’elle n’avait pas le droit d’aimer. Elle n’en avait pas le droit en effet. Parce qu’à présent elle comptait trop. Elle était le pilier. Celui qui ne peut pas s’effondrer. Mais un mot de plus de lui et elle tombait en miettes…



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MessageSujet: Re: Sometimes I wanna shout you I love you. | PV Dim 21 Oct - 22:53


Je me hais.



La dernière fois elle n’était pas là. Ses affaires étaient là, j’ignorais pourquoi elles étaient là. J’avais ouvert un carnet rempli de notes. J’ai pas réussi à les lires mais j’ai compris l’utilité. Le message. J’ai pris le stylo à côté et puis je me suis appliqué. Oh, qu’il est beau ce S. Mais ça ne suffisait pas. Si j’avais voulu tout lui dire, j’aurais finit le carnet. Heureusement pour elle, je ne savais pas écrire. Heureusement pour moi, je ne savais pas lire. J’étais revenu sur mes traces. D’abord, je n’ai pas retrouvé le manoir. Puis je suis arrivé derrière la bâtisse. Elle était là. J’étais venu sans savoir quoi dire, j’étais venu en espérant qu’elle ne soit plus là. Je ne voulais pas la voir, j’avais peur de pleurer. Comme le gamin que j’étais. Le sourire aux lèvres, les mains dans les poches, je m’approchais d’elle. Elle était de dos mais rien qu’à l’odeur, je savais que c’était elle. Rien qu’à la couleur de ses cheveux.

Savait-elle au moins que c’était moi qui avais écrit ? Je n’avais pas signé. J’aurais pu mettre « Pan » mais elle n’aurait pas situé. J’aurais pu mettre « Le connard qui t’a lâchement abandonné dans un cimetière » mais je ne savais pas écrire la moitié des mots de cette phrase. J’étais proche d’elle. Je ne respirais plus. Ma chemise blanche qui n’était pas rentré dans mon jean tapait contre mes mains. Le vent, traitre. J’aurais voulu la prendre par les épaules et la serrée fort. Mais je n’en fis rien. Je ne bougeais plus. J’avais envie de crier, de pleurer, qu’elle se retourne. Mais je n’osais pas. Mes cheveux dans les yeux, je redevenais l’enfant sans expérience que j’avais été une fois. J’oubliais tout sauf l’amour qui rougissait mes joues. L’amour, la culpabilité, l’espoir… tout ça collait ensemble et je ne l’oubliais pas désormais. J’avais eu le temps, trois jours, de me remettre de mes émotions. De ma connerie. J’avais une cicatrice sur l’avant-bras droit, là où les gens ont un chiffre.

Il y eu ce long silence. Le genre de silence qu’on n’aime pas, qui rend la situation bizarre, où on est mal à l’aise, où on se hait. Je me haïssais à cet instant, là debout devant elle. J’avais fait le tour du muret et je m’étais posté devant elle. Mais je ne savais toujours pas quoi dire. Et plus le temps passait, plus l’ambiance devenait lourde et plus je me haïssais. « Salut. »
Je relevais subitement les yeux. J’avais envie de vomir. J’avais envie de pleurer, de crier, de partir. Tout mais d’entendre ça. Elle m’avait détruit, pulvérisé, et en quelques secondes j’avais perdu toute crédibilité. « Je… » Pleure pas vieux, ce n’est pas le moment. Faut que t’assure. « Attends. Laisse-moi parler. » Je pris quelque seconde pour réfléchir, avaler ma salive, préparer mon cœur à ce que j’allais dire. J’avais autour du poignet son pendentif. Je l’avais mis en bracelet parce que je voulais cacher mon poignet nu de chiffre. Oh, ce n’est pas le fin pendentif qui allait le cacher. Mais au moins, quand je regarderais mon poignet, je ne penserais plus à ma mort. Seulement à Sélène. « Je m’appelle Pan. C’est vrai, ça ne vaut pas un Peter Parker ni un Bruce Wayne. Mais contrairement à eux, je tiens à toi. Je ne cherche pas à sauver le monde, il est voué à l’échec, je ne cherche même pas à te sauver dans la mesure où j’en suis incapable, tu l’auras remarqué. Je veux juste que tu m’accepte, être avec toi. Ce n’est pas grave si tu te fais passer pour morte, si t’habite dans un manoir, peu importe ce que tu as fait, je veux être avec toi. Mais seulement si tu veux de moi. » Je fis une courte pause. Cette fois, mon sourire s’élargissait sur mes lèvres. Je reprenais confiance, je retrouvais mon bonheur dans mes paroles. « Mon but est de faire en sorte que tu veuilles de moi. Je ne lâcherais pas l’affaire, maintenant que je t’ai… que tu m’as retrouvé, que je sais que tu es vivante, je ne compte pas te lâcher. » Je lui pris la main. Comme la dernière fois, comme dans les bois. Il y a six mois. « Pardonne-moi s’il te plait. Pardonne-moi d’avoir rompu ma promesse. Mais cette fois je ne te lâcherais plus. Même si on me dit que tu es morte parce que je n’y croirais pas. Je continuerais à te chercher,


j’irais jusque te trouver dans la mort ! »
Mensonge.
Pauvre con insensible. Ment donc à la femme de ta vie, pardon. A la femme de
sa vie. Parce que la tienne est trépassée. Vraiment, un salaud dans ton genre, ça me tue. Tu crois la protéger en ne lui disant pas ton âge ni ton prénom ? Que t’es mignon, c’est adorable, vraiment. Très touchant. Tu mériterais de crever pour ça connard. Ou non, justement. Tu mériterais de connaitre cette peine éternelle qu’est la culpabilité.

Je mis un genoux à terre et je sortis de la poche de mon teddy, un pendentif. Il n’avait pas de chaine, je n’en avais pas. C’était un œuf en or que l’on pouvait ouvrir en deux, dessus gravé les armoiries de la famille royale de Russe, les Romanov. (H II)Le pendentif de mon père . Il valait une petite fortune. Mais je m'en fichais un peu. D’ailleurs je n’y tenais pas tant que ça dans le fond. Il n'était pas si beau. Je m'interdisait de garder le souvenir de ma famille dans un bijou. Surtout que je ne pouvais appeler ces gens ma famille, on ne comprendrait pas. Mais je tenais à ce que Sélène l'ai. Pour qu'au moins, si je n'arrivais pas à la récupérer, elle puisse le vendre et s'acheter une véritable maison. Oh ce n'était pas grand chose, il valait environ £10 000. Elle pourrait avoir un appartement ou retaper le manoir... Au moins, elle ne serait pas à la rue.
Je ricanais « Je t’aurais bien demandé en mariage, mais on n’épouse pas les morts. Je m'en contenterais.»


Alekseï ?
Ta gueule.
Écoute-moi.
Quoi ? Laisse-moi être heureux !
Bordel Al. Ce que tu viens de faire, de lui dire, j’espère qu’un jour ça te retombera sur la gueule.
Comment ça ?
Elle ne sait pas que tu parles de toi tu sais. Elle pense que tu parles d’elle.
… Je sais.
Et t’en est fier ?
Non. Je me hais.
Alors pourquoi fais-tu ça ?
Parce que j’ai trop mal. Parce que je veux qu’elle soit heureuse. Et je préférais que je sois son bonheur.
Quel rapport?
Dis-moi. Dis-moi toi, conscience, qui est si intelligente. Dis-moi, qui, sur terre, qui trouve son bonheur d’un mort ? Les morts, on les pleure.




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MessageSujet: Re: Sometimes I wanna shout you I love you. | PV Lun 22 Oct - 7:44




Il avait le droit de la haïr. Parce qu’actuellement, elle aurait voulu le haïr. Ça aurait été beaucoup plus simple, beaucoup plus… Prudent. Mais Sélène devait aller au-delà de la haine. Elle se savait incapable de le détester. Pas parce qu’elle n’en avait pas envie, parce que si, elle avait très envie de se protéger, de faire en sorte qu’il ne passe pas devant le reste, qu’il ne reste qu’une personne dans sa vie et rien de plus. Si, elle en avait envie. Mais elle n’y arrivait pas. En six mois, elle avait largement eu le temps d’essayer. Elle avait eu le temps de faire des tas de choses. Mais elle en avait réussi beaucoup moins. Et le haïr n’était pas une chose envisageable. Rien qu’en le regardant, elle se laissait attendrir, même si elle était plus qu’attentive à ce qu’il disait. D’ailleurs, si elle resta très à l’écoute, elle planta sur le pendentif qu’il tendait vers elle. Ce qu’elle lui avait donné ne devait sans doute rien valoir d’un point de vue monétaire. A moins qu’on lui ait caché des choses, ce qui était le cas en fait. Mais bon, passons là-dessus. Et le siens était… Il paraissait déjà plus ancien. Elle tendit les doigts pour les poser contre le métal et effleurer sa peau, sans récupérer le bijou. Est-ce qu’il avait la même valeur ? Et quelle importance ? Après un moment à l’écouter parler, elle finit par esquisser un sourire, mais elle avait envie de soupirer. Pas forcément de fatigue ou d’exaspération, simplement, elle avait envie de le voir sourire. Et surtout… Surtout. A sa dernière phrase, elle ne sourit pas. Ça aurait pu être pris comme une espèce de blague, comme elle devait le comprendre en tout cas, mais elle se crispa légèrement pour murmurer d’une voix terne :


« Ça je te le fais pas dire. »

Et puis elle se mit à le regarder. Si elle avait su qu’il mentait, ou du moins, si elle avait su qu’il n’était pas totalement honnête, elle lui aurait fait remarquer d’une façon sans doute pas super sympa. Mais d’un côté, elle était tellement heureuse qu’il vienne la voir et qu’il prenne la peine de lui dire tout ça que ça devait sans doute aveugler son instinct. Elle resta silencieuse, un long moment après que sa voix se soit arrêtée. Que répondre ? Sincèrement. Elle avait du mal à mettre tout au clair dans son esprit, ou du moins, elle n’y arrivait pas du tout. Peut-être avait-elle besoin de calme et de silence, comme ce qu’elle avait eu ces derniers mois, mais elle ne voulait surtout pas le quitter. Raison pour laquelle elle posa sa main dans la sienne, sur le pendentif, à plat, sans quitter son contact. Elle l’observait toujours. Puis elle posa son pouce contre le côté du sien pour le caresser et tenta un sourire un peu plus rassurant, un peu plus rassuré.


« Ce que tu es est suffisant. Je n’en ai jamais demandé plus. Je ne veux pas que tu essayes de me sauver. Ni que tu sois un super héros. Encore moins que tu risques ta vie pour des choses stupides comme je le fais bien trop souvent. Tu es. Et ça suffit. »

Puis, plus bas, sans doute guidée par son instinct qui renaissait difficilement en baissant les yeux sous ses cheveux :


« Tout le monde peut vivre, exister c’est plus dur… »

Elle marqua une nouvelle pause pendant laquelle elle releva la tête pour observer le manoir et finir par sourire à nouveau avant de reposer son regard sur lui et de glisser sa main libre contre sa joue.


« Si tu n’es pas sûr de tenir une promesse, ne la fait pas. Je sais de quoi je parle, je suis la championne des promesses non tenues je crois. »

A nouveau elle se tut pour le regarder. Observer ce visage qui lui avait tant manqué et pour lequel elle s’était forcé à continuer, malgré la difficulté de l’épreuve. Elle savait qu’elle l’avait blessé, et ça lui faisait tellement de mal. Seulement, elle aurait aussi voulu tout lui raconter. Tout ce qu’il lui était arrivé pendant ce laps de temps trop long. Immensément long. Où elle avait été bien trop souvent seule face à elle-même. A déterminer ce qu’elle ressentait, ce qu’elle regrettait, ce qu’elle aurait voulu et ce qu’elle avait raté. Et la liste était longue. Elle finit par récupérer le pendentif pour le glisser dans la poche de son jean sombre et décroiser les jambes par la même occasion. Puis elle pencha la tête sur le côté en fermant les yeux. Habituellement, elle n’était pas autant « dans la Lune » mais il fallait croire que beaucoup de choses avaient changées.


« J’ai failli mourir de faim, après mon coma. Personne n’est venu me chercher sous les décombres, sous la poussière. J’ai eu tellement de chance, mais beaucoup de vies ont été prises tu sais ? Bien sûr, tu le sais. Mais. J’aurais tellement aimé te retrouver après ça. J’aurais tellement aimé ne pas être seule. J’aurais tellement aimé revoir ton visage et être sûre que tout irait bien. Mais j’en ai pas eu le courage. J’ai été stupide je sais, mais j’avais tellement peur d’y retourner. Je pouvais pas dormir sans entendre des cris… »

Lorsqu’elle s’arrêta de parler, sa voix était devenue tremblante et elle savait que ses larmes étaient proches, seulement, elle devait être plus forte que la peur et la douleur. Alors elle esquissa à nouveau un sourire avant de très rapidement détourner la tête en manquant d’échapper un sanglot. Enfin, elle baissa la tête pour approcher son front du sien sans le toucher, elle était trop haut pour ça. Mais elle l’observa avec intensité et ne se mit pas à sourire.


« Je t’aime. Je t’aime, vraiment. Je te pardonne tout, et c’est plutôt moi qui devrait m’excuser. Reste avec moi… S’il te plait. »

Elle était stupide, c’était impossible. Personne ne pouvait rester avec elle. C’était une très mauvaise idée, et elle se serait tapée si elle en avait eu conscience. Mais pour l’instant, elle n’écoutait que son cœur qui battait la chamade et elle avait l’impression qu’il était en train de fondre et de se répandre dans tout son organisme comme un métal en fusion.



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Dernière édition par Sélène Utreuil le Sam 10 Nov - 11:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Sometimes I wanna shout you I love you. | PV Mer 24 Oct - 14:59


Hi, I'm tate, I'm dead. Wanna hook up?



Tandis qu’elle prononçait ces mots, je me sentais tomber. Bien sûr je ne tombais pas. Mon visage n’exprimait pas cette chute. Mais je la sentais. Je sentais mon erreur, ma connerie. Elle venait de dire une chose si triste. J’avais envie de crier. Ah mais c’est qu’elle se trompe la petite. Tout le monde ne peut vivre, non. Tout le monde ne vit pas. Ne parlons pas de ceux qui existent. Pourquoi dit-elle que moi j’existe ? Pourquoi dit-elle que je vis ? Je ne vis pas, ne le sait-elle donc pas ? Ben non, non elle ne le sait pas. Je ne lui ai pas dit, je lui ai menti. Maintenant, j’assume, je subis.

Mais bien des gens confondent chute et descente.
Car ceci n’était que la descente.
« Si tu n’es pas sûr de tenir une promesse, ne la fait pas. »
Mon visage se désagrégea tandis qu’elle parlait. J’entendais à peine la suite de sa phrase. C’est comme si… Comme si elle avait lu dans mon esprit. Ca faisait si mal. Si ça avait pu me tuer, je serais mort. Ça me rendait malade, de devoir assumer. J’étais le genre de personne qui voulait le beurre, l’argent du beurre et la crémière. Et lorsqu’on se rendait compte qu’on n’aurait pas tout, on pleurait. Je suis un gamin. Et là on m’a retiré le poil à gratté des mains. Mais la personne qui m’a pris la boite n’a pas encore enfilé son manteau. Et quand Sélène l’enfilerait… Quand elle découvrira qui je suis… Si elle découvre qui je suis !
Mais prions pour que cela n’arrive jamais.
Prions pour que je ne sois jamais puni de cette connerie. Je paie toujours mais là, là je ne voulais rien sacrifier. Je voulais la garder, « l’avoir ».
J’aurais dû lui dire la vérité lorsqu’elle me dit qu’elle m’aimait. Lorsqu’elle me dit qu’elle devait me pardonner. J’aurais dû lui dire.

Je la regardais. Je me relevais finalement, les genoux marron, le feu dans les yeux. « Sélène… »
Je penchais la tête. J’étais mal à l’aise. J’avais mal à l’intérieur de moi. Mais la culpabilité avait déjà eu raison de moi et je ne pouvais garder ça pour moi si longtemps. Je fermais les yeux avant de pouvoir voir le chiffre de sa main. Je ne voulais plus voir ce chiffre, je ne pouvais plus.
« Pardonne-moi… »
Ma voix était tout aussi tremblante que la sienne. Des larmes coulèrent sur mes joues mais ce n’était pas les miennes. C’était celle de mes yeux, moi j’étais fort. Moi je tenais le coup.
« Je t’aime mais tu ne sais pas qui je suis. »
Non elle ne savait pas. Elle ne pouvait pas savoir. Il fallait que je lui dise. Quitte à la perdre. Quitte à l’aimer seul. Elle saurait pour qui elle tremble au moins. Pourquoi la mort ne le dérangeait pas.
Malgré mes larmes, je fis une révérence digne d’un monarque, d’un grand-duc. « Je suis le tsarévitch Alekseï Nikolaïevitch Romanov, membre de la famille impériale de Russie. L’héritier du trône. » J’avalais ma salive en la regardant dans les yeux. Je voyais clair et pour la première fois de ma vie je pensais clair. Je pensais. « Je suis mort. » Je lui souris en penchant la tête, désolé. Au moins je lui aurais dit. Et avant qu’elle ne puisse même réagir à ça, je me mis à marcher droit devant moi, en évitant le muret et je partis. Pour mourir ? Non. Pour oublier.


Non. Au lieu de ça, je demeurais un genou à terre, silencieux. Je ne lui dis rien, j’étais toujours Pan. Je finis par me relever, la gorge sèche et je la pris dans mes bras. Je tenais sans la lâcher, la tête penché au-dessus de son épaule. J’avais son odeur dans la tête, ma main sur ses cheveux. J’étais chevalier après tout. Et un chevalier se doit d’être courtois envers « sa dame ». Je ressentais encore la lame lourde sur mon épaule. L’adoubement est quelque chose de très ridicule. Je déposais un baiser sur son front. D’ici, j’entendais son cœur battre. Je pris ensuite son visage dans mes mains et je jetai mon regard dans ses yeux. Je lui affichais mon plus beau sourire, heureux d’être enfin avec elle. Heureux d’être là. Oublions les désagréments pour le moment. Là, à l’instant, soyons là.



Nous nous étions installés dans le grenier du manoir. Autour de nous, il y avait une cinquantaine de bougies qui tenait au sol grâce à la cire. J’en avais allumé en masse. Nous étions allongés sur une couverture, par terre et je regardais le ciel. Car oui, la toiture était épouvantable, il y avait des brèches par endroits et de là où nous étions, nous pouvions voir les étoiles.
J’avais le bras droit sous ma nuque, allongé sur le dos. La tête de Sélène posé sur ma poitrine, je l’entourais de mon bras droit. Ma main caressait ses cheveux doucement, j’ignorais si elle dormait. Moi je ne dormais pas. C’était ça qui me manquait, le fait que je ne pourrais jamais m’endormir avec elle, seulement la regarder. Mais là, je ne la regardais pas, je fixais les étoiles, le regard exsangue. Mon cœur avait son éternel début calme, ce rythme qui ne changerait jamais, ou presque. On entendait un corbeau. Je su immédiatement ce que c’était. Justement, la bestiole apparue dans mon champ de vision. Il planait, déchirant l’air qui me séparait des étoiles. Au milieu de sa route, celui-ci disparu, comme s’il n’avait jamais été là.
Mardy…
Cette jeune fille de la Noc Arcana me livrait un message assez inutile. Et elle le savait bien. Dès l’instant où j’avais accepté de rester avec Sélène, je su que j’allais avoir des problèmes avec eux. Le mirage était clair, je ne m’étais pas trompé. Mais ça ne faisait rien. Qu’allaient-ils faire, au pire j’aurais quelques bleus, au mieux, je n’aurais rien. Juste l’esquisse d’un sourire sur mes lèvres. A ce moment je ne pensais pas à moi – pour une fois. Je pensais à Sélène. Allait-elle s’en sortir, seule ? Si elle se cache aux yeux du monde, le monde va l’oublier, va croire à sa mort. Pourrait-elle supporter cette solitude ? Car elle n’était pas aussi conne que moi. Elle, n’allait pas se balader en plein jour dans les rues. Même moi je ne l’ai pas fait tout de suite. J’ai attendu cinq ans, j’ai attendu ma mort. Et elle, n’en était qu’à 6 mois. Six mois c’est rien, c’est nouveau. Le sentiment d’être rien apparait seulement maintenant, le sentiment d’être seul, de ne pouvoir compter sur personne…

C’est si ironique l’enchainement des dates. Le 30 Avril 2010, on m’a dit que Sélène était morte. Le 30 Avril 2008, on m’a dit qu’on avait retrouvé le corps du tsarévitch, Alekseï. « Nous avons enfin retrouvé toute la ‘tite famille. » Nous somme morts aux yeux du monde le même jour, à deux ans près. C’est si ironique. Je souris. « Tu sais Sélène, moi je suis heureux, c’est la première fois que je me prends la tête pour quelqu’un d’autre que moi. Je veux te protéger. Que tu sois heureuse. Même si tu m'as dis qu'être moi était suffisant... Et puis le reste, on s'en fiche.» J’avais murmuré ma phrase. Je l’avais dite en Russe. Je parlais aussi bien le Russe que l’Anglais mais le Russe restait ma langue et mon pays natale. Moi aussi je chantais la kalinka, avant ! Je continuais dans ma langue maternelle, d’un même murmure, d’un même souffle. « Je crois bien que je t’aime au moins plus que toi tu ne m’apprécies. Et c'est tant mieux. Tu souffriras toujours moins.»
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MessageSujet: Re: Sometimes I wanna shout you I love you. | PV Sam 27 Oct - 20:06



L'histoire. Des mots, des phrases, des prénoms avec une Majuscule et des sentiments. Tellement de sentiments. Je pense pouvoir dire qu'on rejette bien trop ce qu'on ressent pour privilégier les choses plus... Palpables, concrètes. Non ? Peut-être bien. Peut-être que ce qu'elle pensait au fond de son âme et qu'elle dissimulait aux autres derrières un masque d'absence était la vérité. Peut-être que tous les petits êtres aux alentours de Birdsall étaient effrayés par le fait de ressentir des choses. Mais que se passerait-il lorsqu'on prendrait tous les ressentis de ces personnes ? Lorsqu'on leur volerait ? Quand ils les verraient s'échapper par nuée de poussière scintillantes au milieu des étoiles, là, bien haut, et qu'ils éclateraient pour ne jamais revenir ? Alors seulement les gens se rendraient peut-être compte de l'importance de se laisser guider par eux, de temps en temps.


Le silence de Sélène n'était pas le résultat de son sommeil. Elle ne dormait pas. Enfin, pas à proprement parlé. Elle n'avait pas de vision, non. Ça arrivait de moins en moins, et quand ça arrivait elle s'arrangeait pour le pressentir et être seule à présent. Elle était dans un autre monde. Un monde parallèle ou tout aurait été radicalement différent. Pas un monde parfait, parce que lui aussi aurait été plein d'échardes, mais radicalement différent. Que se serait-il passé si sa fille ne s'était pas sacrifiée et que malgré tout, elle avait vécu assez longtemps pour voir sa naissance et rencontrer Pan ? Si malgré tout les choses avaient été différentes et pourtant semblables, s'ils s'étaient échappés loin de ce monde malsain ? Mais ses réflexions furent très vite coupées. Ce n'était pas Birdsall qui rendait l'univers malsain. C'était l'univers qui rendait Birdsall malsaine.


Ainsi la conclusion était toute tracée : les évènements n'auraient pas pu mieux se produire. Et même si c'était tout simplement horrible de penser une telle chose, mais non, mieux n'aurait pas été possible. Parce que les pires évènements qui pouvaient lui tomber sur le coin de la tête ne pouvait que la pousser à se battre pour remonter la pente. Et c'était ce qu'elle avait fait. Ce qu'elle n'avait pas cessé de faire. Lorsqu'elle s'était enfin rendue à l'évidence qu'un voyage dans le passé était hors de ses compétences. Et pour changer quoi, exactement ? Alors il suffisait d'aller de l'avant et de reconstruire. Recoudre les cœurs déchirés. Honorer les mémoires. On ne pleure pas les morts, on continue de vivre pour eux. Si elle avait su à quel point ce qu'elle pensait était juste, elle en aurait été d'autant plus surprise, non ? Sans doute... Mais « morts » dans son sens sonnait beaucoup plus comme « partis » ou « disparus » que « sans vie ».


La toile de pensées qui battaient au rythme de son cœur calme l'empêchèrent d'entendre la totalité de ce qu'avait dit le jeune homme. Cependant, elle en entendit assez pour comprendre que justement, elle ne comprenait pas. Ce fut sans doute l'élément qui la ramena à la réalité. Pas comme une baffe dans la figure, mais plus comme un jet d'eau glacée. Vif et .. Possiblement amusant ? Ok, elle n'éclata pas de rire, même si elle aurait pu. Bah oui, elle savait pas si il avait sortit une super vanne. Hein. En fait, elle se redressa, après avoir eu un froncement de sourcil. Pendant un moment elle observa les flammes des bougies avant d'avoir un haut le cœur et de détourner le regard vers lui pour se sentir mieux. Le gratifiant d'un sourire sincère, elle resta silencieuse pendant encore un long moment. Après son coma, pendant combien de temps était-elle restée sans dormir ? A avoir trop peur de fermer les yeux et de revoir tous ces visages et tous ces cris dont elle était en grande partie responsable ? Elle l'avait fait jusqu'à tout simplement tomber d'épuisement. La fatigue lui avait fait perdre totalement la notion de temps, ça aurait pu être des jours comme des semaines. Et ça devait se trouver à peu près entre les deux. A se laisser mourir de faim. A s'abandonner à celle qu'elle avait rejetée pendant si longtemps. S'achever aurait été si facile. Mais au fin fond de son désespoir il y avait eu une étincelle qui avait fait éclater la flamme de l'envie de vivre chez elle à ce moment là. Une seule. Minuscule.


« J'allais abandonner. J'allais me laisser périr. Je voulais disparaître. Sincèrement. J'étais terrifiée et en colère, mais... »

Elle l'avait quitté des yeux pour les relever vers les brèches du toit et garder un sourire un peu plus absent au visage, détaillant la voûte étoilée avec un air pensif, comme si elle avait oublié de finir sa phrase. Cependant, elle reprit, quelques longues minutes plus tard.


« J'ai pensé à toi. »

Quoi qu'il en dise, il l'avait sauvé. Que ce soit son propre esprit qui avait décidé que la seule façon de lui faire bouger ses fesses était de lui remettre en pleine figure qu'il était possible que quelque part quelqu'un l'attendait ou juste le hasard et son inconscient, ça n'avait pas d'importance. C'était grâce à lui. D'ailleurs, elle reposa les yeux sur lui pour déposer sa main sur le sienne et expirer faiblement.


« Alors je me suis battue. »

Envers le monde, envers elle même. Pour changer. Pour être la même. Elle ne savait pas trop contre quoi, ce qu'elle savait, c'est qu'elle y avait mis toute sa volonté et que ça avait marché. Même si elle était morte aux yeux du monde, le monde était aveugle. Le monde qui comptait réellement, elle l'avait entre les mains. Ou presque. Fermant les yeux elle remua les lèvres dans un « merci » auquel sa propre voix ne prêta pas d'identité sonore, restant muet, coincé dans sa gorge. A présent, elle ne rêvait plus que d'une chose, pouvoir reproduire ce moment des milliers de fois, mais c'était d'un égoïsme sans précédent. Les risques qu'il prenait rien qu'à être avec elle, rien qu'à tenter de retrouver sa trace étaient trop grands. Il aurait été tellement plus simple de lui dire qu'elle ne voulait pas de lui et de le jeter comme un déchet. Ça aurait arrangé tellement de choses de voler en solo. Mais. Elle ne pouvait simplement pas. Son cœur ne lui aurait jamais pardonné ça. Alors tant pis, elle préférait de loin faire l'idiote et dire des choses qui n'avaient pas vraiment de sens mais qui venaient des tréfonds de son âme plutôt que d'être quelqu'un qu'elle aurait elle même détesté. En rouvrant les yeux, elle planta son regard dans le sien et se prépara à regretter amèrement ce qu'elle allait dire.


« Peut-être qu'un jour tu me diras toute la vérité. Mais ça ne presse pas. Ça ne m'empêche pas de t'aimer. Ça ne m'empêche pas d'avoir une confiance aveugle en toi. Même si je sais que je ne sais rien de toi. »

Elle avait regretté. A l'instant même où elle avait ouvert la bouche. Et quand elle l'avait refermée, elle avait détourné les yeux pour inspirer et calmer le début de paniquer qui prenait le contrôle de son esprit comme de son organisme. Non. Non. Non. Cependant, même si le détour de son regard pouvait être mal perçu, dans un sens de déception ou quelque chose du genre, elle avait gardé sa main sur la sienne. Elle préférait peut-être même ne rien savoir. Car plus on en sait, et plus on souffre. Mais peut-être que ne rien savoir voulait aussi dire ne pas s'impliquer. Et c'était cela qu'elle redoutait dans son ignorance. Maintenant qu'il faisait partie intégrante de sa vie...



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MessageSujet: Re: Sometimes I wanna shout you I love you. | PV Dim 28 Oct - 21:43


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Elle se releva. Elle ne dormait donc pas. Elle fronçait les sourcils. Je restais immobile, des fourmis dans le bras. Elle me regardait. Je ne disais rien. Mon esprit embué dans les pensées, je ne parvenais pas à en sortir. Mais mon regard restait bloqué sur celui de Sélène. Je n’arrivais pas à réagir mais quelque chose clochait. Dans son regard habituellement si paisible. Elle se mit à parler. Dès la première note que lâchait sa voix, dès la première inspiration, mes pensées disparurent pour me concentrer sur le son qui chantait de sa bouche. Mais ce n’était pas pour dire de belles choses. Je fronçais les sourcils. Elle prit ma main. Je cherchais son regard des yeux plutôt que son toucher. Si j’avais à choisir, je préférais qu’on m’enlève le toucher, quitte à ne plus sentir sa si douce peaux contre la mienne que la vision. Bien entendu, ce ne serait pas un choix facile, un choix que, j’espérais, n’aurait jamais à faire. Elle continuait faiblement. Alors elle pensait à moi. Alors elle s’est battue. Mon cœur battait aussi, il luttait pour ne pas crier. Alors elle me remercia. Non attend… Elle ne me remerciait pas. Je n’entendais pas sa voix. Mais ses lèvres me parlaient. Elles me remerciaient. Peut-être que… Peut-être que finalement, j’avais une chance.

HAHA ! UNE CHANCE ? Ben mon vieux. Il est trop tôt pour espérer, attend un peu la prochaine réplique. Attend un peu la fin de sa tirade avant d’espérer.
Toi, Ta gueule. Vraiment. Je n’ai jamais écouté ma conscience, je n’en ai jamais eu. Tu vas me laisser heureux, tu vas arrêter de me dire ce que je dois faire, qui je suis. J’ai pas eu besoin de toi en cent six ans, je n’ai pas besoin de toi aujourd’hui.

« Peut-être qu'un jour tu me diras toute la vérité. Mais ça ne presse pas. Ça ne m'empêche pas de t'aimer. Ça ne m'empêche pas d'avoir une confiance aveugle en toi. Même si je sais que je ne sais rien de toi. »

Je défronçais mes sourcils. Pas parce que soudainement, tout devenait clair, non. Mais par surprise, par peur. Lorsqu’on se concentre sur un coloriage pour ne pas dépasser et que d’un coup, on fait un grand trait rouge en dehors des bords. Là, on défronce les sourcils. Quand l’espoir nous abandonne devant ce si joli dessin. Je me redressais pour m’approcher d’elle. Une de mes mains dans la sienne, mes genoux légèrement soulevé pour contrebalancer mon poids et mon dos courbé pour ne pas tomber en arrière. J’avais la tête penché vers elle. De mon autre main, ma main libre, je caressai son bras, l’effleurant avec le bout de mes doigts. Comment savait-elle ? Pourquoi savait-elle ? Elle n’avait pas à savoir quoique ce soit. Je me devais de la protéger.

Je déposais mes lèvres contre son épaule, puis sur sa clavicule. Je glissais ma main sur son dos jusque sa hanche, et ainsi, je la poussais vers moi. Je me calais contre un mur et je la posais entre mes jambes, son dos contre mon torse. Je passais mon visage prêt de son cou que j’embrassais, puis de son épaule. Sans lâcher sa main. Mon souffle rebondissait sur son épaule, mes cheveux sur sa joue. Je prenais son autre main et je l’entourais par la taille avec mes bras. « Tu n’as plus à te battre seule désormais. » J’ouvris la paume d’une de ses mains, et toujours en l’entourant pas la taille, je caressais la paume de sa main doucement. « Mes parents sont morts quand j’étais jeune. Mes sœurs aussi. J’ai voyagé un peu puis je suis atterri ici. Et ici, rien ne s’est passé de spécial jusqu’à notre rencontre. Et là, là tout a changé. C’est tout ce que tu as besoin de savoir sur ma vie. »

Pardonne moi Sélène. Pardonne moi, un jour j’aurais peut-être le courage de te dire toute la vérité. J’aurais peut-être le culot de t’avouer avec qui tu es. Mais là, je ne peux pas. Je ne l’ai pas, j’y arrive pas. Je ne tiens pas debout avec mon histoire de mort et toi t’as pas besoin d’un cadavre de plus dans ta vie. Seulement d’un ami sur qui compter.

Je ne lui avais jamais dit que je l’aimais. Je lui ai fait comprendre, et elle pouvait le lire dans mes yeux. Mais je ne lui ai jamais dit « Je t’aime » clairement. Pourquoi ? Mes sentiments étaient sincères, pures. Peut-être trop. Peut-être que j’avais seulement peur de le dire, de l’officialiser. Je n’avais pas envie de l’entendre à voix haute, pour ne pas rayer la beauté du sentiment. J’étais terrorisé à l’idée que ça sonne faux, que je me sente obligé de le dire. Pourtant je le pensais tellement fort.

Je posais ma tête contre le mur, caressant son bras droit de mon bras gauche et vice-versa. Je sentais son cœur battre, et j’adorais ça. Elle me rendait vivante, elle était si vivante. Et moi je l’adorais. Je voulais écouter son cœur battre à tout jamais, là dans mes bras. Rien que ça. Mais je savais qu’un jour, il n’aurait plus de piles. Et comparé Sélène à un jouet était peut-être offensant mais on savait très bien que je ne la prenais aucunement pour un jouet. Je la prenais pour bien plus. Elle était la personne avec qui j’aurais voulu faire ma vie, l’épouser avoir des enfants qu’on aurait appelé Junior par flemme de les prénommer. On aurait pris un appartement à Londres, elle aurait travaillé dans une filière qu’elle aimait, j’aurais appris à lire et j’aurais fait un boulot de merde mais qui arrondi les fins de mois. Je m’occuperais des gosses et on aurait un chien qu’on appellerait Rex par flemme de trouver un autre nom. On aurait vieilli ensemble, Junior aurait fait une fugue, on l’aurait retrouvé. Ils seraient partis à leurs majorités et on se serait installé dans une maison avec un patio et un paillasson « Welcome ».
Sans le chien, c’était ce don je rêvais sincèrement. Une vie normale et tranquille auprès de Sélène. Mais je savais bien que ce n’était pas possible. Elle ne pouvait se montrer. On ne pouvait se marier alors que je n’avais pas de papiers dignes de ce nom. On n’aurait jamais d’enfants parce que je suis incapable d’en avoir. Ni d’appartement. Et je ne pourrais vieillir à ses côtés. Je ne pourrais que la regarder vieillir. Et ça ne me dérangerait pas, mais elle ça la dérangerait. Je le sais. On n’aura pas cette vie si ridicule, si pathétique qu’un citoyen normal à. Pour la simple raison que si on avait été citoyens normal, je serais mort avant même la naissance de son père. Et au fond, je ne pouvais regretter le paillasson ou le patio. Parce que je n’arrivais pas à me dire que ça allait s’arrêter un jour. Mon amour pour elle. Parce que je le savais, je savais que ce qui ne nous permettait pas d’avoir tout ça, toute cette vie, c’était à cause de moi uniquement. Qu’elle soit tombée amoureuse de n’importe qui autre que moi et elle l’aurait eu, Sélène junior, Rex et « Welcome ». Et elle l’aura. Simplement pas avec moi.
Cela faisait presque trois minutes que je n’avais pas respirées. Je repris une inspiration lentement, la légère douleur lacérant mes poumons éveillant mes sens. Je murmurais en un souffle. « Et toi ? »
C’était une simple question au multiples sens. Et toi, que me caches-tu ? Et toi, qu’ai-je besoin de savoir sur toi ? Et toi, tu m’aimes ? Et toi, raconte-moi toute ta vie que je puisse avoir une accroche, que puisse écouter ta voix.
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MessageSujet: Re: Sometimes I wanna shout you I love you. | PV Dim 28 Oct - 23:08






Rêves déchus d'une enfant sans passé. Qui es-tu ? Où vas-tu ? Avec qui ? Et pourquoi ? Dis moi, d'où viens-tu ? Son silence était pourtant tellement bruyant. Sa propre respiration qui sonnait si puissante à ses propres oreilles, à moins que ce ne fussent les battements de son cœur. Elle n'en savait rien. Et au diable la certitude ! Le bruit venait de son imagination. Des milliers de papillons qui battaient dans ses tempes. Qui se battaient dans une mélodie entraînante tout autant qu'effrayante. La mélodie du silence. Elle ne se laissa pas aller à sa contemplation, une voix était bien plus douce à ses yeux. Elle aurait pu être outrée, outrée qu'il refuse de lui en dire plus. Mais elle comprenait si bien qu'elle se contenta de fermer les yeux pour sourire. Sourire qu'il ne verrait pas mais qu'il pouvait deviner rien qu'à sa respiration plus calme, tellement profonde qu'elle feintait un sommeil.


Suite à sa question, elle resta silencieuse encore longtemps, profitant du contact de sa peau contre la sienne pour apaiser ses plaies psychologiques. Se remémorant le pire comme le meilleur, continuant sur la lancée du « toute expérience fait avancer les choses ». Mais certaines étaient bien moins bonnes que les autres. Et elle se souvint d'un soir, un seul soir, le soir. Lorsqu'elle était revenue, souillée par la vie et par les hommes. Tachée de sang et d'amertume. Terrorisée et déçue de son propre être. N'ayant plus de larmes à laisser couler. Et ce soir, la seule chose qu'elle eut envie de dire c'était « Maman, maintenant je veux mourir. » Partir sans regrets. Elle avait sans doute connu sa première mort. La pire de toutes, à ses yeux d'enfants. Elle n'avait plus été. Sa première rencontre avec quelqu'un possédant des dons également. Qui aurait pu deviner qu'elle les haïssait pour cette simple raison. Mais ce soir là sa mère n'avait pas répondu. Ce soir elle n'avait pas été présente pour elle. Et depuis cette nuit, rien n'avait changé, elle n'avait plus d'espoir que cela change, tout lui paraissait si lointain. Est-ce que son père était encore en vie ? Est-ce qu'il pensait encore à elle ? Est-ce qu'il était partit pour la protéger ou pour une toute raison ? Est-ce qu'il avait eut peur d'elle ?


Mais il fallait que son cœur continue de battre et ses yeux se rouvrirent lentement, à demi, observant la lueur des bougies, observant le halo de lumière comme si elle avait pu discerner une bulle de chaleur autour d'elles. Malgré les vêtements loin d'être une tenue d'hiver qu'elle portait, elle n'avait pas froid. C'était une vague de bien être qui l'avait envahie. Totalement. Elle eut envie de le remercier, mais elle ne trouva pas les mots malgré leur simplicité évidentes. Ils n'étaient pas assez beau pour qu'il comprenne ce qu'elle voulait dire. Ils n'étaient pas assez forts et assez nombreux pour retranscrire un ensemble de sentiments plus forts les uns que les autres. La brune se laissa quasiment tomber sur lui, relevant les yeux pour observer le plafond. Ce n'était plus les morceaux de bleu nuit qui déchiraient le plafond qu'elle regardait, non, c'était bien les morceaux de noir obscur et inquiétant qui déchiraient le bleu nuit du ciel et ses paillettes. Elle aurait aimé y voir un reflet de son visage, rien que pour l'observer à nouveau.


« J'ai traversé des choses difficiles. Comme tout le monde j'imagine. Mais ce ne sont plus ces choses là qui ont à présent le plus d'impact sur celle que je suis. »

Sélène se permit de marquer une pause, humidifiant ses lèvres qui semblaient s'être totalement asséchée en l'espace de quelques minutes. A croire qu'un spectre coincé dans un coin de la pièce aspirait toute l'humidité. Ok, c'était un tout petit peu tiré par les cheveux, mais au moins, ça aurait eu le mérite d'être marrant, une sorte de spectre-éponge. Je vous rassure, cette pensée n'eut pas le temps de se propager dans l'esprit de la jeune femme. Elle avait de plus en plus l'impression de pourrir leurs moments ensemble par ses diverses questions, mais encore, elle n'arrivait pas à culpabiliser. Oui, elle repoussait tous les éléments négatifs qui empoisonnent une relation. La jalousie, la paranoïa, la culpabilité, elle préférait regarder les meilleures choses et leur sourire. Où était passé la vraie Sélène ? Une question que tout le monde se posait. Ah non, c'était vrai qu'elle était morte aux yeux des autres.


Elle se détacha de lui pour avancer légèrement et tourner la tête pour l'observer, elle avait au fond du regard une étincelle de reconnaissance. Comme si son regard à lui seul gueulait « merci ! », mais merci de quoi ? De tout. De rien aussi. Peut-être que la seule chose dont elle avait besoin c'était de rêver encore un peu, avant que la réalité rattrape ce monde qu'ils s'étaient construit ensemble. Peut-être était-ce un monde d'illusions, de choses toutes aussi factices les unes que les autres, d'éléments qui n'arriveraient jamais, mais c'était ce qu'ils avaient et c'était magnifique. Du rêve en poudre. Et je parle pas de cocaïne. Peut-être n'étaient-ce que deux gamins qui n'avaient pas envie de grandir, pas envie de changer, envie seulement d'être ensemble envers et contre le monde. Certainement même. Plantant son regard dans le sien, elle entrouvrit la bouche pour parler.


« J'aurais voulu te citer des grands auteurs ou un poème mais.. Rien ne me vient. »

Elle avait eu envie de quitter Birdsall, il y avait déjà longtemps. Elle avait eut envie de partir et de ne jamais se retourner, elle avait eut envie de partir à la recherche d'un homme qui ne voulait déjà plus d'elle mais qu'elle aimait encore de tout son cœur. Cependant, depuis ce temps, son cœur avait cicatrisé de la perte de son père. Elle ne voulait plus partir, n'y trouvait plus d'intérêt. Tout ce qu'elle aimait était ici. Tout ce qu'elle avait. Et elle avait décidé de se relever une énième fois et de se battre. A présent, ce n'était plus contre l'endroit, mais pour lui. Pour la paix. Pour la joie, l'amour et l'espoir. Pour les vieux comme pour les gamins. Elle se battait pour tous. Elle eut un sourire, vif, rapide, mais franc. Puis elle approcha son visage de celui de Pan pour déposer son front contre le sien et libérer une de ses mains pour poser son index contre sa tempe. L'amour c'est dans la tête ? Alors pourquoi pas tout lui refiler, qu'il comprenne à quel point il était important ? C'était pas possible. Tant pis, l'idée n'était pas si mauvaise.



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MessageSujet: Re: Sometimes I wanna shout you I love you. | PV Ven 2 Nov - 18:26


Donc le poète est vraiment voleur de feu.


Je restai perplexe devant ces mots si tendres qui exprimaient des choses si lourdes. Telle que je la connaissais, Sélène était une fille qui, certes n’était pas heureuse, mais qui avait connu l’enfance. Je me sentais honteux d’avoir connu un tel repos durant ma jeunesse. Ma jeunesse, contrairement à ce qu’on pouvait en penser, n’était pas triste. Je vivais dans le lue attendant et profitant du repos eternel. Je vivais dans cette si douve solitude ; moi, la tristesse qui transgressait le sourire des autres et la mort. Aussi ma sœur, Anastasia. C’était une vie dont je profitais, un « carpe diem » sur dix-sept ans. Puis il y a eu le meurtre de ma famille. C’était peut-être le moment le plus difficile mais là encore, je m’étais préparé à être séparé de mes proches prématurément. Je pensais seulement que je partirais avant eu. Et bien que Sélène ne m’ai rien dit, absolument rien, j’entendais dans sa voix la tristesse du passé qui « n’a plus d’impact sur ce qu’elle était ».

Elle me fixait d’un regard étrange, de reconnaissance. La honte grandit sur mes joues rouges. Elle parlait de citations mais le souffle me manquait. Son front contre le mien, je jetais mon regard l’éternelle lueur du sien. Donne moi ce qui te hante que je t’offre mon bonheur. Mais je ne savais pas lire les regards. Et l’univers qu’était le sien n’atteignait pas les lumières de ma réflexion. Je voulais atteindre ses lèvres, que mes mains caressent sa peau, que mes doigts glissent entre ses grains de beautés et que mes ongles dansent entres ses cheveux noir. J’aurais voulu la bercer, la prendre, la tenir. Lui faire oublier, lui chuchoter le bonheur mais j’étais incapable de bouger, ni même de reprendre mon souffle. Tout était si froid tout à coup, si noir, si puissant. Mais où donc est ce bonheur dont tu parles. Il est là, entres nous.

Je t’aime.

Un instant, je vis la porte s’ouvrir, ma nuque se cogna violement contre le mur, rompant contact avec Sélène. Je regardais le gamin que j’avais vu plus tôt dans la soirée. J’étais terrorisé, je ne bougeais plus comme si le gamin allait disparaitre. Le passé surgissait de façon désagréable ; l’idée de la culpabilité. Je ne savais pas pourquoi j’avais arraché ce gamin de la mort, je ne savais pas si c’était justifié. Je me rappelle avoir vu dans ses yeux la mort de sa mère comme j’avais vu celle de la mienne. La voix qui vous répète « t’étais là, t’as vu et tu n’as rien fait. » Le bruit du frein qui crisse sur les roues résonnant dans vos tympans comme une balle de pistolet. La culpabilité peu soutenable que ce gamin endurait était mienne. Et pour ça, je suis venu le voir plusieurs par mois après la mort de cette femme que je ne connaissais pas. Le père qui me remerciait d’avoir sauvé son enfant, que j’ai vu l’isolé au cours de l’année.
Pourtant, malgré cette solitude que ce gosse endurait qui me rendait autrefois si heureux et lui si mal, au bout d’un an je suis parti. Ce n’était pas ma famille, il n’était pas mon fils. Juste un gamin qui avait perdu sa mère comme tant d’autres. Et ce soir, je revoyais ce gamin dont les yeux avaient retrouvé une mère. Mais à l’instant même, son regard était pareil qu’autrefois et j’aurais mis ma main à couper que les freins de cette voiture résonnait encore dans ses tympans. Mais ce petit, trop noble pour montrer son horreur, n’avançait pas. « J’ai fait un cauchemar. »
Cauchemars ; carrousel aux souvenirs passés dont la sombre musique rythme les chevaux de bois dans le feu satanique des prisons de l’esprit.

Immédiatement, je poussais Sélène par l’épaule sans quitter Luke du regard et sans un mot, je lui fis signe d’approcher. Il hésita un instant, fit un pas indécis puis couru rejoindre les bras de Sélène tandis que je me levais pensif. Encore une fois, ce n’était pas ma famille, je n’étais qu’une tâche sur ce tableau qui n’était qu’embelli avec les larmes du temps.
Mes yeux cachés par une ribambelle de fils d’or et l’ombre du passé, j’avais une tête inquiétante qui n’était pas brisé par un sourire. La peur du souvenir au ventre, cette sensation de gosse que j’avais d’être de trop. Carrousel qui tourne dans ma tête, chevaux de bois qui renaissent dans mon esprit, bois pourri aux peintures délavés, décolorés, oubliés. J’étais oublié, de côté, celui qui, de toute façon ne serait plus là, serait mort, oublié.
Par protection, les gens m’effaçaient de leurs mémoires avant même que l’heure de ma mort ne soit prononcée. Connue, peut-être. Mais pas prononcée, non on osait pas. On avait peur. On se protégeait et on m’oubliait.

Mais rien ne pouvait y faire, Luke avait un droit que je n’avais pas eu, celui d’avoir à nouveau une famille, une enfance. L’allégresse de l’innocence que j’ai perdue avec ma maladie. Une seconde chance.

Je finis par reprendre ma respiration où elle s’était arrêté et je m’adossai à un mur, plus loin. Je n’étais pas en colère, j’étais respectueux et calme de la magnificence de l’enfance et de sa mère que j’aimais tant.
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MessageSujet: Re: Sometimes I wanna shout you I love you. | PV Sam 10 Nov - 11:49



Cauchemars. La plainte d’un monde qu’on ne contrôle pas. Les limbes de notre conscience. Elle observa l’enfant. Jamais elle ne l’avait jamais vu aussi déstabilisé. Effrayé. Et pourtant, il avait eu sa dose de malheurs. Comme tous les autres. Silencieusement, elle le porta entre ses bras, le pressant contre son cœur, posant sa joue contre sa tempe, mais s’il avait les yeux fermés – elle n’aurait su dire exactement comment elle le savait mais elle le savait – ce n’était pas le cas de Sélène, qui fixait encore la tignasse blonde de Pan. Son Pan. Elle avait envie de lui tendre la main, de lui crier « viens ! Ce monde c’est aussi le tiens ! » mais son bras était trop court. Alors elle baissa les yeux sur Luke. Jamais elle n’aurait à faire de choix entre l’un et l’autre, n’est-ce pas ? Bien sûr. Jamais elle ne l’accepterait. Resserrant l’enfant contre sa poitrine durant une seconde, la brune finit par le repousser doucement pour lui sourire et poser l’arrière de sa main contre son front, un geste qui sonnait plus comme un genre de salut secret que comme un simple geste pour prendre sa température. Elle agrémenta cela d’un sourire, il resta de marbre. Avant d’échapper un sanglot qu’il contrôla cependant, avec dignité. La dignité, pourtant, ce n’était pas plutôt un truc pour les adultes ? Ceux qui essayent désespérément de paraître mieux qu’ils le sont auprès des autres. Alors Luke était devenu un petit adulte ?


« Raconte le moi ? Tu sais que c’est le meilleur moyen de s’en débarrasser, hein ? »

Nouveau sourire de la part de la jeune femme, auquel l’enfant répondit par une vague grimace, retenant à nouveau des larmes. Elle en demandait peut-être un peu trop. Mais dans ses moments sombres, elle aurait tellement aimé que quelqu’un s’occupe d’elle, que quelqu’un se demande ce qu’il pouvait y avoir dans sa tête. Il mima un vague « non » de la tête avec un regard tellement sombre qu’elle eut un mouvement de recul. Le regard appuyé du gamin lui laissa penser que justement, ce à quoi elle pensait était juste. Elle se redressa en reculant. Il rattrapa sa main. Il y eut un moment de silence. Electrique. Puis elle se détendit en soupirant, enfin, Luke finit par à nouveau lâcher : « Vous partez pas hein ? » A ce moment seulement, elle capta sa véritable inquiétude. Muette, elle releva les yeux vers Pan. Elle se remit debout en serrant la main du plus jeune dans la sienne pour se rapprocher du second. Bon. Enfin, Sélène releva l’enfant entre ses bras pour lui sourire, ça allait qu’il se laissait faire et que la force mentale de la jeune femme pouvait s’avérer physique parce que jusque là, elle n’avait pas récupérer assez d’énergie pour réaliser cet « exploit ». Effectivement, si elle n’avait plus cet aspect cadavérique, elle était toujours aussi maigre, signe qu’elle s’était tellement laissé aller.

Même si elle n’avait pas clairement répondu, elle estimait qu’il était assez malin pour comprendre que sa question ne demandait pas vraiment de réelle réponse. Elle plongea son regard dans le sien, l’un aussi intense que l’autre avant d’inspirer calmement mais longuement pour reprendre, d’une voix si basse que c’était à se demander si elle avait réellement parlé…


« Tu te souviens de ce que tu as dis la première fois ? »

Il fit une expression étrange avant de hausser les épaules, elle le reposa à terre, s’accroupit une fois de plus à sa hauteur en posant sa main sur son épaule. Ce n’était pas bien difficile, puisqu’elle-même n’était pas bien grande et que la croissance de l’enfant faisait qu’il paraissait plus grand qu’il n’aurait dû l’être. Alors elle reprit :


« Tu m’as dit de ne pas avoir peur. Que tu prendrais soin de moi. Je te dois beaucoup trop pour t’abandonner lâchement, Luke. »

Il finit par sourire, un peu trop nerveusement au goût de la jeune femme, mais un sourire restait un sourire, il finit par soupirer en baissant les yeux. Le silence fut si long et ils restèrent tellement parfaitement immobiles que c’était à se demander s’ils n’avaient pas été figés en pleine scène. Cependant, la petite voix de l’enfant encore fluette se fit à nouveau entendre. « Ça devait être quoi son prénom ? » Il avait posé la main sur le ventre de Sélène, et les choses ne laissaient pas l’ombre d’un doute. Elle n’en avait aucune idée. Pour ne jamais s’être autorisée à y penser. Elle tenta d’éloigner la pensée de sa tête d’un réflexe mais le regard perçant de Luke ne lui permit pas. Alors son esprit fit des liens tellement rapides qu’elle en resta totalement bluffée. Même si il suffisait de comprendre que son inconscience savait déjà répondre à la question.


« Hope. »

Il eut un sourire. Elle n’y répondit pas cette fois, et de toute façon, il semblait tellement dans son monde qu’il n’aurait même pas remarquer une quelconque réponse. Sélène revoyait en boucle celle qui aurait dû être sa fille et qui avait été sacrifiée à cause de l’égoïsme de sa mère. Elle s’en voulait tellement que ça la rongeait à un point délirant. Quelque chose qu’elle ne révélait cependant à personne, naturellement. Il attrapa sa main et la glissa dans une autre main. Enfin elle releva les yeux vers Pan. Déstabilisée. Elle s’en voulait de lui cacher autant de choses quant à elle-même. Mais d’un côté, des deux côtés il devait y avoir beaucoup trop de secrets. Tant pis. Luke demanda : « Vous voulez bien devenir mes parents ? » Elle avait enfin de lui dire d’aller se coucher gentiment comme tous les parents le font lorsque les enfants posent des questions gênantes, mais elle ne pu pas. Elle se vit incapable de répondre à une question pourtant simple. Incapable de faire un mouvement. Elle avait envie de répondre « Oui ! Bien sûr ! » ou quelque chose qui ressemblait plus à « Il ne faut pas que tu oublies tes vrais parents, c’est ton histoire, mais on est là pour toi… » enfin, quelque chose de classe et à la fois sincère. Seulement…



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Sometimes I wanna shout you I love you. | PV

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