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Le printemps sanglant de 2010

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First Step, “ Blow things isn't a good idea ”








Tout était allé si vite. Pas le temps de courir, pas le temps de se lever, de réagir. On s'était tous retrouvé dans les souterrains, sonnés, et on attendait. Plongés dans la pénombre, la peur au ventre, le silence de mort qui régnait et l'odeur du sang imprégnaient nos esprits. La peur seule faisait battre nos cœurs à une vitesse folle, tellement fort qu'on pouvait presque les entendre, qu'ils auraient pu couvrir les respirations. Lorsqu'elle arriva, lorsque sa crinière rousse et son sourire carnassier vinrent nous éblouir dans notre obscurité, on nous fit lever. Nos jambes tremblaient, les miennes surtout. Et j'avais si peur. J'étais sans doute un des seuls à avoir encore de la famille dehors, à avoir des amis, quelque part dans cette foule, ou encore au pensionnat. Les regards paniqués se tournèrent vers elle. Elle n'expliqua rien, nous n'étions sans doute que des sujets, mais ceux qui l'avaient eu en cours se sentaient mal de ne rien avoir vu de son jeu.

Aucun accès sur l'extérieur, on le savait. Aucune chance de s'enfuir, de courir à travers les couloirs et de retrouver son chemin. Pas de Happy End. Un rapt en pleine nuit, à Rédemption, c'était tellement risqué, tellement, mais ils avaient réussi. On apprit l'existence des Killers de cette façon. Vous savez, dans les films, les méchants exposent toujours leurs plans aux gentils parce qu'ils sont persuadés que personne ne pourra les arrêter. Elle n'avait rien dit d'autre que la fonction des Killers, et sa réelle identité, elle paraissait ailleurs, elle savait qu'elle gagnerait. Ou peut-être pas. Elle convia les plus jeunes à s'approcher. Ils ne devaient pas avoir plus de dix ans. L'homme à côté d'elle les fit se placer en ligne face à nous. Elle lui fit un signe de la tête, il s'approcha du premier et approcha sa main de sa tête, sans doute était-il en train d'évaluer la puissance des pouvoirs de chacun, de son premier signe négatif, il passa au second. Tout aurait pu se dérouler dans le calme si elle n'était pas passée derrière lui, chargeant un pistolet petit calibre d'une forme étrange avec un bruit métallique. Là, la panique du premier monta, en écho à nos regards, mais nous ne pouvions pas bouger, nous ne pouvions pas les défendre.

Elle tira. Il s'écroula, le sang tachant le sol en béton gris, dans une petite flaque, il n'eut pas le temps de crier. Il en fut ainsi pour tous les enfants sauf le dernier, puis elle se mit a appeler par classe. Sur la cinquantaine de personnes, à la fin, il en resta moins de dix vivantes, je pensais avoir eu de la chance. Ils nous conduisirent jusqu'à une pièce où à nouveau, on nous enchaina avec plus de force, c'était encore le début de la nuit, une heure du matin sans doute. Commencèrent alors les expériences...


• • •





Sur les coups de quatre heures du matin, deux silhouettes se dessinaient dans les couloirs des souterrains, arrivés devant la limite apparente, la jeune femme fit un signe négatif de la tête, alors le garçon explosa le mur de son pouvoir pour découvrir une nouvelle galerie. Le bruit de la première explosion fit se redresser la femme rousse qui alla voir ce qu'il se passait, se plantant devant les deux adolescents. La brune eut un mouvement de recul lorsqu'elle reconnu son visage, son cœur se mit à battre tellement fort et tellement vite qu'il menaçait d'exploser, la rage lui montait à la tête.


« Bonsoir chers élèves. Résistance qui se bat avec le mauvais camp, merci pour toutes vos informations. »


C'est alors que la jeune brune comprit qu'elle avait commit une terrible erreur en accordant sa confiance à la mauvaise personne. La rousse leur expliqua l'existence des Killers, s'amusant à décrire tout ce qu'ils avaient fait subir aux kidnappés, dans des détails sanglants, elle en rajoutait même un peu, en expliquant à quel point les enfants avaient pleuré quand le poison que contenait les balles de son arme avaient touché leur cerveau, le faisant dysfonctionner. Elle sortit l'arme. Elle braqua son arme sur la jeune femme.


Tout sembla se passer au ralenti, alors que la brune fit un signe négatif de la tête en tendant la main, sachant pertinemment que son pouvoir la protégerait, le jeune homme s'interposa. Le coup partit. La rousse eut un sourire nerveux, avant de rire, braquant à nouveau son arme sur la jeune femme qui s'approchait de son ami pour lui porter secours, les larmes avaient déjà commencé à couler sur ses joues, lui hurlant qu'il n'aurait jamais dû faire ça. L'arme n'avait plus de balle. Elle avait beau appuyer sur la gâchette, rien ne semblait vouloir partir, elle ne pouvait pas s'être enrayée. Le temps de la charger fut atrocement long, d'ailleurs elle n'en eut simplement pas le temps.


L'adolescente redressa le corps du jeune homme, elle sanglotait, mais lui irradiait d'une force nouvelle, il perdait le contrôle de son pouvoir, de son être entier, sans doute à cause du poison qui déchirait ses tissus, il se mit à trembler, puis à briller étrangement, il était sur le point d'émettre une explosion. Il y eut un déclic, il lui sourit, lui dit qu'il l'aimait. Elle ferma les yeux et recula, le laissant à genoux, il releva les yeux vers la rousse avec un sourire au visage. Il cria à la brune de se protéger, elle obéit, concentrant toutes les forces de son pouvoirs dans la protection de sa propre personne.


L'explosion émit une détonation qui la rendu incapable d'entendre quoi que ce soit durant un long moment, sonnée, lorsqu'elle se releva, elle se rendit compte que le plafond des souterrain à cet emplacement avait été déchiré par un trou béant, elle pouvait observer le ciel, calme. Des arbres de la forêt était tombé à l'intérieur des couloirs, elle dû se battre contre les troncs et les branches noires pour tenter de trouver des survivants. Mais lorsqu'elle pénétra dans la première pièce, elle ne trouva que des chaines et de la poussière. De la poussière et du sang. Elle ne pleurait plus. Elle avançait. Et dans la dernière pièce qu'elle ouvrit, l'espace entre l'explosion et cet endroit avait protégé le contenu de la pièce. A l'intérieur, des dizaines de cadavres...

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MessageSujet: Re: Le printemps sanglant de 2010 Jeu 18 Oct - 18:29



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Hour Of Destiny No Choir by City of the Fallen on Grooveshark


« Elle a échoué. Comme je m'y attendais. »

L'homme était confortablement assit sur un fauteuil en cuir, verre de whisky dans une main, cigare dans l'autre. Totalement cliché. En temps normal elle l'aurait empêché de faire ça, après tout la fumée de cigare rendait nauséeuses certaines de ses poupées et elle n'avait aucune envie de salir ces dernières. Toutefois, il avait insisté. C'était une coutume d'après lui et ça l'aidait à réfléchir. Elle pensait plutôt que ça l'aidait à accepter plus facilement ce qu'il lui avait demandé de faire. L'avantage de lire dans l'esprit de quelqu'un c'est qu'on en sait généralement bien plus sur la personne qu'elle n'en sait sur elle-même. Il but une gorgée d'alcool et reprit.

« Je ne te cacherais pas que j'avais l'espoir qu'elle atteigne son but. Cela nous aurait évité d'avoir à en venir à des solutions aussi ... drastiques. »

Drastique. Encore un mot compliqué pour elle. Mais elle avait l'habitude avec lui. Être présent dans son esprit en même temps qu'il prononçait ces mots lui permettait de passer outre les barrières du langage. Il se leva et posa son verre sur la table, devant l'une des poupées. Il était grand, svelte avec de longs cheveux bruns lui arrivant jusqu'aux épaules et des yeux d'un marron sombre, presque noir. L'archétype même de l'homme ténébreux et mystérieux et le rêve de toute petite fille. Pendant un instant elle fut tentée de lui sauter dessus et de la ravir sur place, sans préavis, mais elle se contint. Elle devait finir de coiffer sa poupée après tout. Cette dernière tenta discrètement d'attraper le verre d'alcool, mais une sévère tape sur la main de la part de sa maîtresse l'en dissuada. Le grand brun se retourna et alla se tenir près de la fenêtre, plongé dans ses pensées et la fumée de son cigare. Bien sûr elle pouvait suivre tout le cours de celles-ci. Il hésitait. Se demandait si c'était vraiment la meilleure solution. Si c'était la seule solution. Il était sur le point de laisser tout tomber, d'abandonner le plan, lorsque quelque chose d'autre fit intrusion dans son esprit et l'en dissuada. La jeune femme sourit et continua de brosser délicatement les cheveux blonds platine de sa poupée.

« Mais soit. Ce qui doit être fait le sera. Pour le bien de tous. La question est : Accepte tu ma demande ou dois-je m'en occuper moi-même ? Flaterie à part, tu sais très bien que personne, même pas moi, n'est capable de mener à bien cette partie du plan mieux que toi. »

Il se tourna vers elle et plongea son regard dans celui de la jeune femme. Ses yeux s'étaient assombris. Elle adorait quand il faisait ça. Et il le savait pertinemment. Elle aurait voulu se déshabiller, là tout de suite, devant toutes ses poupées et le prendre sauvagement contre la fenêtre. Mais il aurait refusé. Pas tant qu'elle n'aurait pas répondue à sa question. Elle posa sa brosse sur la table et fit signe à la poupée de se lever et d'aller se tenir contre le mur. Cette dernière s'exécuta, allant ainsi rejoindre ses trois autres compagnons ou 'poupées' comme elles se faisaient maintenant appeler. C'étaient toutes des femmes, plus ou moins jeunes, qui habitaient Birdsall. Et elles avaient tous un point commun : Avoir eu la malheur d'être choisit par celle qui était dorénavant leur maîtresse pour lui servir de 'jouet'. Elles repartiraient tous chez elles au bout de quelques jours, pensant que tout cela n'était qu'un mauvais rêve. C'était l'une des quelques règles qu'avaient énoncé l'homme-au-regard-de-ténèbres concernant son "hobby", si elle ne voulait pas qu'il y mette un terme. Ça et le fait de ne jamais en avoir plus de quatre en même temps. Elle parla tout doucement et d'un ton mielleux, comme une petite fille essayant de convaincre son père de lui acheter quelque chose, lui lançant le regard de "chat potté" qui allait avec..

« Tu me laisseras avoir autant de poupées que je veux si je fais ça ? »

Elle l'entendit débattre sur la question dans sa tête et se retint de sautiller d'impatience. Cela aurait ruiné tout son effet. Le débat fut court et la nature de la réponse fut dévoilée par le sourire qui s'esquissa surs les lèvres du jeune homme. Ce sourire parfait qui avait induit en erreur d'innombrables jeune filles. Elle avait été victime de se sourire aussi par le passé. Mais lui aussi avait été sa victime. Victime de l'esprit, unique en son genre, de la jeune femme. Et les victimes ont toujours tort.

« Oui ma chère, autant que tu le désires. »

Elle sourit à son tour. Le sien n'était en rien comparable à la perfection de celui du grand brun, mais il n'était pas dénué de charme. Elle gloussa, tourna plusieurs fois sur elle-même tout en tapant dans les mains et finit par sauter au cou de cet homme qui était à la fois son colocataire, son meilleur ami, son père, mais aussi son amant et la personne qu'elle haïssait le plus au monde. Du cinq en un. Son corps collé au sien et son visage à quelques centimètres à peine de l'homme, elle aurait pu céder à ses pulsions hormonales toutefois, sa tête était simplement trop remplie de la myriades de possibilités qu'offrait un plus grand nombre de poupées pour qu'elle y fasse attention. Et elle n'avait qu'une seule petite chose à faire pour pouvoir accomplir cela.

« Je commence quand ? »

~


Rédemption était sombre et déserte et les pensionnaires étaient pour la plupart en train de rêver confortablement dans leurs lits, inconscient de ce qui se tramait autour d'eux. C'était la scène idéal pour un film d'horreur. Celui-ci débuta avec de légers claquements en rythme contre le sol, bientôt suivi par le rire d'une petite fille dont l'écho ne finit pas de ce répercuter dans les couloirs vides du pensionnat. Le silence revenait parfois. Mais à chaque fois il y eu le léger bruit d'une porte qu'on ouvre puis referme et les rires et claquements reprenaient. Au bout d'une dizaine de minutes, après avoir parcouru les deux étages où résidaient les élèves, les bruit se turent et tout redevint normal. Le calme avant la tempête.

Sur le palier de l'escalier du deuxième étage, la lumière de la Lune, parfaitement aligné avec la fenêtre, éclaira une scène bien particulière. Une jeune femme à la chevelure écarlate et vêtu d'une robe, plutôt courte, tout aussi flamboyante, se tenait là. Derrière elle se trouvait une dizaine d'élèves en tout genre qui semblaient tous être à moitié endormis. La femme se tourna vers eux et tapa légèrement dans les mains, attirant instantanément l'attention des autres. D'une voix joyeuse et pleine d'entrain elle s'adressa à eux.

La Carioca by Alain Chabat et Gérard Darmon on Grooveshark

« Mes chers petits élèves, vous avez tous été choisis ce soir pour participer à un grand évènement. Moi, la magnifique Serenity Terra Knight, serait, pour la durée de cet évènement, votre maîtresse de cérémonie ! Mais vous pouvez m'appeler Sery. Bref ! Nous allons maintenant nous mettre en route vers le réfectoire où va avoir lieu une soirée inoubliable pour vos petites têtes. Toutefois, afin de mettre un peu d'ambiance dans tout cela, une petite danse est de mise ! »

Celle qui venait de se faire appeler Serenity tapa une nouvelle fois dans les mains et amorça la descente des escaliers en accompagnant chaque marche traversée d'un léger pas de danse. Les élèves suivirent dans ses traces, effectuant exactement les mêmes mouvements qu'elle et lorsque cette dernière entonna une chanson, ils reprirent celle-ci en écho, le tout à un volume sonore plutôt bas afin d'éviter de réveiller tout le pensionnat.

« Sais tu danser la carioca ?
C'n'est pas un fox trot
Ou une polka
C'n'est vraiment pas
Très compliqué
Pour la comprendre
Suis bien mes pas

C'n'est pas un tango
Ou un cha cha
Encore moins
Une bossa nova
Quand t'as goûté
A cette danse là
Tu ne peux
Plus faire que ça

Youpi
Dansons la carioca
C'est bien
Faisez tous comme moi
Youpi
Avec la carioca
Tant pis s'il faut dire
Aux autres danses
"Au revoir"

Maint'nant qu'tu danses
La carioca
Ça tu t'en fiches bien
De la polka
Tu n'en veux plus
De la rumba, du houla hop
Et du cha cha

Tous les matins
Dès le lever
La carioca
Te fais bouger
Et quand tu danses
Chaque petit pas
Te mets en joie
Pour la journée

Youpi
Dansons la carioca
C'est bien
Faisez tous comme moi
Youpi
Avec la carioca
Tant pis s'il faut dire
Aux autres danses
"Au revoir"

Youpi
Dansons la carioca
C'est bien
Faisez tous comme moi
Oh oui ! Youpi
Dansons la carioca
Tant pis s'il faut dire
A tout le monde
"Au revoir" »


Corruption with Rage and Melancholy by Olivier Deriviere on Grooveshark

Arrivé à la fin de la chanson, le petit groupe se retrouva devant les portes du réfectoire. Sery toqua trois fois. Les portes s'ouvrirent d'elle-même très lentement, laissant voir une pièce sombre où on ne distinguait absolument rien par manque de lumière. La jeune femme se tourna encore une fois vers les élèves et se concentra sur leurs esprits déjà prisonniers de ses filets. Un par un, chaque pensionnaire s'engouffra dans la salle et disparu dans les ténèbres. Serenity fut la dernière à passer le seuil du réfectoire, les portes se refermant derrière elle.

...


Les portes s'ouvrirent de nouveau, plusieurs heures plus tard. L'aube était proche et le soleil ne tarderait pas à se lever. La jeune rousse se tenait sur le seuil du réfectoire, mais au lieu de sortir elle se retourna, faisant face à la salle, afin d'admirer son chef-d'oeuvre, fruit de plusieurs heures de travail et d'une créativité sans bornes.

La pièce était maintenant éclairée à l'aide de bougies placées de façon artistique à travers toute la salle. Rouge. Pratiquement tout était teintée de rouge, aidé par la lumière tamisée des bougies. Un rouge sang. Le sol n'était plus visible, remplacé par une marre visqueuse pourpre, fruit de la dissolution à l'aide d'acide de plusieurs corps humains. Le plafond avait été entièrement redécoré dans une ambiance un peu plus morbide que son austérité habituelle, des centaines de fils, aux bouts desquelles était accroché des doigts et des orteils, pendent de celui-ci. Au centre la pièce, trônant sur un monticule de chaire sanguinolente et vêtu d'une longue cape faite en peau humaine, se trouvait un homme ... ou une femme. Au choix. La personne avait des traces de coutures lui traversant l'intégralité du corps et il était évident que ce n'était pas une seule personne, mais plutôt le collage, façon puzzle, de plusieurs corps entre eux. L'auteur de ce "puzzle" humain n'avait apparemment fait aucune distinction quant au sexe des parties de corps utilisé, rendant le résultat ambiguë quant à sa nature. Cette ... personne ? ... avait le bras tendu et tenait un long bâton en bois. Au sommet de celui-ci était empalé, verticalement et de part en part, un homme écorché de la tête aux pieds - la solution au mystère de la cape. Le pieu faisait son entrée dans l'entre jambe et ressortait par le haut du crâne et, pour des questions d'équilibres évidents, une base en tripode était présent sur le bout de bois. Sur les deux tables, de chaque côté du "trône" de chaire, se trouvait une bonne cinquantaine de fourchettes enfoncé dans le bois du meuble. Au-dessus de ces couverts était placé un "rôti" humain, masculin d'un côté, féminin de l'autre. Leur peau avait prit la même couleur qu'un cochon qu'on grille à la broche. Leur visages avait été figé dans une expression d'horreur extrême semblable à la très célèbre oeuvre "Skrik" (Aussi appelé "Le Cri" en français) d'Edvard Munch et les deux orbites béantes vides qui avaient autrefois abrité des yeux était tout aussi peu rassurante que le reste. Dans leur bouche grande ouverte se trouvait également une pomme, grillé elle aussi. Enfin, sur le mur directement en face de la porte se trouvait une inscription en lettres géantes de sang qui ne pouvait que sauter aux yeux de toute personne faisant son entrée dans la salle. L'inscription disait "Bienvenue à Rédemption", accompagné de trois corps, cloués à même le mur, formant un smiley "=)".

Un sourire aux lèvres, Serenity sorti du réfectoire, gambadant telle une schtroumpfette jusqu'à la sortie du pensionnat. Les portes donnant sur la scène macabre se refermèrent encore une fois d'elles-mêmes. Tout était fin prêt. Les petits élèves de Rédemption se lèveraient et menés par la faim, auraient la surprise de leurs vies. Les rumeurs à propos du responsable de se massacre ne manqueraient pas de fuser de toute part, mais peu d'entres elles toucheraient la vérité. Bien sûr si les victimes étaient encore en état de parler, elles se seraient fait un plaisir de divulguer le coupable. Mais il y a là une règle importante de la vie à apprendre. Les victimes ont toujours tort.


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Dernière édition par Alaric Stark le Jeu 18 Oct - 19:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le printemps sanglant de 2010 Jeu 18 Oct - 18:44



“ Playing with Fire ? Pushover ! ”








Ne voyez-vous pas les lumières multicolores et les visages réjouis ? Inutile de fermer les yeux, de détourner la tête. N'entendez-vous pas les cris de joie et la musique bien trop forte pour vos pauvres oreilles ? Allons, ce n'est pas seulement par le bruit et le regard que la magie opère ! Ne sentez-vous pas la bonne odeur des sucreries, de la barbe à papa, des chichis et de l'alcool, aussi ? La température des corps en mouvement ? Les attractions tournent, les attractions bougent. Les rouages et engrenages faisant fonctionner la machine infernale sont lancés à plein régime ! L'euphorie du grand frisson et le plaisir de la peur, tout est là, dans chaque regard brillant de fierté, de joie, de bonheur.

Au milieu de la foule se faufile une ombre. Il fait froid et c'est un excellent prétexte pour se couvrir le sommet du crâne. La tête protégée par la capuche noire d'un sweat noir, accordé à une paire de chaussures noires, surplombées par un jean noir, noir corbeau noir ébène, noir comme la nuit, comme la mort, comme la haine. Noir, comme l'âme noire, d'un homme solitaire aux yeux noirs, éclatants dans la pénombre d'une lueur nouvelle... et noire. Il y a quelque chose de différent dans ses yeux sombres, quelque chose de nouveau. Quelque chose qu'il n'aurait jamais dû y avoir. Cette silhouette donc, enfant des ténèbres et des enfers, se déplace rapidement. Il a les mains dans les poches, les pieds sur terre et la tête dans les nuages. Tout en lui inspire le respect et la force. Pourtant, il s'apprête à commettre le pire crime. Cet homme, autrefois "juste" et bon, va commettre l'irréparable. Il n'aurait jamais craqué, il n'aurait jamais dépassé ses limites, il y a un jour, un mois, un an, une éternité. Pour ne rien vous cacher, cet homme hypnotisant est sous l'emprise de la drogue et de l'alcool. Quel bon prétexte pour faire le mal ! Quelle facilité ! De toutes les options qui s'offraient à lui, c'est bien la plus simple qu'il a choisi...
Mais peut-être n'a-t-il pas tout à fait tord ?

Son larynx le brûle, ses mains tremblent. Vous seriez dans le même état si, par malheur, vous aviez ingurgité autant de substances toutes plus illicites les unes que les autres. « C'est pour oublier. » Voilà la seule justification qu'il est parvenu à fournir. Oublier... Oublier quoi ? La souffrance ? L'obsession ? Le chagrin ? La peur, l'angoisse, le froid, l'amour, la colère, la joie. Tout oublier, le bon et le mauvais, les moments passés et ses pires craintes. Voyez-vous, sans le vouloir, vous prendrez pitié de lui. Il vous obsède, vous attire et vous vous inquiétez à le voir pénétrer dans le cœur de cet univers de musique et de lumière. Il est la maladie incurable, il est le danger, il est le mal incarné. Ce soir, l'homme est un monstre. Et le monstre s'attaque au centre, à la chaire, à sa proie. Au cœur de sa proie. Au cœur saignant et chaud de sa proie.


∮ ∮ ∮





Assit. Il est assit à même le sol. Ses yeux bleus fixent un point situé droit devant lui. Il a réussi. Il est entré sans se faire remarquer. Au-dessus de lui, toute l'activité de la vie lui parvient. Bruit, cris, rires. Chaque mouvement, chaque battement est un coup de fouet lui arrachant des larmes de regret. Sa peau est comme à vif. Il n'a pas peur. Il ne ressent plus la douleur. La cigarette qu'il porte au coin des lèvres se consume peu à peu, sans qu'il ne l'ait, réellement, touché. Il s'en fiche, rien n'a d'importance ce soir, plus rien. Pas même l'odeur nauséabonde de pétrole et d'alcool à brûler -dont il a prit soin d'imprégner chaque toile, chaque vis, chaque morceau de ferraille, à ses yeux, plein d'importance-. Le briquet entre les doigts, il s'amuse un instant à éclairer la salle dans laquelle il est. Sous la plus grosse attraction de la plus merveilleuse des fêtes. Il regrette presque ce qu'il s'apprête à faire. Presque. Parce que la rage est plus aveuglante que la plus violente des cécités.

Il se relève, s'étire et porte une main à sa poche intérieure. Y glissant le briquet, il en ressort une boite d'allumettes tout juste entamée. Ses gestes confus et flous sont pourtant très précis, rapides, voire même gracieux. Il balade ses doigts le long de ces petits bâtonnets et claque une première allumette contre la surface du carton. Il approche alors la petite flammèche en direction de son visage, pour raviver sa cigarette quasiment éteinte. Son sombre visage apparaît enfin clairement. Des traits tirés par la fatigue et la tristesse. Des yeux humides de larmes de colère. Il inspire une grande bouffée d'air, consumant sa clope jusqu'au filtre. Entre ses deux doigts, il tient encore le petit bout de bois en feu. Il sent les flammes lui lécher frénétiquement la peau. Et inconsciemment, il frissonne à ce contact. La suite, vous la devinez aisément. Il recule de quelques pas et reste un petit instant face à cette marre d'essence et d'alcool qu'il laisse derrière lui. Personne n'aurait pu prévoir ce désastre, pas même son propre esprit. C'est ce qu'il se dit, tandis que d'une délicate pichenette, il envoie l'allumette valser dans les airs et s'écraser au sol, déclenchant un véritable... Feu de joie.

Il court, il court, l'homme en noir. Il court à travers la foule et se fond à une masse gigantesque, prise de panique devant d'immenses gerbes de flamme, magnifique feu d'artifice. S'attaquer au coeur. C'était une excellente idée. Il n'y a rien à regretter. Il ouvre les yeux et s'en rend compte. Il zigzague entre les corps en mouvement, contourne, bouscule, joue des coudes. Il doit se dépêcher s'il ne veut pas échouer, c'est évident. C'est en sueur qu'il contourne les caravanes de la troupe. Derrière ce décor silencieux, dissimulé par de hautes herbes et buissons de décoration, il observe les forains courir en direction de l'incendie, bouteilles d'eau à la main, seaux, vases, flacons. Ils appellent à l'aide, ils s'éloignent de leur habitation. Ils craignent pour leur avenir, pour leur vie, peut-être aussi. Et la silhouette toute de noire vêtue sourit, tandis que sa main tâtonne dans l'ombre à la recherche du cocktail Molotov préparé l'après-midi même. Et l'homme, hanté par la haine, ne perd pas son sourire, alors que de son briquet, il vient enflammer sa dernière carte à jouer dans ce merveilleux désastre. Impossible alors de vous décrire le plaisir qu'il prend à jeter, de toutes ses forces, aux milieux de ces habitations de fortune, son petit jouet si précieux. On ne cessera jamais de vous le répéter, un pyromane prend plaisir à allumer un feu. Mais son plaisir est doublé à voir son oeuvre évoluer, grandir, consumer détruire et brûler tout un environnement.

Ne voyez-vous pas ce feu flamboyant et les mines défaites ? Inutile de fermer les yeux, de détourner la tête. N'entendez-vous pas les cris peur et le crépitement, charmant certes, mais effrayant des flammes ? Allons, ce n'est pas seulement par le bruit et le regard que l'horreur opère ! Ne sentez-vous pas l'insupportable odeur du bois brûlé, de l'essence, de l'alcool et de la mort, aussi ? La chaleur exécrable du brasier ? Les attractions partent en fumé, les attractions deviennent cendre. Les rouages et engrenages faisant fonctionner la machine infernale ne sont plus. L'euphorie du grand frisson et le plaisir de la peur, tout est là, dans un regard en particulier, brillant de colère, d'amertume, de haine.

Alors, chers petits habitants de Birdsall, croyez-vous réellement aux coïncidences ?... Moi ?
Je n'y crois plus depuis longtemps.

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MessageSujet: Re: Le printemps sanglant de 2010 Jeu 18 Oct - 19:19



“ La nuit du chasseur ”




Night of the Hunter by 30 Seconds of Mars on Grooveshark


Ravagé. Dévasté. Tout était parti en fumée. Absolument tout.
Tout ? Non. Bien sûr que non. Derrière les restes fumants d'un brasier géant, ils se dressent. Cette grande famille d'orphelins. Leurs silhouettes sombres. Comme une masse triste. Les braises encore rougeoyantes semblent se refléter dans leur regard. Ils ont perdu leur refuge. Parfois même, un être cher. Un long frisson parcourt leur corps, comme si ils n'étaient qu'un seul être.

Un des leur s'avance. Plus grand que les autres. Corps décharné et maigre. L'allure fatiguée, et pourtant, c'est lui le plus imposant de tous. Son regard brille d'une haine sans fond. Une colère immense, et d'un désir de vengeance. La vengeance. Elle est tellement tentante. Il marche sur les cendres tièdes. Chacun de ses pas est lourd. Chacun de ses pas semble exprimer à chaque fois un peu plus un désir de tuer. Un désir profond, et partagé. Il n'y a pas un bruit. Pas un pleur, ni un cri de chagrin. L'heure n'est pas encore au deuil.

L'heure est à la vengeance.




Il le regarde. De haut. Un pied posé sur son torse, l'appuyant lentement, juste assez pour lui faire mal. Il veut lui faire mal. Le blesser comme il l'a blessé. Il le fixe, plissant les yeux. Pierre Gabriel Michel, sous ses pieds. Le Directeur infernal, est finalement déchu. Le dictateur vient de tomber. Il faut qu'il paye. Ce monstre, oui, il paye.

Et c'est grâce à l'adolescent, placé au fond de la pièce, le regard impassible, que cela est possible. Tout le pouvoir que l'homme a amassé, pendant toutes ses années, s'évapore doucement de son corps. Comme une brume très légère, il perd tout. Doucement. Dans une douleur atroce. Son corps se tord légèrement, il laisse échapper un gémissement. Et il vieillit. Sous le pied de McKeller, Pierre Michel vieillit finalement. Son visage est tordu par d'affreuses rides, et il semble de plus en plus maigre. Jackson savoure. Jackson lui rit au nez. Il se venge. Il appuie un peu plus son pied contre le corps meurtri de son pire ennemi, jusqu'à qu'un sinistre craquement retentisse, et que le corps ne s'affaisse dans un dernier soupir.

L'homme rigole, à en devenir fou. Il continue de s'appuyer contre ce cadavre, le piétinant presque. Même le gamin brun laisse échapper un semblant de sourire, à peine visible. Ils sont vengés. Quelqu'un a finalement payé. Pour la destruction de la troupe. Pour les morts. Cette dépouille est comme un ultime hommage à cette grande famille déchue, meurtrie. McKeller le pousse du bout du pied, rigolant aux larmes.

« Pierre Michel est mort ! PIERRE MICHEL EST MORT ! »


Ses cris retentissent dans la bâtisse. Tout le monde doit le savoir. Qu'il est mort. Pris par surprise, l'imbécile. Voyant son pouvoir s'évaporer dans la nature, tout ce pour quoi il avait jamais vécu. C'était une mort atroce, que de constater son objectif ultime vain. De voir, de sentir ses efforts gâchés, disparaître.

Soulevant du sol le cadavre maigre, Jackson sort du bureau, sautillant presque. Il est fier. Fier et fou. Peu importe si il s'est en vérité vengé sur la même personne. Plus rien n'importe, en fait. Il jette presque dans les escaliers la dépouille, et quitte l'école sanglante. Avec sur les talons l'adolescent, cet enfant silencieux qui est parvenu à neutraliser le monstre de Birdsall.

Ils ne se retournent même pas. Ils partent tous les deux retrouver les leurs. La troop n'est pas morte. La troop n'est pas vaincue. Jackson continuera de l’affirmer, jusqu'au bout. Ils vont survivre. Ils vont revenir. N'en doutez point. N'en doutez jamais. La troop est une famille, unie, et forte, malgré tout. Leur foyer, leurs arts, tout cela parti en fumée, leurs proches avalés par les flammes... Ce n'est qu'un obstacle, quelque chose qui les rendra plus fort. Plus fort, pour faire un retour en force... Et s'imposer, comme il faut. Ils n'oublieront jamais ce que Birdsall et Rédemption leur ont fait... Jamais.


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Le printemps sanglant de 2010

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