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Un héros inattendu [ Alaric Stark ]

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Jade Howdy
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MessageSujet: Un héros inattendu [ Alaric Stark ] Dim 23 Sep - 17:27

Muse - Uprising ♫


Armée de ma guitare fétiche, je laissais mes doigts glisser sur le manche pendant que l'autre main grattait les cordes finement accordées. Laissant le son retentir dans ce grand appartement vide, les yeux fermés, je laissais mes mains jouées d'elles mêmes. La mélodie me plaisait, évidemment, c'était la mienne. Ma voix s'élevait en accompagnateur. Quelques phrases, quelques mots venant se poser sur les diverses notes qui remplissait la pièce. J'étais en extase, j'adorais ces moments. Ces petits laps de temps où uniquement la musique et moi entrait en communion. Ces courts instants où je pouvais oublier ma solitude. J'étais belle et bien seule dans cet appartement. Je me sentais isolée du monde extérieur. Et c'était un bien pour mal. Je me sentais bien, j'étais bien dans mes bottes et je vivais sans vraiment me préoccuper du reste. Mais j'avais envie d'avoir des personnes pour partager mes sentiments, mais rien de ça n'était réellement possible. La franchise ? Ce n'était pas quelque chose de redoutable normalement. Les gens devraient aimer ça, ils devraient apprécier le fait qu'on puisse tout dire, sans retenue, sans rien, même si la vérité n'est pas toujours bonne à entendre. La vérité, c'était un concept plus qu'autre chose finalement. Les gens se juraient à eux mêmes et à leurs proches d'être les plus sincères, mais jamais ils oseraient dire ferme la tu me gaves à quelqu'un qui aimait plus que tout. C'était source de conflit, même si c'était la grande vérité. Moi, je n'avais pas peur, j'osais vraiment tout dire, et ça m'avait toute ma vie porté préjudice.

Cela faisait quelques mois que j'étais installée ici, à Birdsall. J'avais suivis la route et je m'étais retrouvée ici. L'air y était bon, les gens semblaient sympathique, et il existait un pensionnat qui regroupait les gens aux dons étranges. J'y avais été conviée, mais je n'avais pas vraiment envie de me mélanger. J'étais effrayée de ce que je pouvais y apprendre. Je restais plutôt dans mon coin. Malheureusement, c'était tout de même la seule solution pour en apprendre plus. Mais je verrais tout ça plus tard, je n'avais pas forcément la tête à penser à ce soi-disant don. Ce n'était pas bénéfique pour moi. Et pourtant dans mes rêves les plus fous je m'imaginais bien maîtriser la foudre, le feu, lire dans les pensées, être ultra rapide. Super Woman ! C'était bien plus amusant et pratique que ne pas pouvoir retenir ses mots. J'avais perdu l'occasion de signer sur plusieurs appartement à cause de ça. Les propriétaires avaient décidés de ne pas donner suite à mon offre une fois que je leur avoue le fait qu'ils soient chauves, gras, sales ou encore qu'ils essayent de tromper leurs femmes avec une jeune adolescente. Je n'étais pas de ce genre, et ils ne voulaient pas de quelqu'un qui n'avait pas de retenu. C'était ironique, un comble pour une fille comme moi. Oui, une de ses bourgeoises élevée une cuillère en argent dans la bouche. J'avais toujours tout eue, j'avais beau parlée et dire les choses les plus vraies, tout le monde trouvait ça attendrissant. On disait même que j'avais une bonne perception des choses. Après tout ces compliments se sont transformés. Je n'avais plus une bonne vision de la vérité, mais j'étais mal polie, mal élevée, je faisais honte à ma famille. Je m'y étais habituée, j'étais devenu la fille en marge des coutumes familiales. Et je vivais ainsi jusqu'à mon départ forcé et voulu.

Je stoppais ma musique. J'étais triste des événements, j'étais fatiguée par tous ses remues ménages qui avaient parcourus mon existence. Je posais ma guitare au sol, et m'allongeait sur mon matelas. Je ne m'étais pas encore décidée à faire le pas du déménagement. J'avais rien sortis, rien achetée, tout était là, comme à son origine. Et dans ma solitude et tristesse presque infinie, je m'endormit. Les heures défilaient. Une fois réveillée, je regardais l'heure, j'allais bientôt enchaînée avec mon concert habituel. Oui, depuis mon arrivée, pour avoir quelques revenus, une sensation de vivre vraiment, de participer à la société en quelque sorte je chantais dans un bar. Il recherchait un groupe, il m'avait moi. Avec ma guitare sèche, quelques arrangements lancés par l'arrivée technologique. Je me préparais, me lavant, m'habillant simplement dans ce style qui m'était propre. Je mélangeais le commun et le hors du commun, tout ça rendait quelque chose de tout à fait étrange qui au final faisait de moi une fille dans son propre genre. Originalité, j'avais toujours priée pour rester dans ce domaine. Attachant mes longs cheveux n'importe comment pour qu'ils tiennent, j'empoignais ma guitare et je me mettais en route. Fumant ma cigarette sur le chemin, j'arrivais devant le bar. Le Cul-sec, c'était assez drôle comme nom. Deux armoires gardaient l'entrée. De mon tout petit mètre soixante je levais les yeux pour les regarder. Pour qu'ils me laissent entrer. Ils s'écartaient. « Ralentissez sur la soupe les gars. »

Oui, ils étaient bien trop grand. Je poursuivais ma route à travers la foule. Me plaçant sur la scène. Les gens se rendant bien compte que j'allais débutée, tout le monde se calmait. Je n'étais pas connue réellement, je chantais régulièrement ici. Presque tous les soirs finalement. Donc uniquement les habitués savaient que ça allait déchirer. Je débutais mon show. Les heures passaient et je prenais mon pied, chantant, motivant, mettant le feu à la soirée. Ce serait trop prétentieux de ma part de dire que j'étais la seule chose exaltante dans le bar. Non, l'alcool aidait beaucoup aussi. Bref, tout ça pour dire que j'aimais ce que je faisais, et que j'arrivais à transmettre un minimum. Il se faisait tard, et je n'avais pas vraiment envie de boire un verre ce soir. Je rassemblais mes instruments avant de m'éclipser par l'arrière. Je traversais les ruelles, comme je le faisais à chaque concert. Ce soir, deux gars étaient là. « Hey, c'était super ce que tu as fais ma jolie. » dit l'un pensant me complimenter. « Ouais, j'ai adoré aussi, ça te dirait de nous montrer ce que tu sais faire d'autres ? » enchaînait l'autre. Ils riaient comme des cons. Je me sentais gênée, oppressée. Et malgré ça, je ne pus m'en empêcher. « Ecoutez moi les deux connards. Cassez vous, même dans vos rêves les plus fous, ça n'arrivera pas. » Sur ces belles paroles, je pris la fuite, mais l'un deux attrapait mon bras avant de me faire chuter. Ils semblaient pas très contents de ce que je venais de dire. Maintenant j'avais un peu peur de la suite. L'un me frappa. J'étais au sol, les larmes aux yeux, je ne pouvais pas faire grand chose. « Arrêtez...Dégagez...Allez vous en ! » Je ne retenais pas mes mots, ils partaient tout seuls, ce n'était pas une tare cette fois, c'était simplement une expression de mes ressentiments. Et ça faisait mal, très mal.
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Alaric Stark
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MessageSujet: Re: Un héros inattendu [ Alaric Stark ] Mer 26 Sep - 20:58




Birdsall défilait autour de lui tandis qu'il marchait à travers ses rues, canne à la main. Il avait les yeux braqués devant lui, mais son regard était vide. Il regardait sans toutefois voir. Non pas qu'il avait besoin de ses yeux pour percevoir ses alentours. La nuit était son domaine et il était au courant de chaque parcelle de celui-ci. Là où les ténèbres régnaient, que ce soit l'obscurité total ou la plus petite et faible des ombres, le Lord en était conscient. Alors, à quoi bon observer avec ses yeux lorsque le moindre recoin de la ville lui apparaissait dans la tête ? Quelques passants croisèrent son chemin, lui lançant un regard interrogateur. Ils se demandaient sûrement ce qu'il faisait là. Bonne question. Aucune affaire ou besoin particulier ne l'avait mené hors des murs de l'appartement qu'il partageait avec Serenity ni une quelconque envie de fuir la présence même de la jeune femme. Sery était unique en son genre si bien que la majorité des personnes qui la connaissent ne préfèrent pas rester en sa compagnie plus de quelques heures de peur de ce qui pourrait leur arriver. Mais Alaric était différent. Il devait être l'un des rares élus à avoir passé autant de temps avec elle sans avoir été transformé en un de ses "Sims". La seule personne à avoir accepté de vivre avec elle tout en sachant qu'elle était capable d'écouter la moindre de ses pensées ou même d'infiltrer son esprit et d'y déposer une de ses idées saugrenues dont elle seule avait le secret. Leur lien était pour le moins chaotique mais c'était un chaos qui était le bienvenue dans une vie qui avait été régie par l'ordre.

Non, tout était dû à une impulsion. Subitement l'envie de marcher lui avait prit et c'est ce qu'il faisait donc. Marcher. Heureusement pour lui cette impulsion lui était venue après qu'il se soit habillé et il ne se baladait pas tout nu dans les rues de la petite bourgade. Comme toujours il portait des vêtements à la fois simples et élégants. Pantalon, chemise, veste et fedora, le tout en noir, venaient donner la touche de simplicité tandis que leur couture stylisé et leur matière rare et couteuse venait rajouter un peu, beaucoup même, d'élégance. Que de la marque, des chaussettes au couvre-chef en passant par ses sous-vêtements. Rien d'étonnant pour un Stark. Mais avoir de beaux vêtements ne suffit pas, il faut également savoir les porter et dans ce domaine-là Alaric excellait. Tout semblait être accordé au millimètre près pour donner un effet d'harmonie complet. Il faut dire aussi qu'il avait eu l'un des meilleurs maîtres en la matière : Roy Bennedict, son majordome, chauffeur, assistant, mais aussi et surtout ami. Cet homme avait acquis une tel maîtrise de l'art de se vêtir que même lorsqu'il était en tenu de sport il arrivait à paraître irréprochable.

Les rues de la 'ville' n'étaient pas très peuplés mais pas non plus totalement déserte. Il reconnaissait les visages des quelques passants mais au-delà du physique il n'en savait pas plus. Ce n'était toutefois pas leur cas à eux. Alaric était une personnalité connue de tous ceux qui ont un tant soit peu d'activité nocturne dans la région. Toutefois, les réactions à son encontre étaient mitigées. Certains le regardaient avec peur et appréhension, tachant de garder leurs distances avec lui. D'autres, plus intelligents et perspicaces, lui montrait le respect qu'ils avaient pour sa personne en le saluant poliment. Que ce soit l'un ou l'autre groupe, il arborait en toutes circonstances son sourire habituel, celui qu'il montrait toujours lorsqu'il était en public, qu'il soit en colère ou en emplis d'euphorie, et les salua tous d'un léger hochement de tête accompagnée d'un bref mais courtois "Bonsoir".

Tout aussi soudainement que l'impulsion lui était venue, elle disparut. Il n'avait plus du tout envie de marcher. Mais que faire alors ? Où aller ? Ce n'était pas les choix qui manquaient, mais plutôt qu'aucune des possibilités ne le tentaient particulièrement. Après quelques minutes passées, immobile en plein milieu de la rue, à réfléchir à ses options, il se décida finalement de passer sa nuit en compagnie de ses créations. Alaric leva sa canne en l'air et s'apprêta à frapper le sol, appelant ainsi l'un de ses moyens de transport préféré, toutefois il s'arrêta en plein milieu de son mouvement. A quelques rues de son emplacement, une agression avait lieu. Poussant un bref soupire d'exaspération le jeune homme termina ce qu'il avait entreprit de faire en tapant la rue pavée de sa canne. Quelques instants plus tard des cris commencèrent à se faire entendre à travers tout Birdsall, des cris qui se rapprochaient de plus en plus d'Alaric jusqu'à qu'ils proviennent des quelques personnes présentes autour de lui. Il n'y avait vraiment rien d'étonnant à cela. Après tout, voir un guépard de deux mètres de haut, à six pattes dont les deux avant finissaient en main préhensile, complètement noir excepté pour ses yeux et les striures de sa peau d'un pourpre à la fois sombre et émettant une légère lumière diffuse, n'était pas la chose la plus courante qui soit. Même à Birdsall. La créature avait tout pour effrayer même les plus courageux. Le félin s'arrêta lorsqu'il arriva au niveau du Lord, ronronna doucement - ce qui, pour une bête de cette taille, n'avait rien de doux aux oreilles des humains présents - et s'accroupit, laissant ainsi Alaric monter sur son dos sans encombre. « Cours comme le vent Rael », murmura le cavalier à sa monture.

Rael, comme l'avait nommé son maître, rugit et s'élança dans les ruelles de Birdsall. Un guépard normal, la version animal de chaire et de sang, peut monter jusqu'à cent-dix kilomètre-heure en vitesse de pointe. Toutefois, la création d'Alaric était loin d'être normal. Sa composition surnaturel ainsi que sa paire de pattes supplémentaires lui donnait un certain avantage. Autant dire la dizaine de minutes de course à pieds qu'il aurait fallu au jeune homme pour arriver à destination ne demanda qu'une poignée de secondes. Il ne perdit pas un seul instant et démonta dès qu'il arriva à l'entrée de la ruelle, laissant Rael disparaitre dans les méandres du village aussi vite qu'il était apparu.

« Arrêtez...Dégagez...Allez-vous en ! »

Deux hommes se tenant près d'une femme à terre qui venait d'énoncer ces mots. Aucun doute là-dessus, c'était bien une agression. Alaric s'avança vers eux tranquillement, en prenant son temps. Sa démarche était, comme à son habitude, royale et il se servait de sa canne non comme un outil pratique afin de compenser un quelconque déficit physique de sa part, mais plutôt comme un simple accessoire. Bien sûr, il y avait plus à l'objet qu'il ne paraissait. Pris d'une autre de ses impulsions, il se mit à entonner une phrase prise d'une oeuvre de Shakespeare et reprise à l'occasion d'une réplique d'un des films favoris du jeune homme, qui lui sembla parfaitement convenir à la situation présente.

« The multiplying villainies of nature do swarm upon him ... »

Les deux hommes se tournèrent vers lui, lui lançant un regard noir. Alaric pouvait lire dans leurs yeux qu'ils avaient prévus de faire plus que simplement voler la jeune femme. Bien plus. Et il venait tout juste de les interrompre dans leurs affaires, ce qui n'allait sûrement pas arranger leurs attitudes envers lui. Soit. Tant qu'ils resteraient respectueux, ils n'avaient pas grand-chose à craindre.

« Hé gamin ! Tu vois pas qu'on est occupé par ici ? Passe ton chemin ! »

Il continua d'avancer, le visage impassible si ce n'était pour un léger rictus sur ses lèvres. L'homme qui l'avait interpellé fit quelques pas dans sa direction. Il était grand, plus grand qu'Alaric et plus musclé aussi, mais au final cela ne changeait rien du tout à la situation. Même sans ses pouvoirs Alaric n'aurait aucun mal à s'occuper d'eux. Toutefois, la violence n'était pas son genre. Pas quand une solution plus pacifique pouvait être trouvée. Calme et élégance se firent entendre dans sa voix lorsqu'il parla.

« Messieurs. Pourquoi ne laisseriez pas cette jeune demoiselle en paix comme elle vous l'a, certes vulgairement, demandé ? »

« T'aurais dû nous écouter quand t'avais encore le temps petit. Maintenant que t'es là autant s'occuper de toi aussi. Aller, portefeuille, montre, bijoux, lâche tout ce que t'as sinon ... »

De la poche de sa veste, l'homme sorti un couteau à cran d'arrêt et le pointa de façon menaçante vers Alaric. La seule réaction de ce dernier fut de soupirer lourdement en se demandant pourquoi donc ils en venaient toujours à la violence. Sous ses pieds il sentit son ombre s'agiter, mais Alaric la réprima. S'il n'en tenait qu'à elle, les deux hommes auraient déjà finis de redécorer les murs de la ruelle de leurs sangs. Il faut dire que ses Ténèbres prenaient très mal qu'on menace, de quelque façon que ce soit, leurs maître. L'homme n'était plus qu'à quelques mètres, son cran d'arrêt brandit en face de lui. L'expression sur la visage du Lord n'avait pas changé quand l'arme fut sortie et elle ne changea pas plus lorsqu'il décida de lancer sa canne dans les airs, au-dessus de lui. L'homme s'immobilisa un instant, ne comprenant pas exactement ce qu'il se passait tandis qu'Alaric sortait une paire de gants en cuir noir de ses poches et les enfilaient tranquillement. C'était une réaction stupide mais typique de la part de l'agresseur. La canne amorça sa descente tandis que l'homme se reprit et franchit les quelques pas qui le séparaient de sa 'victime' qui avait vraisemblablement perdu la raison d'après lui. Du point de vue du Lord, c'était tout le contraire. Après tout, on ne s'attaque pas à un maître d'arme, champion olympique junior d'escrime à l'épée, au sabre et au fleuret, avec un malheureux petit couteau.

« Disdaining Fortune, with his brandished steel, which smoked with bloody execution. »

Alaric leva les mains en l'air, attrapant de l'une d'elle le manche en argent, légèrement courbé, de la canne et de l'autre son corps en ébène massif. Un petit geste du poignet et le manche se détacha du reste, emportant avec elle la sublime lame en acier dissimulée à l'intérieur. D'un seul mouvement fluide, le Lord sorti complètement la lame de son fourreau et coupa net le 'jouet' que tenait l'homme en face de lui. Ce dernier eu à peine le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait que le manche de la 'canne' vint heurter son plexus solaire, coupant instantanément sa respiration et l'envoyant s'affaler au sol, immobile. Son compagnon, se tenant encore près de la jeune femme, observa la scène, incrédule jusqu'à qu'il remarque qu'Alaric s'avançait vers lui, son sabre à la main. Pris de panique, il sorti à son tour un cran d'arrêt, mais, contrairement à son ami, il ne le pointa pas sur le jeune homme, mais sur la femme à ses pieds. Il se pencha et attrapa sa victime par le col, tentant de la soulever. Il espérait sûrement pouvoir s'en sortir en menaçant de la tuer si Alaric ne lâchait pas son arme.

« Je vous le déconseille fortement. Vous n'apprécieriez pas ce qui suiverais. »

Ce ton à la fois sec et puissant tout en restant le plus polis du monde, arrêta net l'homme dans ses mouvements. Quelque part, au fin fond de son être, son instinct de survie lui intima d'écouter ces paroles s'il ne voulait pas mourir. Il fit quelques pas en arrière, lâchant la jeune femme. Son regard se tourna de nouveau sur Alaric. La panique mais surtout la peur pouvait se lire dans ses yeux et son corps tremblant. Le couteau glissa de ses mains et tomba à terre et le bruit du métal heurtant le sol aurait tout aussi bien pu être celui d'un pistolet de starter et l'homme un coureur de cent mètres que les effets auraient été identiques. Le temps qu'Alaric arrive jusqu'à la jeune femme, le ravisseur de cette dernière disparaissait déjà au coin de la ruelle. Le sabre retourna dans son fourreau et redevint une canne comme une autre que le Lord tint dans sa main gauche, tendant la droite vers celle qu'il venait de sauver ce soir. Il parla d'une voix calme et douce, contrastant avec celle qu'il avait utilisé quelques instants plus tôt.

« Vous allez bien ? »


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