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La haine cachée dans les brumes du regret. [Ariane/Aaron & Zachary]

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MessageSujet: La haine cachée dans les brumes du regret. [Ariane/Aaron & Zachary] Ven 21 Sep - 15:08



La journée a du mal à émerger du brouillard, ce matin. Un doux parfum de mélancolie mêlé d'espoir brisé traîne dans l'air. Un sérieux inhumain l'accompagne, parfaitement assorti au paysage brumeux. A croire que le ciel restera indéfiniment gris, que plus jamais le soleil ne se lèvera. Que les habitants de Birdsall et de Rédemption sont condamnés à vivre dans cette brume, ce flou perpétuel. Sans pouvoir contempler le monde alentour, sans distinguer les autres êtres humains qui évoluent tout autour. Enfermés dans leur propre solitude, leur propre esprit nébuleux...

A moins que ce ne soit que toi, Zachary...?

Notre loup apprivoisé favori est assis sur un des bancs du triste parc de Rédemption. Comme d'habitude, il rumine. Mais, le croirez-vous élèves de Rédemption ?, pour une fois, il ne déprime pas, ne désespère pas, ne soupire pas. Même pas un tout petit peu.
Il réfléchit, simplement. C'est fou comme les choses simples sont rares dans sa vie ! Pourtant, en ce début de matinée brumeuse, il fait partie de ces gens normaux. Il pense, tourne et retourne le problème dans sa tête.
Bon, je vous l'accorde, le sujet de ses réflexions n'est pas des plus normaux...Néanmoins, il a l'air tout à fait ordinaire, vu de l'extérieur. C'est vrai, à le regarder comme ça, l'air ennuyé mais sans plus, qui pourrait se douter qu'il étudie toutes les meilleurs façons d'assassiner un homme ?

D'ailleurs, et c'est bien dommage, il n'y a personne pour le voir. Personne pour le voir sous son meilleur jour. Pour une fois qu'il n'a pas l'air d'une bête enragée, qu'il n'a pas mis son masque de tueur sanguinaire, de loup sans pitié, personne n'est là pour constater à quel point il à l'air inoffensif ! Pourtant, c'est bien la preuve qu'il a changé. Véritablement et définitivement.
Mais le brouillard impénétrable le cache, le dissimule aux regards indiscrets. Et c'est tant mieux ! Si le Directeur, ou une personne travaillant pour lui le voyait ainsi...c'en serait fini. Sa couverture serait percée à jour et les conséquences pourrait être désastreuses. Absolument affreuses. Regrettables.
Oui, mieux vaut ne même pas y penser. Et se concentrer sur sa tâche, sans laisser les pensées parasites envahir son esprit.
Comment tuer le Directeur ?

Il ne connaît pas l'étendu des pouvoir du Directeur, ni qui exactement ses alliés. Il ne sait rien de cet homme qui lui gâche la vie. S'il pouvait...Oui, si seulement il y avait un moyen d'en savoir plus sur lui. Ses motivations, son passé, ses capacités. Et surtout, ses faiblesses...Et puis bien sûr, l'éternelle question revient le hanter : Aura-t-il la force, aura-t-il le cran, de faire ce qui doit être fait ?
Examiner les faits comme il s'y emploie en ce moment, rationnellement, avec méthode et sérieux, n'empêche pas qu'il ne peut pas tout contrôler. Un jour, il faudra se lancer. Et frapper. Et tuer.
Un jour...
Pour l'instant cependant, il ne peut pas se décider. Il sent que le moment n'est pas venu. Le Destin lui accordera un signe, quand il sera temps de tuer de nouveau. Oui, il saura. Et le sang coulera enfin.

Rasséréné par cette pensée, cette certitude, les pensées de Zachary dérivent, atteignant exceptionnellement un domaine qui lui est inconnu : L'espoir. Une sorte de plénitude. Un endroit magique où il a enfin le droit de rêver. Où penser à lui-même, à son futur, ses joies, ses peines, n'apporte pas son lot de culpabilité. Où il est libre.
Le brouillard est un autre monde. Un monde où Zachary peut être en sécurité, peut être lui-même. Loin de tous regard, loin de tous. Complètement isolé, au calme et en paix. Une certaine mélancolie se glisse dans son cœur, à la pensée que tous les rêves qu'il bâti aujourd'hui ne tiendront pas face à la réalité.
Un monde étrange, coupé de tout et pourtant si près de l'enfer. A quelques pas du banc sur lequel se trouve Zachary, Rédemption s'élève, projetant son ombre massive sur le monde de la brume. Mais votre cher surveillant de nuit, lui, ne le voit pas. Alors, pendant ces instants où la bruine recouvre le matin, il peut s'imaginer comment ce serait, une vie sans Rédemption, sans problème.
Bientôt, le brouillard se lèvera et il faudra retourner à la vie, la vraie, celle où il n'est pas si seul, si protégé, et laisser les affronts du monde lui donner de nouveaux coups.
Pour l'instant, il est seul dans la brume. Et pour la première fois depuis longtemps, il est presque heureux.

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MessageSujet: Re: La haine cachée dans les brumes du regret. [Ariane/Aaron & Zachary] Sam 22 Sep - 20:17


    Je ne suis plus. Mais qui sera là pour le voir ? Toi peut-être ? Aaron, je t'en pris, je t'en supplie, ne dis pas de choses si... idiotes. Pourtant. Tu as pleuré ma disparition, tu as eu mal à cause de moi. Par ma faute. J'ai vraiment tout foiré... Tu n'as pas à t'en vouloir, tu ne savais pas, tu ne pouvais pas savoir. Oh, mais je ne m'en veux pas, chère petite soeur, je ne m'en veux pas, bien au contraire. Je me félicite de tout ce que j'ai fait. Qu'est-ce que... ? Ouvre les yeux ma puce et regarde autour de toi. On m'oublie, cela veut bien dire que je n'ai laissé aucune trace de mon passage. Il ne reste rien ! Je n'ai rendu personne heureux, mais pire que tout, je ne suis parvenu à rien. Même pas à détruire ne serait-ce qu'un semblant de vie. Elle m'a oublié et toi, tu essaies d'en faire de même. Ne dis pas n'importe quoi. Tu sais que c'est faux. J'ai besoin de toi, tu es mon frère et je t'aime. Alors, aide-moi, aide-moi à me venger de ce qu'ils m'ont fait ! J'ai été humilié, ridiculisé, en position de faiblesse toute ma putain d'existence. Ne me demande pas de t'aider à tuer. Ne me demande pas de t'aider à ressusciter. Ne me demande pas de me ranger de ton côté. Je ne suis pas... Un monstre ? Tu refuses de m'aider, Ariane? Oui, je refuse de te soutenir. J'étais là pour toi. Je sais... Je t'ai soutenu quand tu en avais besoin. Je sais, mais... J'ai toujours répondu présent pour toi. Je le sais bien Aaron! Mais, maintenant, tu n'es plus. Tu es mort, tu dois le rester. C'est mauvais, pour toi, pour nous. Tu es nocif et tu ne t'en rends même pas compte ! Je vois. Tu me déçois, petite soeur. Moi qui pensais que tu serais toujours avec moi... Je l'étais. C'est fini maintenant. Non, chère petite soeur. Ma très chère et adorée petite soeur.
    Ce n'est que le début.


    Elle le regarde marcher dans sa direction. Son regard est froid. Ses yeux bleus n'ont jamais été aussi agressifs. Elle ne le voit plus comme avant pour tout dire, il lui semble que c'est un autre homme. Le genre à vous coincer dans une ruelle pour vous poignarder en plein coeur. Arrivé à sa hauteur, il tend la main vers elle. Pétrifiée, elle ne peut que, impuissante, tenter de soutenir son regard. Il pose délicatement ses doigts sur sa joue. Il caresse sa peau pâle, une once de tristesse traversant furtivement son regard. Pourquoi m'as-tu abandonné petite soeur ? Pourquoi...? Elle ne parvient pas à parler, aucun son ne sort de sa gorge nouée. Les larmes aux yeux, elle pleure en silence. Il claque de la langue en signe de désapprobation et laisse glisser sa main le long du cou de la jeune femme. La dernière image qu'elle voit de lui sont des yeux injectés de sang, noirs, sans aucun signe de vie, ainsi que ses doigts, serrés autour de son cou.
    L'étranglant un peu plus à chaque respiration...

    Ariane ouvre brutalement les yeux et se redresse dans un sursaut, la respiration saccadée, en sueur. Toujours ces mêmes rêves. Où son frère est un meurtrier, où elle n'est que son pantin. Si loin de la réalité et pourtant si proche, si vous saviez. Elle porte une main à sa poitrine et ferme les yeux. Son cœur est douloureux, mais il bat. Et c'est le principal. Doucement, elle se tire hors de ses couvertures et se glisse jusqu'au sol. C'est sur la pointe des pieds qu'elle s'habille, enfilant un sweet trop grand pour elle et un vieux jean. Ses cheveux, négligemment attachés en arrière sont d'un roux plus terne que de coutume. Disons qu'elle n'a pas eu le cœur à prendre soin de son apparence, ces derniers temps. Entre la mort d'Adam et la disparition de son frère... Des larmes lui montent aux yeux à chaque fois qu'elle se retrouve en proie à des souvenirs qui s’effacent doucement. Je parle bien sûr de cette merveilleuse soirée d'Halloween. Comme elle aimerait que son ami soit encore là, près d'elle... Passant une main sur ses yeux, elle saute dans ses bottines et descend rapidement les escaliers. Elle fait le tour du pensionnat et parvient enfin jusqu'au parc.

    La fraicheur matinale lui fouette le visage et l'air humide qui brûle les poumons, mais ça fait un bien fou. Doucement, elle commence à marcher, se mouvant dans le brouillard comme une ombre dans la nuit. Ses pas restent silencieux sur les petits cailloux blancs qui tapissent le sol. Ses pensées dérivent vers d'autres horizons et ses yeux sont fixés droit devant elle. C'est ainsi qu'elle aperçoit un banc déjà occupé. Oh, elle n'a aucunement l'intention de déranger cette personne en pleine méditation, cependant, elle n'a pas d'autre choix que de passer à côté pour continuer son chemin. Alors, elle baisse les yeux et avance, dans un rythme soutenu. Et, à mesure qu'elle progresse, la silhouette se précise, se dessine, émergeant du brouillard comme un fantôme. Ça y est, elle est à sa hauteur, elle est même en train de le dépasser. Mais, que fait-elle ? Stop. Elle s'arrête, brutalement. Et tourne les yeux vers cette personne. C'est... Lui. Une petite voix lui souffle de continuer, mais une présence plus forte, plus réelle l'en empêche. Elle aimerait partir, fuir très loin, cet homme ne lui rappelant que peu de bons souvenirs et pourtant, elle n'en fait rien. Au contraire. Assied toi.
    Elle fait demi tour et, en silence, se pose à côté de...


« Zachary... »

    Elle tourne la tête vers lui et croise son regard. Elle ne l'avait jamais vu de si près. Ou du moins, dans de telles circonstances. Elle repense à Sélène, à l'enfant qui n'est plus. Et inévitablement à Aaron. Mais elle s'efforce de garder la tête froide, un petit sourire viens même se dessiner sur ses lèvres, creusant une petite fossette sur sa joue. Oh, elle se doute bien, que son visage, ne lui dit rien, aussi, prend elle l'initiative de se présenter.


« Je m'appelle Ariane. Je suis... »


    Elle s'arrête, comme si elle s'apprêtait à faire une bêtise. Une énorme bêtise. Respire. C'est ce qu'elle fait. Avant de se jeter dans la gueule du loup, ignorant toute prudence, bravant les interdits. Franchissant certainement une limite qu'elle aurait dû respecter. Qu'elle aurait respecté.
    Dans d'autres circonstances.


« Je suis la soeur d'Aaron. »

    A toi de jouer, Zachary. Jusqu'où iras-tu ?
    Oseras-tu faire du mal à une innocente ?
    Pourras-tu...
    Ta gueule ! Laisse moi tranquille.


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MessageSujet: Re: La haine cachée dans les brumes du regret. [Ariane/Aaron & Zachary] Dim 23 Sep - 14:38

Le silence se brise. Zachary lève la tête, intrigué. Il ne voit rien, il sait juste que quelqu'un est là, tout près, que les pas se rapprochent. Que quelqu'un vient à lui. Alors comme ça, le monde extérieur existe encore ? Finalement, il n'est pas seul. Il ne peut pas être tranquille, pas pour trop longtemps. Rédemption s'empresse de lui faire comprendre qu'il n'y a pas de répit. Pas pour lui en tout cas.
Il n'y a pas de refuge sûr, nulle part où aller, nulle part où se réfugier. Ce bonheur qu'il commençait à ressentir, dans le brouillard, il ne peut pas durer. Il aurait dû s'en douter. Il aurait dû savoir que c'était trop beau, qu'une vague de brume n'était pas assez solide pour le protéger des autres.

Ce ne sont que des pas dans le brouillard, pourtant c'est bien suffisant pour que Zachary se rembrunisse. Son visage se ferme, automatiquement, comme un vieux réflexe pas totalement oublié. Une portion de ce qu'il est vraiment reste encore visible, car son masque ne lui va plus tout à fait. Il a trop changé pour pouvoir jouer au loup sans se sentir agneau. Ça se voit dans ses yeux. Ça se voit qu'il y a quelqu'un à l'intérieur, qui vit. Ça se voit, si on regarde avec attention.
Mais comme personne n'ose jamais croisé le regard de Zachary, ce n'est pas vraiment un problème.

Peu à peu, une silhouette se dessine entre les nappes de brumes. Puis, la jeune fille émerge comme une apparition mystique. Il faut dire que ce brouillard rend tout un peu magique...Une sorte d'atmosphère surnaturelle qui entoure la fille tandis qu'elle se rapproche. Zachary ne bouge pas, se contente de la regarder vaguement. Il espère qu'elle passera son chemin, mais sait également que le moment est passé, l'instant brisé. Maintenant qu'il se rend compte que ce brouillard n'est pas impénétrable, que ces lieux ne lui appartiennent plus, il ne pourra pas s'y sentir de nouveau en sécurité.

Mais elle s'arrête. Mais elle le regarde. Mais elle s’assoit. Et parle. Comme si elle n'avait pas peur. Comme si elle ne pensait pas que l'étrange surveillant de nuit de Rédemption est un homme dangereux.
Elle le regarde. Ose le regarder ! Comme si elle n'avait pas peur. Comme si elle perçait le masque, comme si elle savait. Mais comment sait-elle ?

Et là, chers élèves de Rédemption, vous retenez votre souffle. Vous attendez la réaction qui ne tardera pas à venir : la violence, le sang. Les yeux noirs qui lancent des éclairs. Tous ce qui hante vos cauchemars, tout ce que Zachary sait faire de mieux.

Haha. Vraiment ?
Un frère et une sœur eux aussi ? Sont-ils si différents de Sélène et toi, Zachary ?
Tu ne te doutes pas une seconde que le lien qui les lient, eux, et infiniment plus puissant que celui qui te pousse à aimer ta petite sœur. Et pourtant, ils n'ont pas le choix. Ils ne peuvent faire autrement que de vivre ensemble, souffrir ensemble. Toi, tu l'as eu ce choix. Et tu es resté.
Peut-être que ça fait de toi le gagnant du titre de meilleur frère de l'univers ?
Peut-être aussi que ça fait juste de toi un être juste un petit peu moins abominable que les autres...


Mais Zachary attend, Zachary écoute. Et Zachary comprend.
Zachary se reconnaît dans cette situation. En Ariane, c'est Sélène qu'il voit. Une jeune fille si faible, si triste. Le poids du monde sur ses épaules, indécise. Brisée.
Bien sûr, Sélène a changé, très récemment encore. Elle s'est endurcit. Encore un parallèle entre l'histoire d'Ariane et Aaron et la sienne. Sauf que ça il ne le voit pas.
S'il avait fait attention par le passé, il aurait vu la différence. Il aurait remarqué que l'air abattu d'Ariane ne s'harmonise pas avec ses traits. Que ce n'est pas comme cela qu'elle apparaît d'ordinaire au monde. Qu'elle est sourire, qu'elle est lumière. Enfin, qu'elle était. Qu'elle n'est plus.
Mais Zachary n'a jamais fait attention aux autres. Sélène, Juliette, c'était son monde. L'univers entier résumé à deux personnes. Il s'en foutait des autres. Il s'en foutait d'Ariane.
Pas aujourd'hui.

Et peut-être aussi car il voit en elle le reflet de Sélène, que dans sa voix hésitante, il reconnaît la souffrance d'une petite sœur qui souffre; Zachary sourit.
Évidemment, c'est un risque, un énorme risque, d'exposer ainsi son humanité. Peut-il lui faire confiance ? Qui lui dit qu'elle n'est pas une marionnette du Directeur ? Ou tout simplement une alliée ? Qui lui qu'elle n'ira pas répéter à tout va qu'elle l'a vu, de très près, et qu'il ne l'a pas trucidée ? Trop de questions sans réponses. Trop de danger. Autrefois, notre cher Zachary n'aurait pas hésiter. A défaut de la tuer, il aurait mis son masque de loup enragé, il l'aurait menacée. Il l'aurait fait fuir de sa vie. C'était une autre époque, un autre Zachary.
Le croirez-vous, chers élèves de Rédemption, mais le Zachary d'aujourd'hui éprouve de la pitié pour cette pauvre Ariane abandonnée par son frère. Oui, je sais, c'est difficile à avaler. Pourtant c'est la vérité vraie. Zachary, notre Zachary, qui a tellement changé, en est arrivé à sentir de l'empathie pour un autre être humain.

Dans les yeux d'Ariane, il voit Sélène telle qu'elle aurait pu être s'il n'était pas revenu. Et cela lui brise le cœur (ou ce qu'il lui reste de cœur), le révolte. Dans les yeux d'Ariane, il voit Aaron. Cet homme qui avait une place dans le cœur de sa sœur, au même titre que lui. Qui est parti. Sans explication. Sait-elle, Ariane, pourquoi elle a été abandonnée ? Sait-elle que Zachary haït son frère pour cet abandon ?
Et que cette haine remonte, à la seule mention de ce nom.

"Pourquoi me dis-tu cela, Ariane ?"
Tu penses peut-être que je vais pouvoir t'aider à surmonter ta peine. Tu penses peut-être que ma Rédemption lui servira d'exemple. Tu penses peut-être que je suis...Que je suis assez fort pour t'offrir autre chose qu'un sourire.
Mais tu as tort, petite. Je ne suis pas cet homme-là. Je ne sais pas guérir. Je ne sais pas aider.
Je peux protéger, je pouvais tuer. Je peux aimer, mais trop fort. Je peux comprendre, mais trop peu.
Que veux-tu de moi ? Je ne peux pas porter ta souffrance sur mes épaules. J'ai déjà trop de poids, tu comprends.

"Moi aussi, je suis parti un jour."
Les mots sortent, comme s'ils attendaient juste le bon mot pour être dit. Une oreille pour être écoutée.
"Je ne savais pas si j'allais revenir. Je ne savais plus qui j'étais. J'avais besoin de ne plus être."
Et Aaron ? Pourquoi est-il parti, lui ? Pour les mêmes raisons. Oui, peut-être que Zachary n'a pas à lui en vouloir, seulement à comprendre. Après tout, leurs choix sont similaires. Leurs vies aussi. Pourtant, il ne peut s'empêcher de penser que tout est différent, au fond.
"Il y a deux raisons qui peuvent faire revenir quelqu'un, Ariane. L'amour..."
Lui est revenu par amour. Avec courage et force. Déterminé à retrouver une âme immaculée, à réparer ses erreurs, effacer ses pêchés. Il est revenu pour aimer.
"Et la haine."

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MessageSujet: Re: La haine cachée dans les brumes du regret. [Ariane/Aaron & Zachary] Dim 23 Sep - 16:30


    Tu n'as pas à avoir peur. C'est comme si elle le savait déjà, parce que, quelque part, elle voit, dans le sourire de Zachary, celui qu'Aaron lui avait fait, le soir de leur première rencontre. Le sourire fraternel, rassurant, engageant. Le sourire humain, qui n'effraie pas. Celui qui avait disparu, quand il avait retrouvé Sélène... Ariane avait été jalouse de la belle brune, à un moment, c'est vrai, parce qu'elle se sentait abandonnée par son seul point de repère. Puis, il y avait eu Adam, puis le bébé. Là, tout allait pour le mieux, dans le meilleur des mondes. Mais Rédemption en avait décidé autrement. Aaron était parti, l'enfant s'était sacrifié et Adam était mort. En quelques jours, elle s'était retrouvée seule, perdue. Alors, peut être qu'elle souhaitait cette rencontre, plus que tout, parce que, quelque part, ils avaient un tas de points communs. Ou pas. Qui sait ? Ariane le regarde, dans les yeux. Elle n'a aucune difficulté à soutenir le regard de ce surveillant qui a pourtant failli tuer son frère. Avec du recul, elle se dit qu'Aaron... Ne pense pas ça! ...aurait dû mourir ce jour-là. Que ç'aurait été mieux pour tout le monde. Principalement pour elle. Comment oses-tu? Et après, est-ce une preuve d'égoïsme ?
    Ce n'est que la stricte vérité voyez-vous.


« Je... Je ne sais plus vers qui me tourner. »

    Elle prend sa respiration et détourne le regard, pour fixer droit devant elle. Il y aurait bien eu Kenny, si seulement il n'était pas si rattaché à Aaron. C'est dommage... En silence, elle écoute les paroles de Zachary. Son visage exprime vaguement une expression de surprise quand il lui apprend que lui aussi, un jour, a quitté Rédemption. Elle l'écoute et mieux, le comprend. Pour tout vous dire, elle ne sait rien de lui. Zachary n'était, jusqu'à présent, qu'un visage vague. Qu'un assassin. Qu'une illusion. Le frère de la copine de son propre frère. Un lointain souvenir aussi, puisqu'elle ne l'avait vu qu'une seule fois, jusqu'à aujourd'hui.
    La vérité est simple : elle ne sait plus à qui se confier. Et il est le seul à pouvoir l'aider. Sélène ? Non, elle ne veut pas la faire souffrir.
    Nous aurons tout le temps pour cela... Tais toi.

    Les paroles du surveillant sont justes et à la fois très éloignées de la réalité. Il l'ignore bien sûr, tout le monde l'ignore. Mais c'est tout l'opposé de cela. Aaron avait besoin d'être. Il avait besoin d'exister. Et c'est cette obsession qui l'a tué, une deuxième fois. Pas totalement petite soeur, pas totalement... Ariane ferme les yeux quelques secondes et les rouvre brutalement. Ses jolis yeux verts sont davantage bleus. Il lui suffit pourtant de cligner des paupières pour qu'ils reprennent leur couleur d'origine. Tu ne peux pas lutter ma chérie. Elle le sait. Elle devient le pantin d'un monstre. Mais ne doutez pas de sa force, elle est plus résistante que jamais elle ne l'a été. Ce combat l'épuise et pourtant, elle trouve encore le courage de lutter. Pourtant, le surveillant termine de lui parler.
    Deux phrases, lourdes de sens.


« Zachary... J'ai besoin d'aide. Il est... »

    C'est tout ce qu'elle parvient à articuler. De ses yeux tristes coulent de grosses larmes. Des perles argentées glissants le long de sa joue. Son visage pourtant, se durcit et reste relativement impassible. Sa voix, ses sentiments, pourraient très bien appartenir à un autre corps. Vous comprenez ? C'est le mot « haine » qui déclenche ça. Elle se passe une main sur la joue et renifle discrètement. Elle se sent pathétique, lamentable, nulle. Tu es humaine. Moi pas. Autant d'oppositions partagées par un même corps, ça fait franchement peur à voir. Alors, elle se lève, sautant sur ses pieds. Elle fait un pas en avant et tourne le dos à Zachary, pour regarder loin devant elle, bien qu'elle ne voit pas grand-chose à cause du brouillard. Elle cache son visage en se détournant. Elle cache ses yeux qui passent du vert au bleu. Elle cache ces deux âmes dans ce corps, en lutte pour un contrôle total de l'esprit. Elle prend sa respiration et sa voix s'élève.
    Moins tremblante que précédemment.


« Aaron n'est jamais parti. Elle fait volte face et se déplace face à lui, avant de s'accroupir, de manière à être plus bas, se forçant ainsi à lever les yeux pour affronter son regard. Il est encore là. Il est en moi ! Tu comprends ? J'abrite un monstre ! Elle baisse les yeux vers les mains de Zachary. J'ai... C'est mon frère, je l'aime énormément, mais il n'est plus le même. Le Aaron que tu as connu est définitivement mort. Celui qui vit en moi... »

    Elle relève le regard vers lui. Ses yeux sont bleus. Ils sont mauvais, ils sont froid. Ils sont Aaron. Elle se prend la tête entre les mains et serre les dents. Il lui fait mal. C'est douloureux. C'est pire que n'importe quoi d'autre et c'est dangereux. Pour elle, comme pour d'autres. Paupières closes, elle se laisse tomber à genoux, aux pieds de Zachary, le corps plié vers l'avant, étouffant un gémissement de douleur au fond de sa gorge. Tais toi, petite soeur, je ne veux pas te faire souffrir.


« Laisse-moi ! Elle rouvre ses beaux yeux verts. Le visage rougit par la douleur, le froid et la peur. C'est la haine qui l'a fait revenir Zachary... Et c'est à travers moi qu'il veut agir. Elle relève le visage, secoue la tête négativement, impuissante face à ses larmes qui se remettent à couler, exprimant une grande détresse. J'ai peur. Peur qu'il ne vous fasse du mal, à toi, mais surtout à Sélène... J'ai tellement voulu qu'il revienne... Je regrette... Je suis désolée... »

    Et elle se met à pleurer en silence. Elle s'excuse d'être à l'origine du mal. Elle s'excuse d'être le mal ou du moins, de l'abriter. Elle demande pardon, parce qu'elle aime son frère. Elle ne veut pas qu'il devienne mauvais, elle ne veut pas qu'il souffre ou face souffrir. Seulement, c'est inévitable. Elle ne pourra pas le protéger, comme elle ne pourra pas protéger les seules personnes qui lui restent. Il lui a pris beaucoup de choses et le reste s'est envolé dans la nature. Elle le hait autant qu'elle l'aime. Elle lui en veut, mais son grand coeur lui pardonne.


« Vraiment... Désolée... »

    Alors petite soeur, qu'est-ce que cela fait d'être à l'origine de tout ça ? C'est de ta faute après tout. Tout est de TA faute, ma chérie. Tu mens en disant m'aimer, je le sais, je le sens. Tu étais heureuse que je ne sois plus là... Menteuse.
    S'il te plait... Par pitié, laisse-moi...


(Je crois que tu as compris : quand les yeux d'Ariane sont bleus, cela signifie qu'Aaron n'est pas loin. Que c'est avec ses yeux qu'elle voit le monde, ou inversement. En bref, c'est mauvais signe. :D)

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MessageSujet: Re: La haine cachée dans les brumes du regret. [Ariane/Aaron & Zachary] Dim 23 Sep - 20:02

Mais je ne peux pas t'aider Ariane ! Je ne PEUX PAS !
Je crois...Oui, je crois que je voudrais. Je voudrais faire quelque chose pour te soulager. T'éviter la souffrance. Mais que veux-tu que je fasse ? Que je le tue, c'est ça ?
Désolé, mais j'ai juré.
J'ai juré, devant Dieu, ou le Destin, mon âme, mon cœur, je ne sais pas trop. Je l'ai juré à moi-même.
La seule personne que je tuerai, ce sera le Directeur. Et personne d'autre.
C'est trop de risque, le risque de retomber en enfer, dans la violence. Dans l'amour du sang et des cris et... je sais que je suis trop faible pour y résister.
Je ne peux pas le tuer.
Et le ramener à la raison ?
Ça non plus, je n'y arriverais pas. Regarde-moi voyons ! La morale, j'y connais rien. Je lutte et je lutte pour rester sur le droit chemin. Mais ce chemin est trop flou. C'est comme...

Oui, c'est ça. C'est comme marcher en plein brouillard. On ne sait pas où on va, où on est. Qui marche à nos côtés, qui va sortir de la brume pour nous planter un couteau dans le cœur. Et puis des fois quelqu'un apparaît. On ne sait pas à qui s'attendre. Mais quelqu'un émerge du brouillard, comme une apparition, et marche à nos côtés. Puis la personne disparaît. Se fait avaler par le brouillard.
Et on est de nouveau seul.
Avec tout juste la force de continuer. Parce que marcher droit devant, ce n'est pas si simple au final et que le doute guette à chaque pas. Il ne faut pas perdre le cap.

Alors Zachary commence à parler. D'un voix faible, qui semble surgir du brouillard plus que de sa bouche. Une voix qui est triste, très triste. Une voix qui a peur de blesser. Une voix qui ne lui ressemble absolument pas, que personne n'a jamais entendu. A part peut-être Sélène.
"Je ne peux pas."
Mais Ariane parle, et parle et parle. Elle semble souffrir. Comme si chaque mot était une bataille. Elle doit lutter pour lui raconter tout cela, elle doit se battre pour trouver les bons mots, et les laisser sortir. Ces mots qui font mal. Ces mots qui, Zachary le sent bien, sont une confession autant qu'une déchirure. Et cela, il le respecte. Il n'a pas le cœur à la couper, lui dire que cela ne sert à rien de lui dire tout cela, car il ne peut rien y faire.
Il n'a tout simplement pas la force d'être là pour elle.
Déjà trop de choses sur sa conscience. Trop de choix et de sacrifices à faire. Il n'est pas sûr de pouvoir survivre s'il doit se battre pour une nouvelle cause. Il doit déjà se battre contre lui-même.

"Un monstre."
C'est ce mot-là, ce mot qu'il connaît si bien, qui frappe Zachary le plus fort. Bam ! En plein cœur. Prend ça dans ta face. Un monstre hante les couloirs de Rédemption, et pour une fois, ce n'est pas lui. Vous vous rendez compte, chers élèves ? Encore quelqu'un qui ne sait plus où aller !
Aaron semblait pourtant y être bien plus avancé sur le droit chemin que Zachary. Il était le chevalier servant, l'amant dévoué. Que s'est-il passé ? Pourquoi s'est-il laissé consumé par la rage ? Zachary ne peut que le deviner. Il est passé par là après tout...
Parce qu'il connaît ça, il sait ce que ça fait, d'avoir un monstre en soi. Un loup. Ou un frère.
Bien sûr, ici, tout est différent. Au fond, c'était lui le monstre dans cette histoire. Ici, ce n'est pas la même chose. Ariane n'est pas un monstre. Rien en elle ne mérite d'être traité ainsi.
De plus, elle n'a pas l'air de pouvoir y résister bien longtemps. C'est trop dur pour elle, ou bien l'autre est bien trop puissant. Il y a quelque chose dans son corps qu'elle ne peut pas contrôler, une violence qui ne demande qu'à sortir. La haine.
Et, en un sens, il aimerait pouvoir l'aider. Vraiment. Mais...

Quand il s'agit de Sélène, les gestes et les mots lui viennent naturellement. Il sait comment la réconforter, comment la motiver. Comment lui conférer sa force et sa détermination. Comment exprimer son amour.
Là, pourtant, il ne peut que regarder Ariane pleurer, et s'excuser. Il ne peut que la regarder s'effacer, et parler comme si c'était les derniers mots qu'elle prononcera. Et ces mots, elle les lui offrent. C'est un appel à l'aide. Un appel pour lui. Un cri sans espoir, aussi. Et Zachary la regarde, horrifié. Il a peur pour elle. Tiens, c'est nouveau ça ! Il a peur pour elle, peur qu'il lui arrive quelque chose. Il s'en veut de ne rien pouvoir faire aussi.
Cette frustration ! Il a l'impression d'être revenu des mois en arrière ! Quand il ne savait pas quoi faire. Ces jours sombres où il avait perdu son âme, et sa conscience. Ces jours noirs où la seule pensée qu'il arrivait à formuler était : Sélène ou Juliette ? Et maintenant, maintenant qu'il sait où il va, voilà qu'on lui demande encore de choisir.

Prendre le risque d'aider quelqu'un, de laisser tomber le masque, d'être découvert. Ou de ne pas y arriver et de perdre. De perdre contre Aaron, cela voudrait dire qu'il aura tout perdu. Il ne pourra plus sauver personne. Est-ce que ça en vaut la peine ?
Ou bien ne rien faire. Partir dans le brouillard sans se retourner. Laisser les choses se passer, en prenant le risque qu'Aaron revienne et ne mette en danger sa mission.
Quelque chose lui dit que s'il veut rester sur le bon chemin, il se doit d'aider Ariane. De la rassurer, la consoler, ou de faire n'importe quoi. Juste quelque chose ! Ne pas rester assis sur son banc, à la regarder souffrir. C'est une lueur dans son brouillard, qui lui montre qu'il est dans la bonne direction.

C'est ainsi que l'impensable se produit. Que Zachary se lève et va vers Ariane. Qu'il se penche. Et lui parle.
"Écoute."
Il plonge son regard dans ses yeux. Ces yeux verts. Il a bien remarqué les yeux bleus qui le fixaient tout à l'heure. Et il sait ce qu'ils signifient. Ce regard sombre, il le reconnaît très bien. C'est le même qu'il a croisé dans le miroir pendant des années. C'est le regard de la haine.
Et cela veut dire qu'Aaron est prêt à revenir.
"Ce n'est pas de ta faute, Ariane. Il est trop fort pour toi."
Il est peut-être aussi trop fort pour Zachary. Sauf que ça, il se garde bien de le dire.
"Je sais que tu as peur. Mais moi, je ne le crains pas. Tu m'entends ? Il ne m'effraie pas, et s'il tente de faire du mal à qui que ce soit, je serais là pour l'en empêcher."
Non, Zachary n'a pas vraiment peur d'Aaron. Après tout, il est à l'habitude de ce genre de situation, même s'il répugne à se battre de nouveau. Il fera tout pour ne pas en arriver là.
Ce dont il a peur, c'est des conséquences de ses actions. Soit il ramène Aaron à la raison, et tout ira pour le mieux.
Soit Aaron le bat et tout est perdu.
Soit Zachary gagne la bataille et tout est perdu.

Cela laisse peu de chances pour un happy ending.

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La haine cachée dans les brumes du regret. [Ariane/Aaron & Zachary]

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