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Si un jour j'ai l'impression de me faire suivre, je vais voir quelqu'un ! [ CamCam ! ]

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MessageSujet: Si un jour j'ai l'impression de me faire suivre, je vais voir quelqu'un ! [ CamCam ! ] Lun 10 Sep - 17:28


• Tell who you're and I tell you who I'm ! •









Birdsall, dans la rue • Wyatt entre dans une mauvaise période, il entreprend d'aller voir un psy. • Fin d'après midi
« J'ai un projet, devenir fou ! » Charles Bukowski.





Il existe des jours où on se réveille dans le brouillard. Non pas parce qu'on est fatigué, ou qu'on a fait la fête la veille, non juste parce que l'on est paumé. On est perdu dans ce Monde qui n'est pas notre, il nous contrôle, nous pousse à faire des choix et on essaye de s'accrocher comme on peut, mais il nous arrive de chuter. Ces matins là sont les pires, quand rien ne va vraiment, quand nous avons l'impression que tout n'est qu'obscurité, que les ténèbres ont prit place et qu'aucune lumière n'est désormais permise. C'était un de ses matins là, je me levais, mes mains souvent si jouasses de me jouer des tours ne répondaient qu'à mes gestes. C'était peut être le seul point positif de la journée, je contrôlais tout mon corps. D'un coup une réalité me frappa, sans elles, que ferais-je ? Je pris d'un coup conscience que mon entité entière ne reposait que sur ce don. J'étais un arnaqueur, peu de gens aiment vraiment ça, j'étais seul, j'avais rien, juste une vie aussi fausse que les tableaux qu'il m'arrivait de peindre. Je prenais ma tête entre mes mains, les yeux ouverts vers le sol, le regard vide, fixant la moquette qui parsème ma chambre. Je n'étais pas bien, mais je n'avais aucune explications à ça. Triste ? Sûrement, triste de n'avoir que l'irréel autour de moi. En colère ? Je ne savais pas vraiment, j'étais énervé, las même, de tout ça. Je voulais tout balancer par la fenêtre reprendre à zéro ailleurs mais mes réponses étaient ici, à Birdsall. Comment pouvais-je faire ?

Je restais assis sur mon lit pensant à mon existence. Depuis mon enfance je vivais à travers mes mains. Elles jouaient, elles faisaient ce qu'elles voulaient et moi je n'étais un observateur, un spectateur de ma vie. Et ce que je voyais commençait à m'ennuyer. Je me rendais compte que je n'avais contrôle sur moi même, que je n'étais qu'une marionnette. J'avais perdu foi en moi, ma confiance pourtant si forte s'effondrait comme un château de cartes ne répondant plus de sa résistance au vent. Je m'allongeais de nouveau, meurtris, frustré par cette affreuse réalité. Toute ma vie j'avais vécu dans l'irréalité, dans la fausseté, tellement que j'en avais fais un métier. Mais je n'avais pas la main mise dessus, enfin, si mais littéralement. Paumé, apeuré du don qu'on m'avait donné je ne savais pas quoi faire. Qu'avais-je vraiment réalisé ? Ce n'était pas mon talent mais celui de mes mains. Pourquoi maintenant ? Pourquoi me demander ça aujourd'hui ? Je ne savais pas, c'était comme si je possédais une conscience qui venait seulement de se révéler. La fatalité de la réalité frappa mon corps, entre mes mains dirigeant mon destin, mes sales coups que j'adorais hier et qui me hantaient aujourd'hui. Je me faisais rattrapé depuis toutes ces années, et sans même que je ne le vois venir tout mon passé m'avait devancer et ma lançait un doigt d'honneur ajouté d'un rire narquois. Je fermais les yeux, m'endormant sur cette vision, ces images qui passaient tel un film, et un rire sadique hantant mon esprit.

Je me réveillais quelques heures plus tard, dans le même état, un peu calmé. Je décidais de reprendre les choses en mains, enfin façon de parler, mais je ne savais pas où était mon courage. Alors c'est ainsi que je me levais, sans aucune motivation. Une nonchalance à en concurrencer les paresseux. Me préparant, m'habillant dans un costume gris, je m'asseyais devant mon ordinateur. Un mal de crâne apparu, mais les médicaments étaient trop loin, je n'avais pas la foi de me déplacer. Alors que je me laissais porter par la musique tournant, je réfléchissais. D'un geste habituel, sortant une cigarette je la plaçais entre mes lèvres. Je ne l'allumais pas, simplement pensif. Comment en étais-je arrivé là ? Après tout j'avais tout pour être heureux, enfin, presque tout. Je n'avais pas à me plaindre sur ma fortune. Arnaqueur payait plus que raisonnablement, j'étais assez malin pour m'en sortir indemne sur les recherches à mon sujet. Mon problème était que j'étais incroyablement seul, mais je l'avais toujours été, pourquoi aujourd'hui serait-ce une tare ? J'étais perdu entre mes pauvres réponses et mes interrogations complexes qui refusaient de cesser. La musique tournait, j'allumais enfin ce tube cancérigène. Parcourant quelques sites de costumes, je décidais de dépenser un peu d'argent, voyant le résultat sur ma déprime. Alors que je souhaitais taper sur mon clavier « costume italien », mes mains en avaient décidées autrement et psychologue arriva sur l'écran. Surpris, c'était l'une des premières fois que mes mains réagissaient à mes émotions. Etait-ce vraiment mauvais ? Je ne savais que dire, d'habitude elle me poussait à créer des fausses cartes, billets, œuvres ou encore à voler ce qui était à ma portée. Je bloquais sur ces dernières, que voulaient-elles que je fasse ?

Les heures défilaient et je ne bougeais pas, la cendre avait remplacée le papier et le tabac de la clope. C'était impossible pour moi d'aller à l'encontre d'un psychologue. Que voulez-vous que je lui dise ? Raconter ma vie n'était pas mon fort, j'avais une telle habitude à mentir, à forcer les gens à se déplacer vers les mauvaises hypothèses que je n'en faisais plus exprès. Manipuler et influencer les gens, c'était un fort. Demander sa couleur préféré et toucher sa cravate bleu, dire des mots qui riment avec, bloquer son regard vers quelque chose de la même couleur, c'était quelques atouts faciles pour dériver sur le bleu alors que bon, ma couleur est le vert. C'était amusant, c'était anodin mais je jouais des gens sans le vouloir réellement, une mauvaise habitude. Un escroc reste un escroc. Allez voir un psy me ferait griller sur mes recherches, et je devrais bousillé un alias juste pour ça. Et d'un autre côté je n'avais pas envie de bouger. Mais la solution n'était sûrement pas de rester là à rien faire, laisser passer, et si je restais dans cet état de mal être ? Et vous savez ces matins dont je vous parlais, ces jours où on est las de tout, où on ne veut rien faire, et bien c'est toujours ces journées là où on fait des décisions contraires à nos principes, nos valeurs. Et ce jour là je décidais d'aller voir un psychologue. Je n'étais pas fou, pas malade, pas traumatisé, j'avais envie de parler. Mais pas de moi, de lui, une arnaque encore. Du jamais vu, je n'allais pas récolter de l'argent, j'allais simplement le mettre au défi. Je devrais me livrer un peu. Tout fut clair, et ce fut un sourire qui accrocha mes lèvres.

Je préparais tout le matériel adéquat, j'avais depuis longtemps dans mes tiroirs de quoi reprendre un ancien alias. Depuis mon retour j'avais utiliser Nathanaël Anderson, mais c'était pour les choses illégales. Il fallait que j'en trouve un autre, je fouillais et je trouvais le gars parfait. Presque heureux de ma découverte, je prenais mon chapeau, faisant mon tour habituel et le porter sur ma tête. Ajustant ma veste, je prenais tout ce dont j'avais besoin. Je me hâtais de sortir, fermant mon loft. Je pouvais aller voir un psy normal, mais cela était moins intéressant, il me fallait quelqu'un qui ne serait choqué par rien, quelqu'un à qui je pouvais tout dire. Je savais tout de suite où me rendre. Mes pas m'emmenaient vers le pensionnat. Je n'y avais fais que deux ans, une ambiance glauque, des secrets bien pire que les miens et des gens qui n'ont rien à faire là bas. Je m'adossais contre le mur, à la sortie, fumant une cigarette. Je me renseignais avec quelques élèves qui sortaient pour savoir qui était le psy de l'école. Certains restaient silencieux, d'autres n'hésitèrent pas à le balancer, description physique comprise. Je souriais, fumant ma clope, je le vis sortir. Me hâtant, je changeais de rue, attendant qu'il passe pour l'intercepter. Une fois qu'il passa devant moi, je pris parole.


« Excusez moi..Seriez-vous prêt à m'accorder votre dernière séance aujourd'hui ? »


J'y allais directement, je ne pense pas qu'il serait contre un peu plus d'argent et il n'avait rien à perdre. Je gardais une mine neutre, le haut de ma tête caché sous mon chapeau, je lui tendais la main, me présentant.

« Aaron Phillips. »


Tout le personnage était construit, j'avais hâte de lui présenter.




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MessageSujet: Re: Si un jour j'ai l'impression de me faire suivre, je vais voir quelqu'un ! [ CamCam ! ] Lun 17 Sep - 14:03

J'avais tellement ri. Cette maudite journée à Rédemption m'avait finalement apprit des tas de choses. Reprenons les choses au commencement. Réveillé à huit heures trente trois par un chien pas très malin qui aurait pu mal finir si je l'avais choppé entre mes mains, je m'étais préparé pour mes habituelles journées de boulot à subir … Non pardon, à faire subir des interrogatoires effrayants et douloureux aux élèves. Dit comme ça, on pourrait croire que c'est ça qui me dérangeait dans mon travail, mais non, du tout, ce qui me dérangeait était tout autre. Les jours passaient et les histoires se ressemblaient toujours autant. J'ai violé ma sœur, mon père a tenté de me tuer, j'ai assassiné une portée de six chatons... Je me lassais de Rédemption. C'était malheureux, mais c'était comme ça. Et dans la fin de la matinée, je séchais mes derniers rendez vous avec les élèves en prétextant une urgence familiale. Tobias était si souvent mon excuse pour m’éclipser que certains devaient commencer à se poser des questions. Une fois que j'étais arrivé dans la cour déserte et que j'avais bugué sur le ciel où d'épais nuages laissaient sous entendre un gros orage dans l'après midi, j'avais hésité quelques secondes à prendre un parapluie.


C'est vrai que normalement, j'étais plutôt du genre à prédire un peu trop bien les choses et prendre des décisions rapidement, aussi sentimentalement que professionnellement. Cependant, lorsqu'il s'agissait de la météo, c'était aussi aléatoire que j'avais lu mon horoscope dans fémina. Bref, la météo c'était ma bête noire, tout autant que la pluie britannique que je commençais très sérieusement à ne plus supporter, d'autant plus en ce début de printemps. Revenons aux choses sérieuse, j'étais là à regarder comme un con les nuages quand j'avais surpris une discussion d'une personne n'ayant pas pensé à fermer sa fenêtre... Tout aurait pu être toujours aussi lassant, si cette discussion n'avait pas été entre ce très cher Directeur et … Lui même. Du moins, il n'y avait qu'une voix, personne qui ne lui répondait. Certes j'aurais pu m'inquiéter pour sa santé mentale, mais son très fort dédoublement de la personnalité n'était plus à diagnostiquer.


Alors j'avais fait demi tour, ou plutôt, j'étais soigneusement revenu sur mes pas en silence, marchant à reculons pour rejoindre le couloir et, très vite, mon bureau, lorsque la secrétaire m'observa avec incrédulité, j'avais attrapé un parapluie, lui faisant signe d'observer le ciel, le temps qu'elle tourne la tête sans comprendre, ou plutôt le temps qu'elle comprenne, j'avais disparu. Dans la salle réservée au personnel, j'aurais pu discuter avec des collègues comme je me plaisais à le faire pour grappiller un maximum d'informations, cependant je m'étais contenté de me servir un café, avec un sucre. D'ailleurs, je dû remarquer que les sucres avaient changés et qu'ils étaient à présent en forme de petites sphères. L'image me fit sourire, j'eus l'air ridicule, bien heureusement, j'étais seul dans la pièce – sans doute une des raisons pour lesquelles je ne parlais à personne, non ?


Et finalement, j'avais fait mine de passer un coup de fil à Tobias devant la secrétaire avec un peu d'agacement dans la voix, pas grave, il avait l'habitude des coups foireux, le genre de coups de fil auxquels il se contentait de répondre par de vagues « hmhm » un peu ailleurs et sûrement pas intéressé. D'un côté, je lui demandais pas de l’intérêt, juste de la présence, et la plupart du temps je parlais tout seul de choses qu'ils ne savaient pas ou qui n'existait même pas. D'ailleurs, pour l'occasion, je dû nous inventer une tante Rosa au Mexique, chose qui le fit tout de même rire de l'autre côté du combiné. Suite à quoi j'avais reprit mes rendez-vous en bon employé que j'étais, écoutant toujours d'un air ailleurs les récits de mes patients, la plupart un peu trop réguliers, et pour lesquels, je le savais, la thérapie ne porterait à rien de plus qu'on avait déjà pu leur offrir. Au final, la journée passa bien plus vite que j'aurais pu l'espérer, et mes pensées restaient ancrées dans les mots du directeur. Mots que vous ne saurez pas, pas la peine de chercher.


Bien sûr, lorsque je fus sorti du pensionnat afin de pouvoir enfin rentrer chez moi et bosser sur les vraies choses qui me passionnaient, il fallu qu'un nouveau problème me tombe sur le coin de la gueule. Malgré tout, comme d'habitude, je le prenais avec le sourire, un sourire un rien amer mais amertume que je savais dissimuler à merveilles. Sans relever les yeux de mon dossier ouvert entre mes mains, j'avais répliqué sans cesser ma marche.


« Ma journée est terminée, et mes séances sont seulement ouvertes aux élèves et au personnel de Rédemption. »

Phrase typique du gars qui avait des choses à faire et qui se balançait bien des problèmes des autres. C'était cruel, mais la vérité n'est pas toujours agréable à entendre. Raison de plus pour la laisser éclater aussi souvent que possible ! Mais finalement, j'avais fermé mon dossier, m'était arrêté et avait calmement rangé le papier sous mon bras afin de me retourner et de relever les yeux, détaillant son visage dans un automatisme toujours aussi rapide, pour finir par saisir sa main dans la mienne en hochant doucement la tête.


« Cameron Austin, si vous tenez vraiment à la séance, je peux toujours vous payer un café hors de Rédemption. Mais c'est uniquement parce que... »

Jetant un œil à ses mains avec un sourire en relâchant la sienne, je tournais la tête, laissant planer la fin de ma question, il y avait tellement de possibilités pour répondre qu'à vrai dire, la laisser sur une seule de ces possibilités ne m'enchantait pas assez. Laissez place au doute et à l'interprétation personnelle n'était qu'un stratagème de plus. Voyez cela comme vous voudrez, mais je ne lui laissais pas le choix, c'était à prendre ou à laisser, j'avais repris ma marche.

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MessageSujet: Re: Si un jour j'ai l'impression de me faire suivre, je vais voir quelqu'un ! [ CamCam ! ] Sam 22 Sep - 16:28

♫ Error 404 Not Found ♫


Un charlatan. Voilà comment on décrivait les psychologues à travers le monde. Je ne pouvais pas juger, c'était ma première fois et à vrai dire j'étais plutôt exalté à l'idée d'avoir le droit de parler sans retenue avec un mec qui sera payé pour m'écouter. C'était plutôt marrant, le principe de vivre des malheurs des autres. Je ne dirais pas que ce sont des charlatans, je dirais simplement que ça doit être les personnes les plus honnêtes. Ils assument d'être heureux des choses tristes des autres. C'est la crise ! BIM ! Plus de clients. Enfin, je ne dis pas qu'ils doivent se réjouir, mais ils ont toujours un bon côté, ils en faut bien. Oui, il faut bien des gens qu'ils récoltent du positif sur le négatif, un certain équilibre ne serait plus là sinon. Enfin bref, tout ça pour dire que j'étais pressé d'en venir à mon personnage. Mais plus le temps avançait, plus je ne savais pas à quoi ça allait me servir. Peut être devrais-je m'engager dans une véritable discussion. Je cherchais quelque chose de salvateur, une conversation qui m'aiderait à me remettre d'aplomb en quelque sorte. Mais bon, nous verrons bien. Aaron Phillips était un employé banal d'une entreprise moyenne. Il n'était pas intéressant, il n'assurait pas plus que ça dans son métier, il s'ennuyait et ennuyait les autres. Seul, toujours déprimé, il voulait simplement qu'on le remarque. C'était un alias amusant, il fallait tirer la gueule, s'apitoyer sur son propre sort et souvent les gens vous laissais une faveur. Je m'en étais servis une fois en Europe. J'avais du faire une véritable représentation théâtrale, une tirade, tout ça dans le but de pouvoir faire un dernier tour dans la magnifique galerie. Je me souvenais de ça, comme si c'était hier.

Je m'étais perdu dans la ville d'Amsterdam. Enfin, je dis perdu pour pas dire que je m'étais arrêté un peu trop longtemps dans ces bars spéciaux qui existent là bas. Bref, j'étais perdu, sous le charme de la drogue, et la galerie exposant les œuvres de Van Gogh allait fermer. Je ne vous dis pas le sprint à vélo que j'avais du faire. Alors qu'il fermait, je voyais tous mes rêves s'effondrer. J'avais mis du temps à tout mettre sur pied, et la journée se terminant, je n'avais pas d'autres choix que de faire ça à l'arrache. J'avais fais ma représentation gratuitement au gardien. Je criais en larmes que ma femme était partie, avec les enfants, que mon job n'avait aucun intérêt, et tout les soucis qui pouvait exister sur cette Terre. Il tomba dedans, me laissant faire mon tour. La galerie vidée de toutes personnes, éteintes, le gardien me laissa faire un tour express le temps qu'il ferme devant. Je fus mon tour express, la chance m'avait finalement sourit. Il avait été obligé de désactiver alarmes et tout le tralala, sinon comment aurais-je fais mon tour ? Je pris les quelques toiles qui m'intéressaient et m'enfuyais par derrière. Le coup était parfait, surtout que le soir même je prenais l'avion allant vers l'Italie. Je ne me souviens plus de cette partie d'ailleurs, je crois avoir dormis tout le trajet. C'était un coup brillant, le plus chanceux de ma carrière. Mais même aujourd'hui, j'en ris encore. Bien sûr, ça aurait été moins drôle si la chance n'avait pas été avec moi, mais j'affectionnais Aaron Phillips pour cette raison.

J'étais donc arrivé à hauteur de Rédemption. Beaucoup de souvenirs me revenaient, à vrai dire, cette école voulait dire beaucoup pour moi mais c'était de l'histoire ancienne. Je soupirais. Le psychologue que j'avais reconnu de par les descriptions des gamins sortants et entrants était enfin là. Il déclina d'abord mon offre. Mais je ne m'étais pas laissé faire, me présentant en lui tendant la main. Il l'empoigna et poursuivit ses propos en continuant sa marche. Il me proposa une séance un peu spéciale, derrière un café sur la terrasse de n'importe quel bar. Je souriais, alors qu'il marchait, je restais sur place.


« Moi je serais volontiers d'accord. Mais comment allez vous payer ? »


Levant son porte feuille, affichant un sourire. Mes mains étaient joueuses, et ce gars m'inspirait confiance naturellement. J'aimais son comportement, j'aimais ce qu'il dégageait.

« Laissez moi payer le café Cameron. Et appelez moi Wyatt. »


Sur ces mots, je continuais ma marche vers lui, tendant son porte feuille. Je m'allumais une énième cigarette. J'avais décidé d'être honnête, au moins un minimum..


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MessageSujet: Re: Si un jour j'ai l'impression de me faire suivre, je vais voir quelqu'un ! [ CamCam ! ] Dim 7 Oct - 14:51

Ouais. Dans ce genre de situation, tu prends peur et tu cours, si t'es une personne normale. Mais moi je suis pas une personne normale, justement. Je crois. Le gars, il me pique mon portefeuille, et il me révèle sa véritable identité. Bien sûr, y avait une partie sensée de moi qui me hurlait de récupérer mes affaires et de me casser, mais c'était surtout celle qui était très loin de ma curiosité légendaire. Surnaturelle je dirais. Finalement, j'avais esquissé un sourire de satisfaction. Bien plus intéressant que tous les cas de Rédemption. A moins que... Wyatt hein ? Je récupérais mon portefeuille, le glissant dans ma veste sans un regard avant de continuer à marcher, sachant pertinemment qu'il me suivait.


Arrivé près du café, je m'asseyais à la terrasse avec un fin soupir, attrapant mes dossiers pour les feuilleter d'un air ailleurs, mes cas du jour. Plus le temps passait et plus ils se ressemblaient. Non ? Je trouvais tout ça lassant. Surtout quand on savait tout ce qu'il se passait à Rédemption qui n'avait aucun intérêt. Ohh, le directeur est méchaaaant ! Ohhh, y a des gens méchants de partouuuut ! Ohhh, on veut être libres nous ! Non pas que je caricaturais à peine certaines voies de pensées, mais presque. Les gens ici étaient particulièrement naïfs, on est jamais libre, c'est vrai quoi. Enfin bon, là n'était pas la question, je commandais deux cafés auprès de la serveuse puis fit signe au jeune homme de s'asseoir.


« Wyatt... »

Je hochais un sourcil avant de soupirer à nouveau et d'attraper un bouquin énorme plein de portraits d'élèves un peu défraîchis. Les portraits, pas les élèves. Et puis j'ouvrais à une page précise pour le tourner vers lui et garder un air sérieux.


« Ce Wyatt là, bien sûr. J'aurais dû m'en douter. »

Quelques secondes plus tard je refermais le bouquin dans un nuage de poussière, pour relever les yeux vers la serveuse qui revenait avec les cafés, la gratifiant d'un sourire vague et à peine hypocrite. Lorsqu'elle fut partie et que nous fûmes à nouveau seuls, je glissais mes doigts contre la tasse pour la porter à mes lèvres en haussant un sourcils.


« Pourquoi avoir besoin d'un psy ? D'autant plus un psy de Rédemption ? »

A vrai dire, j'aurais pu me poser de réelles questions, mais je rêvais d'une chose, c'était revoir mon habitat naturel, même si il se limitait à à peine cinquante mètres carrés. Je me disais qu'il avait sûrement un vague raison pour venir me couper dans mon élan, d'autant plus que je m'apprêtais à regagner mes bouquins pour même peut-être quelques jours entiers, où je ne sortirais pas. Ou seulement pour partir en chasse de nourriture ou de sujets d'expérience. Je devenais une sorte de prédateur des esprits. C'est grave ?


[Ma réponse est toute nulle, mais c'est juste pour tester ton self control à pas me tuer. Non, sérieusement, j'suis trop désolée ><]

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MessageSujet: Re: Si un jour j'ai l'impression de me faire suivre, je vais voir quelqu'un ! [ CamCam ! ] Sam 19 Jan - 6:20


† Maybe ? Maybe not ? Who know ? :

Et nous marchions vers le café. Lui, monotone, dans son monde et ses pensées. Et moi, souriant comme un gamin, fier de mon tour et repensant toute ma stratégie. J'avais, depuis ce matin, prévu de me placer au dessus des psychologues. Pourquoi ? Je ne savais pas vraiment, peut être devrais-je en parler tout à l'heure. Quoiqu'il en était, en révélant mon prénom, j'avais dès lors décider de jouer cartes sur table. L'honnêteté ? Il paraissait que c'était pas mal parfois, enfin, on ne m'en avait dit que du bien. Je le suivais, dans le silence, agrémentant ma marche avec quelques bouffées de nicotine. Le personnage d'Aaron Philips s'échappa lentement de mon esprit pour que je redevienne moi même, en quelque sorte. En réalité, je me demandais parfois, s'il était possible que je ne sois pas moi. Oui, que Wyatt Lloyd Wilson n'était qu'un personnage parmi tant d'autres. Cela faisait tellement longtemps que je me jouais des autres, comment pouvais-je être certain de ne pas être tout le temps dans le jeu ? Tiens, encore un sujet potentiel à aborder.

En y pensant bien, je devais être un cas psychologique intéressant. Mon soucis était vraiment que je ne savais pas vraiment par quoi débuter tellement de problème je devais avoir. Bien que je pensais que l'addition de tous ces soucis faisait de moi une personne relativement saine. Au moins, nous étions sur la même longueur d'onde lui et moi. Il ne semblait des plus banal comme personne. Je lui avais volé son porte feuille, j'étais venu à lui pour discuter, je le suivais sans rechigner, et il était toujours partant pour discuter. Conscience professionnelle peut être ? Peut être pas ? Qui sait ? Je souriais lorsqu'on arrivait enfin au bout de la rue. Il entrait dans le premier bar que nous rencontrions sur notre route. S'asseyant en terrasse, peut être avait-il vu que je fumais ? Peut être pas ? Qui sait ?

Une fois assis, il me fit signe de faire de même. Très formel tout ça m'amusait beaucoup, mais je savais que j'allais devoir être sérieux les instants suivants. Il commanda deux cafés rapidement avant de sortir un gros bouquin. Il jeta un coup d'oeil et s'exclama sur mon nom. Avait-il encore un registre où j'existais à Rédemption ? Je n'avais fais qu'un passage éclair de deux ans, ayant réellement appris que les bases d'un besoin scolaire. Si je devais situer mon niveau aujourd'hui je dirais collégien. L'école n'avait jamais été fait pour moi, et de toute manière mes mains étaient si douées, qu'au final, je pourrais presque devenir un médecin. N'abusons que des bonnes choses finalement.

Plutôt étonné, et légèrement inquiet de voir que ce pensionnat avait une trace de moi après tant d'année, j'attendais que de recevoir mon café avant d'entamer la conversation. Il fallait bien que j'entre dans le vif du sujet un moment ou un autre. Une fois devant moi, je pris une légère lampé du liquide vivifiant, touillant ensuite. Réflexe stupide, surtout si on touille avant même d'avoir mis le sucre. Rattrapant mon erreur j'entamais donc. Le regardant face à face, arrêtant parfois mon discours par des aspirations de cigarette, je me dévoilais un peu.


" Je suis, en quelque sorte, cleptomane. Sauf que je vis de cette tare. Et qu'en plus, ça me plaît de le faire. J'aimerais, à vrai dire, savoir ce que vous pouvez m'apprendre sur cette tare, qui est en fait un véritable don. "


Un peu flou, je savais tout de même qu'il savait de quoi je parlais. Simplement parce qu'il venait de Rédemption, et qu'il ne pouvait être qu'au courant. Nous avions tous des dons, je savais qu'il existait d'autres personnes comme moi, mais jamais je m'y étais intéressé. Je rattrapais mon erreur, me disant qu'en comprenant j'accepterais mieux la chose. Et surtout, j'aurais un minimum de contrôle sur ça. Je reprenais.

" Je dois avouer qu'être soumis à ce don, c'est effrayant. Je connais mes limites, mais, ont-elles les mêmes ? "


Regardant mes mains, m'arrêtant dessus, le regard un peu vide je me posais réellement la question. C'était en quelque sorte ma plus grande frayeur. Le conditionnel du fameux "et si". Oui, et si elles étaient à jamais incontrôlable, et si, elles n'avaient aucune limite de conscience, et si un jour elles décidaient de planter un couteau dans la gorge d'un passant. C'était un peu effrayant de vivre avec ça, bien que je n'y pensais que très rarement. Heureusement. Pour le moment j'avais réussis à les garder calme en les tirant vers le haut, mais si un jour cela ne suffisait plus ?

Reprenant un peu de nicotine, je reformais le contact visuel avec Cameron. Buvant un peu de mon café, j'attendais. Un peu impatient je brisais le silence par une question qui me trottait dans mon esprit depuis quelques minutes.


" J'imagine que non, mais, vous pouvez me dire ce que vous avez sur moi dans ce bouquin ? "


Grimaçant un visage entre la gêne et l'envie j'essayais juste de savoir ce qu'ils avaient pu garder sur moi. Des bulletins ? Des rapports ? Des observations ? J'aimerais bien savoir, pour ma curiosité, pour ma tranquillité d'esprit. Peut être me laissera-t-il avoir ? Peut être pas ? Qui sait ?


Hrp : Moi aussi je test ton self control à pas me tuer après cette longue absence ._. !

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MessageSujet: Re: Si un jour j'ai l'impression de me faire suivre, je vais voir quelqu'un ! [ CamCam ! ]

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Si un jour j'ai l'impression de me faire suivre, je vais voir quelqu'un ! [ CamCam ! ]

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