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How I Met my Destiny ! [ Eimi Blackburn]

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MessageSujet: How I Met my Destiny ! [ Eimi Blackburn] Dim 9 Sep - 16:45


• Help me and you will be rich with me ! •









Birdsall, « Cul-sec » • Wyatt arrive pour rencontrer un receleur. • Soirée.
" La peur de tomber. Voilà ce qui fait grimacer les pendus." Pierre Dumayet.




Le jour se lève sur Birdsall. J'en savais encore rien à cet instant même, je dormais encore, paisiblement. Les yeux fermés, en plein rêve, mon sommeil était profond et restaurateur. Mais cela n'était sans compter sur l'autre partie de moi, mes mains. Sans que je ne puisse m'en rendre compte, elle attrapait une feuille, un peu de tabac, et du cannabis fraîchement acheté. Manque de chance, je fus trop fatigué la veille pour mettre hors d'atteinte le moindre vice. Croyez le ou non, ces mains étaient une bénédiction et une malédiction en même temps. Je ne me plaignais pas, j'avais pas l'impression de bouger, et pourtant. Alors qu'elles terminaient son travail rudement mené, elles réveillaient mon corps encore endormis pour introduire le résultat entre mes lèvres. Je ne fus même pas surpris, encore dans le brouillard matinale, mais c'est ainsi que je devais vivre, plier aux désirs de simples mains. Alors que j'aspirais la première bouffée, je me relevais, m'asseyant sur mon lit. Les quelques faisceaux lumineux du jour transperçaient que faiblement mes volets, je distinguais ma chambre sans être aveuglé. C'était assez bénéfique pour mes faibles yeux. Alors que je continuais de fumer, je me remémorais ma triste soirée. Depuis que j'étais revenu, je n'avais pas fais grand chose, mélancolique et nostalgique de mes deux ans de fuite à travers l'Europe j'avais seulement volé et reproduit quelques œuvres de mes impressionnistes préférés. Tout était bien caché dans un hangar non loin de chez moi. Je m'étais habitué à cette vie, mes mains volaient, elles reproduisaient à la perfection la plupart des choses que je voyais, c'était simplement un don du ciel. Malheureusement elles me poussaient inévitablement vers un destin que je n'avais pas choisis. Qui sait ? J'aurais peu faire un très bon avocat, un médecin peut être ? Même boulanger pourquoi pas ?

Gardant la drogue entre mes lèvres, je me levais attachant mes longs cheveux en arrière, marchant en traînant les pieds, j'avais pas vraiment envie de bouger aujourd'hui. Pourtant il le fallait, ce soir, j'avais enfin rendez-vous avec cette jeune fille dont on m'avait parlé. J'avais mis du temps à avoir un entretien mais à force de persévérance, me voilà. On disait beaucoup de choses sur cette mystérieuse demoiselle, mais ce que je savais c'est qu'elle était mon ticket pour la revente de mes œuvres. Très peu de receleurs acceptent de marcher dans ma combine. Pourtant elle était parfaite, je mettais sur le marché un tableau, disons un Raphaël, tableau que j'avais moi même reproduit. La ressemblance est incroyable, quelques minutes dans un four spécial et l'ancienneté tromperait même les meilleurs. J'avais le don et la maîtrise. Cependant, une véritable analyse scientifique prouvera évidemment la fausseté du tableau. Mais bref, alors que ma copie commenceraient à recevoir des offres, j'en copiais un autre du même tableau. Nous gardons les deux meilleures offres que nous concurrençons. Augmentant la valeur du faux, il suffisait d'accepter les deux offres sans qu'ils soient au courant, et le tour était joué. Tout dépendait du tableau mais pour un Raphaël j'en tirais bien deux fois 15 millions. La vie d'arnaqueur est certes dangereuse et risquée, mais elle rapporte. Je n'étais pas vénale, j'aimais surtout garder les vraies tableaux avec moi. Je vendais des faux, étant un arnaqueur et un faussaire né, j'arrivais à dormir malgré tout. Mes ventes étaient rares, ce qui faisait de moi quelqu'un de confiance. Je ne vendais que tous les 5 ans, seulement pour la prescription. Je n'étais pas Robin des Bois, je ne volais que pour moi, cela faisait longtemps que je ne volais plus les montres ou autre, enfin, seulement pour un tour de passe passe et prouver ma valeur. J'avais atteint un niveau du grand banditisme, et j'assumais le statut de délinquant. Je vivais ainsi, ce qui ne faisait pas forcément de moi un criminel.

Mon seul problème qui s'avérait de taille, c'était que des rumeurs sur la jeune fille parlait de pègre. Et que souvent ces gens là étaient armés. Je n'étais pas un violent, je ne blessais pas, ne tuais pas, sous aucun prétexte. Je verrais bien quand j'y serais et poserais mes conditions. Alors que j'inspirais les dernières bouffées de drogue, je terminais le café chaud que je venais de me servir. Mon rituel du matin en quelque sorte. Une fois terminé, j'eus envie de dessiner, de peindre, et je savais que mes mains ne seraient pas contre. Restant en débardeur et jogging ample, très confortable pour dormir, je me déplaçais vers la pièce adéquate, là où tout se réalisait. Tout était déjà prêt, toile, pinceaux, chiffons, peintures, tout. Prenant mon ordinateur, je lançais de la musique en mettant en fond, sur mon écran, l'image d'un Degas. Observant quelques minutes la peinture, je souriais. Reproduire ce tableau me serait bénéfique pour mon entretien de ce soir, lui montrer ce que je peux faire. Le tableau s'intitule « La danseuse aux chaussons. », un tableau démontrant l'impressionnisme de l'artiste. Non retrouvé. En effet, je ne pouvais pas reproduire un tableau dont tout le monde savait pertinemment qu'il se trouvait dans un musée où chez un particulier. Ce que je pouvais faire c'était le voler et le remplacer par un faux. Enfin, moins vous en savez, mieux c'est. Mes mains se mirent à prendre plaisir et le dessin s'inscrivait peu à peu sur la toile. Je n'avais aucun contrôle, si jamais je voulais m'arrêter je ne pouvais pas, une fois lancée je perdrais la totalité de mes mouvements. Les heures défilaient et le tableau avançait. La journée ne fut pas de trop pour finir la toile et les détails. Je n'avais fais qu'une petite pause pour prendre un sandwich rapidement. Alors que le soir approchait, je terminais la mise au four pour provoquer les micro-fissures donnant l'aspect d'ancienneté à l'œuvre . La ressemblance était parfaite, un des meilleurs tableaux que j'avais reproduit fier de moi, je n'avais plus qu'à me préparer..

Douché, coiffé et habillé d'un costume noir, d'une chemise grise agrémenté d'un gilet sans manche noir et d'une cravate rouge. J'étais prêt, je roulais mon œuvre prête pour que le transport ne l'abîme pas. Mes mains décidaient qu'il était également l'heure pour rouler un autre de ces longs tubes déstressant. Je ne fus pas contre, après tout, je n'étais pas des plus serein. Une fois fait, je fermais mon appartement et prenais la route vers le centre ville. J'en avais pour un petit quart d'heure de marche, l'heure n'avait pas été précisée, à mon avis je pouvais venir quand je le désirais, on viendrait sûrement me chercher. Je continuais de fumer, marchant lentement mais sûrement. Dans mon esprit des tas d'interrogations se faufilaient ! Je n'avais aucune idée de la suite. Ce serait une improvisation totale, il fallait que je sois convaincant, et ça, je savais que je n'aurais pas énormément de soucis. Finissant mon joint, j'arrivais enfin au lieu de rendez-vous, enfin, non loin. J'étais au bar nommé « Cul-sec », c'était un nom amusant pour un bar où beaucoup se saoulait. J'entrais à l'intérieur du bar, évitant les bourrés du début de soirée, les taxeurs de cigarettes et les mineurs ne cherchant qu'une réconciliation paternelle. M'asseyant au bar, je demandais un whisky, ma préférence allant vers le Bunnahbian. Amateur de whisky, mes mains ne s'en privent jamais, et croyez moi ce n'est pas forcément pour le mieux. J'eus le temps de boire mon verre, d'attendre un peu, d'en reprendre un, mais de devoir le finir plus rapidement. Deux hommes, style armoire et peu commode, oui je sais le jeu de mot est pitoyable, s'approchaient de moi. L'un se plaça derrière, accoudé au bar il devait s'apprêter à me stopper si jamais je partirais. Je ne comprenais pas vraiment, j'avais moi même demandé ce rendez-vous, mais bon, mesure de sécurité j'imagine. L'autre soutenait son regard vers le main, je ne bougeais pas. Il prit la parole.


« Nate Anderson ? »


Je souriais, il me cherchait bien, c'était donc le moment de vérité. Là vous allez me dire pourquoi mentir sur mon nom ? Une vieille habitude d'arnaqueur, et puis, je suis un arnaqueur, n'oublions pas que j'arnaque les gens. Gardant mon sourire, j'acquiesçais sans dire un mot. Il se retourna et avançait pendant que l'autre poussait mon dos pour que je le suive. Je me laissais faire. Les gens fuyaient le regard, comme s'ils avaient peur, je me demandais ce qu'il avait bien pu arriver, ou ce que les rumeurs pouvaient bien dire. Ou bien c'était juste la peur de se faire embarquer par ces deux charmantes demoiselles barbus. La route nous amena à un escalier planqué derrière un rideau au fond du bar, vers les VIP. J'avançais sans dire un mot, gardant ma toile dans sa protection. On finissait sur un large hall, mais la marche se stoppa. Le deuxième prit enfin la parole.

« Elle vous attend. »


Il me montra la marche à suivre, j'y allais un peu hésitant, me retournant pour préciser la porte que je devais emprunter mais je n'eus pas de réponse. Je frappais à la porte devant moi, et entrait dans un bureau assez grand, bien décoré. L'ambiance était plus sympathique qu'avec les deux mannequins ! Je me tenais debout face à elle. Elle était jolie, jeune, plus que moi probablement. Elle avait des origines asiatiques, des cheveux noirs, et paraissait presque trop gentille pour être celle que je recherchais. Mais l'apparence ne comptait pas, je souriais et me présentait, attendant la suite avec impatience.

« Je suis Nathanaël Anderson. Appelez moi Nate. »


Je l'avais fais plus par politesse et pour entamer la discussion, elle savait qui j'étais et pourquoi j'étais là. Mais elle allait sûrement vouloir m'entendre le dire. Enfin, j'imagine..



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MessageSujet: Re: How I Met my Destiny ! [ Eimi Blackburn] Jeu 13 Sep - 22:26

It’s all in your head you bastard.



Je regardais par la fenêtre de mon bureau au premier étage. D’ici, on pouvait voir la grande rue, là où les filles de joies travaillait le soir. Mes employés pour qui j’avais tant d’affection. Quelqu’un vint frapper à la porte « Entrez. » Je ne quittais pas la rue des yeux, les mains derrière le dos. « Monsieur Wilson est là mademoiselle. » Mon homme de main déposa une note sur mon bureau. « Très bien faites le entrer. » Je me retournais. Cela faisait moins d’un an que je travaillais ici mais j’avais compris certains filons du métier. Je regardais ma tenue. C’était un tailleur noir, simple qui me grandissait légèrement. Dix-sept ans c’était jeune dans ce milieu. Beaucoup trop jeune. Il fallait parfois user de son charme pour pouvoir s’en sortir. Je vérifiais que mon colt dans le tiroir de mon bureau était chargé. Sait-on jamais, je détestais que l’on me protège.

Détrompez-vous, je n’avais pas les mains tâchés de sang et je n’y comptais pas. Je n’ai jamais volé, je n’ai jamais porté de coup sur qui que ce soit… La seule chose que je fais finalement, c’est m’occuper de mes petites protégées… Sans compter les petits services que me demandait la pègre. Je lu le message déposé sur mon bureau. Un homme entra. Un homme beaucoup plus grand que moi. Même avec mes talons. Mais je ne me laissais pas déstabilisé. A partir de maintenant, je jouais mon rôle. Un rôle que j’avais appris par cœur depuis le temps que je le jouais. Ce matin, devant un miroir, je m’étais entrainée plusieurs fois. Afficher un grand sourire accueillant. Bonjour monsieur Wilson ! « Bonjour monsieur Anderson ! » Je fis le tour de mon bureau pour lui tendre la main chaleureusement. Je suis contente que… « Je suis contente que vous ayez pu venir ! » Je revins derrière mon bureau et lui fit signe de s’asseoir. Je froissais le morceau de papier et le mit à la poubelle avant de marcher en direction de la fenêtre, les mains derrière le dos telle une petite fille innocente. Nous n’étions que deux dans le bureau. Il avait l’avantage sur moi. Ils l’avaient tous ! Il ne fallait pas opter pour la brute. Il fallait jouer le bon, qu’on ne voit pas qui est le truand des deux. Qu’on se perde dans l’illusion de l’infantilité que je dégageais volontairement malgré le fait que je sois sûre de moi aussi bien dans ma voix que dans mon regard et dans mes gestes. C’était le but. Passer pour quelqu’un de déterminée mais de faible. « Nathanaël. Je peux vous appeler Nathanaël ? » Je n’attendis pas sa réponse. Avant de me tourner vers lui, le sourire aux lèvres « Je vais aller droit au but. J’ai besoin de vos services. » Le téléphone se mit à sonner. « Excusez-moi. » Je répondis, dit quelques phrases en Japonais puis appuyait sur la ligne une « Antoine, je te laisse prendre cet appel, je suis en entretiens. Bien. Non tu n’arriveras pas à gérer cette affaire seul, tu prends juste l’appel. » Je raccrochais. Mes hommes de mains ne servaient pas à grands choses quand il fallait parler affaire. Ils savaient seulement obéir aux ordres précis qu’on leurs donnaient. Des hommes… Mon sourire d’élargi « Chicago voudraient des tableaux. Ils cherchent un artiste, un artiste tel que vous ! » Je me levais pour m’adosser à mon bureau, prêt de lui « Et moi j’ai besoin d’un artiste tel que vous ! » Je regardais ses mains. Grâce au Killers, j’avais eu toute les informations nécessaires sur Wyatt Lloyd Wilson. Dont son pouvoir bien que les informations ne soient seulement des rumeurs. Mais quelqu’un habile de ses mains et quelqu’un d’utile et de précieux dans ce milieu. Et je manquais justement de personnes habiles. Excepté mes filles, évidemment. Je profitais alors de la demande de Chicago pour m’entretenir avec l’homme devant moi.

Depuis quelques mois, le réseau passait par Birdsall. Une petite ville tranquille, géré par une seule personne, une fille qui plus est avec comme seul moyen de transport le train. Personne n’irait voir ici. Alors la mafia Italienne, Russe, Americaine, Française ainsi que les yakuzas Japonais et chinois avaient décidé d’en faire une sorte de lieu de rencontre. Là où on stockait, recrutait, cachait, prenait… On y faisait tout mais jamais longtemps. Tout était temporaire ici, tout excepté la prostitution que j’avais lancée au début de l’année. A la base, j’étais venu chercher mon frère. Mais mon frère est parti. Je ne l’ai vu que deux fois. Et je ne crois pas que celui-ci sache que je suis sa sœur. Je n’ai pas eu le cœur de lui dire. Seth…

J’arrêtais de dévisager les mains de l’homme pour me concentrer sur son visage. Il m’avait l’air parfait pour le boulot, encore fallait-il qu’il accepte. Mais mes dons d’oratrice allaient vite y remédier. « Si vous travaillez pour moi, et parallèlement pour Chicago monsieur, je vous garantis une vie bien meilleure que la vie de bohème que vous passez. On ne vit pas de portes monnaies et de peintures. » En admettant que l’on vivait d’argent. Bien entendu.

« Nous ne signons pas de contrats même s’il y a des règles. C’est seulement et simplement pour votre sécurité. La police et nous ne sommes pas en bon thermes. » Je fis le tour du bureau pour revenir à la fenêtre, position initiale. « Bien entendu, j’ai pris les libertés nécessaire de voir ce que vous valez. Vos tableaux sont réussis. Ils plairont à Chicago. Et vos autres passe-temps pourront m’être fort utiles si vous acceptez les conditions. » Je repris le sourire que j’avais fait tant de fois devant un miroir. Le charisme voyez-vous, est une chose qui s’apprend. Je ne vous promets pas… « Je ne vous promet pas un bon poste en sécurité monsieur Anderson, mais un avenir. » Et le concerto s’acheva sur ces notes. Je le toisais du regard, attendant une réponse, le sourire toujours aux lèvres.

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- Où est le véritable enfer?
- Dans ma tête.
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MessageSujet: Re: How I Met my Destiny ! [ Eimi Blackburn] Ven 14 Sep - 4:06

♠ It's my job to be the best ♠



Debout, elle était de dos, regardant vers la rue. Je souriais, me demandant pourquoi les gens de ce milieu, ou alors les gens importants aimaient avoir main mise sur leur boulot. De là elle avait vu sur la ville, sur ses filles de joies, sur tout ça. Pourquoi ? La confiance était si terrible à avoir ? Je devais admettre que n'importe quoi pouvait se passer, et c'était sûrement ainsi qu'on pouvait regretter d'avoir une tête aussi haut placé. Un stéréotype, je n'en étais pas fan mais ça m'amusait. Elle se retournait, elle avait l'air d'une jeune adolescente. Mais rien que le fait qu'elle là et moi en face me prouvant qu'elle était tout autre chose. L'apparence, une chose sur laquelle il ne fallait pas compter dans ce genre d'activité. Elle était jeune, habillé d'un tailleur noir, neutre et classe. Je gardais mes yeux sur son regard, sur ses mains. Je n'avais pas peur, j'étais méfiant, je n'aimais pas traîner dans ce milieu, ce n'était pas mon genre, je privilégiais le petit personnel en quelque sorte. Tous mes coups n'avaient été effectués qu'avec de petit receleur, des bandits de grands chemins dira-t-on. Mais j'avais décidé de changer, pour une raison simple, je leur attirais plus d'ennuis qu'autre chose et à force, on ne voulait plus vraiment travailler pour moi. Mes combines étaient bonnes, mais il fallait qu'ils puissent se cacher assez longtemps pour qu'aucunes représailles ne soit établies, ni par la police ni par les acheteurs entubés. Et ça il n'en était pas capable. Je m'en étais, malheureusement, rendu compte trop tard. J'en avais pris conscience lorsqu'un indicateur à moi ne me trouvait plus aucun alias de mes anciens collègues, et parfois amis, soit parce qu'il était mort, soit parce qu'il pourrissait en prison. J'avais été surpris mais compréhensif, quelques uns étaient tombés de ma faute, et mes ennemis s'étaient construits ainsi. En plus des pauvres faussaires qui essayent de suivre la cadence que j'avais imposé ces deux dernières années. La pègre était la solution, ils avaient une réputation cruelle, c'était des truands, des assassins pour la plupart. Je m'étais tout le monde dans le même panier parce que je ne cautionnais pas ces méthodes. Mais ils faisaient ce qu'ils voulaient. La concurrence ne viendrait plus m'emmerder, et la police ne serait pas à même de les stopper ou même de les freiner. Déplorable n'est-ce-pas ? Les forces de l'ordre, ceux qui surveillent vos rues, vos enfants, ces gens qui font leurs métiers mais qui restent impuissant face à l'étendue du crime.

Elle me fit un sourire, le plus grand quelle réussie à posé sur ses fines lèvres. Si bien réalisé qu'il paraissait sincère. Elle marcha un peu, détournant son bureau, me tendant la main. Je soupirais d'un sourire, lui serrant la main également. Gardant un contact visuel sur son si jolie sourire. Je m'asseyais après qu'elle me le propose, et je passais dans la phase de décryptage. Oui, j'avais tendance à trop me méfier et à détester ce milieu, mais cette paranoïa me sauvait sûrement plus la vie qu'autre chose. Chacune de ses phrases cachaient quelque chose, intentionnellement ou pas, elle me faisait comprendre un message. A l'invité de savoir le trouver, ou de se laisser berner. J'avais de l'entraînement, et j'aimais tout pousser à l'extrême. J'écoutais donc, attentivement. Elle commença son discours, débutant par la joie de mon accord et de ma présence. Ce qui sous entendait que cela aurait été fâcheux pour elle d'être obligé de me kidnapper pour un simple entretien. Elle refusa le « Nate » que je proposais pour reprendre mon prénom. Message pour dire que tant qu'à vous appelez par un faux prénom, autant que je garde le prénom et non le surnom. Souriant, j'écoutais tout ce qu'elle avait à me proposer. Elle avait besoin de moi. Retenez ce point, c'est amusant. Après s'être placée en tant que dominatrice de la discussion, elle me laissait un bout à grignoter. J'étais censé être flatter par son besoin, elle me rendait important pour qu'elle puisse ensuite trouver quelque chose qui passerait mieux. Elle répondit au téléphone, parlant japonais. Je parlais plusieurs langues, mais mon séjour au Japon fut trop succin pour que je puisse à suivre ce qu'elle disait. C'était dommage, j'aurais aimé savoir, ça m'aurait servis, enfin, j'imaginais. Elle délégua et repartit sur la flatterie. Chicago me voulait, enfin, il voulait un artiste. C'était amusant, et ça devenait de plus en plus intéressant.

Je mentirais en disant être au dessus de tout ça. J'y étais, et cela prouvait déjà que moi aussi j'étais en besoin d'eux. Elle s'en servait à merveille, j'étais autant demandeur qu'offreur, il me fallait leurs services, et ils avaient besoin d'un travail de qualité. Elle reprenait, parlant de choses plus concrètes. Ma mission était de peindre, faire ce que je savais faire. Elle passa donc ce qu'elle savait de moi, limitant ses informations, elle passait dans une phase plus agressive, elle se plaçait en position de force en descendant ce qu'elle pensait que je vivais. J'écoutais, ne la coupant pas, j'avais besoin qu'elle finisse pour pouvoir me révéler. J'étais patient, et c'était rare. J'avais souvent l'habitude de dominer la conversation, de poser mes conditions, comme un caprice de star, mais aujourd'hui non. Pourquoi ? Parce que cette fois-ci, j'avais sûrement le canon d'un jolie calibre sur ma tempe n'attendant qu'un pas de travers pour vider son chargeur. C'était très cliché, mais c'était ma vison des choses. Si cela ça se trouve, ils me laisseraient partir après que je refuse leur offre, qui sait. Non je déconne, s'ils me laissaient partir, d'autres viendront pour régler le problème. Enfin, je le voyais comme ça, même si j'en avais aucune idée, j'imaginais pas mal de choses, mais rien de bien, et tout ça parce que je ne savais absolument rien de ce milieu que pourtant je méprise. Elle finit son discours, bien récité, elle montrait de la confiance, peut être trop.


« Si je suis là, c'est que j'ai besoin de vous. »


Je mettais les choses à plats sur la table. Elle le savait, mais elle ne savait pas en quoi j'avais besoin d'elle.

« En échange des quelques travaux que je ferais pour vous, je ne veux pas de votre sécurité, ou de votre argent... »
dis-je en même temps avec mes mains.
« Non, je veux des services rendues à titre égale. Ces services passeront par du recel, des renseignements, des plans ou du matériel. »


Je posais ces conditions obligatoires. Je ne voulais pas d'argent sale, je ne voulais en aucun cas tremper dans leurs histoires. Cela serait comme si un employé travaillait au noir dans le dos de son patron. Si ces conditions étaient refusées, ils n'auront aucune coopération avec moi, et elle le savait, sinon je n'aurais pas pris le temps de les expliquer. Je reprenais ensuite.

« Ensuite, je ne travaille pas pour vous. Je travaille avec vous, la différence est que je vous fournis vos besoins un à un. Jamais vous ne me commanderez un travail. Vous me le proposerez, et selon le service rendu, j'accepterais ou non. »


Je jouais un jeu dangereux, mais je n'avais pas le choix. Si je me laissais marcher sur les pieds cela retomberait sur moi. Elle m'avait dit qu'elle savait ce que je faisais, qu'elle avait vue mes œuvres. Je sortais alors mon présent en quelque sorte, le Degas, l'exposant devant ses yeux.

« Pas de contrat, mais cette peinture sera mon assurance vie. »
lançais-je avant de renfermer la peinture. Je l'avais laissé assez longtemps pour qu'elle puisse reconnaître le tableau et sa valeur.
« Je ne vous fais pas confiance, vous non plus certainement, mais nous avons besoin l'un de l'autre. Si mes conditions sont brisées, si il y a une entourloupe quelque part me concernant, ce tableau sera ma porte de sortie. »


J'avais appris à être prudent, c'était un cadeau empoisonné. Je le laissais chez eux, lui offrant le tableau, elle ne pouvait pas le vendre sans que je ne sois au courant, mes contacts en entendront forcément parler. Pourquoi empoisonné alors ? Et bien parce si jamais cela tournait mal avec un ennemis à moi, la police, ou autre, je savais qu'elle possédait un faux Degas d'une valeur inestimable. Cette information contre ma vie, une assurance de ma survie. Un arnaqueur sait comment faire, croyez moi. Je continuais de fixer la jeune fille. Si elle acceptait les conditions que je venais d'énoncer, elle avait son artiste, et elle pouvait poursuivre sur cette histoire de Chicago.

« Ah, et au faite, je vous prie Mlle Eimi Blackburn, mais appelez moi Wyatt. »


Je montrais que j'avais mes informations aussi, et que deux portes venaient de s'ouvrir, l'une, celle d'une collaboration méfiante mais productrice, l'autre, je ne préfère pas penser à l'autre..


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MessageSujet: Re: How I Met my Destiny ! [ Eimi Blackburn] Sam 29 Sep - 19:39


"Mais soit."



Je le fixais un moment. J’en avais marre des enfants qui se prenaient pour dieu le père – Béni soit-il – en instaurant des conditions à leurs contrats. Je m’assis devant lui, à mon bureau, légèrement contrariée mais je feins l’indifférence. « Que ce soit clair Nathanaël. Je suis l’employeur, vous êtes l’employé. Je n’ai pas besoin de vous mais de vos mains, je ne négocie pas cette place, je vous l’offre. » A ces mots, des menottes d’une matière étrange apparurent autour des poignets du jeune homme. Les menottes se limèrent, ainsi les mains du jeune homme étaient liés, emprisonnés par des lames sphériques qui se resserraient autour de ses mains « Que feriez-vous sans elles ? » Une goutte de ce précieux liquide rouge perla sur son poignet lorsque les lames effleurèrent sa peau. Immédiatement, les menottes disparurent et je repris le contrôle de mon esprit, qui était jusqu’à présent concentré sur la précision des lames. « Mais soit. » D’un geste désinvolte de la main, sans même quitter monsieur Wilson du regard, une silhouette imparfaite de la même consistance blanchâtre que les menottes apparut près du bureau. La silhouette devait faire un mètre, pas plus. Elle avait une tête ronde et un corps tout aussi simplement dessiné. Aucuns détails, seulement les contours d’un petit homme qui prit le Degas et l’accrocha au mur. Puis, cette ombre blanche aux traits si simple disparus. « J’accepte vos conditions excepté… » Je le toisais du regard. « Les sources. Nous protégeons nos contacts et nos informations. Vous n’aurez donc que les informations nécessaires pour vos missions. Rien d’autre. C’est que nous travaillons avec la confiance et la sécurité. » Je souris. Cela semblait fou mais c’était sincère. La confiance était essentielle et nos sources, souvent les killers, devaient être certains que leurs noms et leurs infos ne soient pas divulgués. Quitte à perdre un excellent peintre. « J’accepte par contre de vous fournir le matériel et de vous considérer comme indépendant de la compagnie. » J’aurais pu le tuer. Lui couper les mains, l’inculper de meurtre. Mais je n’en fis rien. Même s’il n’avait aucune confiance en moi, ils n’en ont jamais, je souhaitais la qualité, des gens à principes. Pas de truands qui tuent pour se défouler, qui frappent pour parler.
Puis il y avait ceux qui ne savaient rien faire, des soumis. Eux n’étaient que des marionnettes à qui je ne pouvais passer de tâches à responsabilités. Répondre au téléphone, accueillir untel, chercher untel, menacer untel... Une brochette d’incapables mais, à défaut d’avoir un cerveau, ils avaient les muscles.

Si mon projet de pègre s’est très vite intégré, c’est parce que du proxénétisme dans une ville aussi peu réputé que Birdsall fait parler ! Si la gérante est une japonaise venant des quartiers de yakuza, orpheline qui plus est, ça attire. J’ai très vite été contacté par la mafia Américaine et Japonaise pour qu’ils se servent de Birdsall comme point d’attache, comme cachette.
Mes services étaient peu coûteux, Ils me donnaient les fonds, je leurs donnais les moyens et la sécurité sans attirer la police. Mais mon projet était plus grand, je cherchais à atteindre la mafia Russe, plus grande puissance de la pègre. Mais une tâche à la fois, avant la Russie, les tableaux.

Wilson, d’après mes sources, était le meilleur. Et grâce à son pouvoir, il atteignait presque la perfection dans de nombreux domaines. On m’a aussi dit qu’il avait des principes, de l’expérience. Je n’aurais rêvé mieux. C’était un homme charismatique et séduisant. Un homme qui avait une petite réputation derrière lui ! Mais ses contacts ont été difficiles à retrouver. Pour la plupart, ils étaient en prison.
Je finis par me lever et je m’approchais encore une fois de la fenêtre. Je n’aimais pas rester enfermer dans un bureau. Une blonde titubait dans la rue. Cela faisait plusieurs fois que je la voyais dans cet état. Mardy Abigaïl Bum : certains clients l’avaient réclamés. Apparemment elle avait profité du flux de prostitution pour s’orienter. Ou alors elle devait seulement être perdue. Quoi qu’il en soit, je compatissais à son égard. La pauvre petite.
Je me surprenais à parler comme une adulte. Je devais avoir le même âge qu’elle au fond. Mais mon statut me poussait à me sentir supérieur. Mon narcissisme aussi. Mardy trébucha. Je créais devant elle une barrière pour qu’elle se rattrape, ce qu’elle fit. Mais avec le taux d’alcool qu’elle avait dans le sang, elle ne devait même pas avoir remarqué l’apparition d’une aide. Une fois relevée, je fis disparaitre l’objet. Dire que je détestais l’utiliser, ce foutu don… Les gens de Birdsall me tueront.
Je fis un sourire à mon reflet qui me le rendit, courage ma vieille ! Ca ne te ressemble pas de te plaindre.

« Je n’ai rien à ajouter. C’est à prendre ou à laisser ». Comme si je lui laissais le choix. Comme si il avait le droit de choisir. Et puis je ne concédais pas ce qu’il me demandait. Technique première : je leur donnais ça alors qu’ils peuvent avoir plus, ils demandent plus, je leurs donnent ce qu’ils auraient dû avoir. Parfois, ils ne demandent même pas plus. Lui demandait trop. Je ne pouvais lui donner des informations. Mais ce n’était rien, je l’aurais de toute façon. Je le voulais, je voulais Le meilleur, je bataillais la qualité.
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MessageSujet: Re: How I Met my Destiny ! [ Eimi Blackburn] Sam 29 Sep - 20:15


elle ne devait même pas avoir remarqué l’apparition d’une aide.



Je titubais. Le monde tournait autour de moi et mes coudes rejoignaient constamment le pavé. Je m’adossais à un mur pour reprendre ma respiration. Mon souffle était lourd, je n’entendais qu’un léger son suraigu, je ne voyais que les couleurs. Mais qu’est-ce que j’avais fumé moi ? Et qu’est-ce que j’avais bu ? Je me rappelais entrer dans un bar dans l’arrière ville de Rédemption, prendre un verre. Puis deux. Puis quelques autres dont je n’ai pas compté le nombre. J’avais ainsi vidé ma dernière paie. Puisque je n’étais plus payé. J’étais à la rue, seule sans quoi payer mes études. Et alors que déjà, le sol bougeait sous mes pieds, un gars s’était arrêté en voiture. Un gars que je ne connaissais pas. Il m’a demandé combien je prenais, je n’ai pas su quoi répondre. J’étais bourré. Lui aussi. Il était mignon. Je crois… Alors je me suis lancé. Ce n’était pas la première fois.


Avec un peu de l’argent que j’avais gagné, je m’étais acheté un paquet de cigarette mais je ne voyais plus ce paquet qui était pourtant dans ma main. A l’aveuglette, je piochais un de ces tubes et je le mis dans ma bouche. Puis j’essayais de l’allumer. Il tomba à terre. Je répétais ce geste. Encore, encore. Et puis finalement je le laissais à terre. Je commençais à voir plus clair, mon cerveau à se faire plus lourd. Il résonnait dans ma tête ainsi que les brefs souvenirs qui me revenaient. Des souvenirs qui venaient s’ajouter à ma liste de souvenirs à oublier. Oublie les, sale garce. Oublie toi, perd toi dans l’alcool qui ne te brûle plus la gorge et dans la fumée qui ne te fais plus tousser. Perd toi et surtout, surtout ne te retrouve jamais, jamais.

Je grognais. Ma tête me faisait très mal. Il fallait que j’oublie ça aussi, tiens. La douleur de l’après-verre. Pour ça, une seule façon je crois… Il fallait que je trouve un bar. Il y en avait justement un pas loin d’ici, dans la même rue ! La rue des prostituées de Mlle Blackburn. Cette fille. Sœur de Starlight. Il est où lui ? Jamais là quand on a besoin de lui ce connard. Il est parti c’est vrai ! Je buvais pour oublier son départ. La mort de mon fils. Si je sais pourquoi je buvais c’est que j’ai pas assez bu !
Je marchais, en me tenant aux murs certes, vers le cul-sec. Là où travaillait Starlight. Bien sûr ! Quelle ironie de finir par tuer ses neurones là-bas ! Je tombais mais je me rattrapais en vitesse à une barrière devant moi. Je me redressais normalement. Tout cela était normal. L’alcool, je veux dire.

En ouvrant la porte, j’espérais voir Starlight chanter. Comme la dernière fois. Mais non. Rien. Même pas Nathan, il ne devait pas travailler ce jour-là. Je m’assis au bar – non. Je m’écroulais au bar. « Une Vodka-Martini s’il vous plait. » « Mardy… » « Une vodka-Martini… » Je sortais à nouveau une cigarette de mon paquet et je réussis à la poser entre mes lèvres sans trop de peines. Je cherchais mon portefeuille dans lequel j’avais rangé mon zippo.. Mais mon portefeuille n’était plus dans ma poche. Pourquoi n’était-il plus dans ma poche ? Manque de bol pour le voleur, mon zippo avait une pierre nucléaire. Et repérer la chaleur nucléaire dans un périmètre de d’un kilomètre ne me demande pas trop d’effort, même alcoolisée… « On ne fume pas à l’intérieur Mardy. Et t’es pas en état de boire ». Je me relevais tant bien que mal, traçant la chaleur de mon briquet. Je n’avais même pas réfléchis à ce que j’allais faire une fois devant lui. Mourir tuer pourquoi pas ? Au moins, si Alaric me sauve, je n’aurais pas à affronter son regard de pitié. Tss. La pitié. Quel sentiment dégeulasse. Aussi dégeulasse que ce goût de tabac froid dans ma bouche.

J’arrivais dans une rue vide, seul un homme devant moi. Il avait une chaleur nucléaire, c’était lui. J’en étais sûre. Ma tête tournais, je me tenais droite mais et je ne marchais plus. J’avais peur de marcher, il ne fallait pas que je tombe. Mes cheveux étaient mouillés par la sueur, ils collaient à ma peau, j’étais dans un sale état. « Hé toi ! » Tue-moi ! « Rend moi ce qui m’appartient, en vitesse. J’y tiens C’est précieux ! » Je bégayais mais je parlais fort, une assurance dans la voix. Je m’approchais de lui lentement, je distinguais à peine sa silhouette. Il était plus grand que moi, plus vieux aussi. Je touchais sa main et celle-ci s’échauffa, brûla. Je ne m’étais pas rendu compte que je révélais un pouvoir à un simple habitant. Je ne me rendais compte de rien, je voulais mon briquet. Je sentis les larmes de colère et de tristesse rouler sur mes joues. Des larmes de désespoir. J’essayais de parler mais je bégayais. Les mots ne sortaient plus de ma bouche, mes yeux se troublaient. Puis je sentais le sol se décoller de mes pieds, ma tête se heurta contre le trottoir. Rah, ça fait mal. Je perdu conscience, trop ivre pour même me rendre compte que je saignais. Me rendre compte que je n’étais plus debout. Je voulais mon briquet. Je voulais oublier. Je voulais qu’il me tue. Lui.

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MessageSujet: Re: How I Met my Destiny ! [ Eimi Blackburn] Sam 19 Jan - 4:36

† Why I have a stranger in my couch ? :

Assis sur une chaise dans son bureau je regardais cette patronne de la pègre me menacer. Impressionnant. Simplement splendide. Elle savait y faire, elle était forte et elle avait surtout les moyens pour obtenir ce qu'elle voulait. J'avais beau essayer de jouer un peu, d'imposer mes principes, d'espérer une quelconque victoire qui me ferait sortir d'ici la tête mais rien n'y faisait. Elle contrôlait tout, du début à la fin, elle était la maîtresse et moi l'élève. Délectable spectacle que de voir une si jeune femme aussi déterminée. Eimi n'était pas que déterminée, elle avait le talent d'un leader, elle avait la témérité et la malhonnêteté suffisante pour exceller dans ce qu'elle faisait. C'était remarquable, même de mon point de vue, moi, subissant son règne. Il était évident que ma porte de sortie n'était pas suffisante. Elle faisait tourner tout un bordel, plus d'autres activités dont je ne me mêlerais pas, outre ça, j'imposais un tableau copié. C'était ingénieux d'une part, puis ridiculement stupide d'autre part. Ce genre de tour ne fonctionnait que lorsque j'avais le dessus. Ce qui n'était pas le cas ici, loin de là. Nous n'étions visiblement par des joueurs jouant dans la même division. Vraiment pas.

Cela dit, nous étions fait pour un jour nous trouver. J'offrais des services irréprochable, en aucun cas quelqu'un pouvait exceller plus que moi dans mes domaines. La sculpture, moderne ou pas, la peinture, le vol, le charisme pour se fondre dans la masse ou détourner l'attention en une fraction de seconde. Tout ça faisait partie de moi, j'étais né avec ça dans le sang, dans l'âme. J'étais voué à devenir un grand bandit et j'avais arrêté de lutter depuis longtemps. C'était ma vocation, je la suivais comme un mouton pour une bonne raison, je n'avais jamais à me plaindre de ma vie. Le rythme était parfait, l'argent coulait à flot, je faisais des rencontres intéressantes et j'exerçais simplement ma passion. Que demander de plus ?

L'entretien était terminé. Avant même de commencer le marché était plié, la discussion n'avait été utile que pour tester nos limites, nos caractères. Oui, nous parlions juste pour savoir quel genre de personne nous étions et si nous pouvions travailler ensemble. C'était plus difficile pour moi qui avait assumer être à sa merci. J'obtenais tout de même quelques bonus qui m'étaient cher. Bien qu'il soit évident que leurs sources restent secrètes, j'étais indépendant et j'obtiendrais le matériel et les informations nécessaires pour mes prochains grands coups. Parfait. J'eus un moment de sueur plus important, je la savais capable de trancher mes mains. Couper mon pouvoir à la source, oui, je serais être fidèle car si elle n'avait pas mes services, quelque chose me disait que personne d'autres ne les aurait.

Une fois qu'elle énonçait ses derniers mots, je me levais. Hésitant à tendre ma main, je me contentais de récupérer ma veste. Je marquais aussi la distance entre nous deux, je ne comptais en aucun être son ami. Nous étions associés.


" Nous avons un accord. "

La remerciant d'un signe de tête, je m'enfuyais lentement par la porte de osn bureau. Je passais devant mes amis les grosses brutes faisant le triple de moi., avant de redescendre dans le bar. La foule s'était amassée, quelques regards se tournaient vers moi, l'étrange homme sortant du bureau de la patronne. Souriant, je faisais mine de rien. Traversant la foule simplement, rien de plus, rien de moins. Je bousculais quelques personnes, notamment cette jeune demoiselle, trop ivre, beaucoup trop. Sans le vouloir vraiment son porte feuille s'était retrouvé dans mes mains. Encore une fois elles n'avaient pas pu s'en empêcher. Bien embêté, je voulais faire croire à un accident, mais elle était déjà partie loin, trop loin. Tant pis, je reprenais ma route, j'étais pressé. Sortant enfin du lieu, je m'échappais rapidement vers chez moi. Regardant dans ma dernière prise involontaire, je trouvais un zippo. La chance, moi qui n'avait plus de gaz. J'allumais donc une cigarette, et je reprenais ma route.

Perdu dans mes pensées je n'entendis pas les pas ni l'interpellation de la jeune fille. Très vite elle me rattrapa, elle qui était si ivre. Elle titubait, bégayant, je me retournais en la regardant et, touchant ma main, une chaleur intense vint la brûler. La retirant brusquement, j'écarquillais les yeux face à elle. Avant même que je ne comprenne ce qu'il se passe, que je mette en corrélation tout ce qui venait de se passer, elle trébucha. La voyant chuter sur le trottoir je fis une grimace. Elle saignait, et déjà qu'elle était très peu consciente, le choc devait en rien l'aider. Résigner à faire une bonne action et ne pouvant la laisser là sans culpabilité, je la pris dans mes bras. La portant, je l'amènerais chez moi, au moins le temps qu'elle se remette.

Le chemin fut éprouvant, plus que d'habitude en tout cas. J'ouvrais la porte de mon loft, toujours dans les vapes, je déposais ma dernière rencontre sur mon canapé. Il fallait toujours que ça arrive à moi, hein ? Enlevant ma veste, la jetant contre le fauteuil je me dirigeais vers la cuisine. Sortant des glaçons et une poche glacée, je retournais vers elle. Déposant la poche sur son front, ce n'était pas bien méchant, ça enflerait juste. La recouvrant de ma veste, je sortais un verre, du whisky et je m'installais au fond de mon confortable fauteuil. Soupirant face à cette soirée improbable, je sirotais mon whisky, fumant une clope et lisant ce que je pouvais trouver sur cette jeune demoiselle en détresse. Repensant à ce qui venait de se dérouler, regardant ma main brûlée et doutant énormément sur tellement de choses, je me retrouvais un peu bouleversé. Mardy Abigaïl Bum...Qui es-tu ?



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MessageSujet: Re: How I Met my Destiny ! [ Eimi Blackburn] Ven 25 Jan - 16:53

And it hurts.







« Le Monde est très sale tu sais. »

« Oui. Je sais. »

« Comment tu sais ? »

« Je le sais, c’est tout. »

Je ne dormais pas. Je rêvais. On peut rêver éveillée. Mais je n’étais pas éveillée. J’étais dans un état de semi coma, et je parlais à un magicien. Je le parlais du monde et il me répondait à peine. Juste histoire de dire qu’il répondait. Comme c’était un rêve, je m’en fichais pas mal, de ses réponses. A vraie dire, je ne comprenais pas dans mon rêve comment le magicien savait que le monde était sale. Je trouvais ça bizarre pour un homme normal de voir le monde de cette façon. Parce qu’un homme n’a pas de recul pour voir le monde. Je ne comprenais pas que le magicien était le monde. Qu’il n’était pas sale mais Sali. Sali et souillé par l’homme. Alors il ne répondait pas. Parce que j’étais humaine. Moi aussi je le salissais mais il ne voulait pas me faire du mal, le monde. Il ne voulait pas me dire en face qui j’étais. J’étais. Je mourrais. J’espérais mourir. Mais « L’espoir est un plat bien trop vite consommé », une absurde douleur me ramenait à la vie. A l’état « d’éveil » après trop de drogue et trop d’alcool. Le monde déconnait, devenait flou. En un tour de magie pouf,
il disparaissait.
Et une lumière filtrait à travers mes paupières. Je ne voulais pas me réveiller ! Je voulais mourir ! Laissez-moi pour morte !! Je posais ma main contre mon front. Je n’avais pas senti la poche. Je ne sentais pas le froid. J’appuyais tout de même dessus sans même chercher à comprendre pourquoi des glaçons se trouvaient sur ma tête. Et pourquoi mon dos était mieux installé que sur un trottoir. J’ouvris les yeux. On avait étrangement remplacé le ciel par un plafond. Tristement. J’aurais voulu voir les étoiles encore une fois. Je réalisais alors le lieu dans lequel je me trouvais.
Je n’essayais pas tout de suite de me relever. Je savais la douleur qui nous rabattait sur le dos dès qu’on essayait de se lever. Elle me savait aussi. Alors j’attendais doucement l’heure de ma potence. Et je me levais. La douleur fut plus douloureuse que prévu, apparemment j’étais tombée. Je ne sentais plus mes doigts, j’étais courbaturée de partout. Ô magicien, rejoint moi s’il te plait, ne me laisse pas dans ce corps humiliant.

« Reste humaine. » Disait le monde.

J’avalais ma salive. Je n’avais plus de salive. Je lâchais la poche qui tomba entre mes jambes sans pour autant me mordre par le froid. Je n’avais jamais froid. Ou ce n’était pas le même froid. Je levais la tête vers l’homme dans la pièce. La lumière était encore trop forte à mes yeux pour que je le voie bien. Il ne me rappelait rien, je ne me souvenais de rien. A tout le coup, j’avais couché avec lui pour me faire de l’argent. Mais pourquoi aurait-il prit la peine de me mettre de la glace sur ma blessure. C’était lui qui m’avait fait saigner? Putain. Le monde n’a plus de sens. Magicien de mes rêves revient.

« Reste humaine. » Disait le monde.

Je me redressais pour poser mes deux jambes à terre tant bien que mal sans trop savoir quoi dire. M’avait-il déjà payé ? Je n’en savais rien. Quelle situation délicate. Je ne souriais pas, lui non plus. La vie était trop courte mon montrer signe d’affection à n’importe qui ! Je ne savais même pas si j’avais dormi longtemps, je ne pouvais pas dire quelle heure affichait l’horloge. A moins qu’il n’y ait pas d’horloge, que le tic-tac soit dans ma tête.
« Tu me dois combien ? » tentais-je. Mais avant d’achever le souffle de ma phrase, je vis la main du jeune homme. Des flashes me revinrent. C’était moi qui avais fait ça. Je pris mon visage dans mes mains, les bras posés sur mes genoux. « Je... Euh... » Pas la peine de trouver une excuse pour expliquer le phénomène, c’était une brulure, rien de trop grave, c’était seulement une brûlure. En es-tu sûr ? Me demandait une voix dans ma tête. Je me relevais d’un coup. La lumière s’accentua, je failli retomber mais pourtant je me retenais. Déjà il ne fallait pas que je pleure. Déjà.

Je respirais lentement pour reprendre mon souffle et retenir les putains de larmes. "Ce n'est plus que je l'aime. C'est plutôt que je l'emmerde. Je l'encule, la vie.". Je regardais le garçon dans les yeux. Il fallait dire qu’il était mignon. C’était peut-être parce que je ne voyais pas clair mais je dû plisser les yeux pour mieux plonger dans son regard. Ils ressortaient du reste, ses yeux, ils étaient étrangement accrocheurs. « Euh.. » Répétais-je de plus en plus humiliée par ma condition de femme qui avait oubliée le tout de sa semaine par abus d’alcool. Il était plus vieux que moi. Et quelque chose dans sa tenue –peut-être le cliché de l’homme en costume assit dans un fauteuil avec un verre de whisky – était inquiétant. Mais je ne n’étais pas intimidée pour autant. Lorsqu’on souhaite mourir, qu’on est une pute et qu’on se drogue, plus grand chose ne nous inquiète ! « Je peux te soigner ta main. » Achevais-je, « Je suis désolée... » C’était pas des excuses qu’on lançait comme ça. J’étais peut-être incapable de ressentir quoique ce soit mais là je m’excusais sincèrement. C’était aussi un remerciement. Il aurait pu appeler la police, me foutre dehors, je ne sais quoi. Il ne l’a pas fait. Et c’était peut-être le premier. Pour ça je devais le remercier. Et ne pas être hypocrite, surtout ne pas être hypocrite.

Ainsi, je reprenais mon calme, mes esprits et le goût du tabac froid dans la bouche, touchée par l’eau que réclamait mon corps. Mais bien sûr, j’avais – c’est possible – une dignité, alors je me tus. J’avais oublié mon porte-monnaie, l’argent, et tout le reste. J’avais envie d’une clope, d’un verre d’eau et de soigner sa main. J’essayais de me concentrer sur ce que je faisais, sur ce à quoi je pensais. Je ne fléchissais plus. Je passais une main dans mes cheveux, constatant que ma blondeur était tâchée de rouge. Mais peu importe comment j’avais fait ça, je me contenterais du vide de mon esprit. Je regardais silencieusement autour de moi pour essayer de me souvenir de quoique ce soit. J’avais laissé tomber la veste qui était posée sur moi lorsque je me suis réveillée, je la ramassais et la reposais sur l’accoudoir du canapé.
Je me tournais vers la cuisine – dieu merci c’était un loft. Je pris une casserole qui se trouvait sur mon passage silencieuse, et consciente que je m’introduisais dans la vie privée d’un inconnu, je la remplis d’eau. Pas que je m’en fichais, de son avis, seulement que je n’avais jamais eu le tact et l’hypocrisie de faire semblant que ça me gênait. Je pris un torchon et me rapprochait de lui. Je m’agenouillais près de lui. Je posais ma main dans l’eau – après avoir perdue connaissance, mes pouvoirs s’affaiblissaient toujours - et je fis bouillir l’eau. Celle-ci fuma mais ma main n’en subit pas les conséquences. Au moins, me disais-je, il aura compris que je n’étais pas normale. Je sortais ma main de l’eau.
Je lui lançais un regard blasé, avec un faux sourire qui se pistait à chaque fois, celui dont j’avais le secret. Je ne cachais pas l’hypocrisie de ce sourire, je trouvais ça stupide, de sourire pour rien à tout bout de champ. Mais ça plaisait aux gens. Alors je souriais et ils se disaient « Tiens ! Elle est heureuse ! » Et me laissaient tranquille. Je n’avais cependant pas envie de leurs mentir, à ces pauvres gens, alors mon sourire exprimait mon putain de dégout envers leurs bonheur en boite, commercialisé et vendu.
Malgré ça, je souriais.

Je trempais le torchon dans l’eau chaude. « Je peux ? » demandais-je sans trop me soucier de la réponse. Je m’en foutais à vraie dire, j’avais soif, j’avais mal et je voulais fuir cette humiliation, c’est tout. Je le soignerai, qu’il dise oui ou non, et je partirais, et tout ira mieux.
C’est parce que je souriais qu’on ne voyait pas la question qui gueulait soudain dans ma tête :
« Partir d'accord, mais pour aller où ? »

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MessageSujet: Re: How I Met my Destiny ! [ Eimi Blackburn] Mar 29 Jan - 18:27

Hrp : Désolé pour la qualité ><' !

† What's going on ?

Assis au fond de mon fauteuil, sirotant un vieux whisky, dans un beau costume choisit pour l'occasion de cette soirée se révélant plus mouvementée que prévue. Ne me rendant même pas compte de l'affichage de mon propre stéréotype, je fume ma cigarette en regardant mon invité. Je me perds peu à peu dans mes pensées, allant d'interrogations existentielles à d'autres futilités. Brouillant mon esprit avec l'alcool, j'attends simplement qu'elle se réveille. Je n'avais même pas fais exprès de lui prendre son zippo, et me voilà dans une de ses situations étranges qui m'échappaient. Je n'avais encore rencontré que très peu de personnes ayant un don, oui, très peu. Mon passage à Rédemption, dans le temps, fut rapide. Et visiblement, il ne m'avait pas tant marqué. De part son âge moins avancé que le mien de quelques années, nous avions jamais du nous croiser. Si elle était là, à Birdsall, forcément elle connaissait le pensionnat. Elle l'avait en elle, et c'était bien plus étrange que moi encore. Mardy Abigail Bum, quelle était la véritable étendue de ton don ? Elle m'avait cramé la main, je ne la soignais pas pour le moment. La douleur me gardait loin des songes trop profond. A vrai dire, elle marquait la réalité de la chose, bien que cela soit impossible. Stimulant ma réflexion, occupant mon attente. Je n'avais que son nom comme réel indicateur de sa personne. Je savais également qu'elle semblait être un beau déchet. Sans avoir aucune rancoeur ni animosité envers elle, son état avancé d'ébriété et sûrement plus en disait long. Pourtant, elle était belle, très belle même. Ses longs cheveux, sa silhouette, ses lèvres, ses yeux, sa peau, un assemblage délectable pour mes yeux charmeurs. Dommage.

J'avais enfin l'occasion de voir face à moi une personne similaire, une personne capable de comprendre ce que c'était d'avoir un don si spécial. J'avais perdu tout lien du pensionnat, et je ne comptais pas forcément en avoir d'autres, ce que je voulais, c'était des renseignements, tout ce qu'il y avait à savoir sur ces dons, et surtout, si un jour j'arrivais à le contrôler. Elle semblait savoir comment faire, elle était presque un cadeau venant vers moi. Je me demandais même si mes mains n'avaient pas fais exprès de prendre ce zippo. Qui sait, le destin et toutes ces conneries, on pourrait presque se laisser avoir et y croire. Je fermais les yeux quelques instants, soupirant un souffle amusé par mes pensées. Avais-je été si chamboulé que ça ? Non, en fait, pas du tout.

La jeune demoiselle se mouvait lentement sur mon canapé. Je levais la tête, et les bruits du canapé se froissant sous ces formes me fit ouvrir les yeux. Je posais mon verre sur la table en verre entre le fauteuil et le canapé. Je laissais s'abattre mes cendres sur le creux du cendrier, attendant que son réveil soit complet. Je ne voulais pas la brusquer, après tout, elle sera déjà déboussolée par le choc, un inconnu dans un lieu qu'elle ne connaissait pas n'arrangerait rien à son état, à sa peur peut être même. Je la laissais donc s'extirper de son réveil le plus calmement possible. Elle s'assied, lentement, s'habituant doucement à la lumière ambiante. La nuit s'entamait, et elle s'annonçait gênante, étrange, hors du commun. Tout cet amas d'émotions et de tensions qui la rendront sans nul doute marquante. Je laissais mes yeux se poser sur son visage endormit, mal en point bien que jolie. Elle me fixa un moment, déroutée. Elle sortit quelques mots. Un sourire s'afficha sur mon visage, ses mots étaient peu commun, ils prouvaient aussi le peu de souvenirs qu'elle avait des quelques dernières heures. Je souriais, presque par gêne, je savais que lorsqu'elle se rendra compte de son erreur, l'embarras sera de plus en plus amplifié. Déjà que c'était pas évident...

Mardy posa ses yeux sur ma main, elle vu la blessure. Sans le vouloir je l'exhibais devant elle en reprenant et terminant mon verre. Directement à cette vision, sans même que je n'ai eu le temps de la reprendre sur son fourvoiement, elle mit sa tête dans ses bras. L'embarras montait, c'était presque palpable. J'étais pas le genre de gars hyper doux, ou compatissant, mais je sentais qu'elle était mal à l'aise, qui ne le serais pas ? Elle cherchait ses mots, et à vrai dire, je n'aidais en rien. Je restais dans longuement dans le silence, fumant, la regardant se dépatouiller avec son esprit. Je ne voulais pas intervertir dans sa réflexion, restant à ma place, j'attendais, restant plutôt dans mes propres interrogations. J'attendais de savoir qui elle était, si ces pouvoirs étaient là depuis toujours, depuis quand elle les contrôlait, et tout ces détails sur les dons inhumains que nous possédions tout deux. Elle s'excusa, allant ici et là dans mon loft pour vouloir me soigner. Elle remplit une casserole d'eau, prit un torchon, elle semblait presque à l'aise maintenant. Elle s'approcha de moi, prit ma main, planta la sienne dans l'eau qui se mit à bouillir. Elle affichait un sourire, c'était étrange d'en placer un là. Je la regardais également, froid, ne sourcillant pas, restant dans mon silence. La jeune demoiselle semblait timide, réservée, et d'un autre côté pas du tout. La sensation m'englobant était loin d'être si agréable que ça, je ne pouvais l'expliquer, c'était étrange.

Elle me demanda si elle pouvait me soigner. Je pris le torchon, comme si je l'empêchais de le faire, mais non, simplement parce que je me levais. Me dérobant de mon fauteuil, torchon en main, j'écrasais mon mégot dans le cendrier. Je me levais, sortant un verre, et attrapant la bouteille de whisky entamée plus tôt. Je posais le verre sur la table, servant les deux verres. Je tirais un tiroir, attrapant une attache pour englober ma main, l'eau apaisant ma douleur. Mes mains étaient mon outil de travail, il ne fallait pas les abîmer plus que ça. Je soupirais, poussant un verre vers elle lui étant destiné. Je m'asseyais à nouveau, reprenant une cigarette, jetant le paquet sur la table, le montrant du menton comme pour lui donner mon accord. Plaçant mes cheveux encore plus en arrière, je toussotais.

« Comment peux-tu choisir quand tes mains chauffent ? »


Cela semblait peut être étrange, surtout que je ne m'étais même pas présenté. Mais c'était la question qui me trottait depuis longtemps, trop longtemps, tellement qu'elle était sortit toute seule. Encore un peu plus de tension autour de nous, ce n'était pas très alarmant..

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Féminin

~ Qui es-tu ?
Relations ::
MessageSujet: Re: How I Met my Destiny ! [ Eimi Blackburn] Sam 2 Fév - 20:40

Kamehameha!




[HRP: Pardon mais il le fallait. Ne me demande pas pourquoi. Haha, bonne lecture sinon! J'espère que ça te plaira, c'est un peu fait à wanagain]

Je regardais le paquet de cigarette. Mon corps réclamait une clope depuis dix putains de minutes. Depuis mon réveil. J'en pris une. Je fouillais mes poches. J'avais perdu mon zippo. Merde. Merde! Les arcades d'inquiétude se dessinèrent sur mon front tandis que je cherchais des yeux où j'avais pu mettre ce zippo qui me tenait tant à coeur. Mais très vite, je me calmais alors que le garçon me proposait un verre de whisky. Je souris, un peu par moquerie, un peu par indulgence. Etait-ce de la naïveté ou du foutage de gueule, l'homme me proposait de l'alcool. Je regardais le verre. Sans sentir quoique ce soit, la vu de l'alcool me la sensation désagréable de vomir. Je finis par allumer ma cigarette toute seule, rien qu'à l'aide de mes super-pouvoirs-de-wonder-woman. Je pris le verre par politesse mais immédiatement il se retrouva sur un coin de la table. Il me narguait ce verre, il me fixait. Mais je ne le boirais pas. J'aurais vomis. Mes yeux revinrent sur le jeune homme lorsqu'il toussota. " Comment peux-tu choisir quand tes mains chauffent? " me demanda-t-il. Je fus surprise de la question. Je me retenais à la table pour ne pas tomber, ma tête encore souffrante, je retirais le tube de ma bouche pour laisser échapper la mort en gaz. Je le fixais. C'était une question presque attendrissante, qui cassait d'un seul coup mon impression de mafieux italien. Comment aurais-je pu savoir qu'il travaillait avec la mafia à ce moment précis? La drogue ingurgité hier m'empêchait de penser plus de quelques minutes. Voyez-vous le soir tombait à peine, et déjà avais-je oublié mon zippo! Je me redressais un peu, me balançant sur moi-même retenue par les bords de la table. Rire! Il fallait en rire! Et c'est ce que je fis, presque malgré-moi car voyez-vous, quand on veut mourir, quand on est une prostitué et quand on se drogue, plus rien ne nous inquiète! Ni même ce que pensent les gens. Je ne savais pas que l'homme devant moi avait lui aussi un don. Je ne pouvais pas savoir! Je risquais gros là, mais peu importe, je ne réfléchissais pas plus de quelques minutes rappelez-vous. Relisez ce paragraphe et dites-moi combien de fois ai-je changé de sujet?

Je levais mes mains bien en évidence pour lui montrer, l'une d'elle laissait échapper la fumée de la cigarette bloquée entre mes doigts "Mes mains ne sont qu'un détail." fis-je remarquer. Mais mes pouvoirs étaient affaiblis. Alors je fis le tour de la table pour me poster près de lui, très près, trop près peut-être. Je pris ses mains dans les miennes. Je laissais alors dégager une chaleur dans le corps du garçon, ni désagréable, ni douce. Juste pour lui montrer. Je lui souris. Je laissais alors, en gardant la chaleur de sa main intact, un froid se former dans l'air. L'air devenait froide, très froide. Et sa peau le sentait, ses organes ne refroidissaient pas. Doucement, je lâchais ses mains , posant l'une d'elle dans mon short délavé tandis que l'autre venait déposer le goudron dans ma gorge. Pourtant, son corps restait chaud et l'air froid. "C'est l'objet qui chauffe ou qui refroidit, mes mains n'y sont pour rien." Lui expliquer tout ça risquait ma perte. Tant-pis me disais-je, tant pis. Je rompu le "sortilège", l'air redevint air, son corps redevint sang et la chaleur redevint ce qu'elle était. Ce que je ne ressentais pas. Je souriais toujours en le regardant attentivement dans les yeux, adossé à la table pour ne pas tomber.

"Vous comprenez?" demandais-je soucieuse des bonnes habitudes. Je le vouvoyais. Peu importe s'il était l'un de mes "client" ou pas, il ne comptait pas me payer apparemment et même peut-être me mettre en cage ou me disséquer. J'étais néanmoins confiante. J'avais confiance facilement, en des inconnus comme ça. Des inconnus qui ne semblaient pas très gentils, voir hostiles mais peu importe, je n'étais pas pointilleuse sur les apparences. Alors je le respectais, et le respect se base sur la façon d'appeler quelqu'un, n'est-ce pas? Et puis après tout il était plus vieux que moi... "Mais on n'apprend pas le ninjutsu en deux temps trois mouvements mon cher..." Ok. Au diable le respect, là c'était carrément du foutage de gueule, et je ne le cachais pas. "Je manie cet art depuis que jeune gamine, j'en ai appris les complexités et maintenant je les connais!" répondis-je enfin à sa question initiale. "C'est du temps, de la patience et des blessures. Je ne réflechis plus, je ressens." je montrais mon bras nu munit d'une légère cicatrice de brûlure. Je ne pu m'empêcher de rire un peu. Je ne pensais pas réellement que l'homme serait naïf au point de se croire dans un film de Bruce Lee. Il était pas causant, l'garçon, mais moi je faisais de l'humour. Il risquerait de le prendre mal. C'était pas grave, au moins j'ai répondu.





Je m'assis sur la table en regardant souriante mes jambes se balancer dans le vide. Je me sentais comme une gamine qui expliquait à un gamin pourquoi elle avait vu le père noël et pas lui. C'était drôle. Pourtant rien n'était drôle dans la situation, tout était ordinaire sauf moi. Il était mutique, un peu trop sérieux et je commençais vraiment à me demander s'il m'avait prit pour une prostitué - ce que je suis. Voir quelqu'un à nu c'est le débarasser de sa pudeur, lire ses yeux. Bien sûr il a mille et une façon de voir quelqu'un le coeur à nu mais celle-ci est l'une des plus rapide. Et j'en venais à m'interroger sur sa pudeur. Alors je me demandais ce que je faisais là. Je finis ma cigarette en silence, la soif qui me brûlait la gorge en regardant le plafond, les jambes qui balançaient toujours l'une après l'autre. "C'est vous qui m'avez ramenée ici?" demandais-je finalement en éteignant ma cigarette comme je l'avais allumée, n'osant pas trop jeter le mégot. Je jouais avec en le regardant pour éviter son regard. Si ne n'avais ni tact, ni gène, je rougissais facilement. Et ça me dérangeait. " Je supposes que je me suis trompée en me réveillant, vous n'avez pas l'air..." d'un type en manque de femme qui a besoin de soulager ses envies? Je souris. Je ne pouvais pas vraiment finir ma phrase sans risquer de le vexer. Donc je me tus, il comprendra s'il était intelligent. J'eu un sourire gêné cette fois. Je lui étais reconnaissante. Je passais ma main sur le sang séché sur mes cheveux. J'avais pas besoin de répéter une fois de plus que j'étais une pute. Il n'y avait pas de quoi être fière. Ni même heureuse... Heureusement, je ne me souviens qu'à moitié de mes clients. Voir pas du tout. "Enfin merci!" dis-je un peu plus enjouée pour essayer d'effacer le malaise que j'avais créé involontairement. Je redressais les yeux vers lui presque timidement sans pour autant aucune retenue dans mon sourire.




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How I Met my Destiny ! [ Eimi Blackburn]

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