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"Tu es tout gris et tout petit, petit poney!" | PV Starlight Blackburn

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Mardy Bum
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Récapitulatif des RP | Well now then Mardy Bum

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MessageSujet: "Tu es tout gris et tout petit, petit poney!" | PV Starlight Blackburn Sam 25 Aoû - 1:06



S'il y a du monde..
Je te le jure nous fûmes enfants
Nous avons ris de peu de choses
Amis des cow-boys aux indiens
Sûr d'avoir le temps, les métempsychoses
Mais il n'en est rien
Il n'y aura fallu qu'un méandre
Une ou deux paire de claques en trop
Pour que le feu donne des cendres
Et qu'on descende voir là-haut
S'il y a du monde, s'il y a du monde

Aux orgues les fantômes
On a pas bien vu passer l'ombre
On a maudit chaque seconde
Et les bouts de nous qui se tordent

L'existence était blonde, j'avais besoin de toi
Distance à la ronde, dixit un attentat
Que la vie est longue sans ça

Je te le jure nous fûmes grands
Dans les bras du magicien d'Oz
Aux angles sud-américain
Citant Maupassant sur un lit de roses
Libre entre tes mains
Il n'y aura plus rien d'exsangue
A la vindicte de tes mots
Pas une chance qu'on entend
A si méprendre les tableaux
De nos rimes blondes à nos îles à flots

Aux orgues les fantômes
On a pas bien vu passer l'ombre
On a maudit chaque seconde
Et les bouts de nous qui se tordent

L'existence était blonde, j'avais besoin de toi
Distance à la ronde, dixit un attentat
Que la vie est longue sans ça

Aux orgues les fantômes
On a pas bien vu passer l'ombre
L'existence était blonde, j'avais besoin de toi
Je te le jure, je te le jure
Il n'y aura plus rien d'exsangue
A la vindicte de tes mots
Pas une chance
Aux orgues les fantômes
On a pas bien vu passer l'ombre
L'existence était blonde, j'avais besoin de toi
La vie est longue, la vie est longue, la vie est longue




J’étais debout sur l’estrade, dos au tableau. Le professeur avait les bras croisés, adossé à son bureau. Il soupirait. « Applique-toi. » Les mains dans le dos, je regardais Starlight. Pour une fois, je ne le voyais plus que comme ce garçon, les cheveux bruns, une barbe naissante qui descendait sur son cou. Ses yeux bleus, impénétrables. J’aurais voulu qu’il me voie comme cette fille, la blonde aux cheveux ondulés dont les yeux étaient plongés dans les siens. Mais il ne me verra plus jamais comme cette fille. « Reprenez. » dit le professeur. Je ne quittais pas le garçon du regard. Je fis crisser mes ongles sur le tableau noir. J’avais beaucoup réfléchi.

Ce passé que je voyais comme beau et complices s’est avéré humiliant, cruel. Mais j’ai décidé, et c’est là le point important, que je n’allais pas y croire. Pas croire à quoi ? Je te vois déjà rire devant ça, en train de te dire que je réfléchis trop, que je m’arrête sur les détails peu important. Comment ça, pas y croire ? Parce que tu penses que nous étions amis ? Que je tenais à toi ? Tu me fais rire, tu es pathétique ! Argh, mais oui c’est vrai !! Je suis pathétique ! Moi aussi je rigole de moi-même mais le ridicule n’a jamais tué. Non non, ce n’est rien de tout ça, je ne suis pas naïve ! Enfin… Pas tant que ça. Je ne crois simplement pas à la version que tu m’as donnée des souvenirs que j’ai.

J’ai décidé de les ignorer, de toute façon je suis ignorante. J’ai toujours été à côté de la plaque, toujours ! Alors autant arrêter de se prendre la tête et être à côté de la plaque en étant heureuse ! J’ai pas raison, dit ? Si j’ai raison ! Quitte à perdre, autant perdre avec plaisir, c’est moi qui vous le dis. Et tu me l’as bien fait comprendre, j’ai perdu lamentablement, c’est le cas de le dire !! Enfin la défaite ne m’a jamais fait peur (si tu te dis « Heureusement, sinon tu serais terrifiée » à ce moment, tu vas t’en prendre une) J’ai malheureusement pas d’explication rationnelle à donner à mon comportement immature qui t’as mené à me détester ! Mais qu’il en soit ainsi, je ne peux en vouloir qu’à moi-même ! D’ailleurs je ne m’en veux pas vraiment… Je n’en veux à personne. C’est con ça, je suis en colère mais je ne sais pas contre qui. Je ne sais même pas pourquoi…

« Mademoiselle, comptez-vous briser le silence pesant de cette classe? » Je restais muette. Je brise ce que je veux si je veux. Je détachais enfin les yeux de Starlight pour lancer un regard noir au professeur qui me toisait. J’avais déjà brisé beaucoup de choses alors pourquoi le silence ? Le silence c’est bien. Il devient de plus en plus rare. Avant, on pouvait regarder l’infini de la mer des heures dans le silence que seul le vent et le cri perçant des mouettes pouvaient briser. Maintenant, à peine assis sur le sable que des enfants viennent te poser un tas de questions indiscrètes et inutiles. « Dis, pourquoi t’es tout rouge ? » Bin parce que j’aime la nuance entre le blanc et le rouge, connard. « Et si j’appuies, ça fait mal ? » Bin non, fait toi plaisir, je suis masochiste. « C’est rigolo, quand on appuie sur le rouge, ça devient blanc, mais quand on appuie sur le blanc ça devient pas rouge. » Je vais appuyer sur le blanc avec un fer à repasser, tu vas voir si ça ne devient pas rouge… Et après t’être débarrassé des petits emmerdeurs, voilà le marchand de glaces qui gueule. Et c’est là que tu deviens un produit utilisé par le marketing et que tu as subitement envie d’une glace. Alors tu passes ta main dans ton jean pour sortir de l’argent… Attend voir, comment ça un jean ? Bin non, à la plage, on est en maillot, voyons. Pas de jean, pas de poches. Pas de poches, pas d’argents. Pas d’argents, pas de glaces. Pas de glaces, pas de palais. Pas de palais, pas de palais.

Je m’égare toujours comme ça ? Je parlais du silence à la base. Silence que je ne brisais toujours pas.
Je penchais la tête, excédé par le petit tapotement des longs doigts fins du prof sur le bureau. Un garçon toussota comme si il attendait quelque chose. Bien sûr qu’il attendait quelque chose, comme les autres : que je parle. Naturellement.
Ai-je quelque chose à dire ? A part que je m’excusais ? Enfaite, mes excuses tu t’en fous. Tu dois même te demander pourquoi je m’excuse, te connaissant. Bin non, vois-tu, je ne te connaissais pas. Alors je suppose. NON. Ne me dis pas que la supposition ne me va pas parce que je m’obstine sur des choses fausses. Je sais que je dis toujours n’importe quoi. Je devrais arrêter de lire Conan Doyle et me mettre plutôt à Agatha Christie… Bon d’accord, me mettre à carrément autre chose. Parce que je procède mal. Je n’ai jamais su procéder.

J’arrive à 880 mots pour dire ça. Vous avez lu jusque-là ? Félicitation ! Vous avez gagné le droit de continuer ! Et peut-être aurez-vous une sucette à la fin. Les chupa-chups deux parfums avec un chewing-gum à l’intérieur (placement de produit furtif). D’ailleurs personne ne mange ces chewing-gums, d’une part parce que la sucette nous à rapper la langue et qu’on a mal, de deux parce le chewing-gum est dégueulasse, prémâché, humide et qu’à l’âge où on mangeait ce genre de sucette, on avait des appareils dentaires qui nous empêchaient de manger toutes confiseries collantes. Après on a grandi et on a trouvé d’autres sortes de sucettes… Hum. (Un amour de dessert ! BANANA NA NA NA NA BANANA SPLIT)

Impatient, le professeur se redressa et se tourna vers la classe « C’est ainsi que Mademoiselle Bum, grande oratrice, narra avec beaucoup de discernement, son cours de philosophie ! »
Je ne bougeais pas. L’humour de ce professeur m’énervait d’autant plus que son physique maigre et sec. Le grand homme se tourna vers moi, l’amusement dans les yeux. « Apprenez vos définitions… Et révisez votre philosophie aussi. »
Je ne répondis pas. Je ne répondrais pas à cette phrase aussi humiliante que le reste de son discours. Quand comprendra-t-on que l’humiliation ne mène à rien ? Je ne me sentais même plus concerné par cette conversation, je pouvais l’écouter parler sous les ricanements des élèves ou bien partir. Fuir, c’est exact. On m’a toujours dit que fuir était lâche et déshonorable. J’ai moi-même dit ça. Puis je me suis rendu compte que fuir n’était pas par manque de dignité. Je ne dis pas que c’est un acte de bravoure, certes. Mais il faut un certain courage pour, en échange de son honneur, sauver ce qu’on apprêtait à détruire : soi. Je me dirigeais vers ma chaise, prenant mon sac. Et me dirigea vers la porte. « Bien que votre présence ne soit indispensable, je ne vous permets pas de sortir de mon – » J’avais claqué la porte. Je connaissais mon cours de philosophie, merci. Je n’avais simplement pas envie de le partager avec les autres. Dans les couloirs sombres de l’école, je rasais les murs, le visage assombri par mes pensées. Non pas qu’elles soient douloureuses, mais elles me prenaient la tête. Un jour quelqu’un m’a dit « Lorsque tout va trop bien dans ma vie, je déprime. » J’ai réfléchi à cette phrase un peu étrange. Au fond, lorsque la vie est belle, on est censé être heureux ! C’est vrai quoi, il ne pouvait pas être comme tout le monde et dire « Ce que j’ai me suffit, si j’ai besoin de quelque chose, je vais le chercher » ? Et puis j’ai compris que lorsque tout allait trop bien dans ma vie, les oiseaux chantaient, la jeunesse, la santé et tout le tralala, les détails, les choses insignifiantes devenaient alors plus important. J’ai compris que je préférais lorsque quelque chose allait mal, parce que ma vie et mon équilibre mental (qui fait des pirouettes sur un fil de nylon au-dessus d’un ravin) n’étaient pas menacé par des détails insignifiant de mon quotidien qui n’en est à présent plus un. Alors, je me prends la tête pour des détails. Parce que je suis heureuse. C’est comme ça, la vie ne sera jamais facile et c’est tant mieux, j’aurais plus de choses à vivre.

C’est pour ça que j’ai décidé d’arrêter de me prendre la tête pour Starlight. Pour le reste. Je vais faire quelque chose que je n’ai pas fait depuis quelques années maintenant, je vais laisser tomber. De toute façon, je suis un boulet et je n’aurais jamais aucune réponse si on ne m’explique pas. Et qui m’expliquera ? Personne ! Franchement, ça ne vaut pas le coup d’y réfléchir, on commencerait à ce croire dans un épisode de coldcase. L’affaire est classée, elle est classée ! Alors arrêtez de chercher qui est le meurtrier de toute façon la victime est morte, les proches de la victime aussi et même peut-être le meurtrier ! Et moi, bin trouver un mort pour dire à ses arrières petits-enfants qu’il a tué l’arrière grande tante des voisins, ça m’enchante pas des masses… En plus, dans cette série ils ne défroncent jamais les sourcils. Parce qu’ils ont peur que ce soit trop tard peut-être…

Tout ça pour rien dire au fond. Je n’ai pas de conclusion, là, assise dans un couloir froid du centre, à attendre mon prochain cours. J’avais seulement besoin de vider ma colère inutile que je ressentais envers je ne sais qui. Le professeur n’aura jamais sa thèse et moi je n’aurais jamais mes réponses. Mais je n’en ai pas besoin. Quand on décide d’arrêter de chercher midi à quatorze heure, tout deviens plus simple. Il n’y a pas de solutions, si seulement il y avait des questions… Il y en avait, avant. Avant quand tu venais à peine d’arrêter de me voir comme cette fille et que j’ai cessé de te voir comme ce garçon pour pouvoir répondre aux questions, justement. Mais je me suis éloigné de la vérité pour pouvoir retrouver dans tes yeux cette fille que je ne reverrais jamais parce qu’elle n’existe plus. Let’s not pretend it’s like it was before. Dixit Letter to Cleo. Mais ça y’est. Je te vois à nouveau comme ce garçon. Trop tard, comme d’habitude. C’est pas grave ça ! C’est seulement pour le souvenir, pour faire bien, pour faire beau ! Je sais même pas pourquoi je te dis ça… Pour te faire attendre ta chupa-chups tant désiré depuis le sixième paragraphe, héhé ! Vous aussi vous l’attendez ? Très bien. J’vous la donne. Vous la méritez pour avoir lu jusqu’ici ! Même moi je ne suis pas sûre de me relire tellement ça m’a l’air barbant et faussement philosophique, bourré d’un humour revisité, déjà-vu. Comme j’ai dit, je suis pathétique mais hé, je suis heureuse ! Finalement l’ignorance ça rend bête mais ça rend heureux lorsqu’on à l’intelligence d’ignorer le regard des autres.

Spoiler:
 

La cloche sonna et je me relevais tant bien que mal. Les élèves sortirent des classes. L’image de poissons en aquarium qu’on lâchait dans un bassin pour capturer avec plus de divertissement me venait immédiatement à l’esprit lorsque je voyais les hordes d’adolescents sortir des salles et s’éparpiller là où l’air était libre. Je me mêlais tranquillement à la foule, et je rejoignis l’extérieur, m’éloignant des poissons pour respirer un peu. Adossé à un mur, je pouvais enfin respirer, l’esprit ôté de toutes pensées inutiles. Je peux enfin penser librement sans que des morceaux de conversations me reviennent à l’esprit.

Je lance un regard vers le ciel. Je suis peut-être heureuse sans ça mais j’ai peur. J’ai peur parce que ma colère m’a quitté, place à l’espoir, place au regret, place à la culpabilité. J’ai l’impression d’avoir ouvert la boite de pandore. Pandore… Elle doit être aussi conne que moi. Tu m’avais demandé si je ressemble à un personnage mythologique et je n’ai jamais su te répondre, bin voilà. Pandore elle est un peu comme moi.

Si j’écris tout ça, c’est peut-être au fond parce que je ne voulais pas que ça se termine par un « Apprend tes définitions et revoit ta philosophie ». J’aime pas les choses qui n’ont pas un point final. Ce n’est pas à moi de le mettre le point final, alors je n’en mettrais pas parce que j’ai pas envie. Na ! Moi j’ai décidé de seulement oublier, de te voir comme ce garçon et puis c’est tout. Là assise, dans l’herbe, la tête levé vers le ciel qui cache les étoiles, je te laisse libre de tout, parce que je n’ai aucune contrainte à te donner, parce que je n’en possède pas le droit, et j’en suis bien contente !





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