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Lâche moi... |PV Tristan ♥

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Mardy Bum
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MessageSujet: Lâche moi... |PV Tristan ♥ Jeu 19 Juil - 17:02

Mardy regardait vaguement dehors. Il faisait froid et pourtant, elle ne sentait pas cette chaleur. Elle ne sentait rien. Le vent ne venait pas griffer sa peau. Le feu ne venait pas l’assombrir. Cela aurait pu lui manquer. Mais on ne regrette pas ce qu’on n’a jamais eu. Elle posa sur ses lèvres le filtre et inspira dedans. Elle bloqua sa respiration, laissant le goudron se déposer sur sa gorge et entrouvrit les lèvres pour laisser la fumée s’échapper mollement. Elle regardait la fumée au bout du tube blanc coincée entre ses doigts s’élever dans les airs, se disperser. Elle reprit une bouffée et leva les yeux vers le ciel bleu. Debout, appuyée contre la barrière de la sortie de secours du troisième étage, elle pouvait enfin apprécier le silence. C’est quelque chose qu’elle n’appréciait pas : le bruit . Tous ces élèves mêlant leurs voix à celles des autres, comme un concoure de celui qui porte sa voix le plus loin.
Un brouhaha infernal.
Et ces gens qui se bousculaient, se piétinaient…
Ne pouvaient-ils pas respecter les autres ? Faire attention ? Non, bien sûr, marcher sur les autres, c’était plus drôle. A quoi servirait une journée s’il n’y avait pas deux ou trois bousculades ? Elle ferma les yeux, contrariés, hochant la tête face à cette fatalité. Depuis qu’elle s’était réveillée sans aucun souvenir de sa vie précédente, elle n’appréciait pas la société humaine. Ce concept humain, triste, fade qui consiste à dormir, manger, oublier, dormir… parfois emmerder le monde aussi.

Une grimace se dessina sur son visage lisse. Elle venait de fumer le tube. Quel goût horrible. Elle aurait dû surveiller sa clope plutôt que de la laisser se consumer d’elle-même.
Fumer.
Voilà quelque chose qu’elle appréciait. Elle n’avait pas peur de la mort. D’ailleurs, elle n’avait pas peur de grand-chose. Pas du cancer. Alors autant jouir des petites choses. Elle jeta le tube brûlé sur le bout dans la cour et rentra. Il n’y avait personne dans le couloir du troisième étage. Il y avait rarement quelqu’un dans ce couloir. La blonde descendit les escaliers précipitamment, pensant à tout à rien.
Elle s’arrêta sur une marche et observa sa bague soudainement douteuse. Depuis qu’il lui avait offert, elle avait peur que cette bague disparaisse comme un mirage. L’anneau incrusté d’un Harfang sur son pouce était toujours là, représentant l’amitié entre Starlight et elle. C’était quelque chose auquel elle tenait et cela relevait du miracle car elle ne tenait plus à grand-chose ici à Rédemption. Elle n’avait plus de famille, aucun héritage, aucun passé. Son passé, elle l’avait oubliée. Mais elle n’avait pas envie de s’en souvenir, elle n’avait aucune envie de le retrouver. Elle avait appris l’essentiel et cela ne lui plaisait déjà pas. Elle avait beaucoup de secrets, beaucoup trop. Des secrets qui ne méritaient pas d’être révélé.
C’est vrai.
Ici, chacun à son squelette dans son placard . Mais celui de Mardy… Pardon, ceux de Mardy étaient terribles, ils la hantaient. Ils revenaient dans ses rêves, ses pires cauchemars et elle avait des raisons de pensées que ces rêves n’étaient rien d’autre que des souvenirs.
Elle joua avec la bague nerveusement.
Heureusement, elle avait des amis. Des gens qui ne l’avaient pas oublié. Starlight, Alaric, Gwen… Ces gens-là.
Elle remit sa bague et effleura cette fois la pierre verte qui ornait son cou. Ce collier-là, elle y tenait mais elle avait oublié pourquoi. On lui avait dit qu’il était important pour elle, on lui avait accroché autour du cou en disant que c’était un souvenir, le souvenir de quelqu’un. Pourtant, ce souvenir avait été effacé de sa mémoire, comme tant d’autre chose. Elle secoua la tête pour oublier ses pensées sombres et reprit sa descente, plus lente.

En tournant, elle se cogna contre quelqu’un et perdu l’équilibre, se cognant la tête contre la rampe. Mardy passa sa main entre ses cheveux pour effleurer la bosse s’il y en avait une en se mordant la lèvre « Excusez-moi. » Elle leva les yeux vers le garçon qu’elle venait de bousculer. Un garçon pâle, grand, plutôt musclé. Elle senti la lèvre qu’elle mordait saigner. Fallait pas mordre trop fort, ça lui apprendra. Elle fixait toujours le garçon qu’elle reconnaissait bien. Il y a 1 semaine, elle l’avait déjà rencontré. Elle se souvenait des mots qu’il avait utilisé pour lui expliquer gentiment qu’elle le faisait chier. « Lâche-moi. ». Adorable ce garçon. Elle lui lança un regard contrarié. « Excuse-moi. » répéta-t-elle une seconde fois plus sèchement.

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MessageSujet: Re: Lâche moi... |PV Tristan ♥ Dim 22 Juil - 14:42

Pourquoi devais-je supporter ce genre d’imbécilités… ? Voilà ce que je ronchonnais intérieurement en rangeant mes affaires de maths dans le sac. Oui parce que pour moi les maths se résumaient ainsi : un ramassis d’imbécilités. Il faudrait m’expliquer à quoi servent les barycentres dans la vie quotidienne d’un citoyen lambda ? Combien de gens utilisaient ce genre de sciences lorsqu’ils devenaient adultes, je vous le demande. Alors pourquoi tous les élèves terminales se devaient-ils de subir les explications nébuleuses d’un professeur au regard sadique ? Un soupir quitta le seuil de mes lèvres alors que je m’apprêtai à sortir. C’est alors que l’on m’interpella :

« Monsieur Wolff ! Puis-je vous parler quelques instants ? »

Non, allez voir ailleurs si j’y suis. Voilà la réponse que je mourais d’envie de servir à la mathématicienne. A la place, je pris mon air d’enfant sage et me tournai, le regard impassible, vers la prof. Celle-ci hésita et poussa un soupir en regardant sa montre. S’il croyait être le seul à ne pas vouloir perdre son temps…

« Tâchez de vous mettre un peu au travail. Je suis sûr que vos capacités vous permettent d’avoir de bien meilleures notes que celle du dernier contrôle. La fainéantise ne fait pas bon effet sur un dossier, j’espère que vous le savez. »

Je serrai les dents, agacé. Non, sans blague, elle m’en apprenait des choses dis donc ! Je me contentai d’un simple mouvement de tête comme réponse. Mais mes yeux flamboyaient de colère, prenant une teinte plus bleutée, presque glaciale. La prof ne sembla pas particulièrement impressionnée, mais j’entendis son cœur se mettre à battre beaucoup plus vite. J’esquissai un rictus cynique. L’effet que j’avais sur les femmes commençaient à sérieusement à me taper sur le système. Autrefois je m’en serai servi pour obtenir de meilleures notes. Mais ce n’était plus mon intention désormais. Je me détournai et quittai la pièce en lui lançant un « bonne journée » poli.

Je sortis dans le couloir. Le brouhaha était… indescriptible. Par réflexe, je me bouchai les oreilles. Pourtant, quoi de plus normal qu’un tel bruit en fin de journée, à la fin des cours, un vendredi soir ? Je soupirai et fermai à demi les yeux en tentant sans trop de succès de minimiser l’impact de mon pouvoir sur ma propre personne. Avec agacement, je fendis la foule. Contrairement à ce que certains pouvait penser, je n’étais pas de ceux qui bousculaient brutalement les autres sur son passage. Je m’efforçais plutôt de les éviter. Ce qui, au fond, était peut-être un comportement encore moins agréable. Mais après tout… qu’est-ce qui pouvait encore bien compter à mes yeux. Rien. Ni personne. Du moins presque. Mes pensées s’envolèrent du côté de mon amie Gwen et de quelques autres. J’exagérai. Mon année en tant qu’ermite altérait ma vision des choses. Comme d’habitude, songeai-je, faisant référence à mon éternel défaitisme. Je me mis à réfléchir tout en continuant à marcher d’un pas vif, me fiant au bruit innombrable des pas autour de moi. Où pourrais-je bien aller à cette heure-ci ? En ce moment, la salle de musique était occupée par la chorale. Il y avait bien ma chambre, mais je ne tenais pas particulièrement à discuter avec mes colocataires ce soir-là. Je n’étais pas du tout d’humeur à discuter de toute façon. Avec qui que ce soit. Comme c’était étrange quand on pensait à mon « ancien moi ».

« Tu es vraiment bizarre Tristan… »
« Tu as beaucoup changé, je te reconnais vraiment plus mec ! »
« C’est à cause d’elle… ? »
Je me crispai en reconnaissant les voix de mes anciens amis résonner dans mon esprit torturé. Aujourd’hui, je brûlai de leur donner la même réponse qu’il y a quelques mois : taisez-vous. Laissez-moi. Ne lui mettez pas tout sur le dos… Ce n’est pas sa faute. C’est la mienne. Uniquement de ma faute. Je fermai les yeux pour retenir des larmes qui ne coulaient pourtant plus depuis des mois… Hors de question que je me mette à pleurer à Redemption, dans un couloir bondé, devant des dizaines d’élèves immatures aux regards curieux. J’avais un minimum de fierté quand même. Mais d’attention à ce moment-là, zéro. Alors que je montai les escaliers du deuxième étage précipitamment, je percutai de plein fouet… quelqu’un. Avec un grognement, je me rattrapai de justesse à la rampe pour ne pas tomber. Vive les réflexes. Je m’enfonçai les ongles dans la paume, la griffant jusqu’au sang. La douleur me fit à peine frissonner. Quant à mon « agresseur », il s’en était tiré beaucoup moins bien, vu le bruit sourd de sa tête contre la rampe que j’avais déjà perçu. Je posai mes yeux sur la personne, que je reconnus aussitôt lorsque sa voix s’éleva dans les airs.

Un soupir m’échappa. Mardy… Encore elle. Lorsque la jeune femme me reconnut et me lança un regard noir, j’esquissai un sourire amusé, avec la touche de cynisme qui me caractérisait plutôt bien, tout en l’observant. Evidemment, en une semaine, elle n’avait pas beaucoup changé. Plutôt jolie fille, grande, à la peau blanche, blonde pâle aux yeux bleus. Lorsqu’elle m’identifia, elle réitéra ses excuses d’un ton plus sec, et ceci me fit perdre mon rictus. Allons bon, voilà qu’elle était encore vexée. Tant mieux… ou tant pis ? Je n’aimais pas particulièrement me faire d’ennemis – quelle ironie me direz-vous – mais mon manque de sociabilité n’aidait vraiment pas. Ma froideur non plus d’ailleurs. Je me résignai à être aimable pour ne pas empirer les choses avec la jeune femme. Après tout j’avais été un peu dur avec elle lors de notre première rencontre. J’avais mes raisons mais bon… Cet accident était en grande partie de ma faute. Pour une fois. Je plongeai mes yeux froids au fond des siens, et énonçai d’une voix calme, que je m’efforçai de rendre un peu compatissante :

« T’inquiète. Ça va, tu tiens encore debout ? »

Je sortis un mouchoir propre de ma poche, que je lui tendis le plus normalement possible, sans un sourire évidemment. Il ne fallait pas trop en demander à un associable cynique comme moi… n’est-ce pas ?
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Mardy Bum
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MessageSujet: Re: Lâche moi... |PV Tristan ♥ Ven 7 Sep - 18:28

Il avait un sourire niais fixé aux lèvres, presque sadique. Elle n’aimait pas beaucoup ce sourire. Elle Mardy passa sa main dans ses cheveux blonds tâchés de rouges au niveau du choc. Le sang se propageait sur ses cheveux mais Mardy ne sentait que très peu la douleur. C’était une blessure uniquement superficielle, rien de grave Elle passa ses doigts sur la coupure en grimaçant. « T’inquiète. Ça va, tu tiens encore debout ? » Sa grimace s’accentua. Il sorti un mouchoir de sa poche et lui tendis sans l’ombre de compassion. Elle prit son mouchoir et essuya sa plaie comme elle pouvait. Le sang avait déjà séché et cela rendait la tâche d’autant plus difficile. Ses lèvres aussi, saignaient toujours. Mardy passait sa langue pour que le sang s’humidifie et se dépose sur sa langue. Mais le sang ne devenait que plus liquide, ce qui était au final une mauvaise idée. Le coup avait rendu sa tête lourde. Elle vibrait, ses oreilles sifflant d’un léger son suraigu. Elle fit un pas en arrière pour retrouver son équilibre « Merci. » Dit-elle tout aussi froidement que ses excuses. Elle s’adossa au mur pour mieux respirer, levant les yeux au ciel pour admirer le plafond. Ou pour éviter le regard amusé de Tristan : à vous de choisir. Elle eut un frisson. C’était l’effet secondaire du coup ; avoir froid. Mais Mardy n’avait pas froid. Elle n’avait jamais froid. Elle avait seulement des frissons, des légers tremblements sans aucune chaleur. Elle soupira.

Dans sa nouvelle vie, elle n’avait qu’une petite partie de son ancienne vie : modifié, changé, tourné. Son entourage avait torturé son passé. Ils leurs avaient racontés seulement ce qui les arrangeaient, autrement dit n’importe quoi. Prenons Starlight par exemple. Il y avait donné trois versions différentes de son passé et celle-ci n’était toujours pas officielles. La seule officielle était celle que montrait son dossier : « Mardy Abigaïl Denis Bum. Née en Janvier 1993. A une sœur : Elisabeth Lenore Bum. Parents mort d’un incendie involontaire. Sœur mis dans un couvent. » En résumé, rien d’important car l’officiel n’était jamais la vérité. Et la vérité, personne ne la lui disait. Peut-être parce que personne ne savait. Elle était fatiguée de tous ces secrets sur elle-même.

Elle sourit. C’est son prénom qui la faisait sourire ainsi. Mardy Abigaïl Denis. Les initiales donnaient « MAD » autrement dit, fou. Ses parents, vu ce qu’on lui avait racontés, n’avaient pas l’air de faire ce genre de blague. Cela devait être une coïncidence. Une malheureuse coïncidence. Elle lança un regard au garçon, irrité. Les coïncidences ne menaient à rien de bon. Seulement à se cogner la tête contre la rampe d’escalier par exemple.

La douleur faisait du bruit. Ça bourdonnait dans sa tête, ça tapait, ça gueulait. La douleur rendait fou. Mardy ne voulait pas devenir folle. Alors elle ignorait les bourdonnements. Tout simplement. Mais cela la rendait d’autant plus irritable. Elle fit malgré tout un sourire au jeune garçon, un sourire ironique, mélancolique, sardonique. Un sourire qui n’en était pas un, ce genre de sourire. Le sourire qui dit « va te faire foutre ». Elle penchait la tête, un petit rictus sadique s’affichant sur mon visage. « Merci de m’avoir aidé, Ô mon prince.

C’est ainsi qu’elle l’avait surnommé. Prince. Parce qu’il était blond, qu’il avait une gueule d’ange et qu’il avait repoussé ses avances. Sans doute parce qu’il avait une dulcinée ! Ou parce qu’il était gay. Les deux sont possibles. Dans ce cas, Prince lui irait encore mieux. Mardy pencha un peu plus la tête, s’approchant de l’oreille de Tristan. « Que tu es brave. » murmura-t-elle “Tu veux un biscuit?” C’était ça qu’on offrait aux enfants quand ils étaient sages. Un biscuit non ? Elle rigola doucement, un rire presque inaudible si elle n’avait pas été prêt de son oreille. S’il n’avait pas la faculté d’entendre mieux. Mais ça elle ne le savait pas. Elle posa une main sur son épaule, toujours aussi près de lui, toujours aussi tactile. « Une image ? » Sa main chauffait. L’épaule et le bras de Tristan chauffait aussi. Encore, encore jusqu’à ce que la température soit assez haute pour provoquer une légère brûlure. Elle lâcha l’épaule de Tristan en se reculant. Il devait ressentir une légère démangeaison dans les muscles de son bras jusque ses doigts. Des fourmis courant sur sa peau. Elle ricana. Puis, elle passa cette même main sur sa blessure et la ferma aussi vite qu’elle s’était ouverte. La chaleur, elle ne la sentait pas. Refermer des plaies était plus simple pour elle que pour n’importe qui. A l’ancienne, au fer rouge. « Excuse-moi ! » dit-elle sans y croire. Elle croyait plus à grand-chose. Même ce qu’elle disait semblait faux. Comme un long rêve. C’était ça. Un rêve.


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