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Un cours de biologie...très particulier. [Cole Peters]

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MessageSujet: Un cours de biologie...très particulier. [Cole Peters] Sam 14 Juil - 18:30

Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing !
Mon Dieu. Si j'avais une chose à reprocher à cet internat et à la direction, ce serait bien l'horrible bruit de la première sonnerie de la journée. Il y en a qui ont les oreilles sensibles, merde ! Avec un gros soupir, j'enfouis la tête sous mon oreiller, ayant le vague espoir d'échapper au brouhaha qui suivrait dans le dortoir. J'avais passé une bonne moitié de la nuit à jouer de la guitare. Allez savoir pourquoi. C'était à se demander si j'étais vraiment doté d'un cerveau parfois... Il était évident que je serai fatigué le lendemain matin... Et pourtant, je n'arrêtais pas de jouer les insomniaques mélomanes ces temps-ci. La musique agit comme une drogue sur moi, et à mon avis, je resterai accro jusqu'à ma mort. Voire même après. Je décidai d'attendre un peu avant de me lever. J'étais épuisé et tous mes membres étaient encore engourdis par le sommeil. La tête toujours enfoncée dans l'oreiller, je baillai à m'en décrocher la mâchoire et commençai à me rendormir.
Mais quelques minutes plus tard, je m'étonnai du silence qui m'entourait. Est-ce que tout le monde avait eu la subite envie de m'imiter ? En grognant, j'extirpai ma tête ébouriffée du drap blanc et jetai un œil endormi au réveil.

- ...Merde !

Parfaitement approprié à la situation. Car la sonnerie que je venais d'entendre n'était pas celle de 6h45 qui était sensée nous tirer du lit tous les matins. C'était celle qui signalait le début de la première heure de cours ! Il était bientôt huit heures ! Je sautai du matelas et me précipitais sur la penderie. J'attrapai un jean délavé que j'espérais propre, une chemise blanche, une veste, et une cravate bleue que j'enfilai le plus rapidement et le plus correctement possible. D'habitude je prenais beaucoup plus de temps pour me préparer mais je n'avais pas spécialement envie d'être encore plus en retard que je ne l'étais déjà. Intégriste et intello ? Oui et alors ?

Je passai devant la glace et poussait un soupir exaspéré devant ma tignasse châtain. Indomptable comme d’habitude. Je ne me donnerai même pas la peine de me les coiffer. Autant ne pas aller en cours de la journée ! A la place, je me passais un coup d’eau sur le visage et me lavai rapidement les dents en jetant un regard désespéré à mes cernes presque violettes et… à la magnifique marque d’oreiller sur ma joue encore imberbe. Inutile de mentir sur les raisons de mon retard… Je n’étais vraiment, mais vraiment pas crédible. Je réfléchissais quelques secondes en fourrant mes affaires dans ma sacoche en cuir : première heure… biologie. Travaux pratiques. Encore des sciences… alors que je n’étais même pas encore très bien réveillé. Magnifique, je ne pouvais pas rêver mieux. Lorsque je fus fin prêt, je me précipitai vers la porte – que je manquai de me prendre en pleine tête – et commençai ma course effrénée dans le couloir.

C’est où la salle des troisièmes ?
T’as du chocolat autour de la bouche !
Jeune homme, interdiction de courir dans les couloirs ! Jeune homme !

*C’est bon, j’ai entendu, je ne suis pas sourd !* Hahaha. Private joke. Je ralentis un peu l’allure en passant devant le surveillant. Dès qu’il fut hors de ma vue, je me remis à courir. Pourquoi diable la salle des terminales devait être aussi loin de ma chambre ? Il n’y avait presque plus personne dans les couloirs et je me mordillai les lèvres, un peu anxieux à l’idée de devoir débarquer dans la classe tout seul avec cette tête-là. Bah… Je haussai les épaules. Le premier qui ferait une remarque déplacée n’allait pas s’attaquer à un novice en matière de repartie. Et ce n’est pas comme si je souciais encore de ce genre de détail. Avant… si. Le petit con que j’étais l’aurait fait et il aurait soigné son entrée. Voire, aurait séché les cours. Mais je n’avais plus aucune envie de me faire remarquer… J’en avais déjà trop fait les frais… Du moins… Elle l’avait fait. Le cœur serré, je continuai ma route, le regard sombre, et plus pessimiste que jamais.
J’arrivai devant le laboratoire. Avec un soupir, je frappai trois fois à la porte.

J’y crois pas… prrfff….
Héhéhé… Tu crois qu’il y aura vraiment des travaux pratiques… ?
Entrez !

Malgré les murs, j’entendis déjà quelques rires. Bizarre, je n’étais toujours pas rentré… Qu’est-ce qui pouvait bien faire ricaner bêtement quelques élèves ? J’ouvris. Aussitôt, une bonne partie des regards se tourna vers moi et je me retins de grimacer. J’avais horreur d’être le centre de l’attention en ce moment. Je me tournai vers le prof qui souriait d’un air stupide en contemplant mon visage. Ma voix lasse s'éleva dans les airs.

« Désolé, je suis en retard… »

« Hum… je vois ça Monsieur Wolff. Votre nuit n’a pas du être des plus paisibles c’est ça… ? »
Encore des rires. Ce genre de sous-entendu ne faisait plus rire personne normalement… Manque de maturité flagrant dans cette classe ou bien…? Mon esprit s’éclaira lorsque je lu le titre inscrit au tableau : La reproduction humaine. Ô joie. Comme si on ne savait pas déjà comment ça marchait. Je fermai à demi les yeux, arborant un sourire cynique : aborder le sexe, revenait à aborder les sentiments amoureux. J’avais vraiment besoin de ça… Je craignais bien de laisser les voix du passé m’envahir si le sujet devenait un peu trop approfondi… Mais hélas, à peine quelques secondes après avoir eu cette pensée ô combien stupide, elles refirent leur apparition…

Tristan…
Allez quoi, lâche-toi un peu, elle n’est pas là ta copine !
Danse, vas-y !
Non… Elle est… morte…


*****

« Monsieur Wolff ! Monsieur Wolff ! Vous m’écoutez quand je vous parle ? »
Je jetai un regard un peu vide vers le professeur de biologie qui me jaugeai d’un air inquiet. Je hochai la tête, un peu ahuri. Mes iris gris-bleu durent s'illuminer de nouveau. Il soupira, comme si je lui avais fait une peur bleue.

« N’hésitez pas à aller à l’infirmerie si vous vous sentez mal. En attendant, mettez-vous en binôme avec… hum... tiens ! Pourquoi pas ce cher Monsieur Peters ! Il est tout seul, le pauvre, allez lui tenir compagnie ! »

Je gardai un visage impassible… Ce prof avait vraiment un humour de merde. Dès qu’il se retourna, une ombre de sourire moqueur étira mes lèvres. Puis, je me dirigeai vers mon futur partenaire, que l’on m’avait désigné au préalable. Je lui jetai un œil et serrai un peu des dents quand je le reconnus. Je l'avais déjà remarqué ce gars-là. Et Dieu seul sait pourquoi, sa présence avait tendance à me mettre... un petit peu sur les nerfs... ou bien mal à l'aise. Bah. Avec un peu de chance, ce n'était qu'une illusion d'impression et j'aurai tôt fait d'avoir appris à l'ignorer, comme je le faisais avec tous les garçons un peu trop séduisants de ce pensionnat.
N'empêche, me dis-je en m'asseyant à côté de lui, plus tôt ce cours se terminerai..., mieux ça serait.
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Cole Peters
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MessageSujet: Re: Un cours de biologie...très particulier. [Cole Peters] Dim 15 Juil - 14:08



Le temps de la glace passait son tour. Je le sentais, tout se réchauffait, le monde. Notre monde. Rédemption. Les esprits et les cœurs. Comme si les gens ici en avaient vraiment... L'un comme l'autre d'ailleurs. Nous avions trop souvent perdu l'esprit entre ses murs, comme beaucoup avaient laissé leur cœur derrière eux. Et c'était la triste histoire des pensionnaires, qui tournait en boucle dans la tête de chacun, alors que la plupart préféraient s'en détacher et espérer. Continuer à croire dans l'espoir était stupide, naïf. Et pourtant on continuait à le faire. On continuait tous à le faire. Bref. Tout n'était pas si triste, fallait pas abuser. Sauf qu'actuellement...



J'étais réveillé depuis environ 5h30 du matin. En pleine forme. Réveillé par la chaleur d'un mois de mars, à Rédemption qui plus est, alors que tout le monde se plaignait de la température et du chauffage trop bas. C'était comique. Déjà que j'avais dû mal à m'endormir parce qu'un petit malin avait décidé de jouer de la musique toute la nuit. Je finissais par penser à recommencer mon petit jeu d'hibernation. Au moins on me laissait tranquille, bien sûr la piscine n'aurait plus été accessible. D'ailleurs, à chaque fois que je tentais d'y retourner, il fallait qu'il y est un couple qui s'amuse, hein... Rah. J'avais tendance à oublier que je n'étais pas seul ici. Et sincèrement, le calme et la visible naïveté des pensionnaires face à ce qui les attendait me refilait le cafard. Ben tiens, j'étais en train de devenir comme cette dépressive de Sélène. Chiant. Agaçant et... Je passe le reste. On est pas en train de parler d'elle. Hin hin hin.


Donc. Revenons-en au cours. J'étais arrivé à l'heure, ce qui était également un élément non négligeable puisqu'assez rare, et avait par, la même occasion, échappé aux vannes stupide de notre cher professeur de science, j'aurais aimé avoir Liah en prof de science, mais visiblement ce n'était pas de notre classe dont elle s'occupait, et ça me perturbait de la savoir ailleurs. Non ! J'étais pas fan d'elle, faut se calmer les gens. Juste que je la connaissais bien et qu'elle avait été mon mentor. Fin de l'histoire. Bref, quand le prof avait annoncé le sujet, j'avais pris soin de me retrouver seul, déjà qu'aller en cours me saoulait, si en plus fallait étudier la reproduction avec un gars – ou une fille … - totalement immature, autant que je me pende tout de suite.


Et justement. Ça manqua pas. Fallait bien que je me coltine un retardataire, hein. En plus vu le sourire sadique du prof, il avait dû prévoir ça depuis le début. J'avais des envies de meurtre, mais je me contentais de balancer un regard froid et neutre à l'adulte, et d'éviter de m'adresser à l'adolescent. Merde. Et puis, le prof repartit dans ses explications et je me rassis sur le tabouret inconfortable, observant ailleurs. Au final, l'homme à la craie s'approcha dans les rangs, je n'avais rien écouté, pour changer, mais au moins, j'étais à moitié sûr de ne pas être trop dans la merde, vu que mon camarade aurait sans doute perçu quelques informations. Restait plus qu'à prier, n'est-ce pas. Quand je relevai les yeux vers le tableau, j'eus l'impression de mourir. Parce que oui, c'était bien « Le rôle de la masturbation » qui était inscrit à la craie blanche sur le tableau... J'eus une folle envie de me taper le front contre la table, mais je me retins. Et mon premier réflexe fut le plus stupide. Me tourner vers mon camarade et lancer...


« Hey, t'as écouté ? Il est pas sérieux quand même là ? On est censés faire quoi au juste ? »

Ado immature à la masse et complétement out et paniqué détecté ! Y avait des jours comme ça où je me détestais. Autant avec les filles je passais en mode gentleman totalement faux et me construisais une image, autant avec les mecs... J'étais beaucoup plus... Pas nature, mais c'était une autre image, celle du gars normal, qui ne voulait pas sortir des clous. Pas assez bon élève pour être détesté, pas assez casse-cou pour être adulé. J'étais juste le gars au fond de la classe qui évitait de se faire remarqué et dont la présence passait inaperçue. La plupart du temps. Et fallait qu'on me colle un... Rah. Ce jour là qui plus est. Rah... Je m'en remettrais vraiment jamais. Hmft.


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MessageSujet: Re: Un cours de biologie...très particulier. [Cole Peters] Dim 15 Juil - 15:25

Pff… j’ai pas envie de bosser.
Mince, pourquoi je ne suis pas arrivé en retard moi aussi ?
Bah, entre mecs ça doit être facile d’en parler…

Tu parles Charles, songeai-je en jetant un œil noir à l’élève qui avait osé proférer cette absurdité,… sans savoir que je pouvais l’entendre bien sûr. J’aurais limite préféré tomber sur une fille. Au moins, je savais comment elles fonctionnaient, et il m’était plutôt facile de refroidir leurs ardeurs – au cas où elles en avaient. Mais là, je me retrouvai avec l’un des garçons les plus discrets et les plus intrigants de ma classe, et avec qui, en plus, je me sentais bizarre. Bizarre dans le sens… Un peu euh… Enfin, vous voyez quoi. Mal à l’aise. Etouffé. A l’étroit. Je ne me l’expliquai même pas. Et il n’y avait pas de raisons pour que je me l’explique de toute façon ! Ya des gens qu’on aime bien dès le début, et y en a d’autre avec qui on ne le sent pas. Et apparemment, lui et moi, on n’était pas fait pour être les meilleurs amis du monde. C’était déjà le cas avec beaucoup de gens. Ça s’arrêtait là. Il était hors de question que ça change. Après tout, ce n’était qu’un petit devoir sur…

« …le rôle de la masturbation. Vous devrez me rendre un compte rendu de minimum deux pages à la fin du cours. Et je ne veux pas en voir un réfléchir pendant que l’autre baille aux corneilles… ou dorme ! N’est-ce pas monsieur Wolff ! Vous avez une heure et demie. Bon courage ! »

…Bon, c’était officiel, je haïssais ce prof. Et les sciences. Et la reproduction humaine. Je me figeai, d’un seul coup, la bouche ouverte, comme si on m’avait fichu un grand coup de pied au niveau du bas-ventre. J’avais mal entendu, c’était sûrement ça ! Sauf que comme mon ouïe ne m’avait jamais fait défaut, je perdis rapidement espoir… et me sentit plonger dans une sorte de désespoir silencieux quand le prof inscrivit le titre du devoir au tableau. Pourquoi… Pourquoi moi ? Et pourquoi ce sujet ? Ce prof était complètement incompétent, il n’y avait pas d’autres explications ! Pourquoi il n’avait pas choisi un énoncé bateau, comme… la rencontre des gamètes mâles et femelles ? En même temps, si j’avais été un peu plus objectif à ce moment-là, j’aurais trouvé le sujet plutôt amusant et original par rapport aux éternels discours sur la création de la cellule-œuf. Mais là, j’étais trop concerné pour faire preuve de plus de maturité !

A moitié désespéré, je promis à tous les dieux de ma connaissance que c’était la dernière fois que je faisais de la guitare jusqu’à pas d’heure… mais pitié, qu’ils ne me laissent pas dans cette situation plus qu’embarrassante ! Surtout avec… lui… Rien que de m’imaginer le faire, ça me fichait la frousse… Alors m’imaginer lui en train de le faire, et en parler pendant un cours… Non, je refusais d’accepter ça ! Dire que cherchais à restreindre tous mes vieux instincts de coureur de jupons – ou de caleçons – depuis la disparition d’Ophélie… Voilà comment on me remerciait… Le ou la responsable devrait payer un jour.

Je me mis à sortir mes affaires sans regarder mon voisin. Furieux contre moi-même, je sentis mes joues rougir lentement de colère – à moins que ce soit de gêne… mais non, en voilà une idée stupide ! Je me concentrai sur ma feuille double à grand carreaux… que je devrais remplir, tôt ou tard par des explications les plus scientifiques et les plus réalistes possibles… sur… la masturbation. Non, c’était un cauchemar, j’allais me réveiller. Je fermais à demi les yeux, les ongles enfoncés dans la table en bois. Je cherchais un petit air de musique innocent qui me permettrait de rester un minimum calme. Mais le seul air qui me vint en tête… fut celui des Dents de la Mer. Rassurant. Je me sentis frémir de terreur. Surtout que ce fut ce moment précis que mon voisin choisit pour m’adresser la parole :

« Hey, t'as écouté ? Il est pas sérieux quand même là ? On est censés faire quoi au juste ? »

*Je te retourne la question* manquai-je de répondre. Parce que oui, le gros problème restait celui-ci : comment allais-je m’en sortir dignement sans avoir une note minable ? Rien que le fait d’en parler avec Gwen m’aurait hérissé le poil – il y avait des limites à notre amitié tout de même – mais avec quelqu’un que je ne connaissais pas… Et potentiellement comparer les méthodes… et les « bienfaits »… alors que ça faisait un moment que je n’osais plus pratiquer… Avec lui en plus ! Oh mon Dieu, aidez moi.
Comme la miséricorde divine semblait encore une fois se payer des vacances – ou une branlette, ahaha ! – je sentis qu’il allait falloir se débrouiller tout seul. Mes mécanismes de défense finirent par se mettre en marche tout seul, et je me tournai avec le plus de désinvolture possible vers mon binôme en disant d’une voix ironique :

« Eh bien, à moins que tu veuilles proposer au prof une démonstration…, je crois que le plus simple serait de finir le plus vite possible ce fichu compte rendu… »

Toujours sans vraiment le regarder en face, je sortis un stylo et marquait le titre et mon nom sur la feuille… toujours vierge pour l’instant. Je me rendis compte que je ne me souvenais pas du nom complet de mon acolyte. On l’avait toujours appelé Monsieur Peters devant moi. Et je n’avais jamais osé mettre un nom sur ce corps. Résigné, je dus me retourner vers lui et fixai mon regard bien en face cette fois-ci :

« Tu peux me donner ton prénom, s’il te plaît ? »

Dans le même temps, j’observai et analysai rapidement le visage de mon compagnon d’infortune. Il avait à peu près les mêmes cheveux que moi – à la différence que les miens étaient dans un état des plus déplorables – et je me surpris à me renfrogner quand je constatais qu’il avait des lèvres normales, lui ! Mais ce qui me captiva… ou plutôt m’interpella le plus, furent ses yeux. D’un bleu électrique limpide. Un bref instant, je crus voir les iris devenir verts… Verts comme ceux de… Soudainement mal à l’aise, je me détournais brutalement, la gorge nouée. Non, non, non, pas maintenant ! Pour me donner contenance, je parvins à rajouter d'une voix un peu étranglée, à moitié inaudible, en regardant ailleurs.

« Je me demande vraiment quel est l'intérêt du sujet... »

J’avais beau faire le fier, je commençais sérieusement à paniquer, sans rien y laisser paraître. Si je ne retrouvai pas rapidement mon calme légendaire, le sujet ne serait jamais terminé. Voire même jamais commencé.
…Et si je m’enfuyais de la classe ?
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Cole Peters
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MessageSujet: Re: Un cours de biologie...très particulier. [Cole Peters] Dim 15 Juil - 19:10



Il y avait une chanson qui me trottait dans la tête. La tête du chanteur me revenait pas encore, mais sa voix me hantait. C'était la chanson qu'Angel passait son temps à me chanter. J'y étais habitué, à force. Et puis, c'était le refrain qui me perturbait. Et vous savez pourquoi ? Parce que ça faisait...


Through the trees..
I will find you,
I will heal the ruins left inside you,
'Cause I'm still here breathing now...
I'm still here breathing now...
I'm still here breathing now...
Until I'm set free.
Go quiet through the trees...

J'avais tellement mal au fond de mon être que je sentais mon âme saigner. Depuis le début du mois de mars je me sentais de plus en plus mal, je perdais pied sur la douleur, elle me contrôlait. Et je n'avais plus mon mot à dire. J'essayais de retrouver goût à la réalité, mais il fallait croire qu'elle me hantait. Constamment. Chaque seconde n'était qu'une seconde de plus sans sentir son souffle brûlant sur ma peau. Chaque minute n'était qu'une minute de plus sans son regard scrutant le mien. Et chaque jour n'était plus qu'un jour à tenter de recoller les morceaux de mon cœur brisé. J'étais un monstre. Je le vivais bien, au fond.


Et si on parlait du cours ? D'accord. Je crois que j'aurais tout fait pour éviter ce genre de discussion, qui plus est avec un mec. Qui plus est avec un mec encore plus gêné que moi. Super. Je lui jetai un regard pendant une demie seconde avant de scruter à nouveau le tableau. Je devais halluciner. J'étais quand même pas tombé en enfer ? Fallait croire que si. La réplique de mon camarade à ma question me fit sourciller. Heureusement que j'étais d'un naturel calme, ou du moins que j'avais une certaine contenance. D'un côté, si quelqu'un m'avait posé la même question, il s'en serait prit plein la g.. les dents. Donc, sur l'instant, ce fut stupide, mais ça me fit sourire. Il avait un peu de répartie le garçon. Tiens donc. A sa question, je semblai me réveiller et sortir de ma torpeur pour lâcher avec un calme déstabilisant. Même si moins déstabilisant que la suite...


« Cole. Cole Peters. »

Pour le reste, j'ignorai royalement sa dernière réplique, décidant de prendre bien en main mon... Tabouret ! (hé oh) Et le fixer. Et cette fois directement, sans aucun détour. Bon, rien ne me frappa, si ce n'est qu'il était plutôt joli garçon et qu'il ne devait pas avoir beaucoup de mal à les faire tomber comme des mouches, mais après tout, là n'était pas la question. Même si ça poussait à se demander pourquoi il était si gêné face à ce sujet. A moins qu'il n'est jamais eu à en venir là parce qu'il était justement trop demandé. Ok, j'allais chercher un peu loin, mais bon, échafauder des théories face à des inconnus était amusant. Face au fait qu'il ne me regardait pas, je me raclai la gorge et déclarai, pas assez fort pour que les autres nous entende, mais pour lui, j'en avais pas l'ombre d'un doute.


« Alors, M. Wolff, dont j'ignore encore le prénom, parlez moi de vos diverses expériences, peut-être pourrions nous en retirer un petit quelque chose ? »

Oh god. La phrase pleine de sous entendue dite sur le ton d'un psy qui sort de son cinquième rendez vous de la journée. Les lunettes rondes en moins. Et la voix plus suave, reconnaissez le. Sans ça, je restais droit, les pieds appuyés contre la barre la plus basse du tabouret, les bras croisés, et je le fixais. Et sans avoir à réellement penser, sa simple attitude de nerveux, ou ce que j'en percevais m'amusait. Non pas que j'avais décidé de le torturer jusqu'à ce qu'il me rende les armes et me supplie. Bon. Peut-être un peu. Mais c'était l'occasion de s'amuser. Et j'agissais comme un gamin immature. Ok, trois ans coincés dans une piscine glacée, de quinze à dix-huit ans, ça aide pas à la maturité, et pourtant je pouvais en faire preuve depuis que j'étais jeune. Mais j'avais mes côtés agaçants et puérils, j'étais pas parfait. Ah si. Héhé.



But you're not coming back.
[...]
Until I'm set free
Go quiet through the trees.

« Please Angel, et me apologize for all my faults ... »


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MessageSujet: Re: Un cours de biologie...très particulier. [Cole Peters] Lun 16 Juil - 9:14

Ce n’était peut-être pas une si mauvaise idée que ça… Après tout, si je passais discrètement derrière cette table sans me faire remarquer… que je prenais un manteau et rampais jusqu’à la porte… Je soupirai silencieusement : non, impossible, ce plan était de loin le plus foireux que j’avais imaginé depuis longtemps. Comme si personne n’allait remarquer un retardataire se traîner jusqu’à la porte… N’importe quoi. Je devenais vraiment stupide. Et en plus, mon cher voisin de table me demanderait sûrement ce que je comptais faire. Le regard sombre, je regardai la copie en essayant d’oublier que j’étais sensé faire ce travail à deux.

A la place, je me mis à repenser au passé. Un bref instant. Juste le temps de me souvenir de la couleur de Ses yeux. Je n’avais quasiment aucune mémoire visuelle, aussi ce souvenir m’échappa très rapidement. Pourtant, je les avais tant contemplés sans qu’Elle s’en aperçoive... Perplexe, je fus tenté de me retourner vers mon voisin pour en avoir une idée plus précise… A peine cette pensée me vint à l’esprit que je faillis rire de ma propre folie : j’étais tout simplement masochiste pour avoir soudainement envie de me souvenir. Je n’arrêtais pas d’en rêver… et il fallait maintenant que les rêves me rattrapent le matin. Mon cœur se serra comme de coutume. Je me rendis rapidement compte qu’entre penser à ce qui m’attendait pendant le cours et penser au passé… Je ne savais vraiment pas ce que je préférais. Autant me demander de choisir entre un saut dans le Grand Canyon et un rallye tout nu en plein Arctique. Mais malheureusement, je revins à la réalité – c'est-à-dire tout nu en plein Arctique – lorsque mon voisin finit par répondre à ma question, d’une voix très calme et un peu froide.

Ce n’était pas la première fois que je l’entendais parler, aussi je ne me troublai pas, bien décidé à rester impassible jusqu’à la fin. Je baillai discrètement en écrivant son nom sur la feuille, essayant de ne pas m’endormir dessus. Je n’avais pas envie de supporter une nouvelle fois les blagues graveleuses du prof. Mais alors que j’écrivais lentement le nom, je me rendis compte, du coin de l’œil, que mon voisin me regardait fixement. Et qu’il semblait loin d’être gêné comme je l’étais. Bon ben si y en avait au moins un que le sujet n’embêtait pas, tant mieux, ça ne sortirait que d’autant plus vite. … Les idées bien entendu. Je jouai distraitement avec mon stylo, et observai ma feuille, très concentré. Bon, à présent, il fallait juste que je me décoince et que je reprenne mon air détaché. Facile à dire… Je n’étais pas vraiment déterminé dans ma tâche, et je me demandai comme aborder le sujet lorsque Cole se racla la gorge. Je jetai un œil vers lui.

« Alors, M. Wolff, dont j'ignore encore le prénom, parlez moi de vos diverses expériences, peut-être pourrions nous en retirer un petit quelque chose ? »

Sa voix me donna l’impression d’avoir changé. Elle était plus… chaude et plus onctueuse que tout à l’heure. J’eus la vague impression de me retrouver chez le médecin de la famille que je consultai étant enfant… Il parlait de la même façon à ma mère, qui rougissait à chaque fois. En attendant, non seulement sa voix me déstabilisa et manqua de me faire lâcher mon stylo... mais la phrase qu’il venait de prononcer faillit me faire tomber de mon tabouret. …ça faisait un moment que j’ignorai les phrases à double sens… mais celle-là ne m’avait vraiment pas échappée. Malheureusement. Je me mis à tousser discrètement pour dissimuler ma gêne. Voilà ce que c’était de vivre comme un moine pendant un an… Je me considérais comme froid et distant mais apparemment il n’en fallait plus beaucoup pour m’ébranler… en tout cas, à lui il lui suffisait de très peu. J’espérais que personne ne l’avait entendu. Je tendis l’oreille, priant pour ne pas entendre de commentaires.

Mais je ne sais pas quoi dire moi !
T’as vu la tête de Wolff ? Je me demande ce que Peters lui a raconté…
Ah bon parce que toi tu commences par te…

Je coupai rapidement la « connexion ». Je n’avais pas besoin d’entendre ce genre de choses ! Franchement, il y avait des gens beaucoup trop détendus dans cette classe ! Je me retournai le plus calmement possible vers mon binôme. Il était tranquillement assis sur son siège, les bras croisés et l’air un peu trop amusé à mon goût. Et il était toujours en train de m’observer. Un peu nerveux, je repris un sourire crispé que j’espérais toujours aussi cynique et désinvolte.

« Tristan. Et concernant mes diverses expériences, je doute qu’elles conviennent au prof ou qu’elles puissent beaucoup te renseigner. »

Je pris le livre de biologie et commençai à feuilleter machinalement, faisant mine de chercher quelques informations – genre, on trouvait ces indications dans un manuel scolaire… Je me sentai de plus en plus mal à l’aise parce que j’avais toujours l’impression que ses yeux bleus restaient posés sur moi. Aussi, j’ajoutai sans réfléchir, d'une voix un peu moqueuse, bien que légèrement étranglée :

« Sauf si tu n’as aucune connaissance en la matière bien sûr. »

…Non mais… Mon Dieu, qu’est-ce qui m’avait pris de sortir un truc pareil ? Je relançai le sujet là ! Pire, je lui demandai implicitement d’en parler… L’horreur. J’aurais mieux fait de fermer ma grande gueule moi. Vu comme ça, on aurait dit que je le provoquais. Et ce n'était pas mon intention... n'est-ce pas ? Le plus posément possible, je reposai mes iris gris sur la feuille et écrit le titre de la première partie : I) Définition.
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MessageSujet: Re: Un cours de biologie...très particulier. [Cole Peters] Lun 16 Juil - 13:30



J'avais hoché doucement la tête en entendant son prénom. S'il se serait appelé Dimitri, ça ne m'aurait même étonné, il avait des traits commun avec le jeune homme prénommé ainsi qui avait été mon meilleur ami le temps de quelques mois à Rédemption. Avant de... Craquer. Ses mèches qui tiraient vers le bon, ses traits fins. Bordel, il s'était réincarné pour continuer à me pourrir l'existence où... ? Non, j'étais paranoïaque. Ah non, pas moi aussi. Le passé n'avait plus sa place dans le nouveau Rédemption. Le centre avait changé, il s'était métamorphosé, et on avait dû suivre le rythme. Quand je dis on... Je parle de moi, et de tous les souvenirs qui hantaient mon être. Le genre de chose dont on ne se débarrasse jamais. Qu'on garde sur la conscience et qu'on finit par accepter pour vivre avec. Voilà. J'étais en phase de transition. Mais, certaines personnes avaient réveillé en moi un sentiment de culpabilité qui ne faisait que croître. Et quand je disais certaines personnes... Il y avait eut Rose et ses larmes, et puis il y avait eut Ana. Ana que j'avais planté et plein bal de Noël. J'avais le don pour me mettre à dos toutes les filles. N'est-ce pas ? Du coup, je n'avais plus aucune envie de les croiser, mais il faudrait bien que ça arrive tôt ou tard.


Bon. On arrête de parler de moi ? Non pas que ça me gêne, mais vous verrez plus égocentrique que moi. Et je ne citerais pas de nom...


Ba réflexion me donna envie de lui écrasa sa jolie face d'ange sur sa feuille double grand carreaux perforée. Mais je me retins et me contenta d'un haussement de sourcil un peu surpris, certes, mais pas touché. Il en fallait beaucoup plus pour m'atteindre, il pouvait toujours bien essayé. En le voyant écrire, j'inspirai avant de me lever, en silence et de marcher avec ma dignité pleine jusqu'au bureau du prof pour lui prendre son dictionnaire. Ça faisait genre l'élève qui s'implique, c'était marrant, parce que c'était pas moi. D'ailleurs, vu l'air qui tira le cher professeur, lui l'avait remarqué. Il s'approcha, mais c'était mon camarade que j'observais.


« M. Peters, je vous prierais de retourner à votre place ou de demander la permission pour... »

Il s'arrêta lorsqu'il réalisa que je n'écoutais pas. Je feuilletais le dictionnaire avec un léger sourire paisible. D'accord, je n'étais pas du genre à aimer attirer le regard, mais autant s'amuser, comme dit plus tôt. Et cette fois, je savais d'avance que j'allais regretter, ou que je devrais plutôt m'abstenir de faire ce que je m’apprêtais à faire. Oh, et puis zut. Si ça brisait mon image de gentleman et poète inavoué pour rester sur le gamin, ou le gars insensible et inaccessible. Je l'étais. Parce que je m'étais persuadé de l'être pour ne pas en souffrir. On a dit qu'on ne parlait plus de moi, non ?


« Tristan, note bien ce qui va suivre. Masturbation, nom féminin, pratique qui consiste à provoquer le plaisir sexuel par l’excitation manuelle des parties génitales, du sujet ou du partenaire. »

Je me tus, claquai le dictionnaire et le reposai dans un bruit sourd sur le bureau du professeur. Décidément, j'allais finir par me coltiner des heures de colle moi à vouloir faire le malin. Tant pis, je rencontrerais sûrement des gens cools. Non ? Ah d'ailleurs, alors que j'allais rejoindre mon binôme, le professeur m'attrapa à l'épaule. Si on était pas à Rédemption, n'importe qui aurait pu porter plainte, mais quand n'importe qui peut surtout vous tuer en vous frôlant, vous faites moins le malin, je vous assure. J'eus pas le temps de me retourner que l'homme lâcha avec ce que je devinais être un rictus encore plus amusé que le miens :


« Ça vous dirait de venir recopier le dictionnaire que semblez tant apprécier ce mercredi après-midi, M. Peters ? »

Bien sûr, ce genre de phrase ne laissait pas place à une réplique. Je me contentais de lever les yeux au ciel, il me relâcha. Je soupirai légèrement, alors qu'il reprit :


« Retournez vous asseoir et faite correctement ce devoir. »

Tant pis. Il n'avait vraiment aucun humour. Personne n'avait donc d'humour ici ? Ah merde, on était à Rédemption c'est vrai. Bon, bref, j'obéis sagement en retournant m'asseoir, pour attraper un stylo noir et inscrire une petite barre à l'intérieur de mon poignet gauche. Une sale habitude que j'avais prise pour des raisons qui n'avaient pas à être révélées. Enfin, je me tournai à nouveau vers mon camarade, un sourire en coin au visage. J'étais vraiment une tête à claque...


« Maintenant que t'as ta définition et moi mes heures de colle, tu vas peut-être me regarder dans les yeux et on pourra bosser ? »

Étrangement, je n'étais pas froid et ma voix était encore moins prise de rancune, juste d'amusement. Amusé de le voir réagir d'une telle façon. Et j'espérais qu'il ne voit pas ma démonstration comme une tentative stupide d'épater la galerie. Après tout, tout le monde savait que je n'avais pas besoin de ça... Je me tais.




« C'est quoi ton nom ?
- Dimitri. »
[...]
« Cole ?
- Ouais ? Me regarde pas comme ça, c'est flippant.
- Je crois que j't'aime.
- ... »


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MessageSujet: Re: Un cours de biologie...très particulier. [Cole Peters] Lun 16 Juil - 16:15

Mais quel con. Au niveau bêtise, on pouvait faire difficilement pire que moi actuellement. Pour une fois que j’avais une réelle occasion de me taire, je la laissais s’échapper. Avec un soupir, je me retins de me cogner la tête contre la table en maudissant mon éternel moyen de défense : le cynisme. Voilà encore un ennemi de gagné dans ce pensionnat. Et, selon moi, pas des moindres. Dire que j’allais devoir rester à côté de lui pendant encore… une heure et quart très exactement. O désespoir… Je jetai un œil en sa direction pour juger de sa réaction. A ma grande surprise, il ne se contenta que de hausser le sourcil, sans vraiment sembler très perturbé. Voilà bien quelque chose d’étrange. C’était l’un des premiers mecs qui ne prenaient pas la mouche face à mon humour exaspérant. Je l’observais, toujours très surpris, si bien que je ne réalisai pas tout de suite qu’il était en train de se lever. Aussitôt, mes muscles se tendirent, j’adoptai une posture défensive au cas où il lui prendrait l’idée stupide d’essayer de me frapper. Qu’il essaye donc tiens, lui fiche un crochet du gauche devrait mettre un terme à mon malaise… Mais il ne fit rien de tout cela. A la place, il passa derrière moi et se dirigea droit vers le bureau principal. Étonné, je me demandais si cet étrange garçon était du genre à aller se plaindre au prof, comme un petit pleurnichard de première. Mais à la manière dont il marchait – à la fois déterminée et fluide – je ne me l’imaginai pas trop comme un fayot. A moins qu’il n’ait décidé de demander à changer de binôme. Oh oui, comme cela m’arrangerait… Je me mettais silencieusement à prier pour que ce soit le cas, lorsque je le vis prendre le dictionnaire.

Le prof l’interpella, mais mon camarade l’ignora royalement. Je remarquai que ses yeux bleus électriques étaient fixés sur moi. Je me sentis déglutir, quand il se mit à tourner les pages, mal à l’aise. J’avais un très mauvais pressentiment d’un seul coup… Et j’avais bien raison. Lorsque j’entendis sa voix suave s’élever dans les airs, je manquai cette fois de glisser sur le sol… en m’évanouissant de préférence. Non… Il ne pouvait pas avoir osé faire une chose pareille ! A moi ! Tristan Wolff ! (…Non je n’étais pas du tout orgueilleux). Ebahi, je restai immobile, alors que les voix des autres élèves me parvenaient.

Oh la vache ! J’aurais pas aimé.
Tu crois que Wolff ne savait vraiment pas ce que ça voulait dire ? La honte !
Il est gonflé celui-là, j’adore !
Ah mais moi « j’adorais » pas du tout ! Mais alors absolument pas. Actuellement, j’étais tiraillé entre l’envie de disparaître et celle de courir vers lui pour le rouer de coups. Il en fallait pour m’énerver d’habitude. Mais là… personne n’avait encore osé me faire un tel affront. Je tentai de garder une expression neutre sur mon visage. Intérieurement, je bouillonnai de rage et mes mains tremblaient presque de colère. Et en plus cet imbécile m’avait fait rougir rien qu’en prononçant ce genre de définition. Merde hein. Lorsqu’il claqua le dictionnaire et que le prof lui mit quelques heures de colle, j’en éprouvais à la fois un soulagement intense et une satisfaction presque malsaine. Tiens, ça lui ferait les pieds ! Je secouai la tête, gêné par ce genre de pensées. Ça ne me ressemblait pas de réagir comme ça… de façon aussi immature. Mais bon, il y était quand même allé trop fort pour une première fois… Je grimaçai quand on lui ordonna de revenir à sa place. J’avais vraiment envie de demander à ce qu’on le colle avec un autre. A ce train-là, mon poing risquait de partir un peu trop vite. Si ça arrivait ma réputation de « sang-froid et d’inaccessible » volerait en éclat et… adieu ma tranquillité ! Je le regardai s’asseoir de mon regard froid, le plus impassiblement possible. Son geste avec le stylo m’intrigua brièvement mais j’avais autre chose à fiche que lui demander pourquoi il faisait ce genre de choses. Il se retourna vers moi, un sourire en coin, affreusement décontracté pour quelqu’un qui venait de récolter une colle. Je me retins de le foudroyer du regard, essayant de ne pas non plus être déstabilisé par son comportement.

« Maintenant que t'as ta définition et moi mes heures de colle, tu vas peut-être me regarder dans les yeux et on pourra bosser ? »

Sa voix était légère, teintée d’amusement cette fois-ci. Je m’improvisai un sourire ironique, tout en forçant mes yeux à rester là où ils étaient : c'est-à-dire sur son visage. Déconcentrant d’ailleurs. Feignant de n’être ni troublé, ni fâché par sa petite démonstration, je haussai les épaules.

« C’est pas moi qui m’amuse à collectionner les heures de colle pour faire son malin hein. »

Waouh. Mon manque de répartie m’exaspéra. Niveau sixième, vraiment. Je me promis intérieurement de me rattraper. Très vite. Je repris mon stylo et tournait avec détermination mon tabouret vers lui. Vu le bruit que firent les pieds contre le sol, les chuchotements reprirent de plus belle. Je me retournai alors vers les autres et lançai d’une voix forte, histoire que tout le monde puisse bien entendre :

« Ah oui, désolé pour le bruit. Il faut que je montre à Cole ce que signifie exactement ce qu’il vient de dire. Il n’a pas très bien compris. »

Eh bim. Quelques rires se firent entendre dans la classe. Ce que je venais de dire les amènerai peut être à se poser des questions sur mon orientation sexuelle, mais je m’en fichais royalement. De toute façon, si l’on me prenait pour un homosexuel, les filles me lâcheraient peut-être. Il me resterait plus qu’à éviter les gays de l’école, qui étaient, eux, beaucoup plus rares. Satisfait, je retournai mon visage souriant vers mon voisin, m’apprêtant à lui demander où est-ce que nous en étions. Mais je perdis rapidement ma mine joyeuse, lorsque la voix agressive de ce cher professeur s’éleva dans les airs :

« Wolff ! Vous êtes jaloux du succès de Peters, c’est ça ? Quelques heures en retenue avec lui vous calmerons j’espère ! Et si vous n’êtes pas capable de vous mettre au travail sérieusement, je vous envoie tous les deux chez le Directeur ! »

…Que ce prof aille en enfer. Je lâchai un juron à mi-voix. J’aurais du me la fermer. Si Gwen avait été là, elle se serait bien fichue de moi. D’habitude je ne me risquais pas à faire ce genre d’humour devant les profs. J’avais toujours réussi à échapper aux heures de colle ... jusqu’à aujourd’hui. Pour une simple histoire de vengeance. Je foudroyai mon binôme du regard. Tout ça, c’était vraiment uniquement de sa faute ! Et la faute de du prof également. Évidemment. Il n’y avait vraiment pas de raisons que ce soit moi qui prenne trop à cœur mes relations avec Cole. Quelle idée stupide… vraiment.
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Cole Peters
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MessageSujet: Re: Un cours de biologie...très particulier. [Cole Peters] Mer 18 Juil - 11:38



Impressionnant.. Ce gars était plus déprimant que Sélène et toute sa VDM. Qui l'eut cru ? Pas moi en tout cas. J'inspirai calmement en le fixant. Et bim. Des heures de colle avec lui.. Ou plutôt des heures de colle avec moi, pour lui donc. J'étais innocent. Presque. Levant les yeux au ciel à sa réflexion je me contentais de hausser les épaules avec un petit sourire. Et, alors que je me levai pour lui apprendre la vie – ou pas d'ailleurs – le professeur se glissa derrière moi pour m'attraper – une deuxième fois... - à l'épaule et me retenir. J'eus le réflexe de baisser ma température. Tellement que je vis de la buée échapper de la bouche de mon camarade. Alors que je tentais de me reprendre, le professeur reprit :


« Allez nous démontrer vos talents plus loin. Peters, Wolff, dehors. »

J'allais pour protester, d'une je n'avais aucune envie de me retrouver avec lui, de deux il avait aucune envie de se retrouver avec moi. Ça comptait pas comme deux arguments ça ? Non ? Tant pis. J'eus à peine le temps d'ouvrir la bouche que l'homme reprit, d'un ton totalement implacable :


« J'ai dis HORS DE MA VUE. »

Mince. On avait vraiment dû l'agacer... Boarf. Une fois de plus ou de moins, je devais avouer que j'étais pas à ça près. Je l'obligeai à lâcher mon épaule, jetai mes affaires dans mon sac et prit Tristan au niveau de l'épaule pour l'encourager à sortir. J'avais aucune idée de ce que pouvait être le pouvoir du prof, mais autant être honnête, j'avais aucune envie de le savoir non plus. Une fois dehors, alors que l'homme l'avait claqué après nous et que les élèves semblaient en profiter pour établir les théories les plus fausses et saugrenues, je secouai la tête et soupirai. Reprenant ma véritable attitude avant de glisser mes mains dans mes poches et de jeter mon sac sur mon épaule.


« Voilà, mission accomplie tu as échappé au cours. »

Je me laissai passer pour un héros. Oui, j'étais un monstre ! Hin hin. Mais qui vous dit que depuis le début ce n'était pas mon intention ? Qu'il croit ce dont il avait envie, j'avais atteint un stade où je m'en fichais royalement. J'étais en train de partir vers le hall quand, pour une raison totalement inconnue, je me stoppai et me retournai vers le jeune homme. J'avais adopté une attitude tellement différente... Comme si tout à coup j'avais été une autre personne. Après tout, c'était souvent ça avec moi. Je devenais autre, m'amusais à jouer sur tous les tableaux. Pas pour en retirer quelque chose. Je me cherchais simplement, sans doute. Je lui adressais un signe de la main accompagné d'un sourire sincère. Le premier.


« Désolé pour les emmerdes que tu t'es attirés par ma faute et, au plaisir, Tristan. »


« T'as vraiment une vie de merde toi.
- Tu me déteste ?
- Ouais.
- Pourquoi ?
- Parce que toi, ta vie de merde, tu l'assumes. »


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MessageSujet: Re: Un cours de biologie...très particulier. [Cole Peters] Sam 21 Juil - 9:47

Un simple sourire comme seule réponse à ma provocation – car il s’agissait bien d’une cette fois-ci – m’aurait beaucoup étonné et m’aurait conforté dans l’idée que j’avais affaire à un trouillard tout juste bon à faire le pitre pour épater la galerie. Il y en avait tellement de ces incapables… Ils cherchaient la petite bête, et se trouvaient dépourvus de moyens lorsqu’on leur renvoyait l’ascenseur. Ce qui, au fond, était bien plus amusant que de les remettre à leur place. Malheureusement – ou pas ? – pour moi, mon très cher collègue ne faisait manifestement pas partie des bouffons de cette espèce. Alors que je m’estimais tranquille au moins jusqu’à la fin du cours, je le vis esquisser un mouvement pour quitter son tabouret. Visiblement dans le but peu louable de se venger brutalement. Je me tendis sur ma chaise, et, par réflexe, je me mis debout moi aussi, prêt à lui coller la raclée de sa vie… du moins, essayer.

C’est à ce moment précis que ce chez professeur refit irruption dans notre petit échange bien sympathique, qui commençait à dégénérer. Sa main se posa sur l’épaule de Cole et soudainement, un courant d’air frais me passa sur le visage. Je clignai des yeux, les lèvres soudainement glaciales, et la peau sans doute rouge comme les yeux du prof qui nous foudroyait du regard. Étonné, je constatais que le froid venait de lui… ou de Cole ? Il nous ordonna de sortir. Attendez… « nous » ? Mais j’avais rien fait, moi ! Outré, je jetai un regard noir au scientifique, tandis que mon voisin ouvrait la bouche, sans doute pour protester. Il ne semblait pas plus chaud que moi pour un petit tête-à-tête dans le couloir. Voilà au moins un sujet sur lequel nous nous entendions. Mais le prof fut implacable et je décidai de me méfier un peu plus de lui dorénavant. …Il avait vraiment un regard effrayant. Agacé, je rangeai mes affaires dans mon sac lorsqu’une main que je sentis glaciale malgré ma veste, se posa sur mon épaule. Je me retournai, m’attendant à trouver l’enseignant sadique. Je me surpris à rougir – de colère sans doute – quand je me rendis compte que l’imbécile téméraire qui avait eut le courage de me toucher n’était autre que Cole. Je me dégageai un peu brutalement et le précédai jusqu’à la sortie.

Là, le scientifique claqua la porte derrière nous et je poussai un soupir exaspéré. Exaspération qui ne fit que s’accentuer lorsque mon jeune camarade prit la parole. Comment ça, monsieur jouait au grand justicier en essayant de me faire croire que tout ça était « grâce » à lui ? Il me prenait vraiment pour… une quiche. Je lui jetai un regard noir ; comme si j’avais besoin de lui pour me faire virer de cours. …Oui, bon, je ne l’avais jamais fait, mais si j’avais voulu, j’aurai pu très bien me faire sortir tout seul ! …La seule raison pour laquelle je n’avais pas cherché à sortir plutôt c’était pour ne pas qu’on me colle mon premier zéro. C’est tout. Raison de plus pour en vouloir à Cole qui commençai à s’éloigner comme si de rien était. Mon regard gris bleu s’assombrit tandis que je le suivais des yeux. En fait, j’étais presque… déçu. Je m’attendais à un règlement de compte bien franc qui m’aurait permis de me plaindre de lui avec de bonnes raisons. Eh bien non, ce drôle-là me plantait là comme un imbécile, au milieu d’un couloir désert. Avec surprise, je le vis se retourner.

« Désolé pour les emmerdes que tu t'es attirés par ma faute et, au plaisir, Tristan. »

…Merde. A quoi il jouait celui-là ? Je me sentis presque rougir quand il me fit un grand sourire. …Ce mec était incompréhensible. Ça me perturbait sérieusement. Et puis, ça rimait à quoi ses excuses ? C’était anormal. Ça ne collait pas du tout à son comportement d’un peu plus tôt. Gêné, je détournai les yeux en marmonnant un truc du genre « ouais bon ça va hein ». Je n’étais pas habitué à ce que les emmerdeurs s’excusent, et c’était pour ça que mon opinion à leur sujet restait particulièrement négative. Mais là, je me demandai vraiment comment réagir à cette brusque volte-face. Cependant, je n’eus pas le temps de continuer ma réflexion sur un sujet aussi nébuleux que celui-ci. Des voix me parvinrent. Encore éloignées heureusement, mais elles se rapprochaient dangereusement de notre position…

« Oui monsieur, bien entendu, nos élèves sont un modèle de sagesse et de retenue… »
« Vous n’en verrez pas un hors de sa classe ! »
« Traîner dans les couloirs ? Vous plaisantez j’espère ? »
Je me figeai d’un seul coup. Je connaissais deux de ces voix. C’étaient celles de deux surveillants. Ils étaient sans doute accompagnés d’un inspecteur… J’avais déjà eu quelques ennuis avec eux : dans les couloirs j’étais beaucoup plus « méchant » qu’en classe. S’il me trouvait hors d’une salle de classe à cette heure-ci, ils n’allaient pas me rater. Alors que je m’apprêtai à partir en courant, je jetai un œil à mon ancien binôme. Si je le laissais là sans rien lui dire, ça lui ferait les pieds. Mais en même temps avec ses excuses, il me mettait dans une situation où je lui devais quelque chose. Je détestais ça, mais avec la foutue intégrité que la mort d’Ophélie m’avait apportée, je me sentais obligé de ne pas jouer les enflures. Avec un énorme soupir de lassitude, je filais jusqu’à lui, lui attrapai le bras en lui lançant entre mes dents :

« Suis-moi en silence et ne pose pas de questions. »
Sa peau était étrangement glaciale et je me sentis frissonner alors que je me mettais à marcher vite dans l’un des couloirs qui se présentaient devant nous. Or, j’avais fait à peine quelques dizaines mètres – toujours en tirant Cole derrière moi – que j’entendis leurs voix s’élever de nouveau. …Bien plus proches. Même mon camarade devait pouvoir les entendre cette fois-ci. Mince, ils n’avaient pas pris le chemin prévu ! Un peu paniqué, je jetai un œil autour de moi. Là, une salle vide ! Soulagé, j’ouvris la porte un peu vivement, m’engouffrai à l’intérieur, suivi de l’emmerdeur qui s’était excusé. Puis, je la refermai, et poussai mon ancien voisin contre le mur à droite de la porte, au cas où l’un des surveillants ait la bonne idée de vérifier que la classe était vide. Quant à moi, je restai immobile, les oreilles aux aguets, une main posée contre le mur juste à côté de Cole. J’étais sans doute un peu trop proche de lui à ce moment-là, mais j’avais d’autres chats à fouetter… Même si la situation – deux hommes à quelques centimètres l’un de l’autre, dans une classe vide à l’ambiance pour le moins tendue – pouvait prêter à confusion…

[Désolé pour le retard >.< ...et oui, je suis cruel mwahahaha]
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Cole Peters
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MessageSujet: Re: Un cours de biologie...très particulier. [Cole Peters] Dim 19 Aoû - 0:44



C'est dingue la tournure que prennent si rapidement les évènements. Qui aurait pu croire que sans avoir mis un pain dans la figure de cet énergumène, il se retrouve quasiment plaqué contre moi à tenter d'échapper à je ne savais quoi. Bon, c'était surtout que je m'en fichais. Mais pour une des premières fois de ma vie, je pense que j'avais eu un coup au cœur. De terreur. Imaginez qu'il décide de me violer ! … Stop le cynisme Cole. Tout semblait s'être accéléré l'espace d'un instant, pour se stopper. Devenir immobile. Même la poussière ne bougeait plus, et d'ailleurs, la quantité de poussière dans la pièce me surpris quand je me décidai à regarder par dessus son épaule ce qu'il se trouvait ici. Ben tiens. Dans le genre glauque, il avait bien choisi. Et vu sa tête, il devait avoir le talent pour se mettre dans des emmerdes pas possibles.


Bon, certes, j'avais pas vraiment de problèmes avec les gens tactiles... Ok, je faisais un très piètre menteur, j'avais un gros problème avec ça. À Rédemption, depuis que j'avais émergé de ma forteresse de glace – d'un point de vue métaphorique aussi – les filles n'avaient cessées de me dire que je ne pensais qu'à moi, que j'ignorais leurs avances, que je me croyais supérieur aux autres. Seulement, depuis le temps, j'avais oublié ce que ça faisait d'être avec quelqu'un. De ressentir quelque chose. Mon cœur ne battait plus que pour ma survie. Et dans un sens, oui, je devais sans doute penser beaucoup à moi. En me jurant de penser aux autres et de les protéger de moi, je finissais par les repousser systématiquement afin de rester différent, un monstre. Juste un monstre.


Sans mot dire, je m'échappais à son emprise, en passant sous son bras, sans le surprendre ni le bousculer, nous faire repérer n'était en rien mon intention, je fis attention de ne pas marcher sur les planches qui menaçaient de faire du bruits, je soignais ma discrétion, pas que j'eus beaucoup l'opportunité de m'attirer des ennuis mais... Attendez une seconde ? Ah si. J'avais signé pour soutenir la résistance avec la fille la plus poisseuse – dans le sens qui a la poisse, pas un autre hein – qui puisse exister. Au moins, le sort s'acharnait sur elle, elle était une sorte d'attrape emmerdes, et nous on avait la paix. Oh oui c'était malhonnête et même sadique, mais à vrai dire je m'en foutais. Bon. Peut-être pas. Mais je ne l'avais pas des masses, et elle me le rendait bien. Hé, je divague une fois de plus.


Une fois que les voix s'éloignèrent plus loin dans le couloir, il me sembla que la poussière se remit en mouvement, et d'ailleurs, les fines particules que la lumière brulante du jour venaient frapper offraient un spectacle particulièrement étrange. Je devais bien avouer que rarement me trouver dans ce genre de situation, et encore plus dans ce genre de lieu, avec cette luminosité. Et... Me posant contre le mur, à côté de la fenêtre, dans l'ombre, je décidais de me laisser emporter par la contemplation du spectacle des particules dansantes, y ajoutant un peu plus de fraicheur. J'aurais pu prétexter que mon pouvoir m'échappait, mais si la pièce entière baissa de température rapidement et que le givre se mit à courir sur les murs et sur le sol, c'était bel et bien de ma faute, et de ma faute consciente, j'entends. Je savais ce que je faisais. Peut-être que j'essayais de lui faire peur, afin qu'il me laisse. Sans doute même.


« Alors comme ça t'as monté la résistance ?
- Alors comme ça tu veux en être ?
- J'suis pas sûr de comprendre ce que ça t'apportera.
- Vous savoir tous sains et saufs.
- Tu veux pas arrêter cinq minutes de jouer à l'héroïne et avouer qu't'as juste envie de péter la gueule de deux trois personnes afin de soulager ta colère, et qu'en le faisant au sein de la Résistance, tu soulages aussi ta conscience ?! »



Désolée du retard, c'est abusé comme j'ai trainé... J'suis vraiment vraiment désolée. ><

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Un cours de biologie...très particulier. [Cole Peters]

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