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Tristan Wolff

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✉ Fiche : Concerto nostalgique
Tristan's Diary

✉ Classe et/ou emploi : Terminal
✉ RP(s) en cours : 2/ 4
✉ Âge : 18 ans
✉ Pouvoir(s) : Audition décuplée - Mémoire auditive absolue
Masculin

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MessageSujet: Tristan Wolff Mar 10 Juil - 17:57




    Tristan Wolff

    « J’ignore si la vie est plus grande que la mort... mais l’amour l’est plus que les deux. »
    Personnalité : Max Irons
    • Nom : Wolff
    • Prénom : Tristan
    • Sexe : [ ] - [ X ]
    • Âge : 18 ans
    • Pays, ville natale : Royaume-Uni, Cambridge
    • Pouvoir(s) :
      ~ Mémoire auditive absolue : Tristan retient tout ce qu’il entends, que ce soit intentionnel ou non. Très utile en cours et, bien sûr, en musique. Mais ce don est parfois gênant : retenir toutes les paroles du passé est plus une malédiction qu’un atout.
      ~ Audition décuplée : Le jeune homme est capable de percevoir des sons inaccessibles au commun des mortels. Il détecte une bonne partie des ultrasons et la portée de son ouïe est bien plus importante que la moyenne. Ce pouvoir fait de lui un excellent musicien et il entend malgré lui beaucoup de conversations… qu’il n’est pas sensé entendre...
    • Connaissance de son pouvoir : [ X ] OUI - [ ] NON
    • Classe/Groupe : Terminale/Pensionnaire
    • Liens déjà existants : Aucun.
    • Qualités : Mature ; Altruiste ; Intelligent
    • Défauts : Condescendant ; Cynique ; Méfiant
    • Signe(s) particulier(s) : Il a un tatouage tribal représentant un phénix dans le dos. Il porte autour du cou une petite chaîne à laquelle est accrochée une bague en argent.


Tell me what's going on in your mind...
________________________________

Je ne pense pas être quelqu’un de très exceptionnel. Certaines personnes un peu trop crédules le pensent, mais c’est faux. Personne – ou presque – n’est exceptionnel à dix-huit ans. Je ne crois pas aux paroles qui se veulent rassurantes ou hypocrites et qui disent « tout le monde est exceptionnel ». Sottises. Unique serait le mot qu’il serait convenable d’employer, même s’il ne s’agit qu’une sorte de synonyme. Mais 'exceptionnel' a une note méliorative qui ne me convient pas. Du moins, personnellement.
Je suis intelligent, vif d’esprit, appliqué. Du moins c’est ce que disent les profs et les psychologues me concernant. Et je ne suis pas assez hypocrite – ou pas assez modeste pour certains – pour prétendre le contraire. D’après le dernier test, mon Q.I. se rapproche de 130. Quand j’ai quitté mon dernier lycée, j’étais l’un des meilleurs élèves de la classe. J’ai sauté ma troisième année de primaire mais comme je n’ai pas été à l’école pendant un an pour raisons personnelles, j’ai l’âge d’un terminal au parcours standard. Mais passons.

L’autre qualité que l’on me reconnaît est ma maturité. Il paraît que je suis très adulte pour mon âge. Peut-être parce que j’ai vécu des choses que la plupart des adolescents n’ont jamais osé imaginer. Ou peut-être parce que je suis plus « intelligent » que la moyenne. Mon caractère calme et posé doit aussi beaucoup jouer. Quoique, il m’est arrivé une ou deux fois d’agir de façon très impulsive… ou violente. Mais comme tout le monde, j’imagine. Mais je ne suis pas un grand rebelle. Si quelque chose m’embête vraiment, je ne vais pas rester sans rien faire, mais c’est rare que quelque chose puisse me pousser à agir à l’encontre des lois que l’on m’impose : il m’arrive même d’être maniaque et intégriste. Je n’aime pas me mêler aux affaires des autres. On me dit altruiste, mais au fond, je n’interviens dans les histoires que si je n’ai pas le choix : c'est-à-dire uniquement si la chose se passe sous mes yeux ou qu’elle me semble suffisamment importante pour que j’y prête attention. J’avoue ne pas aimer voir les gens souffrir, je peux être « gentil » comme on dit, voire « doux comme un agneau, voire même (très rarement !) « adorable »… mais ne me confondez pas avec un bizounours non plus !

Premièrement, je suis très méfiant. Parfois associable. Mes actes de bienveillance sont donc rares. Je n’accorde ma confiance qu’à une poignée de gens que je connais très bien. C’est l’une des raisons qui me poussent à ne pas intégrer de groupes en particulier. Je ne suis pas du genre à vivre en meute, je préfère être seul, ou avec une ou deux personnes qui savent comment je fonctionne. Si l’on ne me prend pas de la bonne façon, je peux devenir carrément froid et distant. Ce n’est pas que je sois très susceptible, c’est un truc de gamin de se vexer pour un rien (il m’arrive pourtant de me plaindre pour un rien). Je n’aime tout simplement pas prendre de risques avec les gens. Ou ça marche, ou ça ne marche pas. Point final. Si vous me trahissez une fois, vous ne me méritez pas. La fidélité est une qualité que j'estime beaucoup. Les infidèles... je ne leur accorde aucun regard. Pareil pour les imbéciles, les jaloux, les brutes, les...

Ah oui, au fait. Non seulement je suis méfiant, mais je suis aussi condescendant. La plupart des gens qui m’ont déçu au premier abord sont traités avec mépris. Je suis peut-être immonde pour quelques élèves qui ont subit mes foudres… glaciales comme on dit. Ah oui, j’oubliais. Je suis horriblement cynique. C’est insupportable pour certains. Mon humour noir et les mots que je peux prononcer peuvent être très choquants. Oui, voilà. Ma façon pessimiste de voir les choses, ma vision défaitiste de la vie, voilà ce qui est plutôt rare chez un adulescent de dix-huit ans. Mais après ce que j’ai vécu… n’est-ce pas normal ? Seulement, le problème, c’est que les gens ne savent pas ce que j’ai vécu. Et s’ils ne le savent pas, c’est parce que je ne me confie que très rarement. Je préfère être auto-suffisant que de dépendre les autres… ça me rassure. Et je ne veux plus que personne ne dépende de moi. Jamais.

Je ne dépends que d’une seule chose. La musique. Ma grande passion. Je joue de plusieurs instruments : le piano, le violon, la guitare, les percussions et la trompette. J’ai touché à la flûte et à plusieurs autres instruments… En fait, j’ai dû utiliser la moitié des instruments au monde. Non seulement je joue, mais j’écoute aussi beaucoup. Du classique à l’électro, tout m’intéresse… plus ou moins. J’adore Bach et Mozart, mais aussi les groupes mythiques de rock comme Queen ou Nirvana. Mon iPod ne me quitte pratiquement jamais. J’ai souvent des partitions dans ma sacoche pour composer à ma guise. L’inspiration ne se maîtrise pas, ce n’est pas une simple idée répandue. Il m’arrive de me réveiller en pleine nuit pour écrire… Écrire de la musique ou écrire… non, vous ne le répèterez pas, sinon vous aurez des problèmes…. J’aime écrire des poèmes. Oui, ce n’est pas très viril, et alors ? J’ai perdu tout le romantisme de ma « jeunesse » mais ça ne m’empêche pas de vouloir imiter les grands poètes comme Baudelaire ou Verlaine…
Bon, je vais arrêter là et me rebrancher sur un sujet un peu plus ‘masculin’. J’ai un minimum de fierté quand même… Alors. J’aime bien le sport, même si je ne suis pas un fou qui passe son temps en survêtement. Il m’arrive de faire du jogging. J’ai fait huit ans de boxe thaïe et je m’entraîne plutôt souvent à Redemption, même si je ne peux plus prendre de cours.

Voilà, je pense que j'ai à peu près tout dit à mon sujet... Ah non. J'avais oublié. Je suis plutôt ouvert d'esprit, on peut me définir comme bi-curieux, même si... je préfère les femmes en théorie. Mais je ne suis pas un séducteur. J'en étais un. Un séducteur irresponsable, incapable de comprendre ce qu'il faisait, insouciant.... Mais ça c'était avant. Le Tristan d'aujourd'hui ne s'autorise plus à draguer. Le Tristan d’aujourd’hui ne veut plus s’approcher des femmes. Il en a presque peur. Dieu seul sait quand je retomberai amoureux.... Ou quand je saurais refaire confiance aux gens. Mon insouciance me manque. Le passé me rattrape chaque nuit... pour me rappeler quel homme triste et distant je suis devenu.
What you see when you look in the mirror ?
________________________________

Ce que je vois dans le miroir ? Un mec. Non, je ne ressemble pas à une fille, et je n’ai pas un regard innocent ! Je sais bien que ça peut en faire craquer certaines, mais ce n’est pas vraiment un compliment à mes yeux… d’être considéré comme « mignon ». Une peluche panda c’est peut-être mignon. Mais qu’est-ce que j’ai à voir avec une peluche panda ?! Je m’observe dans la glace tous les matins pourtant.

Mon corps est bien celui d’un homme, c’est ce que me dit le reflet. Huit ans de boxe a quand même une légère influence sur les muscles. Je ne pourrais pas rivaliser avec une montagne de muscles comme Taylor Lautner, mais je ne suis pas un de ces adolescents frêles, aux épaules fines, aux avant-bras fluets, sans le moindre relief au niveau du torse et des abdominaux. Mes jambes sont dotées de très bons réflexes, je suis très doué pour me déplacer rapidement, c’est un atout pendant les affrontements. Et il paraît que j’ai un crochet du gauche dévastateur. J’avoue que cet aspect de moi ne me déplaît pas trop. Au moins, comme ça, les autres mecs un peu trop bagarreurs me foutent la paix… à la différence des filles, malheureusement… Des fois, je suis presque tentée d’arrêter de m’entraîner.

Mais il reste ma taille : un mètre quatre-vingt deux, pour soixante-treize kilos, il paraît que c’est… bien. J’ai la peau plutôt blanche, mais le teint devient un peu buriné en été. Je bronze plutôt facilement même si je ne suis jamais revenu de vacances aussi noir qu’un pruneau. J’ai la peau un peu plus chaude que la moyenne. Quoi, ça aussi c’est « bien » ? …Les clichés véhiculés par Twilight, encore un truc que je déteste. Et puis, il y a mes mains. Qu’est-ce qu’ont donc les femmes avec mes mains ? OK, je suis ambidextre, mais ce n’est pas une raison. OK, ce sont des mains de musiciens : fines, aux longs doigts propres et agiles… Mais ce n’est pas une raison suffisante à mes yeux pour… fantasmer dessus, enfin… Je ne vois vraiment pas pourquoi elles font baver ces mains-là. Peut-être que si j’arrêtais de me les laver et de couper les ongles… enfin, bref. Arrêtons-là pour mon pseudo corps parfait. (Non je ne donnerai pas de précisions en plus !) Pff. Les adolescentes devraient se rendre compte un jour que la perfection n’existe pas…

Mon visage maintenant. J’ai la tête plutôt ovale, avec un menton un peu carré ; j’ai aussi une petite cicatrice au milieu. Jusque là, tout est normal, pour un mec de mon âge. Mon visage est un peu émacié, ce qui me donne quelques années de plus. Mais malheureusement, ces années de plus, deux choses me les enlèvent… Mon nez ? Non, il est tout à fait ordinaire, droit et même pas cassé – non, tous les boxeurs n’ont pas le nez cassé. Mon front ? Rien de spécial ? Mes sourcils ? Non, ils sont châtains, fournis comme il faut. Un peu plus bas. Mes yeux ? Voilà. Le voilà, mon « regard innocent » qui ne colle pas du tout avec ma façon d’être, reflet du peu de naïveté qu’il me reste. Mes iris sont gris aux reflets bleus, et je trouve qu’ils prennent un peu trop de place… Sérieusement, je me fais penser à un personnage de manga des fois… Mais les personnages de manga n’ont pas de cernes sous les yeux, parce qu’ils dorment la nuit eux, et ne passent pas leurs soirées à composer. ..
Il y autre chose, qui me préoccupe parfois beaucoup. Ma bouche. Mes… maudites lèvres roses et pleines. Je n’irai pas jusqu’à pulpeuses et j’exploserai la tête du premier qui ose les qualifier ainsi mais… bon sang, j’ai une bouche d’androgyne. Heureusement que le petit duvet châtain au-dessus vient compenser la bavure de mes géniteurs…

Ah oui, j’ai les cheveux châtains. J’ai même une chevelure châtain bien fournie. J’ai toujours les cheveux ébouriffés. Harry Potter n’a vraiment pas de quoi se plaindre comparé à moi. Mes cheveux sont sensés boucler mais ils partent dans tous les sens et me tombent souvent devant les yeux. J’ai renoncé à les coiffer. Et le gel n’y fait rien, à moins que je vide le pot sur ma tête. Donc, tout le monde est habitué à ce que j’aie l’air de sortir de mon lit, et ce, à n’importe quelle heure de la journée. Les profs me regardaient d’un air mauvais… mais ça c’était avant que je leur montre qu’avoir une tête d’hibou n’empêche pas de multiplier les A+.

Malgré mes cheveux rebelles, je prête pas mal d’attention à mon apparence, et plus particulièrement à ce que je porte. C’est d’ailleurs l’une des seules choses dont je me préoccupe. Non, pas du regard des autres… C’est juste une question de principe. Je dois être un peu maniaque sur les bords. La plupart du temps, je porte des vêtements classe, genre chemise, et jean un peu sophistiqué. J’aime bien ce qui est à la mode aussi. Foulard en coton léger, bagues aux doigts, vestes qui viennent de sortir en magasin, chaussures cirées – je chausse du quarante-deux pour ceux que ça intéresse… …Voilà mon côté « bi » qui ressort. Mais je ne vois pas pourquoi s’habiller bien pour un mec doit être considéré comme une preuve de son homosexualité… Oh et puis zut, je m’en moque, je n’y connais un peu trop rien. Il paraît que je me déplace de manière plutôt… gracieuse pour un mec aussi. Et que j’aie une voix mélodieuse par-dessus le marché ! Mais le fait que je souris très rarement compense tout ça… J’espère…
Voilà donc ce que je suis. Une sorte de beau gosse classe, mignon, androgyne, ou mystérieux. Ça dépend des points de vue. Personnellement, je n’ai pas énormément de problème avec mon physique… mais j’aimerais bien que les certaines groupies hystériques arrêtent de me prendre pour cible !

The past influences the present, who are you ?
________________________________

Enfance

« On y est presque madame ! Je vois la tête ! »
« Je vous en prie, appelez... mon mari...! Andrew ! »
« Félicitations madame Wolff ! C'est un garçon. »

Ma naissance, je n'en ai que de brefs échos. Normal me direz-vous. Mais si je vous disais que ces mots, ces voix, je m'en souviens comme si je les avais entendues hier ? ...ça y est, vous commencez à comprendre. Eh oui, mon don existe depuis le mercredi 29 septembre 1993, le jour de ma naissance. Ma mère était seule ce jour-là, comme elle l'a souvent été d'ailleurs... Mon père était en voyage d'affaires, comme d'habitude. Il ne revint que quelques jours après ma naissance, pour découvrir un petit bébé avec un duvet blond sur la tête, et des yeux identiques à ceux de sa mère.

[...]

« Monsieur, s’il vous plaît, laissez-moi vous aider. »
« Voulez-vous une glace, monsieur ? »
« Concentrez-vous mon garçon… B et A font… »

Les années qui suivirent, je vivais comme un petit garçon normal... Ou presque. Mes parents étaient ce que l’on appelle communément des “gens riches”. J’étais un vrai petit prince, pourri gâté, avec une dame de compagnie, et un instructeur particulier. Ma mère, Lily, ne travaillait pas, c’était elle qui se chargeait de moi. Mon père n’était presque jamais là, son travail lui prenait tout son temps. Des fois, il ne rentrait même pas le week-end. Lily en souffrait, et c’était moi, le petit prince pourri gâté qui se demandait toujours pourquoi sa maman semblait si triste. Je ne commençais à aller à l’école qu’à partir de mes huit ans. Le reste de mon éducation s’était fait chez moi. Et comme les cours particuliers sont souvent plus efficaces, je dus sauter une classe.

[...]

« Un, deux, trois et quatre… »
« Bien, c’est tout à fait ça ! »
« Voilà, do mineur… »

La musique, comme vous devez vous en douter, fit très tôt son apparition dans ma vie. Je commençais à apprendre le piano à cinq ans, le violon à sept, la guitare à dix, les percussions à douze, le saxophone à treize… Mon talent inné pour la musique plaisait beaucoup à ma mère. C’est aussi elle qui me donna le goût de la poésie et de la littérature. Je lisais beaucoup pour mon âge, et toujours des choses qu’on ne lit qu’au lycée ou à l’université. Mon père aurait préféré que je sois meilleur en maths – même si je m’en sortais honorablement – mais les sciences ne m’intéressèrent jamais plus que ça. Je n’aimais pas beaucoup mon père, et j’avais souvent l’impression que c’était réciproque. En même temps, nos conversations étaient rares, et il désertait trop souvent la maison pour qu’un rapprochement entre nous puisse se faire. Mais, il n’y a pas à dire, j’étais plutôt heureux étant enfant...


Adolescence

« Regarde comme il est beau… »
« Il est trop mignon ! Je veux sortir avec lui. »
« Quel crâneur celui-là… »

C’est à partir de ma seconde ou ma troisième année de collège que je devins populaire, et donc encore plus orgueilleux et prétentieux que je ne l’étais déjà. En outre, mes parents m’avaient enfin autorisés à commencer la boxe thaïe, ce qui faisait de moi, non seulement un excellent musicien – donc romantique selon les clichés établis -, mais aussi un sportif – alors que je n’avais rien à voir avec ces montagnes de muscles sans cervelles. Et mes bonnes notes contribuaient aussi à ma popularité. Celle-ci ne me gênait absolument pas. Je ne fus jamais très sociable, ni très gentil… Mais j’avais un autre gros défaut à l’époque : je draguais énormément et j’adorais cela. Voir toutes ces filles – ou ces mecs, car j’avais aussi un certain succès chez les homosexuels de l’école – se pâmer devant moi, accomplir tout ce que je leur demandais, redoubler d’effort pour que je les remarque… tout cela était jouissif pour moi, encore plus que d’être servi loyalement chez moi. C’était différent.

Je perdis ma virginité assez vite, vers mes quinze ans. Après ça, je multipliais les histoires d’un soir. Comme j’étais dans ma période rebelle, je ne prêtais guère d’attention aux reproches de ma mère, qui m’accusait de jouer avec les sentiments des gens. Je n’étais pas d’accord. Les gens voulaient que je me serve d’eux, et je le faisais. N’était-ce donc pas gentil ?Je ne comprenais pas quand une de mes copines se mettait à pleurer en me voyant embrasser une autre…Quand je pense au beau salaud que j’étais à l’époque… ça me donne envie de vomir.

[...]

« Elle est plutôt jolie, non ? »
« C’est bizarre qu’elle ne veuille pas sortir avec toi… »
« Pourquoi est-ce que tu te crois irrésistible ? T’es vraiment qu’un pauvre con narcissique ! »

Et puis… il y a eu elle… Elle, la seule qui a su me résister. Un moment. Ophélie. Pendant longtemps, je lui ai couru après. J’étais… peut-être, pour la première fois… amoureux de quelqu’un. Amoureux sans oser se l’avouer. Un an et demi. Dix-huit mois où je n’ai cessé de la poursuivre, malgré ses insultes et sa froideur. Où je lui ai promis monts et merveilles. Et enfin, après tout ce temps, je suis parvenu à mes fins. J’étais en seconde année de lycée. Nous sommes sortis pendant cinq mois ensemble. Un record. Cinq mois de pur bonheur… Mais moi j’étais jeune et con. Et c’est pour ça que je l’ai perdue. Mon Ophélie…

« Je t’aime Tristan… »

[…]

« Wouhouu ! »
« Non, pas cette musique, elle craint ! »
« Qui veut un whisky coca ?! »

C’était chez un copain. Une fête bien arrosée. Trop arrosée. Ce copain-là, je le savais, craquait pour moi depuis le collège. J’avais trop bu. Ophélie ne devait pas venir. Elle n’était pas là. Les filles me tournaient autour. Je titubais en ricanant bêtement, proclamant que ce soir je coucherais avec qui le voudrait bien. Criant des imbécilités, me mettant à peloter tout ce qui bougeait. Avant même de comprendre ce qu’il m’arrivait je me retrouvais à embrasser furieusement le copain qui m’avait invité, tout en profitant allègrement de la forte poitrine d’une blonde écervelée. Ce qui s’était passé avant, je n’en avais que peu de souvenirs. Je m’en foutais. Mais à ce moment précis…
Elle est arrivée devant la porte. Immobile. Froide, distante. Les yeux fixés sur moi, à moitié nu, en pleine débauche. Et là, pour la première fois de ma vie, je n’ai plus rien entendu. Rien du tout. Le temps s’était arrêté. Il n’y avait qu’elle… et ses yeux verts, qui me lançaient un regard triste et pleins de reproches silencieux. Ce silence… insupportable… J’aimerais tellement oublier ce silence assourdissant… L’effacer… Effacer ce qu’il s’est passé ensuite.

[...]

« On l’a retrouvée dans la rivière. »
« Personne ne sait pourquoi elle a fait ça… »
« C’est horrible, elle était si belle, si jeune… »
« Tristan… ? »

Morte. Noyée. Elle s’est suicidée le lendemain. Sans que je puisse la retenir. Sans que je puisse me faire pardonner… Sans même que je puisse lui dire à quel point je l’aimais. Morte. Disparue. Partie. Me laissant seul. Pour la première fois, blessé, désespéré. A jamais. Avec la bague en argent qu'elle m'avait offerte pour seul souvenir.

Je passais un an enfermé chez moi. Je n’ouvrais pas la bouche, ou presque, durant trois cent jours. Je ratais mon année de terminale, malgré les cris, les menaces de mon père, les supplications de ma mère, les discours raisonnables du directeur… Isolé. Pendant une année, je restais seul, à méditer sur ce que j’avais fait, ne m’accordant que peu de répit pour composer, m’entraîner ou lire. Je me transformai sous l’effet de la douleur et du remords. Je me métamorphosai littéralement. Je devins un garçon froid, distant, cynique, méfiant. Ce que je suis aujourd’hui. Lorsque je recommençai à sortir, pendant l’été de mon année de silence, mes anciens amis ne me reconnaissaient plus. Moi, le séducteur, l’hédoniste, le narcissique, l’égocentrique… était devenu une sorte d’ermite, distant, froid. Méfiant, car s’étant enfin rendu compte à quel point un être humain – par exemple, au hasard, lui-même – pouvait faire du mal à une autre… La tuer. Et se détruire.

Je n’avais évidemment aucune envie de revenir au lycée, pour subir les chuchotements, réentendre à travers d’autres, la voix pleines de reproches de mon aimée disparue…. Tout cela m’était insupportable et je me demandais si je retrouverais un jour le courage nécessaire pour vivre pleinement…
Mais, à la fin du mois d’août, il y eut cette étrange lettre… Redemption m’attendait. Et moi, désillusionné, ne sachant plus que faire pour échapper aux voix du passé… je partis. Là où Son souvenir ne me pourrait me suivre… Du moins je l’espérais… Elle est encore là. Dans ma tête. Sa voix me hante. Elle me hantera toujours. Les complots au sein de l’école m’indiffèrent. Le seul conflit qui me concerne est celui qui torture sans fin mon âme. Qui sait si celui-ci prendra un jour fin ?


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Behind the screen hides a soul ...
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Dernière édition par Tristan Wolff le Mer 11 Juil - 14:32, édité 5 fois
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Sacha Rush
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MessageSujet: Re: Tristan Wolff Mar 10 Juil - 18:07

Bonjour et bienvenue ici !
Merci de ton inscription, ton code est bon et validé.
Bonne continuation pour ta fiche, au plaisir de la lire finie ! (;

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“And I don't want the world to see me
    Cause I don't think that they'd understand..”

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MessageSujet: Re: Tristan Wolff Mer 11 Juil - 14:34

Merci pour l’accueil (: !

Je viens de finir ma fiche, j'espère que tout est en ordre...
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MessageSujet: Re: Tristan Wolff Mer 11 Juil - 19:55

OH MON DIEU OH MON DIEU.

Ton histoire est trop bien écrite.
Je suis fan.
Je te valide.
Je t'aime.
Epouse moi.

*die*

\o/

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It's been written in the scars on our hearts
We're not broken just bent
And we can learn to love again.
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MessageSujet: Re: Tristan Wolff

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Tristan Wolff

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