Arrêtez tout ce que vous êtes en train de faire : Rédemption va déménager d'ici peu. Plus d'infos ?

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Who needs to be saved, the Star or the Oracle ? • Starlight ~

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MessageSujet: Who needs to be saved, the Star or the Oracle ? • Starlight ~ Jeu 21 Juin - 18:56

    Rêve. Nom Masculin.
    Images produites pendant le sommeil et résultant de l'activité psychique.

    C'était donc si simple que ça pour un être humain de base. Le type d'être humain qui ne se réveille pas un beau jour à Rédemption. Le type d'être humain de base qui se croit le plus malheureux du monde mais qui n'a pas à affronter une des malédictions les pires qui soient. Une des malédiction qui prend doucement vos idéaux pour les réduire en poussières et les noyer. Au cas où il vous resterait une bride d'espoir. Oui. Voir le futur lorsqu'on est à Rédemption, c'est ça. À la limite, on aurait pu imaginer que quelqu'un qui aurait possédé le même pouvoir mais qui aurait bossé à Las Vegas ou dans une bourse se serait vu comblé par la chance et l'instinct qui l'aurait eu. Sélène restait légèrement perplexe quant à cela. Ici elle n'était que la pauvre folle qui disait voir mourir les gens. Et bizarrement, quand quelque chose qu'elle disait se produisait, tout le monde semblait l'éviter d'autant plus qu'à l'habitude.


    Et. D'un autre côté, si son pouvoir, actuellement, se déchaînait, il semblait que sa télékinésie, elle, se déréglait totalement. Elle évitait à tout prix d'en faire l'usage sous peine de se mettre à saigner au niveau du nez, des oreilles, et j'en passe. Sans parler des douleurs atroces qui se mettaient à frapper son corps avec trop de force. Autant dire qu'actuellement, c'était loin d'être le pied. De plus ce don devenait de plus en plus puissant et elle n'y pouvait rien, elle avait l'impression qu'il devenait surtout trop indépendant et échappait à son contrôle. Son esprit de paranoïaque voulait simplement lui faire croire que c'était la chose dans son ventre qui le contrôlait. Mais un fœtus d'à peine deux mois n'était pas capable de ça, n'est-ce pas ? Il n'y avait plus qu'à croire très fort à cette théorie là et toucher du bois, comme on dit.


    D'ailleurs, si on devait parler du gamin, était-il possible qu'elle fasse un déni de grossesse mais consciemment ? Elle n'avait jamais entendu parler de ça. Mais elle ne prenait pas un gramme. Son corps ne changeait pas. Pas de nausée, rien d'autre que ses dons qui partaient en cacahuète. En fait, par moment elle se demandait si elle était vraiment enceinte. Après tout, tout aurait très simplement pu être causé par sa tumeur ? Mais d'un côté elle le sentait, en elle, cette petite créature qui grandissait sans que son corps s'en trouve changé pour le moment. Quoique...C'était peut-être psychologique ? Brr. C'était encore plus glauque que ce à quoi elle aurait pu penser. Elle virait vraiment totalement folle. Et dans son corps, ils étaient trois. Le gamin, Sélène version « je veux vivre » et Sélène version « laissez moi crever en paix qu'on en parle plus » … Autant dire que c'était un cocktail qui promettait.


    Revenons-en à la base. Le rêve. Ou plutôt le cauchemar. La vision. La prémonition. La frayeur. Appelez cela comme il vous chantera. Sa nuit avait été particulièrement longue et douloureuse. Se réveillant approximativement toutes les demies heures de vingt-trois heures jusqu'à environ trois heures et demie, elle n'avait pas cessé d'envoyer valdinguer tout ce qui passait à sa portée, ou simplement tout ce qui était à proximité. D'un autre côté, elle avait fini par décider de loger dans la salle de bain au moins temporairement, il y avait beaucoup moins de chances pour qu'elle y blesse quelqu'un. Dans la première partie de la nuit, elle n'avait donc pas pu excessivement dormir et encore moins rêver, parce que oui, ses deux pouvoirs arrivaient aussi à entrer en contradiction, histoire de l'agacer un peu plus. Mais vers quatre heures, elle s'était finalement endormie pour de bon. Et c'est là qu'elle avait rêvé.


    Ayant du mal à identifier ne serait-ce que l'endroit où elle était, elle se sentait plus ou moins bien. Elle remarqua pourtant – ou du moins en eu la certitude immédiate – qu'elle ne faisait pas partie de cette scène. Elle y accédait grâce à son pouvoir, mais sans ça elle cela ne la concernait pas. Du moins, pas directement. Après un moment à se demander où elle était, pourquoi la gravité était si étrange et pourquoi sa vision lui offrait un décor aussi flouté, elle se rendit finalement compte qu'elle se trouvait dans de l'eau. Elle aurait pu avoir la réaction normale de paniquer et le réflexe de remonter à la surface sauf qu'elle savait qu'elle n'était pas vraiment là et n'avait donc pas besoin d'oxygène. Elle n'était que spectatrice, alors elle attendit. Dans les premiers instants, ce fut le calme complet, à un point qu'elle songea que son pouvoir de prémonition était peut être simplement en train de lui offrir les vacances et de lui permettre de dormir sur ses deux oreilles, bien que dans ce genre de situation cette expression ne s'applique pas vraiment. Pourtant, elle avait une sorte de pressentiment. Elle ne savait pas encore si il était neutre, positif ou négatif, mais préférait rester à l'affut. Si elle était là, il y avait forcément une raison.


    Quelques instants plus tard, il commença à se passer quelque chose. En effet, l'eau se mit à bouger puisqu'elle se sentit ballottée par le liquide. Elle en déduisit naturellement que soit quelqu'un avait jeté quelque chose dans l'eau, soit quelqu'un y était entré. A l'instant où sa réflexion se fit un peu plus poussée, sur le pourquoi du comment sa vision devint totalement nette au point qu'elle aurait pu compter les particules en suspension et décrire chaque espèce végétale et animale qui se trouvait à l'intérieur. Elle ne su pas réellement comment, mais l'évidence s'imposa : c'était le lac de Rédemption. Elle sembla s'enfoncer encore dans l'eau pour que ses pieds touchent le fond, finalement il était moins glauque qu'il n'y paraissait. Elle était debout au fond, parfaitement sèche, quelque peu translucide. Bien sûr, après avoir plus ou moins fait le tour du sombre fond du lac, elle releva les yeux histoire de voir ce qu'il se passait à la surface. Quelle fut sa surprise lorsqu'elle remarqua qu'il y avait quelqu'un dans l'eau. Curieuse mais inquiète, elle ne fit rien, d'un côté, elle n'avait pas de pouvoir sur cette réalité. Sur ce futur. Qui était-ce ? A sa silhouette dont la lumière de la pleine Lune déchirait l'ombre, un homme. Elle ne le voyait pas assez bien pour dire si elle le connaissait ou pas. Mais elle préféra ne pas commencer à partir dans des théories loufoques. N'était-ce pas un peu bizarre de venir nager au lac en pleine nuit ? Elle aurait pu se poser des tas de questions. Sauf que la réalité, ou du moins ce qui se passait au dessus d'elle rattrapa toutes ses interrogations. Si elle avait ressentit la chaleur de l'eau, elle aurait saisi avant de voir les bulles. Époustouflée par le spectacle elle en restait figée, il y eut de la lumière, douce au premier abord mais qui se termina dans... Une...



    E X P L O S I O N

    7h18, le lendemain matin. Elle se réveilla en sursaut. L'ampleur de sa vision, le manque de sommeil et sa paranoïa naturelle firent tourner son cerveau bien trop vite. Au point que des tas d'hypothèses commençait à germer. La douleur, la peur, les pleurs et toujours cette silhouette. Était-ce une nouvelle mort ? Encore. Encore. Et. Encore. Ça ne s'arrêterait jamais. Mais si c'était bien ce qu'elle pensait, vu l'ampleur de ce qu'elle avait vu, de ce qu'elle avait ressentit qui avait fait trembler son cœur d'absente, ça n'entraînerai... Rien. De. Bon. Il fallait faire quelque chose. Et hélas, elle était seule. Seule face au plafond de sa chambre. Elle ne fut jamais plus rapide que ce jour là à se préparer, prendre une douche, s'habiller, retrouver une existence normale d'une personne normale dans un pensionnat normal. Mais tout sonnait si faux. Elle ne pouvait pas simplement effacer tout cela de sa mémoire, elle ne pouvait pas passer à côté. Elle se jura de résoudre le problème dès qu'elle aurait l'occasion, de faire des recherches sur chaque personne qui pouvait ressembler de près ou de loin à cet homme. Mais il serait trop tard. Il serait forcément trop tard, comme à chaque fois. Ses crampes d'estomac lui refusèrent la prise d'un petit déjeuner, et pour la première fois, elle fut la première en cours.


    Lorsque doucement la salle se vida, elle rangea ses affaires, jeta son sac sur son dos. Elle avait observé avec attention chaque personne dans la salle. Et pourtant. Aucun. Doute. Ce n'était pas un première. Bon. Hé bien elle n'était pas plus avancée. Pourtant, elle n'avait tellement pas envie se poser des tas de questions, elle avait juste envie d'attendre et de voir ce qu'il se passerait, de devenir le passif spectateur d'une scène morbide. Ok. Elle manquait vraiment trop de sommeil pour penser un truc pareil. Quelques heures et un hachi-parmentier dégueu après, elle se retrouva dans le hall. Elle était assise sur les marches froides et lisait un bouquin. Pourtant son esprit était ailleurs au point qu'elle n'aurait même pas pu dire ce qu'il se passait dans son roman. Finalement, il y eut des bruits de pas. Le temps qu'elle réagisse et relève la tête, cette silhouette s'engouffra à l'extérieur. Elle venait de rêver. Obligatoirement. Ça ne pouvait pas être celui qu'elle avait recherché plus ou moins activement toute la matinée qui venait de lui passer devant, hein ? C'était trop facile. Trop... Non. Elle se refusa la pensée et se replongea dans le livre pendant au moins une quinzaine de secondes. Après quoi elle craqua, le jeta dans son sac, et se précipita dehors.


    BOUM. BOUM. Boum. Boum... Son cœur battait la chamade. Elle avait l'impression que l'air vibrait. C'était forcément lui. Mais ça l'aurait arrangée qu'il reste à l'intérieur puisqu'il commençait un peu à pleuvoir. Enfin, de plus en plus. Pour une fois qu'elle sortait la journée, il fallait qu'il fasse un temps pourri. C'était fou ça. Elle commença à paniquer en ouvrant la porte, parce qu'il avait pu partir. Mais non, il était toujours dans la cour, bien qu'un peu loin. Maintenant, le challenge, c'était de courir le rattraper, le sommer d'éviter de mourir et ne pas se ramasser dans une flaque. A tous les coups elle finirait trempée, les cheveux raplapla, les joues noires à cause de son maquillage et ridiculement seule. On parie ? Elle partie à sa suite, ses chaussures faisant crisser les gravillons humides sur lesquels la pluie ruisselait. Tout était gris. Et face au dos de l'inconnu, elle se sentait de plus en plus petite, de plus en plus ridicule.


    Comment fait-on pour s'adresser à un inconnu dans ce genre de situation ? Elle n'était pas douée pour ça, elle l'avait prouvé des tas de fois. Le tout était de l'intéresser assez pour qu'il ne prenne pas ses jambes à son cou directement. Peut-être pourrait-elle lui mentir ? Elle n'aimait vraiment pas cette possibilité. Mais. Non. Il y avait une autre solution. Elle était folle. Mais le pire, c'est que l'adrénaline qui faisait battre son cœur commençait sérieusement à lui plaire. Elle était folle. Juste folle. Elle s'approcha. Encore plus près, trop près, jusqu'à s'arrêter subitement, essoufflée de la course qu'elle avait fait tout autant que de ce qu'elle s’apprêtait à faire. Dans son élan, elle avait attrapé son bras doucement entre ses doigts, son contact avait été électrique. Dans le sens où elle avait prit le jus, comme on dit, vraiment. Et puis en se rappelant de ce qu'elle avait vu tout autant que de la dangerosité de la moitié des personnes ici, elle avait retiré sa main. Une folle avait tenté de lui casser le bras une fois, et ça n'avait rien d'un bon souvenir. Et puis elle s'était lancée, prête à faire une tirade magique et envoutante hein. Ce qui se traduisit, dans la réalité par :


      « Excuse moi... ! »


    Pitoyable. Ridicule. Pitoyablement ridicule. Ou ridiculement pitoyable. Au choix. Visiblement, le gouffre entre la théorie et la pratique était toujours aussi profond. Son cœur accéléra encore, mais sa voix était sûre, trace de l'adrénaline qui battait dans ses tempes. On a qu'à dire qu'elle attendait qu'il se retourne. Qu'il affronte le regard perturbant de cet Oracle, à sa façon du moins. Car après tout, la plupart des gens étaient perturbés par ce bleu nuit peu habituel pour des yeux sans lentilles. Trop profond. Trop sombre et clair à la fois. Trop vibrant. Ayant vu trop de choses. Sans aucun doute. Et si c'était elle qui se perdrait dans son regard, si elle n'y voyait qu'un condamné ? Rah. Sélène. Reprends toi.

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MessageSujet: Re: Who needs to be saved, the Star or the Oracle ? • Starlight ~ Ven 29 Juin - 21:10

Mes doigts effleuraient la surface du miroir, mes yeux étaient en conflit permanent. Figé devant ce reflet irréel, figé devant ce moi qui ne l'est pas. Je ne me considérai pas comme humain, ni comme un monstre à vrai dire. Seulement le plus proche descendant de mes parents, pas ceux qui ont fini irradié et calciné, non. Mes ancêtres, les étoiles. Une théorie d'enfant rêveur et naïf dites-vous ? Bon, alors donnez moi une seule explication à mon pouvoir ? Je le savais, laissez moi rêver et retourner à votre scepticisme ! Mes cheveux toujours aussi mal coiffé, mes yeux toujours aussi ténébreux, ma barbe toujours aussi mal rasé et mon visage toujours aussi marqué par ma vivacité. Déprimant comme début ? Bah, vous avez qu'à l'écrire vous même si vous n'êtes pas content, nan mais... oh ! Je passai une main dans mes cheveux pour reprendre mes esprits, je me retournai actionnant l'eau qui dévala alors du pommeau de douche. De l'eau légèrement tiède,enfin c'est un euphémisme, elle est glacée. Le froid, c'est le mal incarnait ! Déjà on a des matelas croisés avec de la paille, des murs en carton et de l'eau chaude comme ils la surnomment, frigorifiant ! On vit dans un pensionnat de merde... non, mais franchement qui rêve de rester ici à par le Directeur et son sourire de pervers pédophile croisé avec Edouard Cullen dans Twilight ! Je risque la prison à vie pour ces paroles, mais j'en ai rien à battre. Je commençai par retirer mon t-shirt puis mon pantalon fixant l'eau dénivelé sur le mur avec appréhension. Même l'eau du lac à minuit elle est plus chaude... De quoi ? J'en fais un peu trop ? Peut-être, mais le froid me liquide mon énergie car généralement j'ai beaucoup plus d'énergie que les autres vu que ma chaleur corporelle n'est pas fournie par des calories que je brûle, mais mon nucléaire lui-même... c'est d'ailleurs à cause de ça que je ne mange jamais rien et que je prends facilement du poids. Enfin bon, je ferais de la pub pour Contrexe plus tard. Je retirais mon caleçon pour entrer dans le rayon du jet d'eau. Mon corps frissonna d'abord à la différence de température avant de se mettre automatiquement à se réchauffer créant un nuage de vapeur autour de moi.

L'eau à présent brûlante roulait une pelle à ma peau, c'est vrai qu'au début je la hais à cause de sa chaleur, mais finalement c'est la seule capable de m'arrêter deux minutes et de me faire somnoler. Je posai mon dos contre le dallage du mur de la salle de bain levant le menton pour facilité le passage de l'eau sur mon corps. On se croirait dans un film porno à petit budget... mais comme je sais qu'il n'y a pas de fille en train de lécher la paroie de la douche pour m'exciter... je suis en manque je crois... en même temps vous ne vous êtes jamais demandé comment ils font les pensionnaires ? Bah ils encaissent, leur vie sexuelle réduit à néant. Vu qu'on ne peut dormir avec une autre fille car on est séparé... franchement... pourquoi je ne suis pas gay ? C'est vrai quoi des gars partout dans la chambre avec une douche juste à côté... je vais me reconvertir ! Enfin bon, cessons de plaisanter sur ma vie sexuelle, elle est déjà déprimante comme ça. Je sortis de la douche las, je n'avais pas besoin de me sécher vu que je suis un radiateur ambulant. Je finis par me mettre en caleçon, il était tard, minuit, les deux autres dormaient à point fermer, je me glissais dans mon fermant doucement les yeux et plongeant dans un monde inconnu et qui me sera toujours aussi inconnu demain matin... un truc con quoi... le rêve...

Le vent fouettait mon corps, j'étais en tailleur sur un sommet d'immeuble, sur un toit. Les nuages avaient envahi le ciel, il devait être 19 heures vu la luminosité ambiante. « Tu n'as pas ta place parmi nous Seth. », un sourire apparut sur mes lèvres, un sourire arrogant. Le vieilhomme devant moi me fixait gravement, il était faible. « Tiens ! Grand-père ! La forme à ce que je vois ! », ma voix était arrogante tout comme mon regard et mes lèvres. « Seth... tu n'es pas humain, tu ne mérites pas de vivre. », je le fixais penchant la tête : « Et pourtant je suis ici... et je ne resterais rien que pour vous faire chier tous autant que vous êtes à me repousser . Si je dois tuer je tuerais, si je dois mourir je mourais. Tel est la vie, vous vous êtes mort alors vous n'avez rien à faire ici, foutez-moi la paix c'est mon rêve. ». Ma vision changea du tout au tout, un désastre, une ville en ruine. Une vision lunaire et apocalyptique, le seul mouvement étant les nuages et le feu au loin. Je fixais mes mains lumineuses, mon corps étant brûlant... beaucoup trop. L'évidence sautait aux yeux. « Tu vois, Starlight, tu as causé beaucoup de tort sur cette Terre. », je me retournais... c'était moi sans la luminosité bien sûr. Je souris de plus belle : « Et c'est toi qui dis ça, Seth. Tu es incapable de gérer ta rage, tu ferais pire avec mon incarnation... », je lui souris et lui grinça des dents : « Tu n'es qu'une pâle copie, j'étais ici le premier... » je penchai la tête doucement avant d'éclater de rire : « Oui tu n'es même pas capable de garder un corps sans être schizophrène ! », je chargeais mon poing avant de le relâcher sur le torse de Seth qui se désintégra . Je riais, tout d'abord de sa faiblesse... ce n'était qu'un rêve. Seth n'était pas apte à mon contrôler, s'il y parvenait voilà ce que ça donnerait... une ville rasée. En fin de compte, je suis une étoile dans le corps d'un humain pervertit par le pouvoir... un humain pervertit par ma puissance...

« Lester ! » , je le rattrapais vite fait. Lester ? C'est un simple ami de classe. « Tu vas au petit rendez-vous du groupe ce soir ? Apparemment il y aura de la bière qu'ils ont fait passés en douce... », nous continuâmes à marcher ne sachant même pas que quelqu'un m'épiait derrière mon dos. « Pourquoi ? Tu veux les rejoindre ? C'est qu'une bande de gosses faisant des jeux stupides... ». Je le fixais un sourire m'arrêtant devant la porte, il pleuvait. « Oué, mais il y a des bières ! Va en cours je te rejoins j'ai quelque chose à faire... » j'ouvris la porte, posé mon capuchon noir sur ma tête avant de sortir. Il n'y avait personne dans la cour, en même temps il pleuvait. Je m'avançais doucement croyant voir un fantôme... ma mémoire, elle commença à m'envoyer cette scène. Après que j'eusse tuer mes parents... l'immeuble... une illusion ? Sûrement... « Seth » ma main se raidit... je secouais la tête. Schizophrène... moi ? Mais pour qui vous me prenez ? Non, pour tout vous expliquer je ne suis pas schizophrène... c'est mon pouvoir qui le veut ! Moi, Starlight je suis la personnification du pouvoir. La différence entre moi et Seth et que je n'ai vraiment pas de sentiments humains... enfin c'est trop compliqué pour vous.

Une main vint trouver mon avant bras , je me retournais haussant d'un sourcil reculant doucement par surprise, une jeune fille. Sans doute un an en moins que moi. Sélène, d'après les nombreuses rumeurs qui circulent. Au fond ce ne sont que des rumeurs, qui suis-je pour juger les gens ? Enfin bon, un sourire apparut sur mes lèvres. On aurait dit une petite fille qui venait de se cogner involontairement contre un adulte et qui est gêné par sa présence. En tout cas c'était une jeune très séduisante... « Tu... voulais quelque chose ? Ou c'est juste une erreur ? » Mon sourire s'élargit de plus en plus... finalement j'arrête ma reconversion en gay. Je la fixais alors qu'il pleuvait, « Attends... allons à l'abri, je ne veux pas que tu attrapes froid... ». Ma générosité me perdra, mais bon la pauvre gamine elle crève de froid... Je fis quelques pas pour rejoindre un porche juste devant une grande porte. Elle semblait légèrement perdue... elle voulait me dire quelque chose...
sûrement.
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MessageSujet: Re: Who needs to be saved, the Star or the Oracle ? • Starlight ~ Sam 30 Juin - 12:55

    Sélène n'avait qu'un seul souvenir d'elle et sa mère, seules, d'avant le départ de son père, d'avant que sa génitrice sombre dans la dépression, dans l'alcool et que la jeune brune ait dû lutter pour vivre. Elle devait avoir six ans. Elle était dans la rue, il était tard pour elle, mais pas encore minuit. Autant dire que le ciel sombre et les milliers de lumières que produisaient Londres étaient juste un spectacle époustouflant pour ses yeux d'enfants. Elle se souvenait que sa mère et elle avait bifurqué dans une petite rue, pas le genre de rue qu'elle s'était mise à emprunter beaucoup plus tard. Pas une rue mal fréquentée. Ne cherchez pas la violence de cette anecdote, ça doit être une des seules qui n'en contient pas. Le fait est qu'à cette époque, ses deux parents travaillaient et avaient une vie parfaitement aisée pour ne pas dire riche. En fait si. Il s'agissait de deux bourgeois respectés autant dans leur travail que dans leur cercle d'amis. Bref. La rue, la nuit. En fait, de sous une voiture garée, avait surgit un chaton. Naturellement, la gamine étant justement une gamine, elle ne s'était pas retenue de s'approcher et de lui offrir affection et caresses. Sa mère avait accepté. Et quelques instants plus tard lui avait dit qu'il fallait partir. Sélène n'aurait sans doute pas bronché si, à ce même instant, elle n'avait pas eu sa première vision. Ce chat allait mourir. Si elles le laissait. Écrasé par une voiture. Terrifiée, elle s'était mise à pleurer, en expliquant à sa mère justement qu'elles ne pouvaient pas partir comme ça, et qu'il fallait l'emmener avec elles, sinon il mourrait. Sa mère s'était subitement inquiétée, après tout, le chaton paraissait ne pas être blessé, il semblait heureux d'avoir un peu d'attention mais sans non plus vouloir suivre sa fille n'importe où. C'est là que sa mère réalisa que Sélène était elle aussi touchée par la même malédiction que Zachary, que son mari avait décidé d'abandonner comme un animal. Mais c'est aussi là que la petite brune aux yeux nuit adopta son premier animal de compagnie.


    Vous ne voyez pas le lien entre la situation présente et cette histoire qui datait maintenant de douze ans auparavant ? Pourtant elle était évidente. C'était toujours la même histoire, en boucle. Elle voyait quelqu'un mourir, elle tentait de le sauver. Depuis sa plus tendre enfance. Sauf qu'entre son enfance et l'instant présent, elle avait cessé de lutter, vu qu'elle n'arrivait à rien. Et elle avait reprit. Aujourd'hui même, avec ce jeune homme. En gros. C'était un chaton de plus dans le panier... Revenons donc à nos moutons. Il s'était retourné, elle avait baissé les yeux à cet instant même, refusant d'affronter son regard. Ah bah tient. Il semblait que ses bonnes résolutions partaient une fois de plus en fumée. Sauf que... Il aurait dû la reconnaître, et lui dire d'aller se faire voir. Il n'y avait que trois explications. Soit il ne la connaissait pas, et dans ce cas c'était sans doute un des meilleurs cas, soit il la connaissait mais il avait décidé de lui faire une crasse qu'elle n'avait pas prévue et dans ce cas elle se serait étrangement trompé sur sa personne – après tout elle ne le connaissait pas, donc – soit il la connaissait et n'en avait rien à faire des rumeurs qui courraient. Elle ne savait pas trop si elle préférait cette version là à la première. Naturellement, sa phrase fut atrocement prévisible tout autant que gênante. Elle avait toujours l'occasion de lui dire qu'elle s'était trompée et de filer vite fait sans se retourner. Non ? Chose qui fut tout de suite plus difficile quand il proposa de se mettre à l'abri pour... Elle cru halluciner, mais n'en laissa rien paraître. De toutes façons elle était tellement nerveuse que rien d'autre n'aurait pu apparaître sur son visage à ce moment là.


    Finalement, elle le suivit sans trop broncher, ne voulant pas non plus se retrouver trempée et frigorifiée pour attraper la crève. Histoire d'en rajouter une couche. Elle avait déjà d'autres problèmes de santé à régler avant de pouvoir se permettre de s'enrhumer, c'était con à dire. Toujours était-il qu'elle avait monté les marches du porche d'un air à peine convaincu, et puis enfin, elle avait décidé de relever la tête pour le toiser. Dans les yeux, j'entends. Une chose particulièrement difficile mais... Soit elle hallucinait, soit il n'était pas en train de la jauger tout autant que la juger. Et c'était sans doute une des premières fois qu'elle ne lisait pas cela dans un regard. Ce qui, inévitablement, la fit sourire, le cœur un peu plus léger. Puis elle se mit à réfléchir à ce qu'elle pourrait répondre. Et. A vrai dire, ses cordes vocales en décidèrent autrement puisqu'elle n'eut pas le temps de mener à terme sa réflexion.


      « Je... euh... Je m'appelle Sélène, je suis en première. Je ne te connais pas, à part de vue il me semble, et tu ne dois pas me connaître non plus... Mais j'aimerais savoir si... »


    Ce qui lui paraissait évident, c'était que sa phrase devait finir par quelque chose du style « si tu as l'intention de mourir, là, dans pas longtemps ? » sauf qu'étrangement, elle se plaça d'un point de vue plus extérieur et remarqua qu'elle pouvait tout aussi sonner en « si tu es libre et... » enfin vous voyez. Alors, sa timidité prit le dessus et elle se mit à rougir en baissant instinctivement les yeux. Elle ressemblait à ces filles dans les séries qui tentaient vainement d'attirer l'attention de l'homme de leur vie qui évidemment était le beau gosse du lycée, sinon ça marchait pas. Non pas qu'elle était en train de penser que... Mon dieu, elle espérait qu'il ne soit pas télépathe. Bon, il ne s'était pas mit à rire, alors ce n'était sûrement pas le cas.


      « Bon sang... Je suis ridicule. »


    Elle avait murmuré, plus pour elle que pour lui, mais sans doute assez fort pour qu'il l'entende. Et puis elle avait inspiré. Profondément. Et elle avait relevé la tête pour tenter une deuxième fois de s'adresser au jeune homme sans paraître trop ridicule. Bien que ça promettait de pas être aussi simple que dans sa tête. Pourtant, c'était pas si compliqué. Il suffisait de lui dire qu'elle avait eu une vision de lui, que de son point de vue il était en danger et qu'elle n'était pas du tout désireuse de le voir disparaître. En gros, même dit comme ça, elle allait passer pour une groupie un peu pas très nette. Hé bah. Elle frissonna, un sale courant d'air mal placé, ça.


      « Comment expliquer ça sans passer pour une... ? »


    Cette fois c'était bien à lui qu'elle s'était adressée tout en souriant légèrement, nerveusement en tout cas. Et puis... Elle songea qu'elle aurait dû le draguer et lui dire d'une façon plus légère, pour plaisanter. Sauf qu'elle était incapable de draguer quelqu'un. Surtout quelqu'un qu'elle ne connaissait pas. Surtout quelqu'un à Rédemption. Oh mon dieu... Elle pensait vraiment n'importe quoi. Pourtant, cette fois-ci, elle ne se laissa pas démonter et ne baissa pas les yeux. D'ailleurs. Ses yeux à elle. C'était son meilleur atout. Pas question de ne pas en faire l'usage.

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MessageSujet: Re: Who needs to be saved, the Star or the Oracle ? • Starlight ~ Dim 1 Juil - 14:31

Nerveuse, oh oui nerveuse. Elle était sympathique la petite, mais un peu trop perdue dans ses paroles. Je passais une main derrière ma tête restant perplexe devant tant de timidité. Pour une fois en plus que ce n'est pas moi qui l'ai accosté avec ma tête de bisounours en demandant si tout va bien et si elle aimait bien cet endroit. Enfin, en tout cas elle voulait me dire quelque chose c'est clair... bizarrement ca me fait penser à la scène là dans frères des ours où le gars transformé en ours veut parler à l'ancêtre, enfin j'arrête mon délire avec Disney et surtout de me foutre de ça la gueule, la pauvre petite. Elle m'a déjà suivi c'est un bon début elle écoute les grands... faut que j'arrête ce délire là aussi ! Mais bon, elle me fait beaucoup trop penser à une petite fille ayant perdu son chemin et cherchant de l'aide auprès d'un adulte, manque plus que je lui propose des bonbons qui sont dans ma camionnette blanche ! -Bon okay, je vais me pendre- « Je... euh... Je m'appelle Sélène, je suis en première. Je ne te connais pas, à part de vue il me semble, et tu ne dois pas me connaître non plus... Mais j'aimerais savoir si... » Elle me décrocha un léger rire, les rumeurs disaient qu'elle était perfide... je la pensais plus gothique et arrogante que ça. Là on se croirait au pays de Candy à côté de ce qu'ils disent d'elle ! Enfin bon j'arrête de me moquer c'est mal... c'est surtout que je ne veux pas lui faire peur en finissant dans un fou rire qui a pour but de se foutre de sa gueule. Aller reprends toi mon Starlight ! « Bon sang... Je suis ridicule. » Je baissais légèrement la tête relevant les yeux avec un sourire lui donnant légèrement raison, sans doute un peu taquin sur les bords, mais je l'adore cette gamine. Moi qui croyait être le plus maladroit de ce pensionnat... là je suis sauvé ! Mais bon, je ne voulais pas tourner en rond pendant une heure.

« Calme toi d'abord un peu.... », j'essaye de trouver une raison à son comportement... je crois que c'était une mauvaise idée parce que j'ai débouché sur un syndrome prémenstruel. Je lui souriais cherchant à comprendre ce qu'elle me voulait, même si j'avais une légère appréhension. Peut être elle voulait sortir avec moi ou me demander un rencard. Les choses que je déteste quoi, enfin je crois qu'elle est préparée à recevoir un râteau vue sa nervosité. De quoi je suis méchant ? Non je ne suis pas méchant ! Mais bon j'ai une réputation d'insortable à tenir moi ! Je n'ai eu qu'une relation durable dans mon passé, c'était d'ailleurs ma première fois avec cette fille de mon âge. Mais bon elle a fini par me quitter après lui avoir avoué que j'ai fais un barbecue sur mes parents... j'aurais dû le dire autrement, non ? Enfin après ce n'était que des filles d'un soir pour assouvir ma soif et depuis mon entrée à Redemption j'essaye de m'abstenir ne voulant pas vraiment sortir avec une fille, ni un gars par ailleurs. Bon, reprenons le cours des choses, ma vie sexuelle est un grand désert avec parfois des oasis qui traînent et alors ?

Je haussai d'un sourcil un sourire toujours en façade, je lui donnais un peu de temps pour se rattraper voir trouver ses mots. « Comment expliquer ça sans passer pour une... ? » , je la fixais penchant la tête intriguée avant de rire : « Pour une fille très nerveuse qui veut demander quelque chose à quelqu'un qu'elle ne connaît pas ? Je crois que c'est raté sur ce coup ! », j'essayais de la mettre en confiance avec moi pour un peu la rassuré, comme ça dès qu'elle tourne le dos je l'enlève pour la prendre dans la camionnette blanche ! Oui, je sais que je devais me pendre, mais... oh et puis merde ! Vous savez très bien que ma tête est un bordel de perversité alors si vous êtes pas content vous vous barrez, okay ? En tout cas, elle semblait nerveuse, mais étant déterminé pour me dire cette chose. L'hypothèse du rencard foireux s'évaporer doucement comme la pluie qui commençait légèrement à se calmer ne laissant qu'un léger crachin - une pluie fine pour les non-bretons ou les pauvres incultes que vous êtes, oui je suis vulgaire et alors ? Vous continuez bien à me lire!- Mes pensées travaillèrent alors sur le pourquoi de cette discussion, elle voulait me dire qu'elle était enceinte de moi ? Ah nan, c'est vrai je n'ai pas couché depuis Rédemption, surtout que je ne peux même pas procréer à part si elle avait le même pouvoir que moi, ça serait amusant ! Enfin, autre hypothèse ! Elle veut me déclarer sa flamme ! ON A DIT NON MERDE ! Next ! Elle voit l'avenir et elle croit que tu vas détruire le mooooooooonde en explosant ! Héhé... bon, je crois que plus je pense plus je m'enfonce dans les théories les plus connes, donc je vais me mettre une baffe psychologique, voilà c'est fait et je vais éteindre ce foutu cerveau qui ne me sert de toute façon à que dalle vue que pour lui la seule chose en maths qui l'intéresse c'est le 69 donc...

Je continuais à la fixer attendant une suite ma main toujours dans mes cheveux toujours aussi perplexe, oué je viens de faire une longue tirade pour décrire : main dans les cheveux. Mais comme je suis un fuckin' awesome bah je vous ai fait chier pour un moment qui a duré deux secondes. Enfin bon... Si ca se trouve elle se croit lesbienne et elle veut me rouler une pelle pour savoir si elle l'est vraiment ! ... Ouéééé bon je vais continuer parce que l'autre débile là il a un gros soucis question perversité.
« Souffle un peu et dit moi ce que tu essayes de dire... enfin essaye de me communiquer plutôt, on peut parler en langage des signes si tu veux, même si je comprends pas tout j'en apprendrais plus comme ça ! Bon j'arrête de te t'enfoncer un peu plus... mais c'était tentant excuse moi ! »
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MessageSujet: Re: Who needs to be saved, the Star or the Oracle ? • Starlight ~ Dim 1 Juil - 17:28

    Elle finit par se taire. Et c'était mieux comme ça. Elle suivit son conseil : respirer. Elle se remit à être calme. Ouais, un minimum, histoire de pas trop s'enfoncer dans le ridicule. Au pire, ça tue pas. Ça. Elle eut envie de rire. Mais elle se retint et passa également sa main sans ses cheveux. Mais beaucoup plus nerveusement. SANS BLAGUE ? Lorsqu'il se remit à parler pour lui dire qu'elle pouvait tester le langage des signes, elle resta plantée là avant de lentement hausser un sourcil et... Se mettre à rire. Et de bon cœur en plus de cela, ce qui ne dura qu'un instant vu qu'elle venait annoncer des mauvaises nouvelles, hein, à la base. C'est qu'elle aurait presque fini par l'oublier, à l'observer comme ça, et à l'écouter débiter des vannes. Peu de gens la faisaient rire ici. Peu de gens prenaient la peine d'essayer du moins. Maintenant il y avait deux personnes sur sa liste...


    Et même si elle ne savait pas encore trop pourquoi, elle sentait qu'elle s'attachait trop à lui. Bon, d'accord, elle en était pas tombée raide dingue en trois minutes top chrono. Mais trop pour quelqu'un qu'elle aurait dû ignorer dans son esprit. Trop pour quelqu'un qu'elle n'avait jamais rencontré. Trop. Tout simplement. Elle avait décidé d'avancer sans attaches. D'attendre le bon port pour s'amarrer, en fait. Bien que l'image soit un peu étrange... Elle refusait d'avoir quelque chose de plus à perdre dans cette guerre, quelqu'un de plus. Rah. Elle était en train d'en parler comme si elle le connaissait depuis dix ans et qu'ils avaient passé leur adolescence à faire des origami avec leurs feuilles de contrôle... Elle secoua la tête. Et puis elle se concentra à nouveau en hochant la tête. Cette fois, elle en était capable.


      « Autant que j'aille au but directement, de toutes façons... Je vois le futur. »


    Chose qui aurait fait sursauter/peur/rire n'importe qui avant, mais à laquelle à présent peu de gens pouvaient réagir de cette façon. Du moins à Rédemption, naturellement, si elle était sortie du coin pour crier ça, personne ne l'aurait cru. Bien qu'elle commençait à songer que personne ne la croyait ici non plus. Enfin si mais... On acceptait le fait qu'elle puisse voir le futur, mais niait en bloc ce qu'elle voyait. Bref. Elle l'observait avec une attention toute particulièrement guettant sa réaction, avant d'abandonner le contact visuel pour se tourner totalement vers la cour et la vague pluie qui y tombait toujours un peu, qui semblait lutter pour maintenir sa réputation au Yorkshire. Sale temps anglais. Heureusement qu'elle s'y était faite, depuis le temps. Mais cette grisaille avait toujours le même effet sur son être. C'était dur. C'était froid. Ça la transperçait. Comme du métal... Bref. Là n'était pas la question, elle se redressa et mêla les doigts de ses deux mains devant elle, contre son ventre.


      « Entre autres... »


    Finalement, ça aurait pu être pire. Bon, d'accord, elle n'avait en fait rien dit mais... Elle releva les yeux pour observer les gouttes, silencieuse, avant de tourner lentement la tête vers lui et de l'observer, d'en dessous, vu sa taille à lui elle passait pour une gamine, derrière ses longs cils sombres. Peut-être pouvait-il lire dans ses yeux l'inquiétude qu'elle avait ? Non. Peut-être pas. Peut-être qu'il aurait pu percevoir les battements fous de son cœur. Peut-être qu'il... Il n'était déjà pas partit, et il fallait avouer que c'était quelque chose d'assez impressionnant vu la situation. Elle ne le fit pas plus patienter et resserra ses mains.


      « Et, je crains que tu sois en danger. »


    Sa voix s'était faite plus douce, moins nerveuse et plus sûre. Elle aurait préféré hésiter. Elle aurait préférer lui dire que tout cela n'était qu'une mauvaise blague. Un gage, une façon de l'aborder pour lui demander son numéro de téléphone, ou de chambre, n'importe quoi ! N'importe quoi d'autre que cela. Elle ne baissa pas les yeux, avant de dénouer ses doigts et de laisser retomber ses mains, moins crispée qu'auparavant.


      « Je... Je n'sais pas pourquoi je suis venue te le dire. Je prends rarement ce risque, de toutes façons... Je sais que je ne te connais pas, et que c'est complétement fou, mais, j'ignore pourquoi, je n'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose. »


    Oui. C'était fou. Totalement. C'était aussi devenir totalement irresponsable que de venir crier sur tous les toits que le jeune homme risquait de mourir d'un moment à l'autre ! Bon, pas vraiment mais, on se comprend. Et de toutes façons, pour les gens qu'elle avait réussi à sauver, elle savait ce que faisait le destin, rééquilibrant la balance d'une façon froide et calculée. Le problème, c'était qu'elle avait la douloureuse impression qu'ici le destin se laissait bizarrement commander par le directeur. Elle ferma les yeux puis inspira une grande bouffée de l'air frais de la région, humide, froid, mais finalement pas si désagréable que ça. Elle avait raison. Elle s'attachait trop aux gens dont elle ne connaissait même pas le nom. Finalement, elle baissa les yeux en murmurant faiblement :


      « Laisse tomber, je vais pas te prendre plus de temps, c'est stupide. »


    Elle se laissa tomber sur une des marches qui n'était pas protégée, mais de toutes façons il ne pleuvait quasiment plus. Elle se mit à fixer les cailloux avec une attention fausse, à vrai dire elle s'en fichait de quel forme ils pouvaient avoir, hein. Sauf que... Elle essayait d'évacuer le fait qu'elle était incapable d'arriver à ce qu'elle souhaitait, et qu'elle abandonnait toujours en chemin. Des fois elle regrettait de ne pas être une junkie. Histoire d'échapper à ça. Au moins quelques instants, quelques heure de paix, elle posa ses doigts sur ses genoux, et ferma les yeux avec un vague sourire.


      « Tu dois sûrement me prendre pour une folle. Comme tous les autres. Je commence à comprendre pourquoi... »

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MessageSujet: Re: Who needs to be saved, the Star or the Oracle ? • Starlight ~ Dim 1 Juil - 21:23

« As-tu peur, Starlight ? As-tu peur de moi ? », je haussais d'un sourcil avant de rire : « Non, c'est toi qui a peur de moi ! Tu as peur de ton pouvoir, de ton propre pouvoir ! Je te manipule, tu te manipules ! », je croisais les bras le fixant, moi. Il se mordillait la lèvre, je sentais sa rage s'accumuler en lui. Le palier, le chaos, vous ne connaissez pas cet endroit ? C'est là où les souvenirs passent, où les sentiments cohabitent. Seuls les schizophrènes peuvent le voir enfin de rares schizophrènes. Là où ils discutent avec eux-même. Enfin l'incarnation de leur schizophrénie. Vous pensez tous que je le suis ? Et bien non, je suis le résultât de sa schizophrénie à lui. Je suis le résultat de son apathie et de son narcissisme. « Casse-toi d'ici, tu n'as rien à foutre ici ! Tu n'es pas humain ! », je penchais la tête avant de sourire : « Tu es un véritable gosse Seth, tu ne comprends pas que c'est en restant buter et en étant assoiffé de pouvoir que tu es enfermé ici et que même ton pouvoir se rebelle contre toi ? ». Il essaya de m'approcher, mais une force l'enfermé et le retenait hors de moi : « Tu sais très bien que c'est à cause de mon pouvoir que tu es ici ! Mon pouvoir a modifié mon cerveau et toi tu es le résultat de cette anomalie ! Tu es une erreur! ». Il continuait à aboyer et moi je ricanais de plus en plus en fort. Il ne comprenait rien... il ne savait rien.

Elle riait avec moi, quelque chose passait entre nous deux c'est déjà très bien. Elle semblait plus à l'aise avec moi, comme quoi ma stupidité a du bon. Elle semblait néanmoins troublé, elle fixait les gouttes d'eau s'écrasaient au sol. Elle voulait me dire quelque chose d'important... comme si... comme si ma vie était en danger. « Autant que j'aille au but directement, de toutes façons... Je vois le futur. » , mes lèvres s'entrouvrirent légèrement, mais aucun son ne sorti. Je connaissais la suite... une médium ne vient pas voir quelqu'un pour lui dire qu'il va être heureux et avoir plein d'enfants. Non, une médium vient exclusivement pour annoncer quelque chose de grave : une mort.

« Alors Starlight on est moins confiant qu'avant, hein ? », je souriais en m'asseyant en tailleur avant de sourire. « Non, je le suis davantage... tu sais ce que ça signifie, si je meurs tu péries avec moi. Et la mort... une étoile s'en fiche, c'est plutôt une libération pour elle. Mais une mort pour un humain... surtout qu'on a la vu elle fait mal et elle t'emprisonnera pour toujours. » Il se releva avant de frapper sur la parois invisible et de hurler comme un chien qu'on retient en cage. Je fermais les yeux : « A mon tour... a mon tour d'éblouir le ciel Seth, la mort ne me rend que davantage plus fort face à toi ! »

« Et, je crains que tu sois en danger. » Elle était tendue, cela ce ressentait. Moi ? Je penchais seulement la tête avec un sourire, oui j'adore qu'on m'annonce que je vais crever, c'est tellement excitant ! Je fixais ses mains tortueuses, elle avait de la peine pour, cela était trop mignon à voir... oui on m'annonce ma mort et moi je me fous de la gueule de la tenue du prophète. Vous allez pas vous plaindre sur le fait que je suis optimiste non ? De plus elle a refroidi l'atmosphère, moi j'essaye de le mettre au micro-onde... avec des blagues merdiques... ça craint. « Je... Je n'sais pas pourquoi je suis venue te le dire. Je prends rarement ce risque, de toutes façons... Je sais que je ne te connais pas, et que c'est complétement fou, mais, j'ignore pourquoi, je n'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose. » Je m'approchais doucement d'elle, elle était plus choqué que moi, je souriais bêtement avant de poser ma main sur son épaule pour la réconforter un minimum. « Laisse tomber, je vais pas te prendre plus de temps, c'est stupide. » Je penchais la tête, elle jugeait vite la gamine là. Elle veut pas me laisser parler la vilaine ! « Tu dois sûrement me prendre pour une folle. Comme tous les autres. Je commence à comprendre pourquoi... » OH LA GARCE ! COMME TOUS LES AUTRES ? Bon okay je me calme avant de la traiter de salope, ah bah c'est fait. Non, franchement sur le coup j'ai ricané tout seul, on aurait dit que je la prenais pas au sérieux, mais franchement je rigolais sur le fais que d'une elle vient me trouver pour insinuer que je vais crever et juste après m'insulte de personne comme toutes les autres et entre temps j'ai sorti quoi ? Rien que dalle ! La gamine ne me laisse même pas parler et elle me dit comme tous les autres ! Bon faut que je calme... « Bah ça nous fait un point en commun en tout cas... deux fous... », je lui souris tendrement. C'est le monde à l'envers j'essaye de la rassurer... c'est moi qui devrait déprimer dans l'histoire nan mais oh ! Bon aller stop le foutage de gueule, la pauvre petite si elle me lisait en ce moment... … … … … bon je continue.

« Si on meurt, on mourra dans une explosion Starlight, tu le sais.... » , je relevais la tête vers lui en penchant la tête : « Si il y a une explosion, tu seras davantage plus faible... tu le sais ça ? », il me fixait choqué : « Tu... tu as tout prévu ! Tu... tu avais prévu d'exploser ! » J’acquiers de la tête avec un sourire : « J'ai fait l'erreur de me surchargé trop longtemps te laissant de la place devant l'instabilité de mes émotions provoqué par cet excès. », il entrouvrit légèrement la bouche : « Tu sais ce qu'elle a vue ... tu savais depuis le début... » je ricanais une nouvelle fois : « Elle m'a vu... elle m'a vu explosé oui... elle croit que je vais mourir... »

Je la fixais s'asseoir doucement sur une marche juste à côté d'elle avant de sourire. « Hey, déprime pas à cause de moi... ne pense pas sur le fait que je ne te crois pas. Loin de là... je trouve que tu dramatises seulement la chose. Okay je suis en danger... mais fais moi confiance... puis si je viens à mourir c'est que la vie l'a voulut et tu ne peux rien y changer et moi non plus, alors pourquoi se lamenter ? Se lamenter sur une chose qui ne peut être inchangé... », je ne pouvais pas lui dire la nature de mon pouvoir, non. Je devais mentir et faire en sorte de lui faire croire que je ne sais absolument rien. Non, elle ne devait pas savoir qu'elle avait
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MessageSujet: Re: Who needs to be saved, the Star or the Oracle ? • Starlight ~ Lun 2 Juil - 0:38

    Tout sembla s'accélérer, à l'instant même où il s'assit à côté d'elle. A l'instant même où il se mit à parler. Elle en eut un vertige. Elle avait peur d'avoir une vision. Depuis l'instant où elle s'était levée elle était terrifiée de le revoir. Elle était terrifiée par sa mort. Et lorsqu'elle fermait les yeux, c'était la même silhouette. Et la même douleur qui retournait son être. Oh mon dieu... Pourquoi n'était-il pas partit ? Pourquoi n'avait-il pas prit ses jambes à son cou ? Comme tous les autres... Cela lui arracha un soupir faible, un soupir surpris, pas un soupir las comme le faisait la plupart des gens. Sélène était rarement ennuyée. Elle avait beau connaître le futur, son mouvement perpétuel continuait de constamment la surprendre, pas souvent en bien, mais on va pas se plaindre trop non plus. Son rythme cardiaque était tellement irrégulier qu'elle finit par songer que c'était sans doute ça qui lui donnait ce vertige... Et en plus, un pic d'adrénaline vint frapper son cœur de plein fouet. Maintenant c'était officiel. Elle était folle.


    Elle l'avait laissé terminée, encore sonnée qu'il ne soit pas partit, et d'autant plus sonnée qu'il était en train d'appuyer sa version sans que cela ne semble aucunement le déranger. Il ne la remettait pas en doute. Il ne l'accusait pas de mentir. Pas une seconde... De toutes façon, elle n'en aurait eu aucun intérêt, du moins, c'était ce qu'elle pensait. Et puis si ça avait seulement pour le contacter, lui annoncer qu'il allait mourir n'était pas le plus malin. Et sans doute pas le plus sexy non plus. Mais bref. Elle était pas là pour ça. Elle finit par tourner doucement le regard vers lui, et son corps suivit, elle manqua de frôler ses genoux des siens, mais... Elle s'arrêta juste à temps. Le contact avait trop tendance à lui provoquer des visions d'autant plus violentes. Elle en avait même eu une d'une fille en train de se faire torturer alors qu'elle l'avait seulement bousculée dans le couloir, et le pire.. C'était qu'elle l'avait eu du point de vue de la fille. Alors imaginez le résultat et les cris de douleur. Bien sûr, la fille avait disparue peu après mais... Disons que ça avait contribué à sa « réputation ». Elle continua de le toiser et finit par lui sourire à nouveau, rassurée, sans l'ombre d'un doute.


      « Finalement... Tu sembles bien différent des autres... »


    Son ton se fit un peu trop rêveur, et d'ailleurs, elle s'évita de porter sa réflexion plus loin. Elle avait envie de le serrer dans ses bras. Juste pour s'assurer qu'il était bien réel. Que son cerveau n'était pas en train de dérailler complétement et de lui faire croire que visiblement des personnes n'avaient pas encore assez peur d'elle pour la fuir. Ou alors elle était naïve... Suffit. Il fallait qu'elle arrête de se méfier de tout le monde cinq minutes. Bon, aussi parce qu'elle avait bien des raisons de le faire, et que personne n'avait de doutes là dessus. Vous ne voulez quand même pas de détails ? D'anecdotes qui donnent des envies de meurtre ? D'histoires tragiques et sadique d'adolescent en mal de pouvoir et de domination ? Non vous ne les voulez pas. Elle se redressa légèrement et ramena la paume de ses mains sur ses cuisses pour les réchauffer. Et puis encore une fois, son regard retrouva le sien, et son cœur suivit le rythme. C'était automatique, et ça commençait très sérieusement à l'inquiéter. Ah oui. Elle se trouvait ridicule. Aussi. Mais ça, étrangement, elle avait pris l'habitude.


      « Tu te trompes. Le futur peut toujours changer. Toujours. J'en suis la preuve vivante... Il est constamment en mouvement, il suffit de l'influencer. Ce que je vois c'est... de fortes probabilités, dirons-nous. Sinon je ne serais pas là à te parler, crois moi. »


    Bien sûr, c'était une référence pour elle même. Pour se rappeler que si elle ne s'était pas battue corps et âme, elle serait sans doute morte à présent, de sa tumeur. Son don n'avait pas cessé de lui montrer qu'elle allait mourir, quotidiennement. Pour la ramener à sa condition de faiblesse, de malade limitée dans ses capacités. Et maintenant ça s'était arrêté. Bon, certes, elle n'avait pas obtenu un statut divin d'immortelle toute puissante. Mais au moins elle était en sursis pour un moment. Et c'était tout ce qu'elle souhaitait. Que son nom soit remis dans la corbeille, qu'on passe son tour. Mais elle avait la sensation que tôt ou tard, cela lui retomberait forcément dessus. Rah, elle était trop défaitiste, et lui, il était fataliste. D'ailleurs, ça lui arracha un petit rire avant qu'elle secoue la tête, faisant couler les mèches de ses longues cheveux d'ébène sur ses épaules. Elle se sentait mieux. Plus joyeuse, sans doute. Apaisée, aussi. Beaucoup plus calme. Rassurée. Bon, bref, bien quoi.


      « Je t'avoue que je pensais pas que tu le prendrais comme ça... Enfin, je pense que ça s'est vu hein. »


    Elle inspira calmement avant de ranger une de ses mèches derrière son oreille. Elle n'avait même pas encore pris le temps de le détailler, d’imprégner sa mémoire de son visage. Nul doute qu'elle irait le dessiner plus tard, dès qu'elle aurait un moment de libre. Elle faisait souvent ça. Avec les gens qu'elle appréciait un minimum. Bon. Sauf que minimum, ça n'existait pas vraiment dans sa tête. Et qu'elle était un peu... Trop... Enfin, elle passait directement de rien à l'adoration quoi. Bref, pas vraiment, mais.. Bon je me perds là. Elle se mit donc à observer avec attention chaque courbe de son visage, peut-être même avec un chouilla trop d'attention en fait. Enfin, trop pour que ça paraisse normal. Puis elle secoua la tête avant de se remettre à sourire, redevenant un plus gênée, ce qui se lisait à ses joues qui avaient prit à nouveau une teinte entre le rose et le cramoisi. Mais cette fois, elle ne détourna pas les yeux et, après quelques instants passé à le toiser de cette façon, elle finit par lâcher :


      « On dit qu'on reconnaît les fous parce qu'ils regardent les gens dans les yeux, fixement. »


    Elle continua de le fixer avant de finir par détourner le regard pour observer l'horizon. Au fond, ce qui la dérangeait le plus, ce n'était pas d'avoir à faire au regard de l'autre, c'était que l'autre lise ce qu'elle avait dans la tête. Tout ce qu'elle avait vu. Tout ce qu'elle savait. Tout ce qui faisait d'elle quelqu'un de dangereux car atrocement bien renseigné. Mais aussi qu'on voit la douleur, la peur, la tristesse et, d'un autre côté, qu'elle dissimulait (d'une façon bien plus élaborée) de la rancœur, de la colère, et d'autre sentiments qui auraient beaucoup terni son apparence de jeune femme fragile et tétanisée par les autres. Sélène était forte. Elle était un peu … Comme une fleur qui ne demandait qu'à éclore.

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MessageSujet: Re: Who needs to be saved, the Star or the Oracle ? • Starlight ~ Jeu 12 Juil - 2:52

Futur : Se dit d'un temps, d'une période à venir ; se dit de ce qui se produira dans ce temps, cette période : Les générations futures.Définition selon le dictionnaire, moi je dirais plutôt : invention de l'homme pour trouver un moyen de critiquer sa vie ou un moyen de la pourrir. Tout prévoir, tout contrôler, un désir pervers de l'humanité que je ne comprends pas. Un désir provoquant la mort, la jalousie, le désespoir et j'en passe. Non, l'humain n'est pas une espèce sur-développé, elle a tout simplement conscience qu'elle vit et qu'elle va mourir, une espèce faible. Bon, je crois que j'ai fini d'insulter tout le monde et gémir sur le malheur de l'être humain, c'était la minute philosophie merdique de Starlight ! Mes yeux la fixaient intensivement, je penchais légèrement la tête la laissant débité tant de paroles que je n'écoutais pas vraiment. J'hésitais, être sympathique et lui dire que ce qu'elle sûrement vu c'est moi en train de faire trempette pour éviter à ma schizophrénie aiguë de revenir - je lui apporte tout mon soutien au passage - ou être sadique et lui laisser vraiment croire que je vais mourir... pourquoi je me pose la question ? Je vais la laisser dans ses croyant, je vais la laisser penser que je vais mourir pour lui apprendre que la mort est quelque chose de bénin. « Tu te trompes. Le futur peut toujours changer. Toujours. J'en suis la preuve vivante... Il est constamment en mouvement, il suffit de l'influencer. Ce que je vois c'est... de fortes probabilités, dirons-nous. Sinon je ne serais pas là à te parler, crois moi. » Je ricanais légèrement en baissant la tête avant de la fixer : « Je n'ai pas envie de changer le futur, je suis curieux de voir comment va ma vieille amie... »... wow... Starlight soit pas glauque avec la pauvre petite, elle va te croire suicidaire et va éviter de te laisser avec toutes les choses pointues... toutes ? Roh je deviens légèrement pervers, pour ceux qui n'ont pas compris le double sens... rester innocent les jeunes ! - ou vieux... mais genre un vieux qui n'est pas pervers c'est pas un vieux... donc ca revient à jeune ! - Je reportais mon regard sur elle, un rictus entre mes lèvres : « Tu sais, ce que je trouve drôle dans l'histoire, c'est que toi tu vois le futur et moi le passé... » … +1 pour la théorie que Starlight est vraiment un boulet. Je finis par légèrement rire à ma légère maladresse, bah je suis en train de me foutre de ma gueule alors j'y vais jusqu'au bout jeune gens, hein ! « Enfin je veux dire, que je le conserve, chaque détails, chaque sons, chaque pensées évoquées... je trouve ça drôle que toi, qui garde le futur, vient rencontrer la personnification du passé... » j'ai absolument rien compris à ce que je viens de dire... oh mon dieu je vais fermer ma gueule ! Je me redressais légèrement la voyant éviter tout contact, il doit y a voir une rumeur comme quoi j'ai la peste, tant que c'est pas une MST – IST pour les gens cultivés ici... pas beaucoup quoi... Merci pour celui qui murmure salopard voir connard qui est moins gracieux. - Nah, mais tout ça pour dire que je vais me taire, en plus je suis complètement hors sujet, elle annonce ma mort et moi je me préoccupe du petit détail pour la draguer un minimum – j'ai des besoins masculins à assouvir et alors? -.

« Je t'avoue que je pensais pas que tu le prendrais comme ça... Enfin, je pense que ça s'est vu hein. » Ca c'est même senti dans un rayon de cinq cents mètres, mais j'ai dit que je me taisais. Je souriais davantage hochant de la tête pour lui donner que raison, légèrement taquin sur les bords. Je baissais légèrement la tête pour redevenir sérieux : [color=#666699]« Aujourd'hui, les gens ne se préoccupent que du passé ou de l'avenir, ils se terrent dans leur souvenir et essayent d'anticiper les choses de peur de perdre le contrôle, ce qui est compréhensible. » |/color]je raclais doucement ma gorge, mes yeux perdus dans ma réflexion : « Seulement, on oublie trop le présent, nous sommes focalisés sur le passé et le futur pour essayer d'améliorer notre vie, mais pourquoi pas le faire dans le présent ? Nous perdons notre temps à regarder ailleurs et à se leurrer sur la vérité. Donc, je me fiche de mourir... et tu devrais aussi ignorer ce que tu as vu à propos de moi, je te remercie grandement pour ce geste... seulement je ne veux pas me perdre dans le futur, j'ai réussi à échapper à ma mémoire, laisse moi profiter du présent. Mais continue, d'autre ne voit pas comme moi... je ne te donne pas tort au contraire, la preuve là nous sommes en train de parler comme deux personnes... une discussion amicale. Je crois, que... tu devrais penser à toi, si tu vois la mort de quelqu'un dans l'avenir d'une personne... évite de t'attacher, beaucoup de personnes disent préférer voir l'avenir que de voir sans cesse le passé... ils ont tort, le futur est quelque chose de terrifiant, le passé quelque chose qui nous aide à avancer, ils nos rappellent nos promesses et surtout à ne pas refaire les même erreurs pour connaître le bonheur. Donc... le fait que tu sois mal à l'aise se comprend, c'est comme si tu étais une messagère, une simple messagère... mais on ne soucie pas du détail. On ne pense pas au calvaire que doit subir un messager de la mort, donc rien que le fait que tu viennes me le dire me touche et m'indique que tu dois être une fille très forte... beaucoup plus forte que moi, personnification du passé, toi, personnification du futur, tu dois être plus forte que moi et je n'en doute pas une seconde... » je me perdais, oh oui je suis en train de me perdre dans mes explications, je parlais d'une voix calme un sourire toujours au lèvre.

Les rumeurs et la solitude ont deux choses qui peuvent être relié et aussi dévastatrice, les rumeurs ne sont que des préjuger du flagrant. C'est facile de juger une personne sans la connaître, c'est plus difficile en revanche de la juger en la connaissant , paradoxal non ? Je détournais mon regard vers elle, elle me regardait intensivement un peu plus et je croyais qu'elle allait me sauter dessus... ce qui me déplairait pas... bon ok je me tais ! Et je continue ma narration pour en finir... parce que je suis pressé oui, j'ai le droit ou je dois demander la permission à vous lecteur pour... merde ! Vous comprenez là ? « On dit qu'on reconnaît les fous parce qu'ils regardent les gens dans les yeux, fixement."   Je suivais le trajet de son regard, je secouais la tête : « Qu'est ce qu'un fou dans un monde de folie ? Puis... être fou ici, c'est être différent, regarder les gens et dire la vérité dans les yeux, ne pas mentir, ne pas faire comme tout le monde comme ignorer et laisser passer, être quelqu'un de pur et de bon... alors je crois que oui... tu es folle Sélène... », je rêve Starlight ou tu viens de lui quelque chose de mignon avec un regard tendre ? Oh mon dieu... welcome to carebears land ! Je me relevais doucement avant de lui lancer un dernier regard : « Au fait, excuse moi, je ne me suis pas présenté... bien que je connaisse ton nom, tu ne dois pas connaître le miens... ce qui serait étonnant vu que je m’appelle.... Starlight. », je lui jetais un sourire, j'étais trop bavard... comme à mon habitude vous me direz. Je finis par m'adosser au mur pour fixer l'horizon...
Starlight...
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MessageSujet: Re: Who needs to be saved, the Star or the Oracle ? • Starlight ~ Jeu 12 Juil - 9:30

    Oh non Sélène... Elle avait mentalement envie de se taper la tête contre les marches. Il le disait lui même, ne pas s'attacher aux condamnés du futur, ne pas vouloir changer leur vie, ne pas bousculer le destin, ne pas... Trop tard... Lorsqu'il s'était relevé, elle avait vaguement sourit en détachant enfin son regard du sien, reportant son attention sur la cour, pour enfin fermer les yeux et prendre une expression plus neutre. Elle était stupide. Elle n'aurait jamais dû venir. Et pourtant... Pourtant elle ne regrettait pas vraiment, pas sincèrement. Elle aurait sans doute regretté s'il s'était montré agressif ou si il lui avait créé des problèmes, mais jusque là c'était tout le contraire. Et c'était bien ça le problème.


    Elle avait à faire. En fait, non, mais elle voulait partir d'ici, faire le point sur son don, sa vie, ses relations, savoir ce qu'elle devait faire, ce qu'était son but ici et elle finit par sourire nerveusement en se mettant debout, manquant de glisser d'ailleurs, pour changer. Son expression sembla se détendre un minimum lorsqu'elle croisa ses yeux, l'espace d'un instant, elle eut l'impression de pouvoir totalement lire en lui, d'un simple regard... Et puis l'illusion s'estompa et elle tourna la tête pour observer la porte en rangeant les mèches sauvages de ses cheveux qui voulaient encore moins rentrer dans un ordre particulier que les autres.


    Pourquoi fallait-il que... Pourquoi fallait-il qu'elle ait la sale habitude de s'attacher à quiconque lui portait un minimum d'attention et d'importance ? Elle avait envie de l'observer pour le remercier, même si elle ne savait pas trop pourquoi, mais au final elle avança jusqu'à la porte pour poser ses doigts sur la poignée, et à l'instant du contact avec le métal, elle sentit ses jambes se dérober, son corps heurta la porte de plein fouet, et son esprit s'envola. Comme si elle venait de prendre une balle en pleine tête et qu'elle était morte sur le coup. La douleur avec... Si elle avait pu attendre pour calmer ses visions, dieu qu'elle aurait attendu d'être à l'intérieur, d'être seule ou avec des gens qui n'en avait rien à faire qu'elle s'explose le crâne sur du dallage impérial.



    La vision. Il y avait une musique. Une musique qu'elle connaissait et pourtant elle n'aurait jamais pu remettre un titre dessus, peut-être que c'était pas sa première préoccupation, d'un côté. Elle était dans le self, elle reconnaissait les grandes fenêtres de la plus grande salle, les pierres ouvragées et froides, les rideaux, les tables en bois. Et pourtant elles étaient poussées dans les coins, entassées en vrac les unes sur les autres. Elle sentait un courant d'air froid la parcourir, en se retournant elle remarqua que la porte était ouverte, grande ouverte, chaque détail pouvait compter, non ? Mais elle se sentait atrocement mal, comme si l'air était en train de se restreindre à chaque seconde et qu'elle étouffait. Elle eut le reflexe de regarder ses mains, à chaque fois qu'elle avait une vision c'est ce qu'elle faisait, et croyez moi, elle avait eu de sacrées surprises, mais là, tout ce qui la frappa et lui fit l'effet d'une explosion à l'intérieur de son cœur, c'était le sang. Sec et frais. Ses yeux s'écarquillèrent alors qu'elle relevait le regard sur la pièce, il y avait du sang de partout. Mais personne. Pas une seule présence humaine. Elle pencha la tête sur le côté, sans doute une vision assez symbolique. D'ailleurs, pour une fois, elle se mit à parler, enfin, elle voulu parler, mais les mots qu'elle voulait prononcer semblèrent s'échapper de plus loin.




    « Je sais que nous sommes en danger, pas la peine de... »

    La surprise de cette absence de mot pour sa part la surpris et la fit arrêter, c'est là qu'elle se retourna à nouveau, pour faire face à quelqu'un. Et ce quelqu'un, c'était elle. C'était la première fois qu'elle faisait face à sa propre personne. Pourtant, elle avait la sensation que cette version d'elle même était particulièrement différent, il n'y avait pas de douleur dans son regard, il n'y avait pas de mélancolie et de tristesse, ce qui la caractérisait d'ailleurs bien à la base. Non, dans son regard il n'y avait que la colère. Un amas de colère qui brûlait dans les yeux bleu nuit de la demoiselle. Et elle rayonnait. Elle était magnifique, un charisme hors du commun, qui poussait au respect, le regard sûr et même son apparence ne laissait pas place à la critique. Elle était parfaite. Elle n'était pas humaine. Ce n'était pas elle. Elle voulu lui.. Se parler, mais ses mots ne sortirent pas du tout cette fois. La musique dérailla et s'arrêta. L'autre eut un sourire et passa sa main dans ses cheveux avec dédain, elle même recula. Son double la terrifiait.




    « Voilà ce que tu vas devenir, Sélène. Un monstre, une tueuse, sans remord, sans amour, sans reproches, sans enfant, sans personne. Voilà ce que tu es, Sélène, au fond de ton cœur pourri par la douleur et ton absence d'estime de toi-même. Tu changes. Ton être est déjà mauvais. Tu les tueras tous. Tu causeras à tous la mort. Tu verras, tu y prendras goût, tu voudras continuer. Tu verras... »

    A nouveau elle recula subitement en grimaçant de douleur, posant ses mains sur ses oreilles. Tout cela n'était pas possible, elle le savait, ou du moins elle s'en persuadait. Est-ce que quelqu'un contrôlait ses visions pour lui faire du mal ? Et pourtant, l'éventualité que tout cela puisse être possible était flagrante, et non négligeable. Elle poussa un gémissement de douleur et eut un grognement de colère en regardant son autre. Celle ci lui souriait, avec une bonne couche d'amusement. Un éclair traversa l'espace, puis ce fut le noir et le silence. Quelqu'un avait-il abrégé ses souffrances ?


    Quand elle rouvrit doucement les yeux, il faisait toujours gris, toujours froid, et elle était toujours dehors. Sauf qu'elle pouvait voir seulement le dessous du porche et le ciel, elle s'était donc bel et bien écrasée par terre. Ses yeux devaient être vides ou absents, ou les deux. Elle avait envie de tout arrêter là. Elle était en colère, tellement en colère qu'elle aurait pu se mettre à chialer. Sauf que non, son corps ne répondait pas. Toujours pas. Pendant quelques instants, elle eut peur que la vision ne se soit pas arrêtée, mais si, forcément. Après tout, l'autre avait raison. Elle était imparfaite, en colère, plusieurs fois par jour elle avait envie de tuer. Les autres l'avaient bien fait, alors pourquoi pas elle ? C'est vrai qu'elle était encore une des seules à Rédemption à ne pas avoir les mains salies par la mort. Mais elle en avait envie. Elle en mourrait d'envie.


    « Tellement de sang... Starlight... »

    Elle n'était toujours pas totalement là et elle espérait que lui le soit, encore. Elle entendit sa propre voix et que son cœur se remit à battre d'un coup, tellement vite qu'elle jura qu'il allait exploser. Elle reprit sa respiration brusquement et tenta de se redresser, assise, mais elle n'y arriva pas. Elle avait vraiment dû se frapper la tête fort en fait. Elle ne se rendait pas compte, comme ça, mais en fait... Sélène était vraiment une fille totalement à la masse. Et pourtant, son double charismatique, s'il la terrifiait, elle l'enviait. Elle avait envie d'avoir cette carrure de leader. Elle avait envie qu'on la respecte, elle avait envie d'attirer le regard et l'envie. Elle était imparfaite. Elle était humaine. Elle était pourrie de l'intérieure... Son passé était-il vraiment une circonstance atténuante ? …

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