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The darkness is right here with me. Come and join us! [PV Gwen]

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Mardy Bum
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MessageSujet: The darkness is right here with me. Come and join us! [PV Gwen] Mar 1 Mai - 1:13

Elle était allongée dans son lit, les yeux grands ouverts. Elle ne voulait pas dormir. Elle ne voulait pas rêver. Dans ses rêves il y avait Matt. Or Matt n’était plus là. Elle regardait donc la faible lumière qui filtrait à travers sa fenêtre. C’était la pleine lune, les nuits étaient claires. Le plafond prenait une lueur inquiétante au reflet de la lune. Elle respira profondément, les yeux plongés dans le vide. A quoi bon ? Matt était toujours là, de toute façon. Qu’elle dorme ou pas, ses pensées étaient fixés sur Matt. Sur ses yeux. Sur son odeur. Elle toucha son collier. Le collier de Matt. Une pierre verte. Ses yeux s’emplirent de larmes. Elle se leva silencieusement pour ne pas réveiller £llana et Ellen. Pied nu, elle se dirigea vers la porte. Elle avait enfilé un pull trop grand. Un pull de Matt. La seule chose qu’elle avait pu récupérer de lui. Qui avait gardé son odeur. Elle pensait trop à lui. Elle culpabilisait. Chaque instant, elle voulait se souvenir de lui mais l’oublier aurait été la meilleure des solutions.
Elle essuya ses larmes, marchant pied nu dans les couloirs. Elle aurait pu lui donner sa virginité pour dire combien il comptait pour lui. Enfin virginité est un bien grand mot. S’étant fait violer, elle ne savait pas trop si elle pouvait se dire vierge ou pas. Finalement, elle s’en foutait de la qualification. Elle se disait vierge car personne ne savait. Personne ne savait que cet homme, cette pourriture… « Je t’interdis d’y penser » cria-t-elle dans un sanglot de larmes. Des larmes de colère cette fois-ci. Elle essuya ses larmes, tira sur son pull pour qu’on ne voit pas sa culotte et monta les escaliers un par un sans trop savoir ce qu’elle faisait. Elle ne se reconnaissait pas ce soir. Elle qui niait toute sa vie en bloc, toute son enfance. Elle qui surmontait tout, qui était forte et manipulatrice. Qui était-elle ce soir même ? Une petite pleurnicheuse incapable de dormir.

Son pouvoir l’empêchait de ressentir la chaleur mais la chaleur lui manquait. Elle n’avait qu’une envie c’était de pouvoir sentir à nouveau contre son corps la seule chaleur qu’elle pouvait ressentir : la chaleur humaine. Elle glissa ses mains bien au fond des manches puis en posa une sur la rampe, montant les marches silencieusement, légèrement.

Arrivée au 3e étage, elle passa de couloirs en couloirs, à la recherche de quelque chose qui pouvait occuper son esprit pour ne pas penser à Matt. Au viol. Au meurtre de ses parents. A tout ce qui rendait sa vie malheureuse et triste. Elle se sentait perdu, déchiré. La solitude résonnait dans sa tête. Le silence.
Le néan.
Mardy s’assit contre un mur froid et regarda la grande fenêtre au bout du couloir, éclairant d’une douce lumière l’intérieur du bâtiment. Une vie de chien pour un petit chiot égaré au milieu de nulle part. Ce n’était même pas surprenant. La seule chose surprenante était que le chiot qui était devenu un chien féroce et méchant retournait dans la naïveté et l’ignorance. Rien qu’un soir, rien que ce soir et tout pouvait basculer. Demain elle irait mieux. Du moins elle sourira pour se montrer à elle-même qu’elle ira mieux. Pour se mentir à elle-même. Et c’est comme ça qu’elle s’aimait. C’est comme ça qu’elle s’est toujours aimé. Manipulatrice niant toute existence de tristesse. Cela lui coûtait le sommeil. Tant pis, le prix à payer était faible. Elle se mit à fredonner l’air d’une chanson dont elle ne se souvenait pas les paroles puis se releva, se guidant avec le mur comme une aveugle alors que la lumière éclairait si bien. Elle s’arrêta devant une sortie de secours qui menait à un balcon. Il fallait qu’elle prenne l’air, il fallait qu’elle respire. Peut-être que le vent emportera ses souvenirs avec lui. Peut-être que non. Elle resta là, plantée devant la porte, sans l’ouvrir, perdu dans ses pensées.


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Gwen Burnett
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MessageSujet: Re: The darkness is right here with me. Come and join us! [PV Gwen] Ven 18 Mai - 18:04

Les paupières grandes ouvertes. Les yeux rivés sur un vieil Ipod à la lumière aveuglante, transcendant le noir ambiant. La nuit, l'incapacité de dormir, le THC qui s'endort dans les veines. Gwen se sent lasse, sans que le sommeil ne puisse la prendre. Quelles pensées l'habitent? Celles de sa nouvelle rencontre, sa première rencontre ici. Julian. Quel étonnant garçon, étonnant parce que ressemblant à sa petite personne. La brune soupire, se redresse pour s'asseoir au bord de son lit, posant ses pieds nus par terre. Un frisson lui parcourt les jambes, ses jambes à-demi nues, couvertes d'un short de tissu et d'un T-shirt large découpé au niveau du col, tombant de ses épaules. Une main court dans ses cheveux en bataille. Elle retire ses écouteurs, d'un geste sec. Non, la musique ne la bercerait pas, alors à quoi bon? Elle éteint l'appareil, le glisse sous son oreiller, et fouille dans le tiroir pour sortir un paquet de cigarettes.

Le tube de cancer entre les lèvres, elle sort un briquet de son soutif, et approche la flamme. Stop. Rédemption, pensionnat, colocataires. Fumer dans la chambre ne serait pas respectueux, n'est-ce pas? Allons bon, quelles étaient ces espèces de nouvelles valeurs qui lui venaient soudainement en tête! Elle eut un rire, la flamme s'éteint. Gwen récupère des feuilles à rouler qu'elle glisse dans son short et se dirige vers la porte, féline, sans un bruit. Elle ouvre, passe la tête à l'extérieur puis s'eclipse, et se rend au troisième étage. Sans trop réfléchir, elle marche sans vraiment savoir où, sa cigarette posée entre les lèvres, jouant du bout de ses doigts avec la roulette du briquet.
Son regard semble vide, pas inexpressif pour autant, simplement impassible. L'habitude de son "je-m'en-foutisme".

Le couloir parait bien sombre, baigné d'une seule lueur bleutée en son fond; une fenêtre, qui éclaire le sol et les murs. Le silence. Elle ne sait pas exactement où elle est, et elle s'en fiche pas mal. Elle sait ce qu'elle cherche; un genre d'issue de secours, un balcon, n'importe quoi. Ses yeux verts scrutent les murs, dans l'ombre, sa main libre tâtonnant à la recherche d'une poignée.
Là. Elle pousse la porte, doucement, et débarque sur un balcon. Le léger vent secoue son corps de minuscules frémissements, elle inspire, referme derrière elle.
Gwen va alors s'adosser aux barrières, face au mur du bâtiment, et non pas au paysage. La Lune est pleine, ce soir, et permet de voir assez bien. Mais les rayons lunaires provoquent d'autres choses que la clarté; on dit qu'ils empêchent de dormir les insomniaques, font ronfler certains comme des tombes, ou encore donnent l'envie de faire l'amour. Gwen sourit, et sort une longue feuille du paquet, dont elle déchire aussi un morceau qu'elle roule en un petit tube, qui se place ensuite entre ses lèvres, à la place de la cigarette qui tourne maintenant entre ses doigts. Des gestes bien précis, habituels. Elle verse le tabac au creux de la feuille, jette le mégot, et de sa main libre sort un pochon de son soutif. Rempli de verdure. Quelques têtes d'herbe magique mêlés au tabac, elle roule, lèche, referme.

Briquet. Ah non... Qu'en avait-elle fait? Gwen soupire, cherche dans son soutien-gorge, dans son short, sans gêne. Non... Il avait dû tomber par terre. Retourner en chercher un dans sa chambre? Avait-elle vraiment le choix...
Son cône callé entre les lèvres, elle revient vers la porte, l'ouvre. Ses yeux se posent, soudainement bien grands, sur une jeune femme. Les cheveux clairs, selon la lumière. Légèrement habillée, tout comme elle. Jolie, à première vue. Elle a la tête basse, et les yeux très visiblement humides; ils luisent, brillent.
Le visage de la brunette ne démontre aucune expression, seul peut-être l'étonnement, et encore. Elle ne sourit pas, ne bouge pas, la main posée sur la poignée, le courant d'air frais s'engouffrant à l'intérieur.


_T'as du feu? Lance-t-elle.

Peut-être que cette fille lui empêcherait un aller-retour inutile! Bien qu'elle paraissait peu habillée, elle avait sans doute des poches, quelque part. Au pire, elle repasserait juste le balcon au peigne fin; ce putain de briquet ne devait pas être bien loin...

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MessageSujet: Re: The darkness is right here with me. Come and join us! [PV Gwen] Dim 27 Mai - 17:32

La douce lumière du crépuscule vint caresser son visage. Mardy leva la tête face à la porte qui venait de s’ouvrir devant elle. Et tandis qu’elle croisait le regard de la personne qui se trouvait prêt d'elle, ses pensées fuirent. Ne sachant plus ce à quoi elle pensait, elle senti comme un poids se soulever, la laissant respirer. Mais elle senti ce poids revenir bien vite. Elle ne bougea pas un moment, essayant d’analyser la situation délicate dans laquelle elle se trouvait. Elle était en chemise, pied nu, les yeux brûlants, sans doute brillants, les cheveux en batailles et des lourdes pensées pleins la tête devant une porte de sortie du 3e étage, une jeune fille se tenant devant elle, de la drogue à la bouche. Elle resta silencieuse, ne sachant trop quoi dire. Elle ne connaissait pas cette fille, elle ne l’avait jamais vu. Cette fille semblait blasé, très peu surprise de voir Mardy. « T’as du feu ? » Surprise par la question Mardy ne répondit pas tout de suite. Puis elle ne finit pas sourire, sortant de sa poche situé sur la poitrine une allumette. « J’ai toujours du feu sur moi » Tenant l’allumette entre son index et son pouce, elle fit augmenter la chaleur de façon à faire apparaitre une flamme orangé sur le bout rouge du petit morceau de bois. Elle alluma le joint de la jeune fille, laissant la flemme lécher ses doigts ensuite. De son sourire faussé, elle observa la fille devant elle. Une brune aux yeux clairs, aussi grande qu’elle. Elle avait l’air gentille quoiqu’un peu blasé.

Mardy pointa du doigt le balcon : « Je peux ? » Elle s’assit sur le rebord pour pouvoir respirer.
Mais elle n’arrivait pas.
Elle n’arrivait pas à prendre une grande inspiration. Chacun de ses nerfs étaient tendus, son souffle court, ses yeux gonflés. Elle ne devait pas en mener large face à la jeune fille qu’elle venait de croiser. Elle ne savait rien de cette fille. Rien. La blonde joua avec l’allumette. Du moins avec la flamme sur l’allumette. Elle n’avait pas peur de jouer avec le feu. Elle n’avait pas peur. Du balcon, on pouvait voir le cimetière où Mardy allait souvent se promener. Elle essayait d’y oublier sa famille.
Pourtant, à Edimbourg, elle l’avait oublié. C’est seulement une fois ci que tous les souvenirs ont ressurgi. Cette école. Ce n’est finalement qu’une enceinte où les souvenirs rebondissaient sur les murs, créant des marques ineffaçable.
Chacun ici devait avoir un passé. Un lourd passé. Le sien, elle s’en souvenait très bien. Trompé par l’argent des parents, rejeté de tous. Criminelle à son plus jeune âge puis fugueuse. Clandestine, victime d’harcèlement sexuelle, tueuse en série pour finalement finir comment ? Comme élève à Redemption, une école de fou parmi d’autres. « La folie est le propre de l’homme » a dit Cendrars. Mais pourtant, Mardy ne se sentait pas propre à l’homme. Elle se sentait différente. Elle se sentait coupable. Techniquement, elle avait de quoi. Si la police pouvait l’accusé, elles seraient accusé de meurtres en séries : Au moins trois meurtres dans un délai de plusieurs jours ou plusieurs années. C’est une faute grave. Au texas, on pend les gens pour une faute pareille. Après de telles accusations, les criminels perdent souvent la tête, devienne dangereux. Mardy, elle, ne se considère pas comme dangereuse. Elle garde la tête sur les épaules et c’est ce qui fait que la culpabilité est lourde. Très lourde.

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Dernière édition par Mardy Bum le Mer 27 Juin - 20:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The darkness is right here with me. Come and join us! [PV Gwen] Dim 17 Juin - 22:08

Une allumette. Une étincelle, une flamme. Gwen aspire, laisse le feu consumer la feuille et se créer un foyer dans le tabac et les particules de THC ancrées sur des morceaux de verdure. Elle souffle cette fumée nocive, et en un rien de temps l'odeur qu'elle aime tant se répand dans l'atmosphère. La blonde pose une question, une sorte de demande de partager ce balcon. Indifférente, la brune hoche la tête, tandis que l'autre va s'asseoir sur le rebord. La Lune éclaire alors son visage, un peu mieux. Maintenant elle peut voir les traces humides sur ses joues, preuve que sa première hypothèse était la bonne. Elle cale le cône entre ses doigts après en avoir tiré une longue bouffée, qui emplit ses poumons. Son regard vert est braqué sur elle; observation. Elle semble avoir du mal à respirer à fond, sa poitrine se soulève à peine sous le tissu de la chemise. Ses cheveux en bataille n'enlevaient rien à son charme. Gwen voyait là un petit animal perdu, sans refuge. Elle voyait là un chagrin solitaire, caché, plus profond que n'importe lequel. Et elle voyait surtout une personne qui, comme elle, avait dû accumuler ses peines dans le silence.
Une personne du genre à étaler ses problèmes aurait tout de suite engagé la conversation sur le fait qu'elle était arrivée en chiales, alors qu'elle, non. Elle agissait comme Gwen aurait put le faire, ce qui lui força le respect, tout au moins.

Elle vint s'asseoir sur le rebord, en tailleur, le dos voûté, le visage clairement orienté vers la blonde. Encore une bouffée de son poison vient glisser dans sa gorge. Elle souffle. Elle n'a pas besoin de mots, elle regarde. Elle regarde cette personne qu'elle ne connait pas, dont elle ne sait absolument rien. Parce qu'elle n'avait jamais vu personne pleurer. Parce que ses compères de fête ne montraient pas leurs sentiments, jamais, et qu'elle avait dû faire de même. Parce qu'elle, ne sait pas ce qu'elle peut ressentir. Est-ce qu'elle a honte d'être ainsi face à quelqu'un? Gwen serait morte de peur, à sa place. Etre là, vulnérable, presque déjà six pieds sous terre, enfoncé par la douleur, avec ces yeux qui vous scrutent. Non, elle ne le supporterait pas.

Alors, elle dévie son regard, se redresse. La réconforter serait maladroit, mal perçu peut-être, ou juste refusé par son interlocutrice. L'ignoer la ferait peut-être tomber encore plus bas en lui prônant des sentiments d'infériorité et si elle ne les a pas déjà, de honte. Elle cherche quoi faire, comment le faire. Puis sourit. Evidemment...
La jeune femme décide de faire ce qu'elle sait faire le mieux. Oublier. Tirer un trait, passer au dessus. Faire en sorte que le monde n'existe plus sous vos pieds et devant vos yeux. Voilà ce qu'elle va proposer à l'âme en peine face à elle. Un accès direct vers ce qu'elle dit "Paradis artificiel", comme Baudelaire l'a si bien décrit. L'allée simple vers le cercle vicieux qui vous expulse dans vos rêves, créant l'illusion de votre réalité.

Gwen tend le joint à Mardy.

_Emmerde le monde, ce soir. Envole-toi.

Et surtout, ne pense pas à l’atterrissage... Ne pense pas au crash qui va s'en suivre, aux peines qu'elle t'aura crées, en plus des tiennes. A l'obsession de l'iréel qui va naître en toi, au besoin de partir et d'être libre par le biais de ces substances... Ce n'est que le début. Elle a encore long à lui apprendre. Faut-il encore qu'elle accepte...

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MessageSujet: Re: The darkness is right here with me. Come and join us! [PV Gwen] Mer 27 Juin - 21:18

« Emmerde le monde ce soir. Envole-toi. » Elle lui tendait le joint qu’elle avait roulé à la main. Surprise, Mardy regardait les yeux de la jeune fille. De très beaux yeux. Ce qu’elle venait de lui dire l’avait touché au plus profond d’elle. Le monde, elle l’emmerdait. Mais elle ne s’envolait pas, non. Lorsqu’elle voulait s’envoler, ses ailes se cognaient au sol. Elle eut un sourire absent et prit le tube entre ses mains. Cela allait peut-être lui donner des ailes. Des ailes assez petites pour l’emporter loin mais pour pas qu’elle ne se cogne.

Au fond d’elle, elle savait pertinemment que c’était faux. Que cela n’allait que l’enchainer sur terre, lui poser une laisse, des menottes. Ce n’était qu’une prison de dépendance qui l’empêcherait un jour d’être heureuse. Une prison maquillée en magasin de bonbon. Comme si la porte était ouverte, ne laissant pas la lumière filtrer l’intérieur et que devant, une petite affiche « Free Hugs This way => » était placardé. Elle savait qu’une fois à l’intérieur, il n’y aurait que des barreaux. Pas de bonbons, pas de câlins. Pourtant, elle avait envie d’entrer. La tentation était là, juste dans sa main. Elle apporta la clope à son sourire, inspirant dans le filtre.

Elle senti la fumée entrer dans sa gorge, dans ses poumons, l’étouffant. Evidemment, elle recracha tout. Evidemment. Elle toussa comme une folle, les yeux humides prit d’un fou rire. L’image d’elle en train de s’étrangler la rendait hilare, elle en avait les larmes aux yeux. Elle riait, que c’était bon ! Elle n’avait pas ri depuis fort longtemps. Elle se calma et reprit une autre bouffée qui la fit tousser mais déjà moins. Elle rendit le joint à Gwen, soudainement contente d’avoir pu rire. « Merci ! » dit-elle le sourire au lèvre. « Merci… . Merci de l’avoir fait rire, merci de l’avoir libéré de ses chaines. Les chaines du passé. Elle en avait besoin, mais alors à un point…

Elle sourit montrant ses dents de la chance. De la chance, tu parles ! Comme si elle avait eu de la chance dans sa vie. Ses parents victime de sa colère, sa sœur abandonnée par elle qui n’a pas su tenir une promesse, son viol, le meurtre du violeur, Alaric qui a dû subir sa disparition sans raisons. Raisons qu’elle n’évoquera jamais. Pourquoi ? C’est vrai ça, que faisait-elle pendant les 8 mois entre Edimbourg et Rédemption ? Ce fût tellement horrible, tellement inhumain, que Mardy elle-même avait oublié. Non pas que sa conscience lui faisait oublier des passages de sa vie. Mais qu’elle connaissait une personne. Une personne capable de lui faire oublier un passage de sa vie. Elle avait choisi d’oublier ces 8 mois. Pourtant, allez-vous me dire, elle aurait pu faire d’une pierre de coup et oublier le meurtre de ses parents. Non. Elle avait choisi de ne jamais oublier la haine qu’elle éprouvé pour ses deux personnes qu’on qualifiait de parents. Elle avait choisi de toujours se souvenir à quel point ils étaient horrible. A quel point ils méritaient leurs morts. A quel point il ne méritait pas sa culpabilité. Mais si elle culpabilisait, c’était plus pour ce qu’elle avait fait endurer à sa sœur. Sœur qui avait vécu des choses terribles à cause d’elle. Elle ne savait même pas ce qu’elle devenait. Elle n’avait pas de nouvelles. Une carte d’anniversaire en janvier, c’est tout.

Elle regarda Gwen souriante, cachant un peu plus son malheur. Elle le savait pourtant. Elle le savait au fond d’elle, que les drogues l’enchaineront sur terre plutôt que de lui procurer un bonheur certain. Ou seulement un bonheur en boite, un faux bonheur, factice. Mais elle était désespérée sans doute. Elle voulait y croire. Elle voulait croire au bonheur. Au vrai bonheur avec un grand B. A celui qu’elle n’aurait jamais et qu’elle n’a jamais espéré. Peut-être, pourtant, que les drogues lui procureront ce bonheur, qui sait ? Elle pencha la tête. « Moi c’est Mardy. Tu n’aurais pas quelque chose de plus… Doux. Pour commencer ? » demanda-t-elle avec un regard complice. Pour commencer. Juste pour commencer. La vie c’est ça après tout. C’est le commencement. Là, à ce moment, sur ce balcon, à côté de cette fille qu’elle aimait déjà bien, elle commençait. Elle commençait sa vie.


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MessageSujet: Re: The darkness is right here with me. Come and join us! [PV Gwen] Dim 15 Juil - 19:08

La blonde attrapa le cône. Son visage resta impassible, un instant, elle parut réfléchir à ses mots. Une inspiration; elle se mit à tousser violemment, alors qu'un large sourire apparaissait, un rire se faisant peu à peu entendre derrière la toux. Gwen ne put s'empêcher de sourire à son tour, observant attentivement les réactions de la jeune femme. Visiblement, c'était la première fois qu'elle fumait des substances illicites... Peut-être la première fois qu'elle fumait tout court, d'ailleurs. Une nouvelle taffe, et elle lui rendit son poison, avec un "merci" sincère et des plus simple.

Elle ne se perdait pas en conjectures, en mots futiles et en rajouts dans ses phrases. Elle allait à l'essentiel, et ça facilitait les choses pour Gwen, ça lui permettait de l'apprécier aussi. La blonde demanda quelque chose de plus "doux" pour commencer. Elle esquissa un sourire amusé, et sortit de sa poche son paquet de cigarettes. Elle ouvrit à l'aide de son pouce, et le tendit à sa nouvelle connaissance, secouant légèrement pour qu'un tube de tabac se détache des autres.
Sans un mot, aucun. Gwen n'en ressentait pas le besoin. Elle regardait la gamine égarée sans doute aussi paumée qu'elle quelques années plus tôt. Elle la regardait et elle se disait qu'elle devait avoir besoin d'aide.

La brune savait bien que ce qu'elle lui offrait était loin du bonheur réel. Elle savait qu'elle intoxiquerait ses poumons et chamboulerait son esprit, mais, égoïstement, ça lui était égal. Elle voulait quelqu'un qui puisse arrêter de la juger parce qu'elle a un joint à la main, quelqu'un qui rit avec elle pour à peu près n'importe quoi, quelqu'un qui veut oublier le monde et sa pourriture tout autant qu'elle. Semblerait-il qu'elle avait trouvé... Et maintenant il ne lui fallait que le facteur reliant; la drogue faisait très bien l'affaire.

Gwen ne se demandait pas Pourquoi elle choisissait certaines personnes. Elle les choisissait, voilà tout. L'instinct, le feeling, ce regard complice qu'elle lui avait lancé de ses grands yeux encore humides. Cela suffisait.
Elle se décida tout de même à parler, au moins pour se présenter, c'était plus... Convivial!


_Gwen. Tu peux prendre une clope si tu veux. Mais avec tout le goudron et les autres merdes qu'ils mettent là dedans... Autant le fumer avec un peu d'herbe magique, histoire d'adoucir le tout...

Son ton était atrocement froid. Détaché. Ponctué d'un air blasé qui lui appartenait, l'intensité avec laquelle elle parlait baissant jusqu'à des chuchotis et des brisements de voix sur la fin de ses phrases.
Pourtant, il y avait un sourire sur ses lèvres. Un sourire discret, doux, et léger. Un sourire presque enfantin qui trônait, là. Ses yeux verts trouvèrent ceux de Mardy et elle les fixa un long moment, malgré la pénombre de la nuit. Elle apercevait leur couleur au cair de Lune. Toutes les formes minuscules qui composaient ses iris.
Elle scrutait sans gêne, comme souvent, d'un regard perçant qui forçait habituellement l'interlocuteur à détourner le regard. L'impression de fouiller l'autre, juste par ses yeux. De détecter en lui la moindre once de faiblesse, la moindre hésitation, la plus minuscule faille. Fiction. Evidemment. Gwen aime se raconter des histoires. Elle aime aussi l'emprise qu'elle peut avoir sur les gens. Mais ce n'est pas ce qu'elle cherche avec cette demoiselle. Alors elle lâche enfin sa prise, se rappelant qu'à l'instant où elle pourait regarder à l'intérieur de son interlocutrice, celle-ci pourait très bien faire de même si l'envie lui prenait. Fiction. Evidemment.

La brune soupira, détournant complètement son visage pour relever le nez vers le ciel. Le ciel... Elle posa le joint entre ses lèvres, là, et s'appuya sur ses bras, se penchant légèrement vers l'arrière. Le foyer s'illumina dans le tabac et les fleurs, dans un crépitement à peine discernable, mais qu'elle connaissait si bien... Le poison se diffusa dans sa gorge, jusque dans ses poumons, où elle retint la fumée avant de la laisser s'échapper par son nez. Dragon. Elle eut un sourire, un sourire de gamine, bien plus marqué.
La fatigue, le ventre vide, l'envie réelle de foutre le camp, tout ça ne ferait qu’accélérer la montée du produit jusqu'à son cerveau, où des tas de neurones se retrouveront bloqués, dans l'incapacité de fonctionner normalement. Gwen fumait à une allure assez déconcertante. Et ça lui rappelait souvent un livre qu'elle avait dû lire il y a quelques années de cela...

"Pourquoi tu fumes si vite?"
"Tu vois, les autres. Ils fument pour s'la jouer, ou parce qu'ils aiment ça."
"..."
"Moi j'fume pour mourir."



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MessageSujet: Re: The darkness is right here with me. Come and join us! [PV Gwen] Ven 7 Sep - 16:22

Mardy prit le tube qu’on lui tendait en fixant Gwen. Gwen était à Rédemption ? Cette Gwen ? D’un geste elle alluma la cigarette et prit une bouffée, toussant encore mais moins. Toujours moins. Le visage de Mardy s’illuminait, ses yeux brillèrent. Alors comme ça, elle fumait ici avec Gwen. C’est une chose qu’elle n’aurait jamais cru envisageable. Du simple fait que Gwen n’était pour Mardy que la description des souvenirs d’Alaric. Voilà ce qu’elle était, un souvenir qu’elle n’avait jamais vécu. Les étoiles reflétant dans ses yeux, Mardy souriait, oubliant quelque peu le malheur qui l’avait amené ici. Elle approcha ses genoux de sa poitrine, et en boule, elle se serra dans son pull trop grand qui avait l’odeur de Matt.

Elle se senti mal. Elle n’osait plus regarder Gwen. Maintenant qu’elle connaissait le sentiment d’absence que quelqu’un pouvait laisser derrière lui lorsque celle-ci disparaissait, elle s’en voulait. Alaric lui, avait été abandonné non pas seulement par Gwen mais par elle-même aussi. Elle était partie dans la hâte, quelque part, ce quelque part dont elle n’avait aucun souvenir. Pour des raisons qu’elle ignorait, elle n’avait pas prévenu Alaric. Elle se demandait si le garçon aux cheveux noir et au regard impénétrable avait ressenti ce sentiment d’absence, d’abandon. Elle se demandait si les yeux dans lesquels on pouvait lire les ténèbres du monde avait lui eux aussi cacher le sentiment d’être trahi, humilié, dépourvu de forces. Elle en doutait fortement. Mais malgré tout, Alaric avait pardonné. Pardonné à elle et à Gwen, il avait accepté de les faire revenir dans sa vie, de donner son entière confiance à deux personnes qui étaient partis. Alaric était quelqu’un d’exceptionnel.

Mais Mardy n’avait jamais eu l’intention de partir pour de bon. Mardy avait l’intention de revenir, de le revoir. Elle lui en avait fait la promesse. Une promesse, c’est une promesse. Maintenant que Noah, Nathan et Alaric étaient là, elle n’aurait plus à partir. Elle n’avait plus personne en dehors de Rédemption à l’exception de Thomas. Thomas, c’était un inconnu. Quelqu’un qu’elle avait connu et dont elle ne se souvenait plus. Il lui avait donné cette lettre, il lui avait dit d’aller à Rédemption. Ils devaient être proches. Mais Mardy l’avait oublié, lui comme les autres durant ses 9 mois d’absences. Elle avait oublié les sentiments d’amitiés qu’elle éprouvait pour lui et donc la pitié.

Mardy finit par adresser son sourire à Gwen. Les yeux dans le vague, elle gardait toujours un pied sur terre. S’interdire de rêver, s’interdire de décoller. Rester sur terre, ne pas se souvenirs. Surtout, ne pas se souvenir. C’est ça le but finalement, de la vie. Faire de la vie un endroit insupportable pour être content de mourir. Mais peut-être que finalement, on devrait s’autoriser à s’envoler. Même avec un peu d’aide. Peut-être que la mort sera tout aussi agréable. On n’en sait rien.

« J’payerais les prochaines, Gwen. » dit-elle en penchant la tête. Derrière cette phrase toute con, simple, inutile, elle disait beaucoup de choses. Elle disait « J’veux continuer. Il y aura une prochaine fois Gwen, si tu le veux, on est bien là. » Elle disait « Je te connais, Gwen. Je te connais sans jamais t’avoir vu mais je me fiche pas mal de ton passé. » Elle disait « Je suis dans le coup. Je ferme les yeux, je vole sur les nuages de fumée qui sortent de nos cigarettes, ces nuages industriels qui semblent si doux. ». Elle disait tout dans cette phrase, elle lui racontait sa vie.

Elle avait à peine touché à sa cigarette que celle-ci commençait à s’éteindre. A force de penser, on en oublie ce qu’on a dans les mains. Mardy sorti de ses pensées. Mais quelque chose d’autre attira son attention. Le claquement d’une porte dans le couloir. Le couloir du troisième étage était l’étage où les membres du personnel dormaient. Et lorsqu’une porte claquait, c’est qu’un prof était réveillé. Et ça, ce n’était pas une bonne nouvelle pour elles. L’esprit dans le noir, Mardy ne savait pas quoi faire. Et tandis que des pas s’approchaient, elle ne bougeait pas.



Je suis désolée. C'est pauvre mais ma prochaine réponse sera plus longue et surtout postée plus rapidement.



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Gwen Burnett
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MessageSujet: Re: The darkness is right here with me. Come and join us! [PV Gwen] Dim 9 Sep - 0:02

La blonde avait accepté le bâton de cancer. Bien évidemment. L’interrogation que son prénom avait suscitée chez elle n’avait même pas effleuré Gwen. Pas le moins du monde. Comment pouvait-elle soupçonner que Mardy serait intimement liée à son passé ? Elle ne le savait pas. Ne le saurait pas tout de suite. Son passé était loin, si loin… Derrière les beuveries, les pétards, les coups d’un soir, les massacres sur son corps et le reste. Il semblait effacé après tout ça. Comme une période révolue, un instant qui n’influence plus son attitude aujourd’hui. Et pourtant… Il en est le dernier chaînon qui l’a enfermée dans ce cercle vicieux qu’est la drogue. Mais ce serait mentir de dire qu’Alaric a été l’élément déclencheur de sa déchéance. Gwen ne l’a jamais vu comme ça.


Elle a choisit sa voie seule, bien qu’appuyée par la séparation. Elle a eu si mal, lorsqu’il a dû partir. Jamais rien ne l’avait heurtée. Et ce jour là elle avait senti tout son être trembler de l’intérieur. Une douleur telle qu’elle voulait se tordre sous la pulsion nauséeuse qui résultait de son incapacité à pleurer. Elle était restée là, les yeux secs quand son âme se noyait. Et puis, il est parti. Il l’a laissée, à sa ville, à ces gens, à toute cette ambiance malsaine dans laquelle elle s’est baignée entièrement, pour oublier. Et ça avait marché…

Aujourd’hui, le regard planté dans les étoiles, rien ne lui vient à l’esprit. Strictement rien. Le ciel s’imprime sur sa rétine et transfère l’image à son cerveau qui ne réagit que par contemplation. Les pensées qui fusent sont futiles, sans grande importance. Sa tête est légère, libre.
La voix de Mardy retentit à nouveau. Dans une phrase si simple. Si simple et à la fois dont elle ressentait tous les accents et les sens cachés. C’était là l’amorce de leur relation. C’est là que tout commençait. Elles s’étaient acceptées, mutuellement. Et il y avait cette familiarité dans sa voix. Ce son qu’elle ne comprenait pas, comme si cette blondinette l’avait depuis toujours reconnue sous son prénom. Le même ton qu’on emploie lorsqu’on parle à quelqu’un qu’on connait déjà. Il n’y avait pas de timidité ou de réserve, c’était sincère.
La brune tourna la tête, un instant. Elle la regardait, recroquevillée dans ce pull trop grand, la cigarette s’éteignant entre ses doigts. Elle eut un sourire, pour toute réponse. Un regard bref, complice le temps de quelques secondes. Le foyer du joint s’était éteint aussi.

Malheureusement, les professeurs aussi avaient leurs moments d’insomnie… Des pas se rapprochaient, et cela n’annonçait rien de bon. Gwen posa le joint au sol, dans un angle caché par les deux silhouettes. Elle se releva et s’approcha de Mardy, qui avait l’air un peu perdue et surtout démunie face à la situation. Elle, avait une idée. Ce genre de choses n’étaient pas arrivées qu’une fois. Elle entoura la jeune femme de ses bras, délicatement, et lui lança à voix basse.


_Fais semblant de pleurer. T’as les yeux bien assez rouges pour ça. T’inquiètes de rien, je gère.

La porte qui menait au balcon s’ouvrit, et un homme sortit, le regard embrumé de sommeil et braqué sur les deux jeunes filles.

_Je peux savoir ce que vous fichez là à une heure pareille !?

Gwen tourna la tête vers le professeur. La pénombre jouait en son avantage, son visage ne la trahirait pas. En revanche, elle, voyait clairement l’adulte.

_Elle se sentait mal, monsieur. Elle avait besoin de prendre l’air, alors je l’ai accompagnée.

_On a l’esprit de camaraderie, à ce que je vois. Vous allez retourner vous coucher, et en vitesse, ou bien c’est le directeur qui sera prévenu demain !

...

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C’est d’pas pouvoir se rappeler ce qu’on ressentait avant.
Essaie de garder cette sensation.
Parce que si tu la laisses s’en aller...
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Mardy Bum
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MessageSujet: Re: The darkness is right here with me. Come and join us! [PV Gwen] Mar 16 Oct - 20:33

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Un arbre qui s’abat dans une forêt fait-il du bruit lorsqu’il n’y a personne pour l’entendre ?







La fumée dansait dans les airs tel des mains de danseuses qui s’entrelaçaient. Mardy pouvait voir les doigts de la danseuse bouger dans le rythme lent du vent. Entre son index et son majeur se logeait un joint dont le foyer brûlait. On entendait presque des craquements rythmant les pas de la danseuse qui se propageait dans le ciel. C’était un spectacle que Mardy appréciait. Mais celle-ci quittait déjà les mouvements de la danseuse des yeux pour observer briller les projecteurs qu’étaient les étoiles.
« Alors comme ça tu pars. » Ce n’était pas une question. A deux, les filles ne parlaient pas beaucoup, elles allaient directement à l’essentiel. La blonde était capable de sortir des tunnels de textes avec les autres pourtant, mais plus depuis son suicide raté. Et avec la brune, elles n’avaient pas besoin de parler, d’exprimer, de répéter. Elles se comprenaient, elles s’aimaient comme ça. En silence.
Mais là, Mardy eu besoin de répéter parce qu’elle ne comprenait pas. Elle en avait saisi le sens, chaque mots de cette si courte phrase résonnait d’ailleurs dans ta tête, rompant le si beau silence que témoignait ses tympans.

Ses lèves n’avaient pas laissés le tube déposer un peu de la danseuse dans ses poumons depuis quelques minutes maintenant. Il faudrait déjà que son bras se déroule et approche sa main de sa bouche. Mais posé sur une marche contre ses genoux, les bras sur ses tibias, elle se sentait bien. Aussi bien qu’elle pouvait se sentir actuellement.

Elle ne détacha pas le regard des étoiles. Elle ne détacha pas ses pensées des étoiles. Ces petites lueurs qui nous font prendre conscience de l’insignifiance de l’être.
Ses yeux étaient humides, sans doute pas à cause de la drogue. Il faut savoir une chose sur Mardy, depuis sa tentative de suicide, elle n’avait plus personne. Plus personne à part Alaric, Wyatt et Gwen. Voilà, il n’y avait personne d’autre, c’était si ironique. Elle se foutait du nombre. Alaric était son meilleur ami, celui à qui elle pouvait tenir car il savait tout et supportait. Elle partait, il l’attendait. Et si elle revenait, lorsqu’elle demandait la mort, il supportera en silence la douleur de son amie. Il passait outre le moindre de ses caprices, le moindre de ses défauts pour rester à ses côtés, et ce depuis des années.

Wyatt quant à lui, était quelqu’un qu’elle connaissait moins. Mais il l’avait recueilli chez lui et depuis, il la surveillait, l’obligeait à aller en cours, l’interdisait de boire. Ce n’était pas un père, mais c’était mieux. Il y avait cette si belle ambiguïté dans leur relation, mais elle était si pure, malgré les nombreux sous-entendus. Elle ne l’admettait que très mal mais elle tenait à lui.

Et puis il y avait Gwen. Gwen c’était elle-même. Tout simplement. Elle avait été si sincère dès leur première rencontre. Lorsque la brune avait passé une journée de merde, la blonde la faisait rire. Et vice-versa. C’aurait pu être des confidentes, et c’est un peu ce qu’elles étaient. A exprimer, déjà dès la première phrase, leurs sentiments qu’elles cachaient devant le reste du monde. Elles ne racontaient pas leurs vies. A vraie dire, elles n’en avaient pas besoins. En tout cas pas Mardy. Gwen savait pourtant, qu’elle pouvait tout lui dire. Et que Mardy lui dirait tout. Mais ce n’était pas par manque de confiance. Seulement une flemme, une volonté d’oublier par omission. Alors elles riaient sur ce balcon qui était aussi une sortie de secours, joint à la bouche, les étoiles dans les yeux.

Elles étaient sur une même longueur d’onde, un même point, elle ne partait pas du même départ mais c’était pour finir au même endroit. Du moins, c’est ce que Mardy croyait. Elle les voyait à deux, morte d’overdose dans la fontaine de la place d’une ville inconnu, sans doute Milan. Mais apparemment, Gwen ne serait pas là. Mardy ne lui en voulait pas. Elle aussi elle avait essayé de fuir. De partir, de s’en aller. Pas exactement au même endroit que Gwen, certes, mais c’était fuir quand même. Alors elle ne lui en voulait pas. Elle la comprenait au fond. Pas là, pas à l’instant parce qu’à l’instant, Mardy se concentrait sur les étoiles. Mais après, plus tard, elle comprendrait. Elle n’aurait pas besoin d’explication, elle lui faisait entièrement confiance.

Elle, elle n’en rigolerait pas. Elle ne l’engueulerait pas non plus. Si Gwen partait, qu’elle y aille, qu’elle s’envole, ce ne serait pas Mardy qui la retiendrait. Elle en avait trop peur. Elle aussi avait essayé de battre des ailes mais celles-ci avaient cognés contre le sol, et elle ne voulait pas que la brune ressente cette peine. Actuellement, elle devait en ressentir bien assez. Alors la blonde décrocha enfin son regard des étoiles et le glissa sur les affaires de Gwen qui avaient parlés d’elles même. Les larmes ne coulaient pas sur les joues porcelaines de la fille, la seule chose qui troublait peut-être la paix de sa peau était quelques mèches de cheveux d’or.

Ce fut comme si elle se réveillait d’un long sommeil, celle-ci ravala ses larmes d’une traite et avala enfin une bouffée de la mort qu’elle recracha sans peine. Puis elle tourna le visage vers la brune, un sourire aux lèvres. Ce ne fut pas un sourire triste, noyé dans la compassion, non. Ce fut un sourire sincère, un sourire de joie. Certes il cachait l’anéantissement de Mardy face à ce départ. Mais il n’était pas question de le montrer à Gwen ! Il ne fallait pas qu’elle revienne en arrière. Boucle d’or n’avait pas réussi à s’échapper d’ici, il fallait que Gwen ai les meilleurs chances. Et elle les aurait. D’où ce sourire.
Ses yeux humides plongèrent dans le regard pénétrant de la droguée. Cette fois-ci, elle lui laissait lire tout ce qu’elle voulait. Parce que ce serait la dernière fois, que Gwen pourrait lire Mardy. Elle prit une dernière bouffée et le tendis à la jeune fille. Cette fois c’était elle qui proposait. Pas pour l’accueillir, mais pour lui dire au revoir. Tiens, prend ça, t’en auras besoin ! Elle ne pleurait pas. Elle pleurerait après, quand Gwen serait parti et déjà loin. Là tout de suite, elle voulait seulement profiter, de ces derniers instants avec son unique amie. Elle se leva pour s’approcher des étoiles. Mais elle n’était pas encore assez haute. Elle ne danserait pas sous le feu des projecteurs comme la danseuse qui était dorénavant dans les mains de Gwen.
Alors elle fit un pas vers elle et s’accroupit devant elle, pour pouvoir la regarder dans les yeux. Elle bascula en avant et posa son front contre le sien. Son sourire était plus faible mais pas moins sincère. Elle posa ses poignets sur les épaules de Gwen, refermant ses mains autour de son cou. « Tu fais gaffe hein. Surtout t’oublie pas de rêver ! »
Ce n’était pas la phrase qu’elle aurait aimé sortir. Elle aurait aimé lui dire de rester, ou alors lui faire un bel adieu, avec des pleurs et une chanson derrière. Mais elle avait murmuré la phrase qui lui semblait la plus sincère, la moins ridicule si ce n’est la moins cliché. Parce que les au revoir, c’est toujours cliché et ridicule. C’est pour ça que Mardy les détestait. Qu’elle ne disait pas au revoir, ni adieu – qui veut dire « je te recommande à dieu. » et ça, Mardy ne pouvait le dire. Elle ne verrait jamais dieu, même si celui-ci existait. Elle avait déjà une place de parking réservé en enfer, là où Charon et Hadès attendait impatiemment sa visite.
Elle déposa un baiser sur les lèvres de son amie. Ce n’était dans le style d’aucune des deux mais c’était sa façon de dire qu’elle la recommandait à dieu. C’était sa façon métaphorique à elle de dire qu’elle s’en voulait de la perdre mais qu’il en soit ainsi. Qu’elle était sa meilleure amie. La seule sur qui elle pouvait compter, celle qui l’avait sauvé. Maintenant elle partait. Et Mardy ne pourrait la sauver. Mais comment dire je t’aime à quelqu’un sur le départ ?

Elle lâcha son amie et décolla son front au risque de sentir les larmes coulés sur son visage. Larmes qu’elle bloquait encore au fond de son cœur. Non, ce n’était pas le moment de pleurer. Il fallait rire des départs, toujours ! Ce qu’elle fit. Elle rit légèrement, un rire nostalgique mais un rire. Bientôt, accompagné de la drogue qui lui montait à la tête, elle fut prise d’un vrai rire, un rire calme et discret digne d’elle-même mais un rire aussi sincère que son sourire qui défronçait son sourcil. Elle sortit alors son paquet de cigarettes dans lequel se trouvaient un zippo gris et quelques clopes. Elle aurait voulu lui donner son vrai zippo, celui qui valait une fortune avec l’étoile filante incrusté dedans mais elle ne l’avait pas sur elle. Et quelque chose laissait croire que le temps qu’elle passe chez Wyatt, Gwen n’aurait jamais ce zippo. Elle lui tendit le paquet entier, calmant son rire et le mit directement dans la main de la brune « Tiens. J’serais plus là pour allumer tes clopes. »
Mardy tomba alors en arrière et s’adossa à la barrière de sécurité, levant les yeux vers les lueurs pâles, là-haut dans le ciel. Ca y’est, les larmes étaient dans ses yeux. Merde. Mais elles ne coulaient pas, non. Elle s’était interdit, interdit de pleurer devant son amie. Elles auraient bien rit à deux. Et Mardy savait que les « pauses clopes » avec Gwen étaient les moments les plus agréables qu’elle passait ici, à Rédemption. Mais elle ne pouvait s’enfuir. Ne devait s’enfuir.
Elle ne voulait pas d’explications. Ca y’est, elle comprenait. Elle comprenait.



    Dans une heure j’empeste le sang malheureux
    Mais dans deux qui dit mieux je reste
    C’est l’heure où les comptoirs ont tout compter
    J’ai le coeur à tenter le café noir

    Dans une heure ma mémoire, les flammes au feu
    du café mon cafard me réclame
    Sous la pendule oh je n’dirais plus
    Que mon heure est venue
    Si tu dors dans mon pull

    C’est une fleur et la cognée
    Les quatre pieds de mes mille voiles
    L’accordéon de mon quartier
    Le bout d’mon nez contre une étoile

    Dans un heure j’ai perdu mes clés pis mon adresse
    La peau d’mon cul et pis ma veste
    C’est l’heure où les incollables comptent encore
    Leur colère incolore de cartables

    C’est une fleur et la cognée
    Les quatre pieds de mes mille voiles
    L’accordéon de mon quartier
    Le bout d’mon nez contre une étoile

    Dans une larme, une humeur allumette
    Dans une trace un quart d’heure
    Et un joint on ira pour ailleurs
    Si l’on se reste, si l’on se jette
    Ou si l’on se retient

    Dans une heure j’empeste le sang malheureux
    Mais dans deux qui dit mieux je reste
    C’est l’heure où les comptoirs ont tout compter
    J’ai le coeur à tenter le café noir

    C’est une fleur et la cognée
    Les quatre pieds de mes mille voiles
    Mais l’a raccommodé mon nez
    La vie d’ma mère ça fait moins mal


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Gwen Burnett
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MessageSujet: Re: The darkness is right here with me. Come and join us! [PV Gwen] Mar 30 Oct - 22:11

<
"_Thanks for loving me."
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Alors, c'est tout? Ca y est. Ouais. Gwen réalise, peu à peu. Elle saisit le paquet de cigarettes entamé, et le fourre dans sa poche. Là où elle ne l'oubliera pas. Un rire nerveux, surpris, touché s'échappe de ses lèvres. Pour contrer les pleurs, parce que, les départs ça fait toujours mal. Surtout ceux-là, qui sont sans retour.

Elle lève le regard sur la blonde. Croise le sien. Longtemps. Pour les dernières fois, sans doute. Il fallait la détailler, encore. Emmener dans ses bagages son sourire et ses mimiques nonchalantes, charmantes. Ces dents du bonheur, détail imparfait que Gwen n'aimait pas, et qui pour cela, faisait de Mardy qui elle était. Ce trait qui brise son sourire à chaque fois, que personne ne remarque ou presque, et à quoi la brune attache une importance toute particulière. Ridicule? Ouais. Peut-être. Tant pis...

La jeune femme perçoit maintenant dans les yeux de la blonde une humidité perfide, et sent sa propre gorge se nouer pour étouffer un sanglot. Il ne fallait pas. Pas maintenant, pas devant elle, sinon elle ne partirai jamais. Et puis, pleurer, c'est trop cliché. Trop banal. Elle extérioriserait autrement.
Elle tire une barre sur le joint, et souffle, penchant sa tête vers l'arrière, la fumée s'échappant sur la toile de fond noire du ciel. Un instant, elle se lève, un peu déséquilibrée, le visage toujours tourné vers le haut.
Là, les yeux asséchés par la brise, elle ne chialerait pas.

Pourtant, l'envie ne lui manquait pas. Tout les chocs dans sa tête lui bouffaient l'âme. Il fallait qu'elle change d'air, puisque son passé est revenu polluer le présent, ici. Il fallait qu'elle reprenne comme avant, comme ça marchait si bien... Elle allait boire, et fumer, et danser, et baiser. Et ce serait tout... Elle crèverait sûrement d'overdose, ou fauchée par une voiture, ou assassinée. Un sourire morbide se dessina sur son visage... Le futur. On n'en sait rien. Ce qu'elle savait, c'est le présent. C'est qu'il faut se tirer. Toujours être ailleurs.

Un rire saccadé la secoua. Et, que reste-t-il du passé, dites-moi? Que restera-t-il de tout ça, après quelques jours? Quelques mois? Des mots, des idées. Des concepts, vagues. L'amitié?
Tiens... Alors ça aussi, ça faisait mal quand ça s'arrêtait? Il ne fallait donc plus répéter l'expérience. Mardy, c'était la seule, et elle le resterait. La seule qui l'avait faite autant rire, qui l'avait comprise et n'avait pas besoin de longs discours. Elle en était capable, bien sûr, et elles savaient toutes les deux. Mais parler, c'était appauvrir les choses, les sentiments. Elles avaient ce don étrange qui leur permettait d'omettre la parole sur des sujets délicats. C'était comme ça. Un écouteur chacune, une musique, et elles s'étaient comprises. Parfois un regard suffisait.
Et ensuite, elles oubliaient... A deux, elles refaisaient le monde. Elles rêvaient de couleurs vives et de sombres lueurs, d'oxymores éteints dans la cime des arbres bleus, d'impressions vagabondes et d'immersions pluvieuses. Non... Leur monde ne sera jamais plus Beau que dans la voix de Mardy...


Gwen se redressa. Elle posa le cône entre ses lèvres, et chercha dans ses poches, d’où elle sortit un grinder. Métallique, assez petit mais très visiblement ancien. C’était le sien, et il avait vécu… Orné de runes, il portait une gravure fine représentant un dragon, et un mot écrit en draconique, au dessous. « Force », difficilement traduisible car écrit d’une langue ancienne, mais Mardy connaissait cet objet. Ah, et langue par occasion inexistante, mais ça… Elle passait outre. Parce que les dragons étaient des créatures libres et furtives. Ils filent, où ils veulent, sans jamais croiser les hommes. C’était sa façon à elle de lui dire de rêver toujours. Gravé sur un ustensile de drogué, le message ne pouvait qu’être clair.
Les promesses que Mardy semblait lui avoir évoquées lui paraissaient parfaites. Équitables. Rester en vie, et la tête dans les nuages. Les nuages de fumée, aussi.
Ah, et la Force ? Parce que… Tout le monde en a besoin. Et Mardy plus que les autres. Elle s’embarquait dans une aventure dangereuse, ici, à Rédemption. Et le but était qu’elle en ressorte entière…
Elle ne savait pas ce qui se préparait. Personne ne savait… Mais Gwen avait toujours une intuition pour fuir le danger. Elle était lâche, finalement. Tant pis…

C'est fou comme rien n'a plus de sens. Comme, là, elle pourrait sauter de ce balcon et s'écraser au sol. Mais, non.
Elle tendit sa main, tremblante. Elle attrapa celle de Mardy, et la tira vers elle, posant le grinder entre ses doigts, tandis que de sa main libre elle sortait le joint de sa bouche pour le déposer dans celle de la blonde. Elle rencontra ses yeux pleins d'eau, encore, et vint caresser ses cheveux avec un sourire protecteur, légèrement tordu par la douleur.
Oh, et puis merde.
Gwen se laissa l'entourer de ses bras et la serrer, fort. Elle inspira, longuement, pour s'imprégner d'elle.
Non, ce n'était pas leur délire, les adieux. Elle n'était pas douée pour ça, Gwen... C'est pourquoi elle défit son étreinte, attrapa sa valise, et marcha vers la porte, qu'elle poussa. Un bruit grinçant, déchirant le silence, annonçant la mort de ce balcon qui prenait vie quand elles étaient là, toutes les deux. Plus rien ne serait jamais comme avant...

Gwendolyn disparut. Sans un mot. Dans le silence martelé du rythme de ses rangers sur le sol. Cachée par la brume de l'aube qui soulève à peine le voile de la nuit. Comme toujours,
comme avant...






    "J’ai besoin de mes quatorze ans
    Pour mieux te regarder
    D’un timide coin d’œil
    A la mémoire des premières fois
    Besoin de mes quinze ans peut être
    Pour oser, tremblant
    Te prendre la main d’un élan

    Sans y perdre la tête
    Besoin de l’eau d’une rivière
    Pour tenter l'aveu d’une flamme
    Besoin de mes yeux dans la terre
    Pour éviter le drame

    Et te plaire

    En flaque puisque Wendy
    C’est ce que tu fais le mieux de moi

    J’ai besoin d’un peu de mort lente
    Un peu de temps pour toi
    Besoin des airs que tu me souffles
    Et des mots que tu chantes

    J’ai besoin d’un sourire encore
    Pour t’aimer toujours

    Des quatre notes d’un accord
    Pour unique promesse
    Besoin de l’ombre d’une fleur
    Pour laisser couler mes larmes
    Besoin d’un croissant de ton cœur
    Pour éviter le drame
    Et te plaire

    En flaque puisque Wendy
    Tu le sais je ne résiste pas

    Je pars pour toujours
    Mais sans bagages

    Une chanson d’amour
    A chaque doigt
    J’emmène avec moi
    Le vent du large

    Un peu de mon âge
    Mais quelques fois…

    J’ai besoin de mes quatorze ans
    Pour mieux te regarder
    Et des yeux de l’enfant
    Pour ne rien attendre de toi
    Rien d’autre que tes fredonelles
    Et tes pas qui s’envolent
    Emmène moi toucher le ciel
    Puisqu’il est encore là
    Passer par le trou de l’ozone
    Et s’échapper du monde

    Lové dans le creux d’un atome
    Ou la fumée d’une blonde
    On s’en va

    En vrac et puisque Wendy
    Mon désordre a bien besoin de toi
    En vrac et puisque Wendy
    Mon désordre a bien besoin de toi
    !"


__________________________________________________________

Putain d'ballerine.

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The darkness is right here with me. Come and join us! [PV Gwen]

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