Arrêtez tout ce que vous êtes en train de faire : Rédemption va déménager d'ici peu. Plus d'infos ?

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Gregory Eder [Fini]

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Gregory Eder
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MessageSujet: Gregory Eder [Fini] Ven 27 Avr - 11:28




    Gregory Eder

    « Même si je ne suis pas sûr de remporter la victoire, je ne suis pas encore en possession de la défaite. »
    Personnalité : Matt Lanter
    • Nom : Eder
    • Prénom : Gregory
    • Sexe :
    • Âge : 18 ans
    • Pays, ville natale : Oxford, Angleterre
    • Pouvoir(s) : Télékinésie (déplacer des objets à distance) et savoir l’avenir en écrivant (il ne peut pas écrire l’avenir, juste que certains de ses écrits son incontrôlés et annoncent des évènements à venir, c’est une chose assez rare).
    • Connaissance de son pouvoir : [ ] OUI - [X] NON
    • Classe/Groupe : Terminal / Alternance en tant que vendeur au Morphidae
    • Liens déjà existants : Aucuns
    • Qualités : Sincère, fidèle, super ami.
    • Défauts : Peu sociable, bagarreur, agressif quand on me cherche.
    • Signe(s) particulier(s) : Tatouage dans tout le dos et sur l’épaule (le même), des cicatrices un peu partout sur le corps et le collier, enfin la bague en pendentif de ma meilleure amie.


Tell me what's going on in your mind...
________________________________

- Psychologie -

Mon mental ? Comment je pense ? Bonne question à laquelle je préfèrerais ne pas répondre, mais j’en suis contraint. Certaines de mes pensées vont faire ressurgir de mauvais moments, j’en suis sûr. En fait, ce sont les mauvais moments qui ont forgé mon caractère, qui m’ont apprit la vie dans des conditions assez peu favorables. Alors je sens que je vais aussi devoir parler d’où vient chacun de mes traits de caractère, mais je ne m’éterniserai pas sur le sujet, je n’en ai pas le courage.

Par où commencer ? Le bon ou le mauvais ? On garde le meilleur pour la fin ? Ou le pire… Mieux vaut que vous soyez d’abord au courant de ce dont je peux être capable, ce que je peux faire de mal, du mauvais caractère que je peux montrer assez souvent. Presque toujours même. Donc voilà…

On peut dire que j’ai un caractère… merdique ? Et oui, je ne suis pas le plus sympa des mecs qu’on puisse trouver sur cette planète, loin de là. Je suis plutôt impulsif, je me bats facilement. Aussi, quand on est empreint d’une très grande irritabilité, ce n’est pas facile de se contenir quand une personne vous fait du mal. Je peux me montrer particulièrement agressif, tout ça c’est à cause de mon passé, du fait que j’ai dû apprendre à me défendre, à rester sur mes gardes. Et j’avoue que, des fois, ma franchise devrait être plus modérée. J’ai trop souvent blessé mes proches comme ça.

On peut me qualifier aussi comme étant rebelle, étant donné que j’avais pu faire un bon nombre de fugues et de crises. Réfléchir c’est pas mon fort, j’agis presque toujours sur des coups de tête. Du coup, ça m’a valu pas mal de sanctions ou autres truc vraiment pas super…

Mais au fond, quand on me connait bien, je suis plutôt amical, bien que solitaire. Je n’aime la compagnie que de peu de personnes. Ce qui fait également que j’ai une capacité d’adaptation particulièrement faible. Mais sous mes apparences de gros dur qui se laisse pas marcher sur les pieds, je suis extrêmement sensible. La seule amie que j’ai pu avoir dans toute ma vie à pu découvrir la face cachée de mes sentiments. Parce que je suis un professionnel pour cacher ce genre de choses. C’est pour ne pas montrer ma tristesse que je me renferme le plus souvent dans la violence. Mais quand j’ai besoin d’évacuer, j’écris. Parce qu’écrire, c’est devenu ma passion. Mon réconfort, une de mes raisons de vivre. Même si ça peut paraitre un peu bête. Ou pas. En tout cas, c’était l’avis de mon père, il trouvait que ça faisait gamine d’écrire comme ça, comme si je tenais un journal. Gamine, oui, parce que pour lui, c’était fait que pour les filles.

Mon père. J’éprouve une grande haine envers lui, encore. Même si il n’est plus de ce monde. C’est à cause de lui que je n’ai personne, que je suis d’une violence flagrante et que je ne dévoile jamais mes réels sentiments. Tout ça c’est à cause de cet homme. Mais j’espère pouvoir changer.

J’hallucine presque à l’idée d’avoir pu écrire et décrire mon caractère en entier, sans m’effondrer. Après tout, ce n’est pas dit que je cachais bien mes sentiments ?
What you see when you look in the mirror ?
________________________________

- Physique -

Et si je vous dis que je n’ai pas spécialement l’envie de me décrire ? Que des inconnus sachent tout de mon apparence physique ? Alors que beaucoup de choses chez moi devraient ne jamais apparaitre aux yeux du monde ? Mais puisqu’il faut le faire, alors je le ferai. Je n’ai pas le choix de toute façon. Et autant le faire bien, ne pas tout jeter sur un bout de papier comme si ça n’avait aucune importance. Et voilà que je me mes à parler de l’importance de se décrire physiquement ! Et bien oui, c’est important, alors je vais arrêter ce blabla inutile et commencer à parler de mon physique.

Tout d’abord, je suis grand. Ça peut paraitre simplet comme description générale, mais c’est comme ça. Je vais quand même détailler plus, sinon ça n’irait pas, bien sûr, puisque vous êtes curieux de savoir à quoi je ressemble. Donc à part être grand, j’ai du muscle. Pas trop sinon c’est complètement la vision d’horreur assurée, mais juste ce qu’il faut.

Mon visage ? Il est plutôt simple, les traits sont fins. Mon teint reste toujours dans une couleur claire, mais pas au point d’être pâle comme un mort. Mes cheveux sont châtains foncé, et la plupart du temps, ils ont l’air plutôt en pétard. Mais c’est un certain style que j’apprécie plutôt bien. Et aussi, une chose que j’aime particulièrement dans l’apparence de mon visage : ce sont mes yeux. Un bleu perçant, qui varie du clair au foncé selon la luminosité de la pièce dans laquelle je me trouve. C’est la couleur des yeux de ma mère. Et je suis fier de l’avoir reçue en héritage.

Je n’ai aucun piercing, c’est le genre de chose qui ne m’intéresse pas. Par contre, j’ai un tatouage plutôt visible qui me prend environ toute la moitié droite du dos et le bras presque complet du même côté. Une chose avec laquelle vous me verrez souvent, c’est la bague de ma meilleure amie qu’elle m’a laissée avant son départ pour la France. Je la porte en pendentif. Toujours autour de mon cou, c’est là qu’est sa place. Mais aussi, une chose que peu de personnes, voire aucune, ont pu voir, ce sont les multiples cicatrices parsemées sur mon corps. Elles sont pour moi le signe de beaucoup de mauvais souvenirs, du souvenir de mon père.

Et sinon, niveau style vestimentaire, je fais toujours attention à ce que je mets. Et bien oui, j’aime bien avoir des ensembles qui sont assortis, même si ça reste toujours dans le basique. La plupart du temps, mes tenues se résument à un t-shirt basique ou avec des motifs (plutôt large pour la taille, le style moulant ne me va pas et j’aime bien avoir des tenues confortables), un jean large et une paire de converses ou de vans. Ah et j’aime bien mettre des chemises sinon.

Bon bah c’est fait, j’ai réussi. C’était pas si compliqué au final, juste que je ne veux pas qu’on prête trop attention à mes blessures.

The past influences the present, who are you ?
________________________________

- Histoire -

Gregory Eder. Ça c’est mon nom. Je suis né un jour, au printemps, comme surement beaucoup d’autres. Mais on n’est pas là pour parler des autres apparemment, c’est de moi qu’il s’agit dans cette histoire. Personne ne pourrait dire que j’ai eu beaucoup de chance dans ma vie. Tout simplement parce que mon histoire est dure, et relater les souvenirs que j’essayais d’enfouir au plus profond de mon être me fait souffrir. Mais puisqu’il le faut…

Je vivais tranquillement avec mon père, ma mère et mon frère. A ce moment-là, je les aimais tous, c’était presque les seules personnes que je connaissais. En même temps, j’étais jeune à cette époque, je devais avoir trois petites années d’existence derrière moi. Mon frère avait quinze ans à cette époque, c’était un bon élève, un enfant modèle. Il n’avait jamais fait de caprices, il aidait à la maison. Le fils parfait. Et on peut dire que c’était tout mon contraire. Même si j’étais encore un petit garçon, j’étais fatiguant, j’enchainais les bêtises. Une vraie pile électrique. Une sorte de petit monstre.

Trois ans plus tard, je ne m’étais toujours pas calmé. Les idioties que je pouvais faire, bien qu’elles soient plus violentes, restaient encore « gentilles ». C’était bien loin d’être les pires. Sauf une fois. Je m’en souviens très bien, voire trop. Mon frère venait de fêter ses dix-huit ans quelques jours plus tôt. Moi j’en avais six. On se promenait tous les quatre dans la rue, notre petit carré de famille. Comme d’habitude je ne tenais pas en place. La circulation était dense d’ailleurs. Je taquinais mon frère qui riait de mes idioties. Mais j’ai fait quelque chose que je regrette amèrement à présent. Pour rigoler, j’avais poussé mon frère. Mais je n’avais pas calculé qu’il avait perdu l’équilibre, qu’il était extrêmement proche de la route, que l’élan que j’avais pris était assez puissant pour l’éjecter à moitié.

Je m’en souviens. Trop. Des crissements de pneus. Les cris de ma mère. L’attroupement que je voyais se former autour de l’endroit de l’impact. Les yeux de mon père pleins de larmes et de colère. Mais surtout d’une chose. La vision de cette scène reste gravée dans ma mémoire.

Le corps inerte de mon frère allongé sur le sol. Les pompiers et les ambulances appelés en urgence. Le regard que ces hommes avaient lancé à ma mère pour lui dire que c’était trop tard. Et ses cris, ses pleurs qui n’en finissaient pas. Ce jour-là, je m’en souviens très bien, j’ai tué mon frère.

***

Une année s’était écoulée. Personne n’avait pu prouver que c’était moi le fautif dans cette histoire. Mon père m’en voulait, ma mère m’ignorait à cause de ça. Je m’efforçais de ramener de bonnes notes pour leur faire plaisir, mais même quand c’était le cas, même pas un regard, une pensée à mon égard. Surtout, je forçais à rester calme. Mais à trop me contenir, j’en suis devenu violent.

Une fois, un camarade de classe m’avait cherché, provoqué. Et j’ai craqué. Je l’ai frappé, ça a fini en baston générale. Mes parents en avaient été prévenus immédiatement et convoqués, bien évidemment. Et c’est le soir, en rentrant, que le cauchemar à commencé.

Les trois années qui suivirent ce petit accrochage faisaient partie des pires de ma vie. Pendant 3 ans, à chaque fois que je ramenais une mauvaise note ou que je m’étais battu, même gentiment, mon père me battait. M’insultait. Il ne faisait que dire que c’était de ma faute si mon frère était mort, et il avait raison. Il n’arrêtait pas de dire que j’étais un bon à rien, un con. Ma mère, elle, était trop faible pour agir. Mais si elle en avait été capable, je ne sais pas si elle l’aurait fait. Mais en tout cas, j’avais peur de cet homme qu’autrefois j’appelais « papa » et qui me prenait dans ses bras, qui me racontait des histoires avant de dormir. Souvent, j’allais à l’école couvert de bleus, de bosses, d’écorchures. Et pour ne pas risquer de recevoir davantage de coups de mon père, j’inventais des excuses bidon.

Et cet enfer s’est terminé grâce à elle. Sofia. Ma meilleure et seule amie. Je venais de rentrer au collège, j’avais onze ans. Elle était venue me voir, alors que j’étais seul. J’évitais le contact avec les autres, je ne m’adaptais pas. Elle était toujours souriante, pleine de vie, une personne qui peut remonter le moral du plus grand dépressif. J’étais en train d’écrire quand elle s’est présentée et a essayé d’engager la conversation. Mais je ne lui avais rien dit. Même si je ne répondais pas, elle venait me voir tous les jours pour me parler. Puis au final, je lui dis mon nom. Puis elle m’avait proposé de devenir son ami. J’avais hésité un moment. Et j’ai fini par accepter en souriant.

Une fois, elle m’avait invité chez elle. Ça faisait deux ou trois mois qu’on se connaissait. Puis elle m’avait posé une question qui me surpris, mais qui, au final, était évidente :

« Pourquoi t’as toujours plein de bleus et de blessures ? »

Je ne lui avais répondu qu’après une petite pause, qui m’avait servie à chercher une excuse :

« Je tombe souvent… »

« C’est faux ! Ça se sent que tu mens ! »

Et là, la pause était devenue bien plus longue. Sa phrase résonnait dans ma tête. Bien sûr que je mentais. Je voulais me protéger. Mais ce ton convaincu qu’elle avait utilisé me fit monter les larmes aux yeux. Je serrais les poings. Je lui avais dit entre deux sanglots :

« C’est mon père… »

« Ton père ? » m’avait-elle demandé.

Puis j’explosais. Je lui avais presque hurlé :

« Ouais, mon père ! Il me bat à chaque fois que je fais quelque chose de mal ! Depuis presque quatre ans… »

Mon ton s’était adouci à la fin de ma phrase à cause des larmes qui commençaient à couler sur mes joues, les pleurs qui restaient coincés dans ma gorge. Puis je me mis à pleurer. Sofia, elle, n’avait rien dit. Elle s’était empressée de me prendre dans ses bras pour me consoler, arrêter mes pleurs. Puis je remarquais une silhouette dans l’encadrement de la porte. La mère de Sofia. Elle avait tout entendu. Elle ‘avait demandé avec un air choqué si c’était vrai ce que je disais. Je lui avais répondu que oui, mais que j’avais peur de mon père. Puis elle alla prendre le téléphone.

Sofia lui avait demandé ce qu’elle faisait, elle allait appeler les services de protection de l’enfance. J’avais essayé de la retenir. Mais elle avait tout de même appelé. Même si je lui avais dit que ça allait être pire si mon père l’apprenait, elle avait composé le numéro. Je redoutais ce qui allait se passer une fois que j’allais rentrer chez moi. Je priais intérieurement pour que mon père ne soit pas au courant. Puis j’étais retourné chez moi, la peur au ventre. Mais rien ne s’était passé, mis à part une claque parce que j’étais rentré un peu trop tard.

C’est le lendemain que tout s’est passé. 8 heures du matin. Je me souviens. La sonnette de la porte retentissait. Ma mère était allée ouvrir. Police, personnes inconnus. Elle leur avait demandé la raison de leur présence. J’étais dans la cuisine, mon père pas loin de moi et de l’entrée. Les inconnus avaient tout expliqué à ma mère, mon père avait tout entendu. Et à ce moment-là, j’ai frôlé la mort.

J’entendais mon père s’énerver dans la pièce à côté. J’essayais de vite me cacher, mais il avait été trop rapide. Et à partir de là, tout était allé très vite.

Il m’avait attrapé et projeté contre un meuble. Je pouvais voir la rage dans ses yeux, le moment que je redoutais le plus était malheureusement arrivé. J’ai retenu un cri de douleur qui avait failli sortir de ma gorge. J’entendais de l’agitation en dehors de le la cuisine. Ma mère devait surement essayer de retenir les hommes qui étaient venus me chercher. Mais en même temps, quelque chose m’empêchais de leur prêter attention. Les coups de pied et de poing que mon père me donnait. Dans les côtes, le ventre, le visage. Il m’insultait. Comme à chaque fois. Mais là, il était encore plus brutal que d’habitude. Puis il était parti à peine quelques secondes, en cassant certaines choses sur son passage. Mais le pire n’était pas encore arrivé. Il était revenu, même pas dix secondes plus tard, avec un objet en fer. C’est là que j’ai su que ça allait se finir. Il se remit à me frapper, toujours enragé. Mais avec la barre de fer. Les côtes. Le ventre. La mâchoire. L’arrière du crâne. A tous ces endroits à plusieurs reprises. J’essayais de me protéger le visage, mais j’avais vraiment du mal. Je hurlais. C’était un véritable enfer. Puis au bout d’un moment, je ne sentais plus la douleur. Je sentais mes yeux se refermer. Une petite larme coula sur ma joue. C’était fini. Et mes yeux se refermèrent sur une scène gravée à jamais dans ma mémoire, mon histoire. Les hommes venus me protéger en train de retenir mon père, d’appeler les urgences. Puis plus rien.

***

Un jour. J’avais l’impression de revenir du monde des morts. J’avais ouvert les yeux dans une salle entièrement blanche. Je ne pouvais pas tourner la tête. Je devais être trop faible. Ou immobilisé. J’avais un peu mal, mais pas autant qu’avant. Puis j’entendais autour de moi une voix familière. Je pointais mon regard en direction de cette voix. Puis je vis une personne qui me fit sourire immédiatement, enfin, comme je le pouvais. Sofia. Qui fut vite rejoint par sa mère. Elles avaient toutes les deux un énorme sourire aux lèvres. Sofia pleurait de bonheur. Elle me prit délicatement dans ses bras, je l’entourais avec celui que je pouvais bouger. Sa mère m’expliqua tout ce qui s’était passé pendant mon inconscience. Après que mon père m’ait frappé. J’étais tombé dans le coma. Deux semaines. Et de nombreuses blessures. Six côtes cassées. Une entorse au poignet. Plusieurs doigts écrasés. Une arcade sourcilière ouverte. Mâchoire fracturée. Traumatisme crânien. Hémorragie interne. J’avais réellement frôlé la mort.

Puis elle m’annonça que mon père avait été arrêté et que ma mère n’avait plus ma garde à cause de son incapacité à pouvoir me protéger. J’allais être placé en famille d’accueil. Je ne savais pas trop quoi penser de tout ça. Mais en attendant que tout soit réglé, j’allais rester à l’hôpital.

Quelques semaines plus tard, alors que j’allais mieux, je reçus la visite d’un couple d’une trentaine d’année. Ça allait être eux, ma famille d’accueil. Du moins la première. Après celle-là, il y en a eu au moins… sept ou huit autres. A cause de mon comportement trop difficile à gérer.

***

Puis un jour, j’ai appris la mort de mon père. J’en étais soulagé, et les seules larmes qui coulèrent furent celles d’espoir, celui de vivre enfin normalement. Et ma famille d’accueil, suite à ma réaction, m’avais pris pour un monstre. Ça se sentait dans le regard qu’ils posaient sur moi à ce moment-là. Mais ils n’avaient pas vécu ma vie, alors ils ne pouvaient pas savoir quelle était cette libération. Alors à cause de leur incompréhension, j’ai fugué.

L’endroit où j’étais parti était évident. C’était chez Sofia. Mais quand j’avais sonné, personne n’est venu. Alors j’ai attendu, pensant qu’ils étaient partis. C’est le concierge de l’immeuble, dix bonnes minutes plus tard qui m’a dit qu’ils avaient déménagé. Et à ce moment, je sentais mon portable vibrer dans ma poche. C’était un message. De Sofia.

« Désolée… je n’ai pas eu le courage de te prévenir… mais je déménage. »

Je restais devant le message, sans bouger. Je sentais juste les larmes couler sur mes joues, je ne voulais pas y croire. Et pourtant, c’était vrai. Je n’allais plus la revoir. Plus la revoir… Ces mots raisonnaient dans ma tête. Elle qui m’avait aidé, qui était là quand j’avais besoin, qui m’a sauvé. Celle dont j’avais le plus besoin était parti, un jour où j’avais le moral au plus bas. J’avais repris le chemin de chez moi en pleurant. Mes pleurs durèrent presque toute la nuit.

Puis le matin, mon oreiller était encore humide à cause du nombre de larmes que j’avais pu verser. Je voyais sur la table près de mon lit, une enveloppe avec écrit mon nom dessus. Je la prenais et regardais ce qu’il y avait à l’intérieur. La bague de Sofia. Avec un petit mot disant :

« Je suis réellement désolée de ne pas te l’avoir dit. Alors pour me faire pardonner je te confie ma bague, tu sais très bien qu’elle est extrêmement précieuse pour moi. Je t’adore mon Greg. Tu me manque déjà… »

Je sentais les larmes me monter aux yeux, mais je les retenais cette fois. Le papier sur lequel elle avait écrit le message me paraissait bizarre. Je le retournais pour voir ce qu’il y avait au dos. Une photo de nous deux quand j’étais encore à l’hôpital. Quand je venais de sortir du coma. Ma tête sur le boute de papier me fit un peu rire à cause de l’état dans lequel j’étais. Puis j’avais serré la photo contre mon cœur un long moment.

***

J’avais dix-sept ans à cette époque. Entre temps, j’avais encore changé de famille d’accueil. Mais la dernière, je crois bien que c’était la pire. Trop de règles, trop stricte, trop cadré pour moi. Aucune liberté. Je ne pouvais même pas correspondre avec Sofia, et ça, c’était dur à vivre pour moi. Une sorte d’enfer. Mais ça n’était pas pire que ce que mon père avait pu me faire subir.

Il s’était passé environ un an, j’avais atteint ma majorité. Puis un matin, j’avais trouvé une lettre étrange, sans expéditeur. Alors je l’ouvrais. Il y avait à l’intérieur, différents documents, des formulaires d’inscription. Je remettais tout en place et faisais semblant de ne rien avoir vu. Puis ma famille d’accueil l’avait trouvée, cette enveloppe. Ils m’avaient appelé. On avait parlé un long moment du contenu de cette lettre.

Ils m’avaient dit que ce serait mieux pour moi d’aller là-bas, que le personnel de cet établissement pourrait peut-être m’aider à régler tous mes problèmes. Alors nous avons décidé, ensemble, que j’allais y aller. J’étais content de savoir ça, j’allais enfin pouvoir vivre sans avoir encore et encore à changer de famille.

Gregory Eder, c’est mon nom. Et je compte bien changer ma vie pour que mon futur soit plus beau que mon passé.

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Behind the screen hides a soul ...
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Prénom/Pseudo : Hmm… J’hésite à vous le dire… Appelez-moi Ju’ !
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Expérience de RP : Plusieurs mois, sinon j’ai quelques facilités en rédaction !
Présence : Je vais essayer de venir le plus possible, mais révisions du brevet oblige, en fin d’année je serai un peu moins présente !
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Dernière édition par Gregory Eder le Sam 28 Avr - 13:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Gregory Eder [Fini] Sam 28 Avr - 13:55

Bienvenue à Rédemption ! ♥
Après lecture de ta fiche, je ne vois aucune objection à ce que tu sois validé :)
Malgré tout, le groupe des pensionnaires est fermé aux inscriptions... ;/

Cependant, il te reste toujours l'Alternance pour te rabattre !
Si tu le souhaites, ici se trouve les postes disponibles en mi-temps ! (ça pourra toujours te faire de l'argent de poche :D)

-> HS : dès que tu seras validé, je veux un lien avec toi, obligé. 8D

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MessageSujet: Re: Gregory Eder [Fini] Sam 28 Avr - 14:00

Voilà, modification effectée !

Et sinon, pour le lien, c'est-à-dire ?

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MessageSujet: Re: Gregory Eder [Fini] Sam 28 Avr - 14:03

Je te valide !
Pour le lien, je t'envoie un mp :)

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MessageSujet: Re: Gregory Eder [Fini] Sam 28 Avr - 14:04

Okay, merci !

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MessageSujet: Re: Gregory Eder [Fini]

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Gregory Eder [Fini]

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