Arrêtez tout ce que vous êtes en train de faire : Rédemption va déménager d'ici peu. Plus d'infos ?

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.Kenny Pevers.

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AuteurMessage
Kenny Pevers
avatar✉ Messages : 115
✉ Fiche : Avoue, t'as envie d'en savoir plus sur moi... J'comprend.
✉ Ft : Xavier Samuel
✉ Classe et/ou emploi : Employé à l'épicerie.
✉ RP(s) en cours : 0/1
✉ Âge : 18 ans
✉ Pouvoir(s) : Téléportation, clairvoyance.
Masculin

~ Qui es-tu ?
Relations ::
MessageSujet: .Kenny Pevers. Sam 19 Fév - 10:14





Kenny Pevers


feat. Xavier Samuel


I know the world's a broken bone,

❝ Pevers, ça rime avec Pervers. ❞
    ✉️ Prénom(s) : Kenny
    ✉️ Nom : Pevers
    ✉️ Âge : 18 ans
    ✉️ Signe astrologique : Gémeaux
    ✉️ Groupe désiré : Les fous.
    ✉️ Emploi/Classe : Employé à l'épicerie de Birdsall ; s'occupe du ravitaillement de la troupe.


    ✉️ Pouvoir : Téléportation.
    ✉️ Caractéristiques : Kenny peut se téléporter d'un endroit à un autre, en se concentrant.
    ✉️ Faiblesse : Une utilisation abusive ou sur une trop longue distance l'épuisera considérablement, pouvant rendre le pouvoir inutilisable de quelques heures à quelques jours, ou rendre Kenny malade.
    ✉️ Force : Sa téléportation est rapide et fluide, et il peut téléporter des objets ou une personne avec lui.

But melt your headaches, call it home...




    ✉️ Description physique :
    ‣ Le trait le plus caractéristique de Kenny, est sans aucun doute son sourire. Un sourire qui n'est, cependant, que très rarement amical. En effet, il s'agit là plus souvent d'un sourire mesquin, voir séducteur. Parfois faux. Il est presque facile de deviner les attentions du garçon, juste par le biais de son expression. C'est un sourire joueur, mais qui, lorsqu'il est honnête et innocent, lui donne l'air d'un gamin réellement heureux.
    ‣ Ses yeux foncés, parfois tirant cependant presque vers le noisette, pétillent souvent d'un éclat amusé, accompagnant son immense sourire. Il est très expressif, par son regard. On peut tout lire de Kenny, si on prend le temps de lire dans ses prunelles. La joie, comme la colère, ou bien encore la tristesse, ou le jeu.
    ‣ Son nez quelque peu retroussé lui donne un air enfantin, voir même presque un peu... Lutin ? Quelque soit l'air que cela lui donne, on ne peut nier que ça lui apporte un charme non négligeable, avec lequel il se plaît à jouer.
    ‣ Ses cheveux châtains sont la plupart du temps légèrement en bataille, ce qui lui donne un air négligé, qui est, bien entendu recherché par le jeune homme.
    ‣ Il aime bien s'habiller, et sa penderie ferait certainement pâlir n'importe quelle jeune fille. Variant les styles, il aime prendre soin de lui, et ça se voit.

    ✉️ Description mentale :
    ‣ Kenny est joueur, et il aime avoir de l'attention. Il cherche à séduire en permanence, très charmeur. Que ce soit une fille ou un garçon, si la personne lui plaît, il entrera dans un petit jeu, en ayant qu'une seule idée en tête : faire céder sa proie.
    ‣ Il n'a pas confiance en lui. C'est certainement pour cela qu'il cherche à être aimer, et capter les regards. Il cherche à voir dans les yeux des autres ce qu'il n'a jamais réussis à voir en lui-même. Il cherche l'admiration et l'affection, totalement dépendant.
    ‣ Même si il déteste l'avouer, il est extrêmement sensible. Il tombe amoureux toujours très rapidement, s'attachant à une personne jusqu'à la dépendance, sans s'en rendre compte. Perdre quelqu'un qu'il aime le détruit, et le pousse bien souvent à la dépression. Trop fragile psychologiquement, il se rongera la vie dans ses mauvaises passes.
    ‣ Il est manipulable. Son esprit est faible, et il suffit qu'on le flatte pour obtenir ce qu'on veut de lui. Naïf, il croira les paroles de la personne qui lui fait croire à de l'affection.
    ‣ Extravaguant et ayant de l'humour, il est quelqu'un de très amusant, qui aime aller vers les autres, les faire sourire. Très bon acteur, il s'accomplit dans ses rôles, jouant la comédie facilement, pouvant interpréter une palette impressionnante de personnages.

    ✉️ Signe particulier : Sa main gauche est marquées par plusieurs cicatrices, et légèrement déformée par endroit. Il a une brûlure assez récente et tout juste cicatrisée, qui s'étend sur une dizaine de centimètres, sur l'avant-bras droit.


Hey moon, please forget to fall down...


    ✉️ Histoire :


    What The Water Gave Me by Florence and the Machine on Grooveshark
    Lettre datée du 5 janvier 2009;
    « Je crois que j'ai eus une enfance normale. J'ai toujours eus mes deux parents pour me soutenir. Un père normal, sévère juste quand il faut. Une mère souriante, et toujours là. Pas de frères, ni de sœurs, mais pas de manque de cela. Je m'en moquais. J'ai toujours été un gosse discret, mais souriant. Ce garçon qui a pas beaucoup d'amis, mais qui s'en contente.

    Je pense que c'est à l'adolescence, que ça a déraillé. Là où les enfants deviennent encore plus mesquin qu'ils ne l'étaient déjà. Là, où n'importe quel enfant qui n'est pas le bourreau est la victime. Je n'ai jamais sut ce que j'avais fait, exactement, pour mériter que l'on me traite ainsi. Que je devienne la personne à détester, parce qu'il en faut bien une. Sans raison. J'ai jamais compris comment c'était arrivé, à moi.

    Au fil des années collèges, la persécution est devenue de plus en plus forte, violente. J'étais devenu un défouloir, aux insultes et même aux coups. C'était devenu totalement invivable. Je me suis replié sur moi même, et comme jamais. J'ai commencé à croire tout ce qu'il me disait, lorsqu'ils me rabaissaient.

    C'est comme ça que j'en suis venu à changer de lycée, lors de mon année de seconde. Comme ça, ça au moins tu le sauras, toi qui disais que je ne parlais jamais de moi.

    Bref. Donc je me suis retrouvé dans ce nouveau lycée, à Bristol, éloigné de mon ancienne ville et de tout ce qui s'y trouvait. J'étais censé partir d'un nouveau pied, ici. C'est ce que j'ai fait, plus ou moins . Avec maladresse, j'ai tenté de changer ma vie.

    Je suis arrivé avec ce manque de confiance encore marqué. J'avais toujours cette peur, de ne pas m'intégrer. J'ai coupé mes cheveux, et me suis repris quelque peu en main. J'ai changé mon apparence. Si tu savais quelle dégaine j'avais, avant ça, tu prendrais peur, ou tu te moquerais. Les deux, sûrement. J'ai beaucoup appréhendé, cette nouvelle « rentrée ».

    Puis j't'ai rencontré. Toi, avec ton sourire toujours en coin et ton air débraillé. Ton air qui disait clairement que tu t'en foutais de tout. Toujours la mine ailleurs, toujours seul. Je savais pas à quel point t'allais bousculer totalement ma vie. Ça fait terriblement niais, dit comme cela, mais tant pis. J'ai pas trouvé d'autres mots. D'ailleurs, toute cette lettre me paraît de plus en plus stupide, au fil de ma plume... Mais j'ai besoin de l'écrire. J'ai besoin d'écrire à quel point toute cette histoire a compté.

    Quand on a commencé à se rapprocher, je t'avoue que j'ai pas trop sut comment m'y prendre. C'était nouveau, ça, pour moi. T'étais toujours là pour me défendre des quelques brimades, pour m'aider à m'intégrer. T'écoutais ce que j'avais à dire. Tu ne m'a pas posé des tas de questions sur ce que je faisais ici, à débarquer dans ce lycée en milieu d'année. Ça, c'est ce qui m'a toujours fait du bien chez toi.

    Tu n'imagine pas comment, à chaque fois que t'étais avec moi, je me sentais bien. Tu m'as redonné confiance. J'ai arrêté de regarder et craindre le passé, parce que ton regard, posé sur moi, me protégeait, et me tournait vers le présent et le futur. J'ai commencé à sourire pour de vrai. A me transformer.

    Et puis t'as finalement franchie cette frontière floue entre nous.

    C'est ridicule, peut-être, mais t'as été mon premier baiser. Mon premier tout. Je te l'ai jamais dit, ça, mais je suis sûr que tu l'as deviné. Parce qu'en me regardant, tu devinais tout de moi. Tout.

    Et puis, j'ai merdé Tom. Je m'en mords les doigts encore aujourd'hui. Je suis désolé.

    J'ai brisé notre perfection. J'avais peur. Peur de ces nouveaux sentiments. Je suis un sacré froussard, en fait. Je suis faible. C'est à cause de moi que ça a foiré. Au final, j'étais pas si confiant que ça. J'ai pas osé assumer notre relation ouvertement, malgré tes insistances.

    C'est pour cela que je t'ai perdu. Je regrette de ne pas être capable de te crier tout cela, de te le dire en face. De ne pas avoir été capable de sauter dans les bras, en public. Si je pouvais revenir en arrière, je te dirais tout ça. Je te dirais à quel point tu me manques, et que t'es important. A quel point tu as tout changé, chez moi. Que tu es la personne que j'admire le plus au monde.

    Je voudrais te dire que je t'aime. Plus que tout. Mais je sais que c'est impossible. C'est pour cela que j'écris cela. C'est plus simple, de l'écrire, je pense. D'écrire cette lettre, que tu ne liras peut-être jamais. Tu dois ne plus vouloir entendre parler de moi. C'est pour cela que tu es parti, sans me laisser de nouvelles ?

    J'aimerais savoir. Savoir pourquoi je n'ai pas eus l'occasion de te revoir. De t'expliquer. De m'excuser de mon immaturité. En attendant, je me contente de cette lettre. Que j'aimerais pouvoir te remettre en main propre... Si seulement je le pouvais.

    Je pense que je n'ai plus grand chose à rajouter. Je ne sais pas quoi dire. Je pense que ces quelques mots ne suffisent pas à exprimer tout ce que je ressens actuellement.

    J'espère qu'un jour j'aurais l'occasion de t'exprimer tout cela, même si tu ne veux plus de moi. »

    • • • • • • •



    Première note; 5 Février 2009.

    J'ai toujours trouvé ça stupide. De raconter sa vie sur papier, comme ça, pour soi-même ? A quoi cela sert-il, d'écrire quelque chose, dont on sera le seul lecteur ? C'est débile. Moi, lorsque ma fin sera proche, je laisserais à quelqu'un ce carnet, pour qu'il puisse le lire. J'aimerais que des tas de gens lisent cela, même. Mais si j'écris aujourd'hui, ce n'est pas pour raconter mes peines de cœur, ou autres stupidités que l'on peut trouver dans les journaux intimes d'adolescents torturés. Non. Moi je veux parler de quelque chose que je sais faire. Depuis quelques temps, j'ai découvert que j'avais une capacité, quelque chose qui surpasse toutes frontières entre le rationnel et le paranormal. Et ici, je retranscrirais les tests que je vais commencer dès aujourd'hui, voir jusqu'où s'étend mon pouvoir. J'ai toujours sût que j'étais quelqu'un de différent.

    • • • • • • •


    Deuxième note; 10 février 2009.

    Hier, après le sport, j'ai décidé que j'allais essayer ma nouvelle aptitude. Au lieu de me contenter du vestiaire des mecs, j'ai eus envie d'aller faire un coucou aux filles. Sauf que, depuis ma dernière expédition faite quelques mois auparavant, la porte est gardée par Madame Stonen, la professeur de sport. Impossible donc, normalement, d'y aller. Mais le mot impossible m'est bien égale à présent. Je me suis donc enfermé dans les toilettes, et ai fermé les yeux. Très vite, des cris affolés et féminins retentirent autour de moi. J'ouvrais les yeux, pour découvrir avec délice, toutes les filles de ma classe toutes en petites tenues, s'agitant à mes côtés. Hélas, cette vue forte sympathique fut courte. La prof, alertée par les cris, a débarqué avec fracas, et m'a tiré par le col avec violence, en dehors de la pièce tiède. Elle a prévenu mes parents, et le soir même, je me suis pris une bonne raclée par mon père. Énervé, la peau douce de ma joue meurtrie par la gifle que m'avait assené mon géniteur, je me suis donc enfermé dans ma chambre. J'en avais tellement marre de cette maison, que je me suis pris à vouloir partir un moment, loin. C'était juste une pensée. Mais il y avait mon pouvoir. Très vite, une brise glacée vint se frotter contre ma peau. Instinctivement, j'avais resserré mon pull contre moi, avec mes bras, sans réaliser ce qui venait de se passer. Mes pieds étaient enfoncés dans quelque chose de glacé, humide, mou. Tout autour de moi était blanc. Il m'a fallut peut-être une minute, avant de réaliser que je n'étais plus dans ma chambre, mais dans une vaste étendue de neige. J'avais lâché un petit rire émerveillé en faisant un tour sur moi même, pour observer avec attention tout ce qui se trouvait autour de moi. Je n'avais pas la moindre idée d'où je me trouvais, mais j'avais encore une fois réussi. Et cette fois pour aller loin. Je faisais quelques pas dans la neige, qui m'arrivait au genoux, cherchant un indice pour savoir où j'avais bien put atterrir. Mais, très vite, le froid devint trop insupportable, et je décidais de rentrer. L'air se fit plus chaud, soudain. J'étais de retour dans ma chambre. Avec un soupir de soulagement, je m'étais couché sur le lit, les pieds et les mollets encore pleins de neige.

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    Troisième note; 20 mai 2009.

    Je crois qu'aujourd'hui je suis allé trop loin. Cela fait un moment que j'ai délaissé ce carnet, mais j'ai continué à utiliser mon pouvoir. A tort et à travers, dans mon propre intérêt, toujours. Pour aller espionner les gens dans leur douche, pour piquer dans les magasins, pour aller à l'étranger, même, deux ou trois fois, bien que ce dernier type de voyage soit terriblement épuisant, et que j'ai eu à chaque fois peur de ne pas pouvoir rentrer.
    Mais là j'ai fais autre chose. Je me suis téléporté, ce soir, car je m'ennuyais, dans la rue. J'ai choisis au hasard. C'était sans vraiment réaliser à quel point là où j'ai atterrit était mal famé. Je suis arrivé en pleine dispute entre deux gros types. J'ai voulu m'éclipser discrètement, mais ils m'ont remarqué. Le plus proche de moi m'a attrapé par le col, pour me demandé ce que j'avais entendu de leur conversation. J'ai beau eu lui répété que je n'avais rien entendu, il a continué de me secouer dans tous les sens, refusant de me croire. Alors je me suis téléporté, plus loin. Sauf que même si je n'étais plus dans la même rue, le type me tenait toujours. Il me fixait, sans comprendre ce qui venait de se passer. Puis il m'a projeté violemment au sol. J'aurais put encore fuir, mais j'étais trop pétrifié. L'homme s'est approché, et m'a écrasé de son pied la main gauche. J'ai sentis tous mes os se briser, dans un atroce bruit. L'homme me cracha de ne plus jamais me mêler de ses histoires, et est parti presque en courant, non sans me traiter de monstre. Je suis resté assis par terre, ma main gauche tenue tant bien que mal dans la droite. Puis, quelques minutes le temps de me remettre, je suis rentré, par téléportation. J'ai mal, et je suis encore sous le choc. Ma main saigne, et est totalement déformée. Je n'arrive plus à la bouger. Et je suis un monstre. Je vais arrêter d'utiliser mon pouvoir.

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    Quatrième note; 31 Août 2009

    Demain, je pars. Avec Jaden, dans une école, dans un coin paumé du York. Je ne sais pas ce que cela va donner. Il s'est écoulé pas mal dedans depuis que je me suis cassé la main. Elle n'est toujours pas vraiment remise, j'ai encore du mal à l'utiliser. Je ne me suis pas téléporté depuis l'incident. Mais je pense que d'aller dans ce « centre » comme ma mère l'appelle, cela pourra m'ouvrir une autre vie. Peut-être, que je pourrais recommencer à utiliser la téléportation ? C'est vrai que cela me manque. Ça fait un moment que je n'ai pas observé de charmante demoiselle ou de beau jeune homme sous la douche tiens... Hm. Oui. Allez, zou, cette histoire de mai dernier est loin, à présent. Kenny est de retour, prenez garde à vos jolies petites fesses, élèves de Rédemption, héhé !

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    Mercredi 2 Septembre 2009; 1h27

    J'avoue que je ne pensais pas reprendre ce journal une fois arrivé ici. Je l'avais quand même glissé dans ma valise, par instinct, diront nous. Ainsi donc, je me retrouve, assis sur le sol glacé de la salle de bain de ma chambre, à écrire. C'est plus fort que moi. Si j'écris, cette nuit, si tard – ou plutôt si tôt – c'est parce que, aujourd'hui, je l'ai enfin refait. Oui oui, je me suis de nouveau téléporté. Il y a un peu moins d'une heure, je dirais. Ne trouvant pas le sommeil – retour de mes insomnies...? - j'ai décidé d'aller faire un tour en bas. C'est à dire dans la chambre se trouvant sous la mienne. C'est ainsi que j'ai atterri dans cette salle de bain. Où je me suis violemment ramassé, je l'avoue. Mais ce n'est pas ça, le plus important. Alors que je m'apprêtais à me faire jeter comme un malpropre, une bombe m'a accueillit avec un grand sourire... Une asiatique. Mon dieu, j'adore les asiatiques. Bref. Une adorable demoiselle donc, qui ne m'a pas jeté, bien au contraire. Elle est tout de suite rentrée dans mon jeu de séduction. Ainsi, nous nous sommes mutuellement tournés autour l'un de l'autre, dans cette minuscule salle de bain, mais surtout, dans le noir.

    Ainsi, Abbi, qu'elle s'appelle, m'a fait tourner en bourrique, avec son charme exquis, et sa froideur terriblement délicieuse. Quand je dis froideur, c'est au sens littérale. Elle a un don, aussi, comme tout le monde ici. Le sien, c'est la glace. Et je n'ai jamais autant apprécier avoir froid de toute ma vie.

    Et je peux l'avouer ici, mais, c'est la première fois que j'aime autant jouer ce genre de jeu avec quelqu'un. La dernière fois que j'ai ressentis un sentiment semblable, c'était avec Tom. Et elle est passé devant, vraiment. Tu y crois ? Avant Tom ! Je n'aurais jamais pensé que cela pouvait être possible. Ce type, est certainement une des seules personnes que j'ai... aimé. C'est la première fois que je l'avoue. Jusqu'à présent, je ne l'avais jamais formulé ainsi. Et pourtant, c'était vrai. J'étais totalement amoureux de lui. Mais il n'a pas dut s'en rendre compte. Sinon, il ne m'aurait pas abandonné, en me qualifiant d'idiot immature. Si il savait à quel point je tenais à lui, si il s'était seulement rendu compte que son absence m'avait détruit, peut-être qu'il serait resté près de moi... Peut-être. Mais peut-être pas. Il est certainement vrai que je suis cet idiot immature... Je dois l'être, pour l'avoir laissé partir ainsi. Pour ne pas m'être accroché à lui. J'aurais dut laisser ma fierté de côté... Bien, voilà que je me met à presque pleurer sur cette histoire vieille de six mois. Il faut tourner la page. Et j'espère que ce jeu, débuté avec Abbi, m'aidera.

    Je me sens stupide, à présent. Je m'étais pourtant juré que ce ne serait pas un de ses journaux pleins de niaiseries. Ahlala. Je crois que je vais m'arrêter là, pour cette nuit. La fatigue me guette. Je ne sais pas si elle est physique ou morale, peut-être les deux. M'enfin bon, je vais retrouver ce lit miteux, pour tâcher de finir ma nuit correctement et arrêter de déblatérer des conneries comme cela.

    • • • • • • •


    Jeudi 3 Septembre; 00:19

    Non, je ne dors pas. J'écris. Je ne sais pas ce qui me prend, de prendre deux jours de suite des notes, ainsi. Peut-être que cela m'aide. Je pense. Enfin, aider est un grand mot. Au moins, cela me permet de m'occuper, plus tôt, et de mettre à plat ma journée, ses évènements. J'espère certainement trouver des réponses, que ma main viendrait tracer d'elle même le fond de ma pensée, le vrai, sans chercher à modifier celle-ci. Je pense que cela est dur. Mais peut-être que la fatigue morale, et vaguement physique, pourra m'aider. Je l'espère. Je vais tâcher de faire de mon mieux, pour relater les évènements, mes sentiments de la manière la plus fidèle. Je vous le promet, vous, mes lecteurs inexistants. Vous, témoins de ma pensée, témoins de ce bout de papier, qui me révèle. A la manière d'une autobiographie, je promet de dire la vérité.

    Commençons. Aujourd'hui, j'ai fais la connaissance d'Asami. Asami. Cette peste. Elle m'insupporte. C'est simple. Tout, en elle, me rebute. Je ne sais pas trop exactement ce dont il s'agit. De son air « Je suis gentille, je vous le promet. » ? Je ne suis pas le mieux placé pour critiquer cela, mais niveau hypocrisie, qu'elle s'en rende compte ou non, cette fille là en tient une couche. Elle ne me paraît pas vraie. Pas sincère. Il y a quelque chose de louche, en elle, qui me dérange. A sa vue, je le sens, une espèce de colère froide s'empare de moi. J'ai déjà ressenti cela auparavant, mais de manière beaucoup moins forte. Clairement, j'ai envie de la faire souffrir. Et je me promets de le faire. De la faire souffrir, de la traiter, comme elle traite Abbigail.
    Oui, car il faut savoir une chose. Abbi. Asami. Elles sont dans le même corps. Ce ne sont pas les mêmes personnes, et pourtant, elles doivent partager leur vie. Cela me tue. Je sens exactement lorsque c'est Abbi qui prend le contrôle, et quand c'est Asami. Il se produit quelque chose. Vous devez vous demander, comme cela se fait-il, que j'assimile aussi bien cette schizophrénie ? Moi même je me le demande. Je pense, qu'il ne s'agit pas là de schizophrénie. Cela n'est pas une maladie. Cela n'est pas réparable à coup de thérapie ou de calmants. C'est seulement la nature, qui a décidé d'être atrocement cruelle, n'offrant qu'un corps, pour deux personnes, totalement différentes. Pourquoi ? La question reste en suspens, hélas. Et le restera certainement pour toujours. Il y a des choses qui ne s'explique pas.


    Ces quelques jours, je ne trouve plus le sommeil. Mes nuits se résument à deux heures de sommeil environ, pas bien plus. Morphée m'a tourné le dos, refusant de me prendre dans ses bras, me laissant à mon triste sort d'insomniaque. Et pourtant. Dans ses bras à elle, je me suis endormi. En plein après-midi. Nous avons cédé. La partie est finie. Un autre jeu vient de se lancer. Je ne sais pas quand ce dernier finira. Mais, l'idée de perdre celui-ci, à présent, m'est intolérable. Je jouerais, jusqu'au bout, cette fois-ci. J'ai déjà perdu, par le passé, et je ne veux plus jamais devoir essuyer ce genre de défaite, trop douloureuse.

    [...]

    • • • • • • •



    Date non renseignée


    Fermer les yeux. Souffler un bon coup. Chasser les pensées. Les images. Les pulsions. Se retenir de crier. De se faire mal. De faire mal aux autres. Faire taire les voix. Contrôler ses faits et gestes. Se calmer.

    J'ai commencé ma descente aux enfers.
    Mais pas tout seul. Il est là, dans ma tête.

    • • • • • • •


    Novembre.

    Habituellement, je ne suis pas quelqu'un de lâche. J'aime les personnes de Rédemption. J'aime le centre, en quelque sorte. Aussi étrange que cela paraisse. Mais je n'y suis pas à ma place. Je m'y sens en danger. Je n'en peux plus. Il faut que je m'en aille.

    Mais, encore plus que le danger, ce que je redoute, c'est la solitude. Ainsi, je ne partirais pas seul. J'irais avec elle.

    Je ne sais pas encore comment. Je ne sais pas encore quand. Bientôt je suppose. Le plus vite possible. Je verrais. Je trouverais. J'ai déjà quelques idées.

    En ville s'est installée une troupe de forains. D'après les rumeurs, ils ont aussi des pouvoirs, comme à Rédemption. Peut-être que... peut-être que oui, j'y ai ma place. C'est une solution. Je verrais. J'ai besoin de réfléchir avant.

    Mais je ne veux plus tuer. Je ne veux plus être une marionnette. Mais je sais que je suis trop faible. C'est un fait. Je ne peux pas lutter contre ce mal qui contrôle ma tête. C'est ma faute. Si je veux y mettre fin, je dois partir.

    Je suis désolé, Seth. Repose en paix, à supposer que cela soit possible ici. L'enfer nous guette, tous.

    • • • • • • •



    White Blank Page by Mumford & Sons on Grooveshark

    Décembre.

    Mes pas, dans la neige, s'effacent, lentement. Je n'suis plus qu'une trace éphémère dans l'histoire de Rédemption. Il fait froid, j'ai d'ailleurs un peu de mal à écrire. Je suis assis sur un de ses bancs miteux du parc de Birdsall. La neige continue de tomber, et humidifie lentement mes vêtements, ma peau, mes cheveux. Mais je me sens libéré. D'un poids.

    Certes, j'ai toujours l'impression d'avoir les mains souillées de sang, mais je sais que je ne tuerais plus. Je ne me laisserais plus jamais avoir par ce monstre. Plus jamais. Il commence vraiment à faire froid, et nuit en plus. J'ai pris cette décision sur un coup de tête. Mes affaires sont toutes là, à côté de moi. Je vais aller à la fête foraine. J'ai déjà entendu parler de Jackson McKeller. Il m'acceptera, je le sais.

    J'ai laissé un mot à Abby. Libre à elle de me rejoindre.

    • • • • • • •


    24 Décembre au soir.

    Tout devrait être parfait. Je suis à ma place dans la troupe. C'est la première fois que je me sens aussi bien quelque part. Je pense que j'ai trouvé ma « maison ». D'ailleurs, ils sont en train de réveillonner au moment où j'écris.

    Mais je n'ai pas l'envie de me joindre à eux.

    Je me sens incomplet. Pourquoi ne vient-elle pas ? Pourquoi n'a-t-elle pas répondu à mon mot ? J'aimerais qu'elle me rejoigne. Elle est la pièce manquante à mon Paradis. Elle est celle qui pourra faire taire mes cauchemars, trace de Rédemption qui s'agrippe de toutes ses forces à moi, ne voulant pas laisser mon esprit tranquille.

    Mais elle est restée dans cette part de mon passé, et je ne parviens à trouver le courage suffisant pour aller la chercher. Retourner à Rédemption causerait ma perte définitive. Je ne peux pas y aller.

    Je suis ainsi tiraillé entre des sentiments complexes une nouvelle fois.

    En plus il y a aussi Aaron. Je ne sais plus quoi penser de lui. Depuis que je l'ai revu, depuis qu'il m'a sauvé la vie, j'ai besoin de le voir. Je suis dépendant de lui. Comme un drogué en manque, quand je ne le vois plus pendant trop longtemps, je me sens mal. J'en deviens malade. En fait, il est la seule chose qui me reste de Rédemption, la seule chose qui ne me donne pas envie de m'écrouler en citant le nom de ce centre sinistre.

    Je ne sais pas définir tous ses sentiments pour le moment. Tout ce que je sais, c'est que les deux personnes que j'ai jamais aimé de toute mon existence sont loin de moi. Trop loin. Et ça fait mal.

    Revenez, je vous en supplie. Je ne peux vous remplacer, c'est impossible.

    Ne me laissez pas.

    • • • • • • •


    Mars.

    Hé oui, je suis encore là. J'ai tendance à me laisser oublier, ces derniers temps. Je n'ai plus grand chose à dire. Aaron n'est pus là. J'ai un vide, mais je survis. Je n'ai toujours pas revu Abby. Rédemption ne fait plus partie de ma vie, je crois. Et Ariane... Ariane, sa petite tête rousse me manque.

    J'ai arraché quelques pages dans mon carnet. Presque toutes. Je veux effacer de mon histoire tout cela, un point c'est tout.



    Lettre non datée.

    « J'ai joué, j'ai perdu.

    Je croyais être le maître de ce jeu, tu le sais, Abby ? Je croyais maîtriser. Mais il fallait croire que ce n'était pas moi qui avait les dés en main. Je ne sais pas, je ne sais plus quoi dire. En fait, je me sens vide. Trahis. J'ai mal, une douleur atroce, en repensant à tout cela. A tous nos moments. C'est pour cela que j'en viens à écrire. A te dévoiler cette part de moi, secrète.

    J'ai crus que tu pouvais vraiment être quelqu'un pour moi. Que l'on pourrait aller loin, tous les deux. Je t'ai aimé. Je t'aime toujours, je pense. Mais je ne sais pas où tu es. Qu'est-ce qu'il t'es arrivé ? Où es-tu ?

    Je me sens bête, d'avoir espéré pendant si longtemps de te revoir. Pourtant, je suis un habitué des abandons. Tu n'es pas la première, et tu ne seras certainement pas la dernière.

    Je ne sais même pas quoi dire. Je pourrais écrire des pages et des pages sur ce que je ressens, mais cela ne changerait rien. J'ai une grande foi en les mots, tout ce qu'ils peuvent exprimer, cependant pour une fois, je n'ai qu'une envie, c'est de me taire. Car je sais que de toutes manières cette lettre ne sera pas lue. Je sais même pas comment te la faire passer, je ne sais pas où tu es. Et pourtant, je continue de l'écrire, je ne peux pas m'arrêter.

    Je pourrais bien accrocher à celle-ci les pages où j'ai parlé de toi, dans mon carnet. Tu saurais finalement tout ce que j'ai pus ressentir lorsque l'on était ensembles. Mais je les ai arrachées, et brûlées. Je ne supportais plus d'y lire mes sentiments, mes déceptions.

    Je pense que cette lettre finira pareil. Brûlée. Consumée, comme mes sentiments pour toi.

    Ce sont certainement des mots d'adieu. Difficiles. J'avais besoin de m'exprimer sur notre relation, pour mieux m'en défaire.
    Adieu, Abby. Je t'aime. »



Hey moon, don't you go down.



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Hold my heart,
    it's beating for you anyway.
“What if I can't forget you?
I'll burn your name into my throat
I'll be the fire that'll catch you
What's so good about picking up the pieces?
What if I don't even want to ? ”



Dernière édition par Kenny Pevers le Jeu 1 Sep - 9:39, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: .Kenny Pevers. Sam 19 Fév - 10:35

Kennyyyyyy ! C:

Bonne chance pour la suite... !

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MessageSujet: Re: .Kenny Pevers. Sam 19 Fév - 13:20

Fiche finie ! ^^
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MessageSujet: Re: .Kenny Pevers. Sam 19 Fév - 13:21

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MessageSujet: Re: .Kenny Pevers. Sam 19 Fév - 13:25

Merci bien =D !
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MessageSujet: Re: .Kenny Pevers.

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.Kenny Pevers.

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